A Ghost Story
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7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2017
Une perle fantomatique !
Le duo Rooney/Casey se retrouve une seconde fois devant la caméra de David Lowery après "Les amants du Texas". Très lent, et avec des plans qui s'éternisent, "A ghost story" en refroidira plus d'un sur cet aspect. Mais pour le coup, cette lenteur sera purement judicieuse et viendra merveilleusement installer ce scénario énigmatique à l'ambiance paralysante, tout en faisant ressortir de puissantes émotions dans ses images dénuées du moindre dialogue (comme la sublime scène en plan fixe de Rooney Mara dévorant une tarte), un talent rappelant quelque peu l'exercice d'un Terrence Malick, sans pour autant le copier.
Avec très peu de dialogues et de nombreux plans fixes, "A ghost story" arrivera pourtant parfaitement à capter toute notre attention. David Lowery nous présente un cycle paranormal de grande beauté, délaissant les effets-spéciaux du genre fantastique pour le plus simple appareil, offrant ainsi plus de poésie à son récit. "A ghost story" est un chef d’œuvre émotionnel sur la notion de temps et d'existence, où le jeu, la musique et l'image (ici mise en valeur par un format 4:3 nostalgique rappelant un peu plus cette notion de temps propre au film) trouveront une réelle alchimie. Un voyage d'outre-tombe original, triste, et poétique, pour un film qui ne se visionne pas simplement, mais qui se ressent, et qui continuera de hanter notre esprit après son générique final ! Bouleversant, brillant, marquant !
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2017
A sa mort, l’ectoplasme d’un homme est contraint de résider dans la maison qu’il partageait avec sa compagne et à observer les évolutions de l’une comme de l’autre au travers des siècles en une étrange stratégie temporelle dictée par son cœur qui aime et sa raison qui souhaite s’en libérer. Conte poétique jouant dans son fond comme dans sa forme sur la longueur et la pénibilité d’un temps qui s’éternise cruellement, pour ce fantôme désespéré, n’ayant aucune autre solution pour parvenir à sa fin, enfin aboutie au bout d’1H25 de patience apathique.
L’intéressante, originale et paradoxale qualité du film tient dans les évocations par l’image, les déductions par les circonstances, les sentiments par l’empathie, et l’enjeu bien sûr, révélé à la toute fin. Elle parvient à rendre le film plus captivant qu’ennuyeux, tant la narration se veut quasiment inexistante, les plans excessivement longs et lents, mais qui racontent et transmettent pourtant tout sans rien dire et presque sans bouger. Je suppose que le centrage topographique, la froideur de la mort et le supplice de l’éternité devaient probablement passer par ces longueurs hypertrophiées, à la limite de l’immobilisme, voire de l’endormissement. Mais j’imagine aussi que cet exercice de poésie sombre et de torture temporelle aurait parfaitement pu tenir dans un court métrage moins masturbatoire.
Pascal I

907 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2017
J'ai réellement bien aimé. Même si l'ensemble est terriblement lent mais totalement en rapport avec le thème, les messages et les symboles envoyés sont réussis.
Très typé drame, très marqué mélancolie et excessivement bien mis en scène, l'ensemble nous emmène vers une ode dédiée à l'attachement (sous tout ses aspects).
Au final, un film auquel on peut parler d'ennui pour certains, et d'autres, comme moi, qui ont apprécié. 3.5/5 !!!
Killian L
Killian L

