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Gfa Cro
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5,0
Publiée le 5 août 2017
Vu et avis le 20170804
Passé les 20 premières minutes, j ai trouvé ce film bien et intéressant.
Les 20 premières minutes sont consacrées à la répression anti-homosexuelle, à tom qui cherche des partenaires, qui sa cache, qui affine ses désirs. Cela ne m a pas du tout intéressé.
La difficulté à été renforcée par le fait que le film n est fait finalement que de flashbacks, qu il n y a pas vraiment de présent dans le film. Un présent où il est vieux dans cette pièce immense avec Doug, présent des deux générique quasiment uniquement. Durant le reste du film, le présent est quand il est vieux au travail et qu il se souvient de sa vie, probablement pour dessiner sa rétrospective. Et beaucoup de flash-backs assez aléatoire, on peut retracer une chronologie, mais par le contenu des scènes, pas par le déroulement du film.
Heureusement au bout d un trop long temps, on voit mieux ce qu il dessine (a partir du moment où le film arrête ses variations sur tom persécuté). A partir de ce moment-la, le film s intéresse à son travail et comment le mettre en valeur. Nonobstant ce qu il représente à proprement parler, son aspect provocateur et érotique, j ai ressentit une joie de vivre, une insouciance et une assurance/fermeté étonnante. En réfléchissant à mon avis, j ai rapidement eu le mot débonnaire a l esprit. Ce n était pas le mot que je cherchais, mais il me semble intéressant aussi. La façon de tom de chercher à se cacher pendant ces 20 premières minutes peut faire penser à une faiblesse.
Un film qui m'a déçu, malgré un début prometteur, mais il faut bien avouer que le scénario n'arrivait pas à avancer et ne se renouvelait pas assez pour que l'attention soit optimale. La fin plutôt intéressante et émouvante n'arrive pas à rattraper l'ennui d'une bonne partie du film.
Biopic tourné avec des fonds institutionnelles d'où un certain classicisme respectueux, le film n'en reste pas moins très intéressant. Il illustre lentement la genèse des dessins et toutes l'iconographie de Tom of Finland. À une époque où les images sexuelle sont faciles d'accès grâce à Internet, on devine le besoin viscéral de donner corps à sa sexualité et la partage notamment lorsqu'elle est socialement réprimée. De part l'extreme puissance de ses dessins (impact publicitaire appliqué au dessin homo érotique) son travail a dépassé son genre pour devenir une œuvre majeur, iconique et universelle. Ce film est une entrée fréquentable (c'est presque ce qu'on lui reproche...) pour comprendre et découvrir une partie de la culture gay.
Assez curieux de voir ce biopic d’une des plus grandes icônes de la culture gay dont j’ai toujours apprécié le travail. Sur le fond, le film est très intéressant. On en apprend beaucoup sur la vie de cet artiste assez mystérieux pour moi jusqu’ici. Une mise en relief aussi, très poignante, de la conditions des homosexuels en Finlande pendant et après la guerre, sans compter les premières années de l'épidémie de sida. Malheureusement, le tout est très mal exploité. Le scénario manque de profondeur, d’épaisseur, d’émotion. La réalisation n’est guère plus avenante. C’est assez plat, voir mou. L’interprétation, sans être mauvaise, ne relève pas grand-chose. J’ai eu du mal, comme d’autres, sur le personnage et l’acteur. Celui-ci a la même tête de vingt à soixante ans. C’est donc peu crédible, on finit par presque mélanger les époques, et surtout on ne s’attache jamais vraiment à lui. Au final, malgré toute notre bonne volonté, c’est l’ennui qui prédomine. C'est bien dommage car une telle figure méritait que sa vie soit relater de manière plus convaincante. Tout cela reste trop sage et trop en surface. Dispensable donc, même pour les fans de Tom of Finland. Une déception.
