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Kouto
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2,5
Publiée le 4 octobre 2025
La réalisatrice Julie Delpy aborde le thème de l’amour maternel dans ce film dans lequel un couple divorcé se dispute constamment autour de la garde de leur fille. D’une première partie autour du drame familial le récit glisse abruptement vers le conte fantastique sans qu’il n’y ait d’osmose entre les deux d’autant qu’on peine à s’intéresser aux personnages. Mal équilibré, et réalisé sans panache l’ensemble tient uniquement à la qualité de l’interprétation d’une réelle justesse très touchante.
Je ne suis pas étonné que la douleur d'une mère engendre une telle décision insensée. On ne peut pas juger, on ne peut qu'aider à raisonner la personne. Mais est-ce possible??? Le film est plutôt sobre. Sans artifice. Parfois même des images sèches, peu amènes. Je n'aurai jamais imaginé que quelqu'un puisse envisager une telle chose mais JP prend en quelque sorte le parti de son héroïne pour lui donner les chances de réaliser cette folie. La fin est un peu abrupt mais son cinéma est intéressant
Ecrit, réalisé et interprété par Julie Delpy, un drame intime lourd et douloureux, mais manquant de fluidité, et aussi dérangeant par les questions éthiques et morales posées par l’obstination d’une mère poussée à l’extrême.
Un savant mélange d'une femme perdue. Dans une première partie face à son couple désuni pour manque de dialogue Vient ensuite une gestion bien évidemment ingérable dans une famille ou l'égoïsme des parents prend le dessus sur les missions pourtant promises lors de leur Union certainement heureuses Et une fin hors sujet tellement invraisemblable. La scénariste auteur démontre l'individualisme dévastateur de notre monde d'aujourd'hui
Un film plein comme un oeuf qui aborde un grand nombre de thématiques dont beaucoup font débat : séparation, garde alternée, médiation, perversion narcissique, culpabilité, coma, deuil, don d'organes, clonage, procréation assistée, mère porteuse... Ce film m'a beaucoup fait réfléchir et je reste incapable de prendre position par rapport à certains sujets, notament celui du clonage... Julie Delpy met le doigt sur la compléxité des possibilités que la science ouvre et notre rapport à la vie, à la mort, au deuil, à la maternité, d'une façon sensible et accessible, qui ne juge pas mais questionne. Vraiment intéréssant.
On est sur un scénario intéressant et bien mené mais il y a un problème dans le casting. Ce duo est improbable et ne fonctionne absolument pas, surtout en ce qui concerne Armitage qui donne vraiment l'impression d'être absent.
Attention ce film n'est pas à destination de tout public. Trois histoires en un seul film qui vous feront passer du malaise (un couple qui se déchire n'est jamais agréable à observer), puis une tristesse infinie (beau jeu des acteurs) et enfin la complicité dans la transgression. Maintenant à qui conseiller ce film?
"My Zoé" est un film aux deux visages. D'une première nuance dramatique, il bascule alors dans l'inconditionnel, l'impossible. A moins que. Ou doit-on placer le curseur de la moralité ? Un film porteur de justes interrogations. Assez troublant, donc salvateur.
Les films de Julie Delpy se classent généralement dans les comédies dramatiques avec un ton parfois excentrique. Pour “My Zoé”, elle laisse de côté l’humour pour dévoiler une intrigue assez classique dans un premier temps. Récemment divorcée, elle tente de faire au mieux pour que la garde partagée n’atteigne pas sa petite protégée Zoé. Mais un drame épouvantable va se produire laissant le spectateur dans un environnement glaçant. Au lieu de se résigner et de faire face à la vérité, la mère, aussi généticienne, va se lancer dans un défi inimaginable tant il frôle la controverse. Le drame de “My Zoé” bascule alors subtilement dans la science-fiction pour montrer à quel point le combat d’une mère peut être sans limite au nom de l’amour. Déroutant pour certains, la mise en scène est pourtant très soft et jamais il ne sera question de choquer par l’image. Cette retenue en fait une oeuvre encore plus bouleversante et toujours singulière. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Julie Delpy est vraiment une artiste surprenante. Touche-à-tout du cinéma devant et derrière la caméra depuis presque trois décennies à travers le monde, elle nous revient en tant que réalisatrice et actrice dans le rôle principal avec « My Zoé ». Tenez-vous bien : on a pu la voir tout autant dans un « Avengers » que chez Jim Jarmush (« Broken Flowers »). Aussi bien dans la trilogie romantique des « Before » de Richard Linklater où elle forme un duo culte avec Ethan Hawke que dans la comédie populaire lourdingue avec Dany Boon, « Lolo », qu’elle a réalisé et qui reste son pire film. Mais la frenchie, à cheval entre l’hexagone et le Nouveau Continent, a aussi réalisé d’autres oeuvres aussi variées que la comédie de groupe « Le Skylab », le diptyque « 2 Days in Paris » et « 2 Days in New York » ou encore le portrait d’une figure gothique et sanguinaire avec « La Comtesse ». Et elle apparaît aussi dans des séries qu’elle réalise (« On the verge »)! Artiste complète, autodidacte et hétéroclite dans toute sa splendeur donc!