54 abonnés 287 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 janvier 2018
Franchement, heureusement que j’ai la carte illimitée parce que j’aurais été dégoûté d’avoir payé pour ça.
Quand on voit les critiques qui donnent 3,5 à un film qui nous pond une scène de 10min durant laquelle il ne se passe absolument rien (une fille qui mange une tarte en pleurant), c’est ahurissant.
Je m’attendais à un bon film mais honnêtement ce n’est pas le cas. C’est simple, on s’ennuie pendant 1h30 et quand le film touche à sa fin, on est content de enfin pouvoir partir de la salle.
Les acteurs ne sont pas mauvais, et certes certains discours (un en particulier) sont intéressants, mais ça ne va pas plus loin, le reste est plat et creux. Malheureusement, ce film ne captive pas.
Finalement, a ghost story, c’est l’histoire d’une maison, et c’est assez ennuyeux.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2017
Un film que je n'attendais pas énormément pour tout dire, l'accroche dramatico-fantasmagorique sur le deuil semblait juste assez intéressante et le duo d'acteurs me plaisait sur le papier, en fait je craignais surtout de voir une pseudo romance plus ou moins niaise, dans le genre cliché du phénomène de Sundance & co, c'est à dire une jolie enveloppe bien creuse. Alors qu'au final pas du tout, A Ghost Story se révèle être une œuvre neuve sur bien des aspects, qui propose des choses, des idées de mise en scène, des émotions diverses, des bouleversements de registres, etc, bref une vraie surprise.

Au premier abord A Ghost Story semble s'intéresser au couple, c'est à dire à l'humain et à des sentiments simples, mais dans un climat au cadre en diapositive comme pour déjà évoquer le souvenir, un plan d'étreinte s'attarde entre Rooney Mara et Casey Affleck puis coupe sur une scène d'accident, en à peine 10 minutes le film passe déjà à autre chose, on pourrait se dire que tout cela serait prématuré, mais ce n'est en fait qu'un point de départ pour une longue traversée qui trouvera son sens. Notamment par la réalisation, où David Lowery paraît alterner entre la facilité et la totale inventivité pour mettre en image sa vision de la vie après la mort, j'ai souvent pensé au film The Presence vu il y a quelques temps, où un fantôme "hante" la maison de son ex femme, avec un degré intimiste assez inédit au cinéma, bien qu'ici on exclu le côté épouvante pour se concentrer exclusivement sur le regard du personnage de Affleck, couvert et perdu sous un long drap mortuaire. On a l'image du spectre caricatural de lugubres châteaux écossais qui cette fois traînera ses chaînes au fil d'un récit teinté de désespoir, revoir le visage de Mara, alitée, régurgitant sa tarte après s'en être empiffrée puis repeignant une poutre d'un blanc immaculé, jusqu'à son départ ; le laissant seul, un autre film commence...

Car jusque là l'histoire était assez attendue, celle d'une âme en peine résolue à vivre dans l'ombre de sa moitié et le regret éternel, que c'est finalement cette maison vide qu'il choisira de hanter en voyant débouler de nouveaux occupants, Lowery va alors s'amuser des registres au lieu que de s'installer dans une forme de marasme ambiant, et c'est plutôt bien vu car surprenant. Allant même jusqu'à pasticher les films d'épouvante à la Conjuring ou passer d'un ton résolument taiseux à une longue séquence de monologue pseudo métaphysique lors d'une soirée arrosée, mais le plus intéressant reste la mise en scène du temps qui passe, à la fois par le point de vue fantomatique du personnage que du montage parfois abrupte, rappelant d'un sens l'avant dernière séquence de 2001 l'odyssée de l'espace. C'est tout le côté cruel du récit qui ressort, comme par exemple lorsque entre deux plans le living room plein de vie et chaleureux passe à l'état de taudis poussiéreux, tout s'éteint, et au delà de la perte de l'être cher c'est aussi celle de l'espace-temps, jusqu'à encore une fois franchir les portes d'un autre film...

