Call Me By Your Name
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698 critiques spectateurs

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245 critiques
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Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2018
Au début, il est difficile de prendre avec beaucoup de sérieux cette énième romance homosexuelle mise en scène par le fétichiste Luca Guadagnino, signant ici une adaptation d’un roman d’André Aciman. Pourtant, rapidement, « Call Me by Your Name » commence à gagner notre cœur en se développant comme un film quasi organique, où seul l’amour est au premier plan. Cadré dans une Italie estivale et bucolique, ce film, parmi les favoris à la prochaine cérémonie des Oscars, n’a d’autres ambitions qu’une simplicité absolue dans tous ses choix, et notamment narratifs. Quitte à se dépêtrer d’enjeux, le film met avant tout l’accent sur une subtile étude du désir unissant ces deux jeunes hommes, ici traitée de manière quasiment naturelle. Cette relation entre Elio et Oliver met du temps à se consentir, mettant en avant le décor d’une vieille villa méditerranéenne, formant un paradis perdu extatique, embellie par le rythme lent et radical adopté par le réalisateur. Et finalement, cette prise de risque nous va très bien, puisqu’elle souligne avant toute chose cet érotisme fou liant cette relation empoignée de manière physiologique. « Call Me by Your Name » est une exégèse des cœurs face à laquelle il est impossible de ne pas penser au naturalisme de Jean Renoir ou de Rosselini. Guadagnino parvient à nous faire ressentir chaque sensation, chaque odeur, chaque envolée lyrique, en maitrisant toute la simplicité de son histoire pour laisser au spectateur la faveur de ressentir toute la tendresse qu’il nous offre.

Eclatement serein des souvenirs brulants, « Call Me by Your Name » s’impose à la manière d’une romance solaire et amplement subjective, au sein de laquelle chaque personnage est finement étudié. On ne peut que prendre un immense plaisir en voyant la manière avec laquelle Guadagnino traite son histoire, puisque la majeure partie du film se déroule à l’intérieur même des protagonistes, dans leurs « moi » et leurs émois, mais aussi dans leurs regards. C’est peut-être ce qu’il y a de plus galvanisant dans « Call Me by Your Name », cet intimisme permanent, résistant à la tentation de la facilité. Jamais un quelconque enjeux ne fait son apparition, sauf ceux consistant à lier la force des sentiments et le magnétisme du désir. Et l’amour est ici amené sur un ton aussi insidieux qu’incendiaire, mettant en scène avec évidence et abstraction cette bouleversante découverte des sentiments. Elio-Oliver, Oliver-Elio, cette fusion à la fois pudique et sensuel nous laisse revenir sur le titre du film : « Call me by your name », en référence à une réplique prononcé par Oliver. Cette phrase serait fondamentalement ridicule s’il s’agissait là d’une relation hétérosexuelle, et elle représente très bien le film dont elle est l’objet, écrasant la raison pour sublimer le regard. Guadagnino, avec une intelligence thermique, parvient à attribuer à son film un avant gout de rêverie, mettant en exergue une bouleversante éducation sentimentale, emplie de tristesse, mais se regardant comme une vague solaire. Eblouissante manifestation du désir, « Call Me by Your Name » capture avec fidélité la douceur d’un amour d’été, reflétant la toute-puissance du rythme de la vie ainsi que l’éveil charnel. Envoutant.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 mars 2018
Malgré un bon jeu d'acteur et une photographie superbe, je me suis beaucoup ennuyé dans ce film, probablement du fait de la distance ressentie avec les personnages... la famille riche multi-culturelle ouverte d'esprit qui passe l'été dans son immense villa où chantent les cigales, c'étaient trop de clichés pour moi et j'ai peine à m'intéresser à leurs problèmes sur intellectualises à mon goût. Bref : déception
Kel C.
Kel C.

