L'Insulte
Note moyenne
4,3
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168 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2018
Excellents acteurs belle réalisation sur un sujet difficile de l’histoire récente du Liban débouchant sur un message universel
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2018
Ziad Doueiri tente d’autopsier tout un pan du Proche-Orient avec « L’Insulte », ce qui constitue déjà en soi une certaine gageure. Une région du globe incessamment sous le feu des projecteurs depuis un demi-siècle par la faute des conflits politiques et religieux qui ont lieu en son sein. Dans la même veine que « L’Attentat », son précédent long-métrage, il fait un état des lieux de ce qui se passe depuis des décennies dans une partie du monde arabe sans que l’on n’en voie le bout du tunnel. Pour y parvenir, il part d’une situation à priori anodine qui va avoir un effet boule de neige et cristalliser toutes les tensions en cours dans un pays, en l’occurrence le sien, le Liban. Une petite altercation entre un contremaître palestinien et un garagiste libanais de confession chrétienne va se transformer en combat politique et contestataire. La force première du film (et surtout de son scénario) se situe dans les rouages implacables qui vont, petit à petit dans un condensé d’absurde à la limite du kafkaïen, ériger les remparts moraux, sociaux, historiques et surtout politiques entre ces deux hommes.

Car ce qui se joue entre eux va finir par ne plus se limiter à leur propre personne, mais les dépasser pour acquérir une portée nationale. Et tout cela se fait avec le réalisme le plus probant, bien qu’au début on soit quelque peu circonspects face à l’acharnement de l’un à ne pas s’excuser mais surtout de l’autre à vouloir porter plainte à tout prix. C’est d’ailleurs cette dernière donnée qui pénalise le film dans sa première moitié. On a l’impression qu’il manque de partialité et s’avère manichéen en se rangeant davantage du côté palestinien de manière trop prononcée. Difficile en effet de s’identifier à ce chrétien d’orient buté et antipathique au premier abord qui déborde de haine pour les réfugiés palestiniens. Mais, par le biais de deux scènes clés en milieu de bobine, on comprend mieux les raisons de son comportement et le traitement des personnages s’égalise intelligemment, transformant le film en manifeste pour la paix entre les peuples. Un renversement qui se fait peut-être un peu trop tard dans « L’Insulte », nous mettant trop longtemps d’un côté plutôt que de l’autre. Mais on sent derrière cette oeuvre volonté peut-être un peu trop naïve mais néanmoins salutaire de pacification par l’art.

Ce qui est beau ici, c’est que le film a une portée universelle et qu’il décortique avec brio les dissensions entre deux hommes tout autant qu’entre deux peuples, deux factions dans un même état. Le didactisme excessif est évité et on nous apporte une belle morale sur la non-exclusivité de la souffrance. Et si on salue la mise en scène musclée et loin de tous les tics du cinéma arabe de Doueiri, passant avec aisance du thriller social et judiciaire à l’œuvre politique, on regrette l’ajout d’un rapport père/fille inutile entre les avocats des deux parties. Un rapport qui plus est pas assez fouillé et qui nous apparaît forcé et tomber comme un cheveu sur la soupe. En l’état, « L’Insulte » se positionne comme une œuvre intéressante, instructive, intelligente (bien qu’elle marche constamment sur des œufs) et qui a le bon goût d’être rythmée et prenante. Et on n’oubliera pas ce magnifique plan final de réconciliation entre les deux hommes, loin de toute émotion forcée. Ce qui renforce indubitablement sa portée.

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islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2018
quelle richesse dans les dialogues, en partant d'une dispute pour en arriver à inscrire la dimension politique d'un pays, le Liban.....Le film aboutit à développer un épisode douloureux de l'histoire du Liban ???
Le talent du réalisateur s'exprime dans un attachement profond aux valeurs populaires et à la morale humaniste qui les anime....Le film a quelque chose de très universel, et il ne faut attendre pour l'esprit aucune pause dans les dialogues et leur belle précision....C'est un volcan politique en quelque sorte auquel nous sommes conviés, volcan dont la lave bouillante est autant philosophique que morale....la mise en scène est au cordeau, les acteurs sont brillants, et la bande son implacable..... ce film, assure car il condense dans une histoire ordinaire, la condition humaine, celle que l'on peut ressentir dans les émotions de tous...Les répliques provoquent l'unanimité et un vrai plaisir....Tous les "publics sérieux" donc apprécieront.....Pas d'hésitation possible si vous avez la chance qu'il passe près de chez vous....
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2018
Superbe film, je reste scotchée. ... ce film est très humaniste et mérite d'être récompensé, si plein de gens allaient le voir il y aurait peut être moins de guerre !
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2018
En 2016 à Beyrouth deux hommes s'insultent et en viennent aux mains. Toni, la quarantaine, est un militant des Forces libanaises, une ancienne milice chrétienne violemment anti-palestinienne. Yasser, la soixantaine, est un réfugié palestinien, chassé de Jordanie en 1971.