Biopic efficace sur un personnage peu connu en-dehors de la communauté gay, Tom of Finland est à ce jour le meilleur film de son réalisateur dont on avait trouvé Fruit défendu sympathique, mais un peu vain. Ici, le cinéaste brasse un nombre conséquent de thèmes sans jamais s’appesantir et sans tomber dans le pathos. Il se débrouille pour éviter les scènes larmoyantes et même lorsqu’il traite de la maladie du Sida, il se débrouille pour détourner la scène émouvante en petit délire, ce qui respecte le goût pour la vie du personnage principal. A noter une belle performance de tous les acteurs, dont un étonnant Pekka Strang qui trouve ici le rôle de sa vie. Au final, on se retrouve face à un film militant qui mérite largement le détour, malgré quelques défauts au niveau du montage, et une réalisation pas toujours maîtrisée.
très bon film... l'histoire de ce monument finlandais ne peut qu'inspirer le respect, dont celui de la différence à ne pas confondre avec une tolérance hypocrite vaguement dissimulé par des discours pseudo intello d'individus qui se prétendent libre dans les milieux qui se veulent branché.... c'est l'histoire d'un combat pour le droit de vivre qui vaut le détour de découvrir au delà de la thématique axé sur l'homosexualité dans une de nos nbreuses sociétés hyper conservatrices....d'ailleurs avec l'Europe d'aujourd'hui et la peur des lendemains, les nationalismes entachés de populisme reviennent en force....mais chut, c'est la nature profonde de l'être humain qu'il n'est pas de bon ton d'étendre sur la place publique....
en bref, c'est un film qui se déroule pendant la 2eme guerre mondiale et qui malgré tout réussi à nous interpeller aujourd'hui par un sujet qui reste autant d'actualité à ce jour qu'un 1/2 siècle auparavant...:D
On a peine à imaginer qu'au sortir de la guerre 39-45, après la barbarie des camps de concentration, qu'on continuait de poursuivre comme des criminels les invertis. "Tom of Finland" est le récit certes de l'artiste célèbre, mais surtout celui d'une émancipation morale et sexuelle à travers les Etats-Unis et l'Europe. C'est sans doute la réussite de ce film qui montre avec brio une époque traversée par des sursauts de modernité, et en même temps des relents réactionnaires, liés notamment à l'infection du SIDA. Les rappels historiques sont à ce titre très instructeurs. Néanmoins; le film souffre d'une mise en scène qui hésite en permanence entre la sobriété absolue, et un excès de démonstration. Pourtant, le réalisateur parvient à montrer combien le dessinateur a joué un rôle majeur pour des générations de personnes homosexuelles, dans l'affirmation de leur identité et de leur liberté. Mais il appuie souvent son propos d'ellipses, de facilités visuelles, qui privent le spectateur d'émotion. Ainsi, le film devient une succession un peu froide de ressorts hagiographiques, sans véritable épaisseur. On finit même par s'ennuyer devant l'évidence d'un récit qui aurait gagné à plus de transcendance et d'émotivité.
S'il y a bien une icône de l'art homoérotique qui a marqué la communauté gay c'est Tom of Finland alias Touko Laaksonen. De retour de la tragique Guerre d'hiver contre l'URSS, ce dessinateur hors-pair essaye de vivre discrètement sa vie dans une Finlande encore réactionnaire et largement homophobe. Pourtant son don pour l'art, un art jugé immoral et dépravé par certains, feront sa renommée dans le monde. S'il ne croit pas en sa capacité de changer les siens c'est grâce au soutien indéfectible de son compagnon, Veli, qu'il tente l'aventure outre-Atlantique, dans une Californie bien plus tolérante et ouverte. Si j'avais personnellement peur que le film tombe dans du scabreux, car on traite malgré tout d'un sujet frôlant la pornographie, Touko Laaksonen lui même le reconnaissait, il est finalement très sobre, très délicat dans sa manière d'aborder la vie de cet artiste. Les images sont belles, un brin poétiques et on est vite touché par la vie complexe, souvent dure mais aussi intense de celui qui se fera appeler "Tom of Finland".