Devant autant de projets aussi variés sur la forme comme sur le fond, il faut bien que parfois l’artiste se plante. On peut dire qu’avec ce film plutôt particulier, elle n’est ni dans la moyenne haute de sa filmographie en termes de réussite mais on ne peut pas dire non plus que le film soit mauvais, donc pouvant figurer en queue de peloton qualitatif de ses nombreux projets. « My Zoé » est donc dans un entre-deux. Une œuvre à la base assez classique, parlant des relations de couple après divorce et des difficultés de la garde partagée d’une enfant. Mais le récit prend une tournure très inattendue dans son dernier tiers, le moins réussi, qui rend ce film assez singulier et l’empêche d’être vraiment bon. Delpy ose certes, expérimente même, quitte à se louper et on ne pourra certainement pas lui en vouloir de sortir encore de sa zone de confort. Mais dans ce cas de figure précis, elle ne parvient pas à transformer l’essai à cause de ce virage narratif impromptu virant légèrement à la science-fiction dite réaliste.
Pourtant, durant près d’une heure, on est captivé par le combat et les coups bas que se livre ce couple divorcé qui se dispute les conditions de la garde de leur petite fille. Richard Armitage fait face avec brio à la réalisatrice et cela occasionne des moments tragiques très forts et des moments de conflits intenses et justes. Le drame qui se joue nous touche, nous scotche à notre siège même. Quand « My Zoé » bivouaque vers le thème du clonage, ce n’est pas forcément mauvais mais on dirait un autre film. Et la cinéaste n’a ni le temps de creuser et d’honorer ce nouveau sujet en si peu de temps. On dirait qu’il y a deux films différents et que les deux se répondent mal. C’est peut-être l’œuvre la plus clivante de sa réalisatrice mais la plus apaisée aussi, laissant l’humour, la farce et le joyeux bordel de la plupart de ses précédentes mises en scène de côté. A la fois plaisant et fort dans sa première partie mais avec une seconde qui nous laisse quelque peu dubitatif, ce film ne plaira pas à tout le monde mais l’expérience vaut cependant parfois la peine.
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Faire le deuil de son enfant, c'est le sujet qu'aborde Julie Delpy, devant et derrière la caméra. Elle y incarne une chercheuse marquée par une séparation houleuse, et partageant la garde de Zoé, 7 ans. Seulement, un matin, Zoé ne se réveille pas. Isabelle (Julie Delpy) n'arrive pas à s'en remettre, d'où le côté un peu larmoyant du film, mais compréhensible. La première partie est donc très chargée en émotion et ce long-métrage se transforme soudainement en chasse au fautif de ce drame. La suite est beaucoup moins convaincante avec cette réflexion sur la génétique et ses dérives. Julie Delpy s'en sort quand même plutôt bien avec ce film touchant, et en anglais s'il vous plait!
Film intelligent et qui invite à réfléchir sur plusieurs thèmes éthiques de notre société contemporaine, sans jamais de parti pris. On ne peut pas ne pas être sensible à ces thèmes qui nous concernent ou concerneront nos enfants prochainement, cela nous oblige à une profonde remise en question. On ne peut pas mettre la poussière sous le tapis! L'interprétation des acteurs est excellente, on ne s'ennuie jamais, et on s'en souvient pour longtemps je pense.
Une hybridation des genres merveilleusement réussie, le récit prenant, bouleversant et surprenant à chaque instant captive et le propos intelligent et réfléchi est passionnant.
Est-ce que Julie Delpy s'est rendue compte que son histoire est une vraie supercherie pour des parents endeuillés par la perte d'un enfant ? Etant une maman "shakoul" (mot en hebreu pour qualifier un parent endeuillé par la perte d'un enfant), j'avais besoin d'exprimer mon avis sur ce film qui ne laisse aucune émotions, ne contient aucune poésie et aucune délicatesse... Personne n'arrive à croire cette fin rocambolesque très mal jouée et "téléphonée" pour ses spectateurs (et je ne parle même pour le public ayant perdu un enfant) film à fuir....