Ziad Doueiri est le réalisateur de la série "Baron noir". On retrouve dans "L'Insulte" la subtilité, l'intelligence, la complexité qui caractérisent la série à succès de Canal Plus.

La situation politique au Liban est autrement plus explosive que celle de la fédération PS du Nord. Faisant abstraction du Hezbollah pro-iranien et de l'ombre portée par le puissant voisin syrien (considérablement affaibli depuis 2011), "L'Insulte" se concentre sur les deux principales forces dont Toni et Yasser se font, à leurs corps défendant, les porte-drapeaux. D'un côté les chrétiens qui se posent en gardiens de l'identité nationale. De l'autre les Palestiniens qui, chassés de tous les pays de la région, ont immigré en masse après Septembre noir, ont plongé le pays dans la guerre civile et y vivent encore en nombre, tolérés du bout des lèvres au nom de la solidarité arabe face à l'ennemi israélien honni, mais relégués à un statut de paria.

Alors qu'il effectue avec son équipe, composée pour l'essentiel de Palestiniens travaillant au noir, des travaux de construction dans un quartier phalangiste, Yasser s'inquiète du danger provoqué par la gouttière de l'appartement de Toni. Il lui demande d'y remédier. Face au silence buté de Toni, il fait procéder lui-même à la réparation. Toni s'énerve, détruit la gouttière à coups de marteau. Yasser prend la mouche et le traite de "sale con". L'insulte est inacceptable. Toni exige des excuses. Yasser renâcle mais son patron le convainc. Il est sur le point de les présenter à Toni quand celui-ci l'insulte à son tour "Sharon aurait dû vous exterminer tous". Le sang de Yasser ne fait qu'un tour : il frappe Toni violemment et lui casse deux côtes.

La bande-annonce de "L'Insulte" laisse subtilement planer le doute sur la nature de l'insulte proférée par Toni qui a provoqué la réaction violente de Yasser. Le résumé détaillé que je viens de faire des premières minutes du film lève ce mystère mais pose les termes du film dans toute sa complexité. Car la situation n'est pas manichéenne. Il n'y a pas un agresseur et un agressé : si Yasser a porté les coups, c'est lui qui a reçu l'insulte.

S'ouvre un procès. celui qu'on voit dans la bande-annonce n'est qu'un amuse-bouche. Il y aura un appel. Les pénalistes y verront à redire tant les principes les plus simples de la procédure y sont mis à mal. Ils se formaliseront légitimement que l'avocat du plaignant soit le père de celui du défendeur en violation flagrante des règles déontologiques. Mais ce qui est perdu en orthodoxie procédurale est gagné en intensité dramatique. Les nombreux rebondissements qui ponctuent l'audience maintiennent la tension jusqu'au dénouement. Dommage que celui-ci, par son simplisme - il faut hélas bien que l'inculpé soit condamné ou libéré - ne permette pas de trouver une issue plus équilibrée à un problème sans solution.
annemarion8
annemarion8

10 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2018
Excellent film !
Je comprends mieux ce pays ses habitants et ses réfugiés, là où savoir écouter prend tout son sens se parler, communiquer, se pardonner... une merveille
David H.
David H.

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2018
L'Insulte aborde l'histoire libanaise et ses répercussions sur les hommes. Equilibré, juste et super bien filmé... à Beyrouth. Pour ceux qui ne connaissent pas la ville, c'est le moment de la rencontrer sur grand écran! Super prestation de deux acteurs arabes: Adel Karam (le personnage principal) et Camille Salamé (qui joue l'avocat). A voir absolument!
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2018
Efficace et subtil à la fois, ce beau récit humaniste est à voir, malgré quelques lourdeurs inhérentes aux films de procès. A mérité ses nombreux prix.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 février 2018
Un film comme je les aime ! 
Sujet poignant, Intelligent!落�
Bon rythme, bons acteurs �
Ce film m’a procuré des émotions et m’ammené à réfléchir sur l’absurde.
« Personne n’a le droit de s’approprier de la souffrance »
Michael D
Michael D

19 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2018
Un film exceptionnel

Une intrigue menée tambour battant et une vision intéressante et pessimiste de la société libanaise.

Un grand film qui montre une fois de plus la bêtise de nos critiques français qui condamnest ce film !

