A Ghost Story
Note moyenne
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cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2017
On avait découvert David Lowery avec le très beau "Les Amants du Texas" puis le cinéaste avait changé de registre (et de budget) avec son adaptation live (pas géniale mais pas mauvaise non plus) de "Peter et Elliott le dragon". Le voilà qui retrouve Casey Affleck et Rooney Mara, ses amants du Texas donc pour un film à petit budget dans une veine fantastique. L'idée est d'ailleurs aussi simple qu'elle est géniale : un homme décédé dans un accident revient sous forme de fantôme dans la maison qu'il occupait avec sa compagne. Alors que le temps passe, sa femme quitte la maison mais lui reste, assistant impuissant au cycle de la vie et à l'emprise du temps. La singularité du film tient d'abord dans le look de son fantôme : David Lowery a collé à Casey Affleck un grand drap blanc sur la tête avec deux trous au niveau des yeux (qu'on ne voit jamais). En donnant au fantôme un look tout droit sorti de nos costumes d'Halloween de notre enfance, Lowery donne à son mort un aspect un peu amusant qui se retrouve parfois inquiétant et souvent émouvant car derrière le drap, on devine toute la détresse d'un personnage perdu dans une maison qui finira, elle aussi, par disparaître. Tourné en 1.37 dans un style privilégiant les longs plans, "A Ghost Story" commence par dérouter (le plan où Rooney Mara mange une tarte pendant plusieurs minutes est déjà d'anthologie) puis finit par laisser l'émotion apparaître. De la simplicité de son dispositif (un fantôme sous un drap, une maison), Lowery fait naître l'émotion à mesure qu'il fait défiler le temps. Son inéluctabilité qui nous tuera tous et le besoin de l'être humain de poser sa marque dans ce monde. A travers quelques séquences (une rencontre entre fantômes, une chanson écoutée, un discours énoncé), le film bouleverse au plus haut point et se montre d'une poésie inattendue mais totalement bienvenue. Derrière le film d'auteur que l'on sentait un peu pompeux se cache en fait un film d'une mélancolie profonde venant sonder au plus notre âme et nous rappeler notre mortalité. C'est beau et c'est tragique. Mais c'est surtout beau.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2017
Un film que je n'attendais pas énormément pour tout dire, l'accroche dramatico-fantasmagorique sur le deuil semblait juste assez intéressante et le duo d'acteurs me plaisait sur le papier, en fait je craignais surtout de voir une pseudo romance plus ou moins niaise, dans le genre cliché du phénomène de Sundance & co, c'est à dire une jolie enveloppe bien creuse. Alors qu'au final pas du tout, A Ghost Story se révèle être une œuvre neuve sur bien des aspects, qui propose des choses, des idées de mise en scène, des émotions diverses, des bouleversements de registres, etc, bref une vraie surprise.

Au premier abord A Ghost Story semble s'intéresser au couple, c'est à dire à l'humain et à des sentiments simples, mais dans un climat au cadre en diapositive comme pour déjà évoquer le souvenir, un plan d'étreinte s'attarde entre Rooney Mara et Casey Affleck puis coupe sur une scène d'accident, en à peine 10 minutes le film passe déjà à autre chose, on pourrait se dire que tout cela serait prématuré, mais ce n'est en fait qu'un point de départ pour une longue traversée qui trouvera son sens. Notamment par la réalisation, où David Lowery paraît alterner entre la facilité et la totale inventivité pour mettre en image sa vision de la vie après la mort, j'ai souvent pensé au film The Presence vu il y a quelques temps, où un fantôme "hante" la maison de son ex femme, avec un degré intimiste assez inédit au cinéma, bien qu'ici on exclu le côté épouvante pour se concentrer exclusivement sur le regard du personnage de Affleck, couvert et perdu sous un long drap mortuaire. On a l'image du spectre caricatural de lugubres châteaux écossais qui cette fois traînera ses chaînes au fil d'un récit teinté de désespoir, revoir le visage de Mara, alitée, régurgitant sa tarte après s'en être empiffrée puis repeignant une poutre d'un blanc immaculé, jusqu'à son départ ; le laissant seul, un autre film commence...

