Seule la Terre
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 août 2019
Regardé en VO
Un film vraiment particulier, qui s'apparente à un film d'auteur (je ne sais pas s'il est reconnu comme tel mais bref). Une intrigue un peu longue à se mettre en place, une ambiance un peu lourde à certains moments, quelques scènes me laissant dans l'incompréhension (châtiez mon pauvre cerveau peut etre trop immature). Je rejoins une autre critique quand à spoiler: la proportion d'hommes gays. Si on se fie au film, tous les jeunes hommes sont gays !
Ce n'est pas un problème mais il est vrai que cela manque de réalisme.
Cependant des points positifs, car il y en a, j'en citerai : des paysages magnifiques, des acteurs de qualité, des musiques bien choisies quand il y en a, et une intrigue finalement très douce. On suit un jeune homme perdu dans un monde agricole qui ne semble pas lui convenir. La rencontre de ce saisonnier, pourtant entouré de préjugés, lui donnera le courage et l'envie de finalement s'y plonger. Notre jeune agriculteur apprend donc à ressentir, être lui-même et prendre son avenir en main.
Un film spécial au premier abord, mais très touchant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2019
ce film est un chef d oeuvre, jamais vu un film aussi beau qui montre l amour et l attirance que 2 êtres peuvent ressentir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2018
Johnny, un jeune fermier anglais peine à gérer les besognes éreintantes dans l'élevage de vaches et de moutons de son père handicapé par un AVC récent. Hormis l'aide de sa grand-mère autoritaire, il ne peut compter que sur lui-même, perdu dans ce désert de champs verts et froids s'étendant à perte de vue. Noyant sa solitude dans l'alcool des pubs et les aventures sans lendemain, il est au bord du gouffre. Son père engage alors Gheorghe, un éleveur roumain pour l'aider dans son travail. Optimiste et doux-rêveur, Gheorghe ré-enchante le quotidien de Johnny et tout deux deviennent de plus en plus proches. Ayant vécu à la campagne, le film a un rendu terriblement vrai de la vie des agriculteurs d'aujourd'hui. Le désert vert, le silence et pourtant énormément d'émotions. Relationnel glacial et torride à la fois.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 décembre 2017
Épatant pour des tas de raison même ses défauts mais les 4 acteurs formidables c’est cru sans filtre et ça fait du bien
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2019
Tout de finesse dans un monde rural dur. Deux acteurs ayant le jeu et le rôle dans la peau. Un superbe film qui dans son objet rappelle , certes de loin mais du moins dans le fond, "Théroème" de Pasolini
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2017
Brillant . Touchant. Interprétation inpecable. Un film traitqnt de l'homosexualité en milieux agricole. Un film qui donne envie d'ailer et d'etre aimer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 décembre 2017
film touchant sobre dans une région dure pour vivre et travailler à la ferme . Les acteurs s occupent de la naissance des animaux . Très belle histoire sentimentale ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 janvier 2018
Johnny (Josh O’Connor), jeune homme qui n’a pas appris à sourire, travaille du matin au soir dans la ferme familiale, paumée dans le paysage du fin fond de l’Angleterre. Sa grand-mère Deidre (Gemma Jones) et son père Martin (Ian Hart), malade et handicapé, comptent sur lui. Le jeune éleveur des moutons noie ses frustrations quotidiennes dans l’alcool et tente de les oublier par des relations sexuelles occasionnelles. Un jour, son père engage Gheorghe (Alec Secareanu), un saisonnier roumain, pour l’aider. Une relation intense, qui pourrait changer la vie de Johnny à jamais, naît entre les deux hommes.
J’ai découvert ce film en avant-première lors du Festival du film lesbien, gay, bi, trans, queer et de Paris, Chéries-Chéris. La séance suivie d’un débat avec le réalisateur Francis Lee m’a permis d’apprendre à connaître les intentions du metteur en scène.
L'histoire du premier long métrage du britannique se déroule dans la chaîne des Pennines, dans le Yorkshire, au nord de l'Angleterre. C'est la région où le réalisateur a grandi, son père y élève toujours des moutons. Et c'est le paysage lui-même qui a servi de point de départ de Seule la terre. L’environnement qui est indispensable pour comprendre le fonctionnement d’une personne isolée géographiquement et socialement, en l’occurrence Johnny qui a dû mettre toutes ses émotions de côté, dans une communauté où les gens sont trop fatigués après de longues journées d’un travail harassant pour « se chercher ».