Si le blouson en cuir, la moustache et autres accessoires semblent refléter les poncifs d'une certaine iconographie gay, la faute ne doit pas retomber sur Tom of Finland, qui en fut en quelque sorte l'inventeur avec son travail de dessinateur surdoué. Le personnage méritait bien un film, lui qui fut un héros de la guerre puis se retrouva au placard en Finlande, obligé de vivre sa sexualité dans la clandestinité. Avant d'être adoubé et célébré par la communauté homosexuelle californienne. A raison, le film de Dome Karukoski se focalise principalement sur ses années les plus difficiles, dans une lumière sombre qui évoque les films d'espionnages de la guerre froide. Le cinéaste, dont on n'a vu en France que Fruit défendu et Very cold Trip, sait toujours adapter sa forme aux sujets qu'il traite, sans ostentation ni prise de risque démesuré mais avec justesse. Relativement linéaire, avec quelques flashbacks et de menues poussées oniriques, il se démarque malgré tout des biopics traditionnels, refusant les scènes les plus "obligatoires" (dans les pires années de Sida, par exemple), conservant en toutes circonstances une pudeur de bon aloi. La plus grande réussite du film réside d'ailleurs dans les relations compliquées, aimantes mais contrariées, entre Tom of Finland et sa soeur. Malgré le problème récurrent du vieillissement au cinéma, le passage des années se vit sans à-coups dans une narration plutôt fluide. Pekka Strang incarne avec une grande sensibilité cette icône malgré lui, artiste d'un genre particulier mais d'un talent éclatant.
Le film finlandais (et oui ce n’est pas si souvent) « Tom of Finland » ( qui porte donc bien son nom) entend raconter la trajectoire de l’homme qui a influencé toute l’imagerie érotique homosexuelle depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours. Ce biopic retrace l’histoire personnelle de cet ancien soldat doué pour le dessin qui se heurta à la pudeur des mœurs de l’époque et ne put vivre sa sexualité comme il l’entendait. Parallèlement, on assiste à l’émergence de toute une palanquée de vignettes associées à la culture gay. Des vignettes qu’on nommera des clichés avec le temps, mais qui ont été source de nombre de fantasmes de toute une population tout comme ils ont aidé à la démarginaliser.
Sur ces points, ce film est intéressant, instructif et il nous permet de voir d’où proviennent ces images de policiers musclés ou de motards moustachus. On assiste en quelque sorte à la naissance de l’héritage d’une communauté et de sa culture. Sans aucune démagogie mais sans originalité, Dome Karukoski sculpte le portrait d’un homme qui doit se cacher pour exister avec son lot de passages obligés comme les soirées dans les parcs devenus lieux de drague, les fêtes délurées mais clandestines ou l’apparition du virus du Sida. En fait, hormis la ligne directrice permettant de savoir le berceau de ces dessins et l’homme derrière eux, rien que de très classique et conventionnel. Pas grand-chose qui n’ait pas déjà été vu et souvent en mieux sur le grand écran, que ce soit dans des films communautaires et militants (Bruce LaBruce, « Les Nuits fauves ») ou plus hollywoodiens (« Loin du paradis », « Philadelphia », …).
L’ensemble du film est joliment mis en images et photographié. Karukoski sait filmer et rendre ce qu’il tourne agréable à l’œil mais il s’aventure parfois dans des digressions oniriques inutiles et dispensables. Et tout cela manque de rythme, notamment dans une première partie en Finlande trop longue et plate ou alors trop elliptique, c’est au choix. Par ailleurs, certains seconds rôles ne sont pas assez creusés. Le dernier tiers en Californie est de loin le plus intéressant car il ne parle plus de la dififculté d’être gay dans les années 50 mais véritablement de l’impact qu’ont eu les dessins de Tom sur le monde gay. C’est là que le film devient le plus intéressant. Et c’est là que l’on reste sur notre faim. « Tom of Finland » aurait donc pu être plus passionnant. A défaut, il est donc juste intéressant, parfois un peu ennuyant et légèrement anecdotique.
Film très intéressant sur la naissance d'une icône : la vie qu'a connu en Finlande son auteur lui donne une envie de liberté, de franchise, d'expression qui a donné naissance à une œuvre qui apparemment peut être vue comme cliché maintenant mais qui a tant fait pour apporter reconnaissance, visibilité et plaisir à la communauté gay des années 70 et 80. Un film nécessaire et bien construit.
Biopic agréable, qui n'échappe pas aux conventions du genre (sans jeu de mots), mais a le mérite d'éclairer l'œuvre d'une icône de la culture gay. Classique mais digne d'intérêt.