Car jusque là l'histoire était assez attendue, celle d'une âme en peine résolue à vivre dans l'ombre de sa moitié et le regret éternel, que c'est finalement cette maison vide qu'il choisira de hanter en voyant débouler de nouveaux occupants, Lowery va alors s'amuser des registres au lieu que de s'installer dans une forme de marasme ambiant, et c'est plutôt bien vu car surprenant. Allant même jusqu'à pasticher les films d'épouvante à la Conjuring ou passer d'un ton résolument taiseux à une longue séquence de monologue pseudo métaphysique lors d'une soirée arrosée, mais le plus intéressant reste la mise en scène du temps qui passe, à la fois par le point de vue fantomatique du personnage que du montage parfois abrupte, rappelant d'un sens l'avant dernière séquence de 2001 l'odyssée de l'espace. C'est tout le côté cruel du récit qui ressort, comme par exemple lorsque entre deux plans le living room plein de vie et chaleureux passe à l'état de taudis poussiéreux, tout s'éteint, et au delà de la perte de l'être cher c'est aussi celle de l'espace-temps, jusqu'à encore une fois franchir les portes d'un autre film...

À ce moment précis la trame du long métrage nous donnes la sensation qu'elle peut aller très loin, quitte à partir dans un vagabondage infini jusqu'à ce que toute l'humanité disparaisse, d'un environnement à un autre où on ne saurait distinctement situer l'époque, de plus tout est plus grand et resserré, étouffant, jusqu'à atteindre un point de non retour, conformément au regard de Affleck dont nous nous sommes identifié. Regard vide d'un visage masqué qui n'exprime rien formellement mais qui implicitement en dit beaucoup, car il laisse place à une émotion à la fois abstraite et universelle, et mine de rien c'est assez fort, Lowery transpose cette enveloppe en chacun de nous. Et bien que la dernière séquence soit pour le coup assez prévisible la grammaire mise en place tout du long fait que la transcendance sous-jacente du film fonctionne en l'état, c'est même assez déroutant mais dans le bon sens du terme, car on avait d'ores et déjà accepté de se perdre dans ce voyage où passé, présent et futur se confondent et se confrontent, une certaine vision du purgatoire terrestre.

A Ghost Story est avant tout un film singulier, qui de prime abord ne paraît pas vraiment inventer quoi que ce soit mais qui au fur et à mesure installe une ambiance mélancolique, fascinante et introspective, je pense même que le spectateur pourra en retirer un sentiment différent, qui peut être de la tristesse, de la quiétude, de l'enchantement... ou simplement de l'ennui ; personnellement j'ai ressenti de la douceur, une douceur à la fois belle et terrifiante, plongé dans un conte post mortem à la quête ultime : revoir une dernière fois le visage de Rooney Mara.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 décembre 2017
Un couple. Un foyer. Il meurt dans un accident de voiture. Elle le pleure. Mais il est toujours là. Il est devenu un fantôme. Sous un drap blanc. Sa présence défie le temps.

Vous aimez les films de fantôme ? Des films de fantôme qui font peur avec des japonaises toutes mouillées qui sortent de la télé façon "Ring" ? Des films de fantômes qui font rire façon Casper ? ou des films de fantômes qui font pleurer façon "Ghost" avec Patrick Swayze ? Vous faites fausse route. "A Ghost story" n'est pas un film de fantômes. Ou plutôt "A Ghost story" est un films sur un fantôme qui ne ressemble en rien à tous les films de fantômes.

S'il fallait trouver une généalogie à ce film unique et déroutant, il faudrait peut-être aller la chercher du côté de Terrence Malick et de son ambition métaphysique de raconter l'histoire de la vie et du monde à travers ses films. Car "A Ghost story" sous ses couverts minimalistes est bouffi d'ambition. Au programme : la vie, la mort, l'amour. Rien moins.

Soit ça passe. Soit ça casse. Quatre étoiles. Ou zéro.
J'aurais adoré adorer ce film parce que j'adore me laisser emporter dans des histoires poignantes qui interrogent le sens de l'existence, la beauté de la vie, son inanité aussi, la fidélité qui survit par-delà la mort. C'est ce que racontait à sa façon "Ghost" avec Patrick Swayze. Je sens d'ici cher lecteur votre sourcil se froncer, vous demandant si je suis sérieux ou pas quand je vous confesse avoir aimé cette guimauve démodée. Je le confesse...