À ce moment précis la trame du long métrage nous donnes la sensation qu'elle peut aller très loin, quitte à partir dans un vagabondage infini jusqu'à ce que toute l'humanité disparaisse, d'un environnement à un autre où on ne saurait distinctement situer l'époque, de plus tout est plus grand et resserré, étouffant, jusqu'à atteindre un point de non retour, conformément au regard de Affleck dont nous nous sommes identifié. Regard vide d'un visage masqué qui n'exprime rien formellement mais qui implicitement en dit beaucoup, car il laisse place à une émotion à la fois abstraite et universelle, et mine de rien c'est assez fort, Lowery transpose cette enveloppe en chacun de nous. Et bien que la dernière séquence soit pour le coup assez prévisible la grammaire mise en place tout du long fait que la transcendance sous-jacente du film fonctionne en l'état, c'est même assez déroutant mais dans le bon sens du terme, car on avait d'ores et déjà accepté de se perdre dans ce voyage où passé, présent et futur se confondent et se confrontent, une certaine vision du purgatoire terrestre.

A Ghost Story est avant tout un film singulier, qui de prime abord ne paraît pas vraiment inventer quoi que ce soit mais qui au fur et à mesure installe une ambiance mélancolique, fascinante et introspective, je pense même que le spectateur pourra en retirer un sentiment différent, qui peut être de la tristesse, de la quiétude, de l'enchantement... ou simplement de l'ennui ; personnellement j'ai ressenti de la douceur, une douceur à la fois belle et terrifiante, plongé dans un conte post mortem à la quête ultime : revoir une dernière fois le visage de Rooney Mara.
FaRem

10 595 abonnés 11 636 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2017
Passer de "Pete's Dragon", un film grand public et familial à celui-ci qui est tout le contraire, il fallait le faire, mais David Lowery s'en sort bien. "A Ghost Story" est un film très particulier et totalement contemplatif qui traite du deuil et de toutes les émotions liées à cet état. Le réalisateur pose sa caméra et capte parfois trop longtemps des instants de vie tout simple avec C qui est spectateur de la vie de M. Le traitement est premier degré dans le sens où tout est montré de façon basique comme on le remarque avec la façon dont le fantôme est représenté. On voit presque uniquement M et C reste au second plan, mais ce film est sur lui et c'est lui qui limite subit le plus la solitude et le chagrin. On ne l'entend pas et on ne peut pas le voir s'exprimer et pourtant certaines scènes dégagent beaucoup d'émotion, de tristesse et de mélancolie. Il y en a une en particulier qui est superbe et qui est le point culminant de ce film qui ensuite lors du "déménagement" perd un peu de son charme, de son ambiance et voir même d'intérêt, car il ne reste qu'une succession de situations pas toujours intéressantes qui trouvent un sens lors des dernières minutes. À part cette dernière partie qui m'a laissé sur ma faim, j'ai bien accroché à ce joli petit film qui peut être poétique, magnétique, touchant et qui est visuellement superbe.
Alice025

1 896 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 septembre 2017
Le résumé m'avait l'air très intéressant et l'idée bonne, pourtant je me suis ennuyée comme un rat mort alors que le film ne dure qu'1h30. A vouloir se la jouer trop philosophique, on y perd l'envie du spectateur. Il ne se passe quasiment rien, le réalisateur nous amène les mêmes plans fixes pendant tout le film. On assiste même à la femme qui désespérée, mange une tarte pendant 10 bonnes minutes et nous, on attend... A force d'éterniser ces scènes, elles perdent de leur saveur. Très très déçue.

cinephile-critique.over-blog.com
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2017
Un excellent conte sur le temps qui passe et la vie après la mort qui nous attend tous. Très contemplatif au point de presque nous perdre en cours de route, le film s'appuie sur une mise en scène toute en douceur et gros plans puis larges qui donnent un rythme certain.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 novembre 2017
A ghost story n'aura pas réussi son pari. Que font Casey et Rooney dans ce projet ? On se le demande. Pourquoi avoir choisi ce filtre vieillot et ces bordures arrondies au format ? Cela n'apporte rien. Pas de dialogues, les seuls mots que l'on entend ne font pas avancer l'histoire ou la réflexion. Pas de musique. Trop de contemplations, trop de plans identiques, sans rien avoir à regarder finalement. Parfois à vouloir faire un film qui se veut intelligent et pleins de réflexions, tue le concept. A éviter tout naturellement.
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