Le fonctionnement qui est justifié aussi avec le travail de caméra — installée entre les personnages, pour qu’ils ne puissent jamais se soustraire au regard du spectateur. La caméra est continuellement du côté de Johnny, le personnage principal, presque toujours par-dessus son épaule. Au début du film, il est seul dans le cadre, et progressivement, comme dans l’histoire, il devient de moins en moins isolé. Les mouvements de caméra reflètent non seulement les paysages, mais aussi l’état émotionnel des protagonistes. En ce sens, le réalisateur a cherché, en compagnie du directeur de la photographie Joshua James Richards, dépeindre le bouleversement que Gheorghe introduit dans cet univers, sa façon de modifier cet environnement, d’apporter sa propre « lumière » dans ce monde sombre et insensible.
Trois mois avant le tournage Francis Lee a commencé à travailler avec les acteurs. Ce temps a servi à renforcer le lien entre eux. Cela a permis de construire une zone de confort visible parfaitement à l’écran. L'interprétation habitée de l’acteur principal, Josh O'Connor, récompensé d'un prix d'interprétation à Dinard, apporte beaucoup au film. Son visage s’illumine littéralement au fur et à mesure qu’il se rend à l’amour, qu’il chemine vers lui. À la fin, Johnny se fait beau comme un avenir, enfin, devenu possible. Le metteur en scène évite toutes les lourdeurs redoutées concernant les personnages secondaires. Le réalisateur porte aussi une attention particulière aux animaux, notamment lors d’une magnifique séquence : un geste de Gheorghe pour aider un agneau à survivre, qui commence dans le sang et finit dans la pure tendresse.
Le son fait partie essentielle du film. Francis Lee a travaillé l’image et le son en même temps au montage (avec Chris Wyatt). Il a construit un « paysage sonore » fait de sons naturels : le bruit du vent a été soigneusement orchestré, certains chants d’oiseaux, les bruits des moutons un par un, et le son du feu de camp ont été mûrement réfléchi. Tout a été fait pour que le son soit un élément à part entière de l’univers sombre et brutal du film. L’idée de composer une atmosphère avec une certaine texture, en utilisant le bruit du vent presque comme un chœur, qui tranche avec l’histoire profonde et émouvante qui se déroule dans ces lieux inhospitaliers. La musique de Dustin O’Halloran et Adam Wiltzie fait l’appel à ce paysage, gigantesque et oppressant.
Seule la terre a ceci de particulier qu'il s'agit d'un film à la fois classique et surprenant. A première vue, on croit avoir affaire aux films de coming out comme on en voyait dans les années 1990. Pourtant le vrai sujet est ailleurs. Le film raconte la difficulté de s'assumer dans un tel milieu — mais il raconte surtout l'apprentissage, à l'image de Moonlight (l’Oscar du meilleur film 2017, même si pour moi le meilleur film c’était bien Manchester by the Sea), d'une autre masculinité. Ici, l'apprentissage des sentiments, de l'amour, de la tendresse, qui tranche avec les premières scènes de baise.
Seule la terre a été remarqué dans les prestigieux festivals de Sundance (le prix de la mise en scène) et Berlin (le prix du jury du magazine Männer). Le titre original God’s own country fait allusion à la région dans laquelle se situe l’histoire, ainsi surnommée pour ses paysages d’une beauté presque irréelle. Seule la terre est à la fois une rugueuse éducation sentimentale et une lumineuse chronique paysanne. Le décor y est pour beaucoup dans sa réussite : plans larges, magnifiques, dans des plaines caillouteuses et venteuses, où les corps des hommes, appelés à souffrir, n’ont pas le temps d’aimer. Ce Brokeback Mountain dans la campagne anglaise touche autant par sa mise en scène réaliste que par l’alchimie extraordinaire qui se dégage des deux interprètes principaux. Il y a forcément du Ken Loach dans cette approche du monde prolétaire, j’oserai même dire du Murnau dans cette promesse naturelle de pouvoir tout recommencer — la vie, l’amour, les erreurs et les quêtes de rédemption. On peut également y retrouver des nombreuses références picturales, surtout des peintures et des photos romantiques : Caspar David Friedrich, photographie victorienne. Mais surtout il y a, dans ce décor âpre, une tendresse qu'on n'avait pas vu venir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mars 2018
Mes attentes à voir un second Brokeback Mountain étaient justifiées ; l'ambiance générale, l'histoire, le traitement des images, les paysages, la temporalité, certaines scènes majeures, etc., le rapprochement est aisé et plutôt évident.