Le problème de "A Ghost story" est qu'il ne m'a jamais ému. Les premières minutes nous montrent un couple. Un couple qui s'aime. Mais un couple aussi qui se dispute : elle veut déménager de cette maison où elle se sent mal à l'aise ; il veut au contraire y rester car il s'y sent bien. On ne s'attache guère à ce couple trop parfait pour être réaliste, interprété par les trop beaux Casey Affleck - plus sexy mais plus marmonnant que jamais - et Rooney Mara - dont les yeux immenses dévorent le visage à la Audrey Hepburn.
Puis survient le drame. On n'en verra rien. Sinon deux voitures cabossées. Son corps saignant au volant. Puis son cadavre à la morgue qu'elle contemple catatonique, mais l’œil sec.
Là non plus, l'émotion ne prend pas. Ce drame aurait dû nous dévaster. Il ne nous émeut pas. Pas plus que nous attendrit la silhouette - qu'il est difficile de ne pas trouver ridicule - de Casey Affleck désormais mutique et caché sous un grand drap blanc.

"A Ghost story" est un film qu'on n'oublie pas. C'est peut-être un film éblouissant. C'est ce qu'en ont pensé les festivaliers à Sundance en janvier puis à Deauville en septembre qui lui ont fait un triomphe. Mais c'est un film qui ne m'a pas plus faute de m'avoir touché.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 février 2018
Je suis fasciné par les critiques mêmes vaguement positives. A part un ennui profond, je n'ai rien éprouvé... Ah si, une irrépressible envie de dormir. Il paraît que le film est empreint de poésie... Certes, chacun trouve ses états de langueur poétique où il peut. Là, même en me forçant, rien n'est venu. L'histoire est sans intérêt. Les idées loufoques, le cinéma américain contemporain en est plein. Certains réalisateurs réussissent à rendre leur idée de départ crédible ou à faire oublier à quel point elle ne l'est pas. Il semble que Hollywood ait usé les sujets plausibles jusqu'à la corde pour avoir recours à des scenarii aussi tordus. Enfin, le film n'a pas dû coûter bien cher. C'est probablement l'argument qui a enlevé le morceau, auprès des producteurs...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 décembre 2017
Mais quel ennui... et quelle déception. Pour lecteurs de Télérama avertis et encore....
Mais j'ai pu faire une très bonne sieste. Donc merci au réalisateur et aux acteurs.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2017
Ce film réalisé par David Lowery et sorti tout récemment en France est très bon. J'ai eu beaucoup de chance car on m'a présenté le film comme étant assez bon, je n'avais donc pas d’aprioris avant de le voir mais je ne savais pas non plus dans quelle aventure je me lançais. J'ai d'ailleurs eu du mal à accrocher au début car les plans sont très longs et on se demande où le film veut en venir, il faut donc bien prendre le temps de rentrer dans le film mais une fois que l'on y ai, on le voit avec un tout autre regard et on voit toute la beauté et la poésie que le film veut faire passer au spectateur. Ça m'agace un peu parce-qu'on ne parle pas de ce film, les médias préfèrent parler et même nous gaver des derniers blockbusters sans grand intérêt mais les films comme celui-ci ne se font pas remarquer et d'ailleurs, si on ne m'en avait pas parler, il serait passer inaperçu pour moi alors qu'il vaut le coup d'être vu et surtout d'être plus connu ! Le film ne parle pas de fantôme dans le même sens que les films d'horreur classiques veulent nous le montrer mais dans un tout autre contexte doublé d'une incroyable poésie. Effectivement, déjà ici le fantôme est comme on peut se le représenter dans la culture populaire, c'est à dire recouvert d'un drap blanc, ce qui est très intéressant mais également confronter au temps qui passe. C'est pour cela d'ailleurs que le rythme du film est très lent et ce serait hypocrite de dire qu'on ne s'ennuie pas un seul instant, il y a des plans vraiment longs où l'on finit par se détacher du film comme par exemple lorsque M mange sa tarte mais le film reste tout de même assez captivant très souvent. Ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a finalement pas beaucoup de dialogues mais tout ce que le film veut faire passer réside dans l'image et sur ce plan là, le film est excellent. Déjà, il est tourner en 4/3 et en plus, avec les coins arrondis, ce qui fait qu'on a l'impression de regarder de vielles diapositives et cela colle parfaitement avec le ton du film. La réalisation est donc très bonne, les plans et l'image sont magnifiques et chacun apportent quelque chose à l'histoire. La fin est quant à elle à interpréter comme on le veut et si elle est assez déroutante, elle est assez curieuse et remarquable dans sa façon d'aborder les choses et le temps. Pour ce qui est des acteurs, nous avons Casey Affleck et Rooney Mara qui sont très bons. "A Ghost Story" est un film tout à fait étonnant et surtout qui sort de l'ordinaire et qui nous fait voir le cinéma d'une manière trop rare à mon goût.
angelo F.
angelo F.