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2018
Film singulier qui développe une belle place aux sentiments et à la sensualité. La situation s’installe et on est étonné de partager l’intime, pour ensuite être cueilli par une philosophie de vie. A voir absolument.
Jean-marc B
Jean-marc B

7 abonnés 22 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2018
Un jeu subtile et tendre. Des sentiments retenus et un e magnifique histoire. Le dialogue du père en fin de film est d une tendresse et intelligence tellement belles
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2018
Tout simplement un chef d'oeuvre ! Un des plus beau film d'amour que j'ai pu voir ! Les personnages sont attachants, les lieux de tournage sont magnifiques et le jeu des acteurs est bluffant. Bravo et merci à Luca Guadagnino pour ce film !
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 février 2018
Loin des belles histoires d’amour naissant telles que les récents La La Land et Your Name où même au pendant féminin de cette romance LGBT comme Thelma ou Carol qui donnent vraiment envie de tomber amoureux, Call Me By Your Name est un ratage complet tant il paraît interminable. D’un ennui mortel à la longueur démesurée, on ne ressentira strictement rien devant cette adaptation du roman d’André Aciman qu’il faudra mieux lire pour faire marcher son imagination que de devoir supporter cette mise en scène moche qui ne rend pas hommage au cinéma italien ni aux années 80. Et que dire de ces deux personnages principaux loin d’être attachants dont on ne comprendra pas l’attirance qu’ils peuvent ressentir l’un pour l’autre. Certainement l’un de pires films que l’on pourra voir cette année. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2018
Un été de1983 en Italie, un jeune majeur accepte son homosexualité en succombant au désir pour un bel étudiant américain. Le pitch avait de quoi séduire et les critiques unanimes pour porter aux nues ce film. L’éclosion du sentiment amoureux et la montée du désir chez le jeune homme est bien rendue parce que Timothée Chalamet est déjà un interprète doté d’une grande finesse. Bien rendus aussi ces étés adolescents dont on se souvient tous ; à lézarder, flemmarder, en se disant que tout est possible alors que ces mois en dehors du temps sont faits de tout petit rien. Passez ces motifs de contentements, le reste n’est pas à la hauteur ; pire encore, 2h10, c’est hyper long et on frôle l’ennui total. L’acteur américain est tout droit sorti d’un catalogue de photos de David Hamilton. Et le scénario se révèle une banale bluette qui se serait fait allumer par les critiques s’il avait agi d’une histoire d’amour hétérosexuelle. Tant le propos est banalisé et prévisible. Afficher l’homosexualité suffit à s’attirer la bienveillance des critiques ; mais encore faut-il avoir quelque chose à dire. « Moonlight » avait sa tonalité propre ; dans « 120 battements par minute » la relation homo était émouvante ; et pour le côté bluette « Brokeback Mountain » a déjà fait le job avec talent. Donc ce film malgré un esthétisme parfait fait trop vite flop. Il se réveille juste dans les dernières minutes avec un échange père fils, convenu mais tellement riche qu’il semble expédier ; échange qui a lui seul pouvait faire la moitié du scénario voire un film à part entière. Dommage.
Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Vergnus
Vergnus

12 abonnés 149 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2018
Un très beau film sur plusieurs plans, d’abord la photographie et l’Italie du Nord près de Bergame, une ville que j’adore; ensuite la beauté des 2 acteurs principaux mais surtout la beauté des sentiments exprimés ou non par tous les acteurs. Un film qui fait du bien et où la lenteur ( ou la longueur) vient renforcer le propos, car les sentiments ont besoin de temps pour se révéler...
Allez y!
pedro Toulouse
pedro Toulouse

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2018
Un moment de pure émotion servi par un jeu très juste. Timothée Chamalet est bouleversant de générosité et de vérité. Les personnages des parents sont plein de finesse et d’intelligence. L’histoire est mise en valeur par un environnement où la nature est à l’honneur, le temps y est comme suspendu. Loin de la vulgarité de ce qui peut se faire en ce moment. A voir absolument
David82
David82

14 abonnés 26 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 mars 2018
Quelle déception : les critiques étaient pourtant unanimes, j’étais persuadé d’aller voir un chef d’œuvre. Après deux heures interminables, je n’ai que trois adjectifs pour le résumer : convenu, poussif et terne.
Nathalie R
Nathalie R

27 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2018
Call me by your name laissera comme une sensation de nostalgie. Après ce jeu d'émotions, on restera attendri par cet éveil du désir, par la découverte de la sensualité et par la belle histoire, cette "belle amitié" entre Elio et Oliver.
Gko
Gko