Cependant, le film parvient à exister pour lui-même, et à pousser un peu plus loin le thème d'un amour homo dans un milieu très rural. God's own country a le mérite d'inscrire son histoire dans un contexte peut-être plus comparable à "notre" milieu rural du début du 21ème siècle, et pour ma part j'ai pu, pour certains aspects, m'identifier plus aisément à certains éléments du film que je n'ai pu le faire avec Brokeback Mountain.

En comparaison, j'ai préféré le timing de God's own country qui propose un rythme plus soutenu tout en maintenant la juste dose de moments de contemplation.

Les personnages sont convaincants et attachants. J'ai été particulièrement séduit par la"sensibilité rustre" de la famille du héros. Et puis, l'accent anglais a un charme qui a toujours su m'attendrir !

Un film un peu plus "cru" également dans ce qui est montré, mais fait preuve d'autant de pudeur dans les dialogues.

J'ai kiffé, je pense que ce film fait désormais partie de mon "top 5 LGBT". 珞
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 octobre 2019
Un film profondément émouvant où un homme apprend l'amour et la tendresse à un jeune homme.
J'en suis encore bouleversé d'autant plus qu'il m'a appris à aimer mieux et plus la personne avec qui je Vis.
Peu importe l'orientation séquelle.
L'amour c'est l'amour.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2021
Malgré 2 ou 3 scènes qui me donnent l' impression d' avoir été plus ou moins "copiées" sur BROKEBACK MOUNTAIN, ce film me séduit par la vraie simplicité de ses dialogues (énormément de non-dits, ce qui rend inutile une version française,) la subtilité des 2 acteurs principaux (mais aussi de Gemma JONES & Ian HART,) &, naturellement, la beauté brute des paysages du YORKSHIRE.
Cette histoire d' Amour improbable prend aux tripes !
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

104 abonnés 257 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2026
Le Yorkshire n'a rien d'une carte postale ici. La boue, le froid, les bêtes à soigner dès l'aube : Johnny s'enferme dans cette routine rêche, arrose ses soirées de bière tiède et enchaîne les corps sans jamais s'y attarder. L'arrivée de Gheorghe, ouvrier saisonnier venu de Roumanie, dérange cet équilibre fait de silence et de rudesse. Peu de dialogues, beaucoup de gestes, de regards qui en disent long sur ce qu'aucun des deux hommes ne sait formuler. Francis Lee filme la campagne anglaise sans joli filtre, avec une sincérité presque rugueuse, et laisse advenir la tendresse là où on l'attendait le moins. Josh O'Connor porte le film avec une justesse frappante pour un premier rôle de cette ampleur. On pense forcément à "Brokeback Mountain", mais l'ombre du drame s'efface ici devant une trajectoire plus lumineuse. Un film pudique, âpre, qui prend son temps et le mérite bien.
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