A croire que ces critiques ont peur du talent ! Ils sont une plae pour le épanouissement du cinéma en France et donc indirectement pour le cinéma !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2018
Il y a tout dans ce film !
Tout ce qu’il y a chez humain !
Grand réalisateur et scénaristes !
Le couple a encore frappé fort !
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2018
Il n’est pas impossible, qu’un jour, germe quelque part l’idée de réaliser un biopic consacré à Ziad Doueiri. Voilà un libanais de culture musulmane sunnite, né au Zaïre, dont les parents, musulmans laïcs, soutenaient la cause palestinienne, qui a connu le début de la guerre civile du Liban, qui est parti pour les Etats-Unis à l’âge de 20 ans pour y suivre des études de cinéma, qui a travaillé avec Roger Corman, Joe Dante et, surtout, Tarantino, qui est revenu dans son pays en 2001, qui a épousé Joëlle Touma, issue d’une famille chrétienne phalangiste et dont la mère était amie avec Bachir Gemayel, qui a 3 nationalités, libanaise, américaine et française, qui a réalisé "West Beyrouth"," L’attentat" et "L’insulte", des films consacrés à la situation au Moyen Orient, mais aussi la plupart des épisodes de "Baron noir" et qui voit son dernier film proposé pour représenter le Liban aux Oscars au moment même où il était convoqué par un tribunal militaire … libanais pour avoir tourné L’attentat en Israël.
Dans le film, une altercation met en scène Yasser Salamé, un contremaitre palestinien dont l’équipe travaille dans un quartier chrétien et Toni Hanna, le propriétaire d’une maison dont le tuyau qui permet d’évacuer l’eau du balcon n’est pas aux normes. Yasser est du genre coopératif mais il peut se montrer verbalement vindicatif lorsqu’il est confronté à la bêtise et même violent lorsqu’il se sent insulté. Toni n’est pas forcément un mauvais bougre mais il ne brille pas vraiment par son intelligence. Comme la femme de Toni est enceinte et comme la suite de l’histoire va avoir des conséquences sur cette situation, ce petit conflit très banal, récupéré par des avocats, va petit à petit devenir un gros problème au niveau national.
Même si la production du film est en très grande partie française, avec, entre autres, Julie Gayet et Rachid Bouchared parmi les producteurs, "L’insulte" est avant tout un film libanais. C’est d’ailleurs ce film qui représentera le Liban pour les prochains Oscars : il fait partie des 5 films qui vont concourir très prochainement pour l’attribution de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Après "L’attenta"t, Ziad Doueiri prouve à nouveau qu’il est un grand réalisateur capable de rendre passionnantes les conséquences d’une altercation banale, et, ce faisant, capable de présenter un état des lieux honnête de la situation particulièrement compliquée d’un pays qui est loin de s’être complètement remis de la longue guerre civile qui l’a embrasé, son pays d’origine, le Liban
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 janvier 2018
Ce film est un chef-d'œuvre. Ce n'est pas pour rien qu'il est nominé pour les oscars du meilleur film étranger. Je trouve qu'il est tellement réaliste que si je peux le noter 6/5 je l'aurai fait. Il décrit parfaitement les tensions qui sont restées même après la fin de la guerre au Liban. Les acteurs jouent très bien leurs rôles et je trouve l'avocat exceptionnel malgré que ce n'est pas lui qui a gagné le prix du meilleur acteur en italie. Pour résumer, ce film est parfaitement bien fait, réaliste, il inclus de l'humour, tristesse, tension et reflète bien la mentalité des gens au moyen orient... n'hesitez pas à aller le voir. Bravo à toute l'équipe.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 janvier 2018
Un film magnifique, qui nous parle de la douleur, de la résilience, de l'Histoire, de l'honneur, des "états émotionnels" de tous les personnages. Car par delà les deux protagonistes de cette querelle presque banale, les enjeux partisans et l'instrumentalisation qu'en font les avocats dans le procès qui va suivre, nous découvrons Beyrouth, comme jamais elle n'a été filmé. "Des feux mal éteints", un film sur le fil du rasoir, où l'on ne sait jamais jusqu'où le réalisateur va nous emmener.
Ce film tend à l'universalité sur la haine de l'autre et la réconciliation.
Les acteurs sont tous impeccables, incroyablement humains.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2018
La situation décrite dans le film est absurde et peut prêter à sourire.Mais on se rend vite compte de la gravité du film. Le contexte est grave et le sujet du film est beaucoup plus profond. Cette simple dispute est à  l'image des séquelles de la population. L'histoire se passe à Beyrouth, une ville encore endolorie par la guerre. Presque 30 ans ont passé et la cohabitation est encore difficile et tendue. Les palestiniens et les libanais vivent ensemble mais il reste encore beaucoup à faire. Les rancunes sont palpables.
Les femmes du film semblent plus disposées à faire table rase du passé et avancer dans la pacification. Au fur et à mesure du film, on assiste au rapprochement des deux hommes au fil de l'histoire. Chacun apprend à connaitre l'autre, de l'autre.
Le réalisateur parle du conflit, des séquelles de cette guerre sans tabous. Il parle sans détour de la réconciliation.
Le personnage de Tony est joué brillamment par Adel Karam. Celui de Yasser par le talentueux Kamel el-Bacha.
 L'insulte est un film humaniste et optimiste. Un film positif à ne pas manquer.
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