36 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2018
L’Italie et Oliver manquent d’épaisseur, et la seule véritable scène érotique tourne autour d’une jolie pèche.
C’est assez dommage car sans cela on excuserait la musique nunuche de Sufjan Stevens.
Reste que Timothée a un grnd avenir de comédie devant lui s’il ne se malkaulayculkise pas. Le personnage des parents bienveillants est formidable et originalement traité. On voit passer de jolies images et de belles idées qui ont forcément suscité l’enthousiasme, avec de jolies répliques , souvent fortes, souvent subtiles, qui nous épargnent la sensation de regarder un David Hamilton.
Oui, je suis très partagé pardonnez moi.
so-far
so-far

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2018
Magnifique film, des sentiments si puissants qui nous entraînent et coupent le souffle du début à la toute fin... tout ça dans un décor splendide, aux doux parfums d’été.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2018
Qu’il est beau, qu’il est tranquille, le petit monde préservé des personnages de ce film ! S’il n’y avait pas une ou deux allusions à leur judéité, s’il n’y avait pas une très courte scène de discussion au sujet de la vie politique italienne, on se croirait presque hors du temps et hors de toute réalité autre que présomptueuse et dérisoire. Car, chez ces gens-là, on peut disserter sans fin sur Bach et Busoni, sur l’« Heptaméron » ou encore sur Buñuel et le surréalisme et l’on peut s’extasier en contemplant les statues de Praxitèle. Nous sommes bien à l’abri, protégé des turbulences, en compagnie de gens bien éduqués, savants et ayant tout loisir de profiter de la sereine oisiveté de l’été.
Évidemment, pour faire un film, il faut un grain de sable pour troubler, tout de même un peu, la quiétude des estivants. Ce grain de sable a l’apparence d’un bel homme nommé Oliver (Armie Hammer), si bel homme qu’il séduit Elio (Timothée Chalamet), 17 ans, le garçon de la maison. Et voilà ! Le film narre interminablement le désir et la passion qui déchirent le cœur du jeune homme. La fascination et l’attirance sont d’autant plus grands que, comme on est en été, les protagonistes s’exhibent la plupart du temps à moitié nus. Le jeu des corps et la puissance érotique fonctionnent à plein régime, si l’on peut dire.
Cette histoire, plutôt banale en fin de compte, est aussi, malheureusement, filmée le plus souvent d’une manière banale. Certes il n’y a rien à reprocher aux acteurs, surtout pas à Timothée Chalamet qui est parfait. Mais les choix de mise en scène m’ont paru très quelconques. Ainsi, lorsque a lieu la première étreinte physique des deux amants, la caméra, pudiquement, se détourne pour filmer… un feuillage. On ne peut pas imaginer plan plus insignifiant. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. En fin de compte, s’il faut, parmi les films sortis récemment sur les écrans, en choisir un auquel associer le qualificatif d’anecdotique, c’est ce film-ci qu’il faut choisir (et non pas « Lady Bird » comme je l’ai absurdement lu sous la plume de certains commentateurs !).
Adri
Adri

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2018
Doux, sensuel, déchirant et très charnel, Call Me By Your Name est un film d'exception. On arrive à ressentir l'émotion réelle des personnages, par leur regard, leurs gestes, le tout avec très peu de mots.
Ce film montre ce que l'on a envie de voir et qui est assez rare au cinéma : l'amour entre deux hommes, le véritable amour, celui qui est lent, doux et excitant.
La performance de Timothée Chalamet est incroyable, Elio étant un personnage criblé de mimiques et d'expressions. Le duo avec Armie Hammer donne un résultat plus que réaliste et surtout le film ne tombe jamais dans les clichés que l'on retrouve trop souvent dans le cinéma.
L'amour y est abordé d'une façon simple, douce et même parfois drôle.
Enfin, la version originale est à privilégier, puisque le mélange de l'anglais, du français et de l'italien se fait à merveille, démontrant ainsi que la barrière de la langue n'existe pas.
Un film vraiment réussi qui raconte une grande histoire d'amour. 4/5
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