59 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2017
Voilà un très beau concept de film qui nous parle de l'esprit, de l'âme, de la mort, du temps qui file à une vitesse folle, des changements inévitables.
C'est un film reposant, calmant, magnifique, apaisant et qui nous fait profondément réfléchir sur la vie et la mort.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 février 2018
Le reflet de la place de l'Homme sur Terre, l'absence d'un être aimé, tant de choses évoquées dans "A Ghost Story". Prétentieux diront certains, d'autres clameront au génie. Je me rapproche ainsi plus de la 2ème catégorie, tant l'expérience était unique en salles. Souvent juste, un film donc fascinant et qui porte à la réflexion. Cependant, difficile de ne pas en sortir assez démoralisé (chose qui n'est en soit pas mal).
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2017
"L'éternité, c'est long, surtout vers la fin." A Ghost Story fait irrémédiablement penser à cette phrase de Woody Allen, non pour souligner l'ennui ressenti devant le film de David Lowery (notion très relative et propre à chacun) mais pour évoquer son triste héros, condamné post-mortem à une solitude terrible et contemplative. D'aucuns, et ils seront nombreux, pointeront du doigt les prétentions auteuristes du réalisateur de Les amants du Texas mais on pourra aussi arguer qu'au contraire A Ghost Story laisse la place à la réflexion individuelle et à une interprétation personnelle de ce qui est montré dans cette sorte de purgatoire qui emprunte des chemins narratifs surprenants, défiant le passage du temps, agissant par ellipses temporelles saisissantes dans un constant vertige. Il ne se passe rien dans le film ? Voire. Mis à part une scène un peu tarte, il se passe pourtant bien des choses, peut-être pas d'un point de vue factuel mais davantage sensoriel derrière le drap blanc du défunt, à condition de s'identifier en quelque sorte à celui-ci. Dans un sens, A Ghost Story permet de se mettre à la place du mort, situation inconfortable mais incroyablement riche en sensations pour peu qu'on se laisse prendre par la main. Presque pas de dialogues, une B.O magnifique et des plans fixes qui se succèdent comme dans un film japonais de la grande époque : il est impossible de ne pas penser à Malick, si celui-ci ne nous assommait pas par ses voix off et ses extravagances cosmico-religieuses, mais aussi à Dreyer et plus globalement au cinéma muet. C'est évidemment un film d'une poésie rare mais comme l'ennui, ce sentiment ne s'impose pas à chacun de la même façon. A Ghost Story prouve au moins que les écrans peuvent abriter autre chose que des blockbusters, spatiaux ou pas. On a le droit de ne pas aimer le film mais on peut aussi le trouver sidérant et beau comme un objet en partie hermétique et pour cette raison aussi, captivant comme une expérience paranormale.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2017
Cette histoire de fantôme qui hante la maison où l'homme qu'il était a vécu et qui observe, impuissant et solitaire, sa femme dévastée de chagrin, sa reconstruction et sa nouvelle vie, me faisait très envie sur le papier. D'abord parce que j'aime ces deux acteurs et car cette réflexion sur la perte, le deuil, le manque, l'absence me semblait transcendée par une extrême poésie. La représentation enfantine du fantôme (un drap blanc et deux trous pour signifier les yeux) est, en effet, la meilleure idée du film et réserve quelques belles trouvailles scénaristiques. Mais, une fois passée la surprise, je me suis terriblement ennuyée. Plans fixes interminables, scènes incongrues, temporalité incompréhensible, mélancolie poussive et artificielle… rien ne m'a touchée ni enthousiasmée. Une grosse déception.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 décembre 2017
Je me suis mortellement ennuyée. Tout d'abord ce film est d'une lenteur à démarrer que cela est épuisant. Je ne sais pas combien de temps exactement, mais il faut vraiment s'accrocher à son siège pour ne pas le quitter. Des gros plans insistant sur les deux personnages avant que le musicien ne meurt dans un accident de voiture laissant sa veuve éplorée. Puis la renaissance de ce dernier qui ne peut quitter sa bien-aimée à un point extrême (sous les traits d'un fantôme) Je suis persuadée qu'il est difficile de faire le deuil de quelqu'un que l'on aime mais la vie continue et le passé demeure. L'exagération dans ce film est démesurée. Je ne veux pas révéler la suite et désire laisser la surprise aux sentimentaux et aux romantiques (je ne suis ni l'un, ni l'autre), mais en ce qui me concerne, excusez-moi, mais j'ai assisté à un "pur" navet.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 décembre 2017
Non non et non
On se moque de nous
Le must de l'ennui et de l'angoisse
Passez votre chemin et économisez votre argent qui mérite d'être dépensé autrement.
Comment la Gaumont peut elle mettre ce torchon, ce navet à l'état pur à l'écran.
J'ai déjà assez perdu de temps à voir cette mascarade et à écrire mais je pense faire œuvre utile.
Cela me rappelle un tableau au MOMA à Manhattan : un tableau tout blanc de 3 m de hauteur et 2 m de large où il y avait un petit carré noir de 5 cm en bas à droite et les gens arrêtés devant en train de commenter avec un air supérieur et admiratif : pour moi, le néant !
De la même grotesque façon on appelle ça de l'art et les intellos qui s'émeuvent !!!
Il ne se passe rien de rien. Des plans qui n'en finissent pas sans un seul mot, sans musique.
Le réalisateur, dans une crise d'angoisse existentielle profonde et une interrogation sur sa vie, à pondu ce chef d'œuvre d'ennui qui nous permet d'apprécier l'étendue de l'inanité et du ridicule des commentaires.
Passez votre chemin.
On ne peut pas donner de note négative, dommage.
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2017
Quand on regarde la bande annonce de ce film, on sait tout de suite à quel genre, quel style on a à faire.
La bande annonce n'est pas mensongère et reflète bien la réalité.
Donc les pleurnicheries de certains me font bien rire, d'autant que visiblement ils n'ont rien compris aux thèmes principaux de ce long métrage.
Je reconnais que ce film est spécial mais si on aime pas les sujets difficiles et la lenteur, il vaut mieux s'abstenir.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 décembre 2017
Comme Ida, de Pawel Pawlikowski, ou The young lady, de William Oldroy, A ghost story est un film de petit malin.

Il en a toutes les caractéristiques, la première d'entre elles étant une tendance à adopter un formalisme tape à l'oeil qui fait "cinéaste". Ici, c'est le format presque carré aux coins arrondis (un peu ringard), la musique envahissante, les plans à rallonge, la photographie grisâtre, les ellipses osées, les lents travellings, le hiératisme sculptural des scènes avec le fantôme.

Le deuxième point commun des films de petit malin est de préférer à la narration un dispositif spectaculaire visant à coincer le spectateur dans des recoins, et le manipuler, par un effet de surprise totalement gratuit par exemple. Le résultat est que pour la plupart des spectateurs, il sera impossible de ressentir une émotion. Pour certains autres (les films de petit malin ont toujours une phalange d'admirateurs transis), il faut supposer que la cohérence stylistique du film puisse causer un effet positif.

Enfin le film de petit malin a toujours un aspect "regarde donc comme je suis intelligent" un peu poseur, qui se traduit par un twist ou une évolution inattendue de l'intrigue. En toute logique, cette vaine tentative de faire brillant dégonfle le film comme un ballon de baudruche. Dans A ghost story, si la façon dont le temps s'écoule est assez bien vue, la boucle temporelle (déjà traitée dans de nombreux films, qui d'ailleurs ont toujours beaucoup de mal à s'en sortir proprement) fait pschittt, un peu comme le fantôme lui-même.

Un produit typique de Sundance, dont vous pouvez parfaitement vous dispenser.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2017
Passer de "Pete's Dragon", un film grand public et familial à celui-ci qui est tout le contraire, il fallait le faire, mais David Lowery s'en sort bien. "A Ghost Story" est un film très particulier et totalement contemplatif qui traite du deuil et de toutes les émotions liées à cet état. Le réalisateur pose sa caméra et capte parfois trop longtemps des instants de vie tout simple avec C qui est spectateur de la vie de M. Le traitement est premier degré dans le sens où tout est montré de façon basique comme on le remarque avec la façon dont le fantôme est représenté. On voit presque uniquement M et C reste au second plan, mais ce film est sur lui et c'est lui qui limite subit le plus la solitude et le chagrin. On ne l'entend pas et on ne peut pas le voir s'exprimer et pourtant certaines scènes dégagent beaucoup d'émotion, de tristesse et de mélancolie. Il y en a une en particulier qui est superbe et qui est le point culminant de ce film qui ensuite lors du "déménagement" perd un peu de son charme, de son ambiance et voir même d'intérêt, car il ne reste qu'une succession de situations pas toujours intéressantes qui trouvent un sens lors des dernières minutes. À part cette dernière partie qui m'a laissé sur ma faim, j'ai bien accroché à ce joli petit film qui peut être poétique, magnétique, touchant et qui est visuellement superbe.
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