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Scorcm83
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3,0
Publiée le 25 février 2018
The Room
TCP/IP :
L'Apparition :
Difficile de donner un avis tranché sur un film aussi disparate. L'Apparition est, à l'image de son protagoniste principal, un film torturé entre deux voies. La voie de la croyance ou bien celle des faits pour Jacques, celle du film métaphysique et contemplatif ou bien celle du film d'enquête pour L'Apparition.
Le long-métrage démarre très bien, la narration est purement audiovisuelle, portée par la sublime musique d'Arvo Prat (un peu trop souvent vue ces derniers temps mais bon) et le charisme naturel de Vincent Lindon. Mais très vite, on rentre dans quelque chose de plus (de trop) conventionnel et l'on comprend que l'on va suivre une enquête, aussi intéressante soit-elle, à base d'entretiens avec différents protagonistes et enquête de détective. Le truc, c'est que Giannoli saupoudre son récit de séquences plus « métaphysiques », qui « questionnent » un peu plus en profondeur la religion, ses fidèles et ses conséquences. Mais l'on ne s'éloigne jamais vraiment du film d'enquête classique, ce qui fait que le film a tendance à stagner par moments et m'a personnellement fait décrocher pendant un certain laps de temps.
C'est dommage parce que Giannoli est loin d'être un manche, sa mise en scène est soignée, sa réalisation académique mais extrêmement intéressante, cependant, L'Apparition souffre de quelques ruptures de rythme qui nuisent à l'immersion et m'ont empêché de totalement rentrer dans le film.
La dernière partie réussi tout de même à rallier les deux « voies » entreprises en une explication à la fois rationnelle et métaphysique que j’ai personnellement trouvé très juste, mais cela ne m’empêche pas de garder ce goût amer d’un film avec énormément de potentiel mais qui n’a pas réussi à me toucher.
C’est dommage, car les intentions de base et les ambitions de mise en scène sont très intéressantes, j’aurai tout de même aimé un développement bien moins laborieux.
Histoire d'une enquête canonique classique, sans trop de surprises dans son déroulement et dans sa conclusion. Que de mégots ne trouverait-on pas si on soulevait un coin du tapis au Vatican....... La prestation de Vincent Lindon est comme d'habitude impeccable. Le ton juste, même ses silences sont justes.
Mouais. Amateur de films sur la Foi bien qu'athée moi-même, je suis allé le voir avec un a priori positif mais le film m'a laissé froid. Déjà, j'ai de la peine avec ce genre de films à la française plus proches du documentaire que du cinéma: là où les Américains nous auraient offert un superbe traitement d'image pour transformer le récit en un un vrai film d'aventure avec mystères et sentiment du divin à chaque plan, les Français en sont encore à nous la jouer version téléfilm moche pour faire plus réel mais du coup on a l'impression de voir un épisode d'une série du service audiovisuel publique avec aucun suspense ni aucune tension dramatique... Désolé, moi je n'aime pas ça. Mais bon, c'est un jugement personnel, par contre le film a un vrai souci: sa fin. Sans spoiler, elle n'a aucun sens, et rend le reste du film, et notamment le martyre de la jeune "voyante", absurde, ce qui fait que rétrospectivement, rien ne marche. En plus, cette révélation finale aurait ouvert de belles perspectives en elle-même mais puisqu'elle est conçue comme un twist de dernière minute, il est impossible de développer quoi que ce soit ensuite. Alors à quoi bon, sauf faire un effet cinématographique mais pour le coup plus que gratuit? Pas trop convaincu donc.
Enquête canonique pour Vincent Lindon - découverte pour lui et son personnage journaliste - mais découverte pour le spectateur aussi. Je n'étais pas au fait de ce genre d'enquête, et c'est à la fois farfelue et intéressant. Il y a ici un vivier pour le cinéma de genre qui pourrai s'exprimer à l'avenir. Mais Xavier Giannoli a fait lui le pari d'un cinéma classique - trop peut-être. Après le fastidieux "Marguerite" - succès critique dans son ensemble - très peu pour mes yeux et mes oreilles - le cinéaste français caresse dans le sens du poil une histoire qui n'a jamais vraiment d'enjeu.Celui de nous faire croire à la bonne foi de cette fille - magnifiquement interprété par Galatéa Bellugi - cela ne dépend que de notre appétence au mystique. Mais à aucun moment le film ne nous embarque dans un trouble, on reste simple observateur d'une enquête qui réussi à peine à nous déstabiliser. Déception.
Riche en questionnement, destiné à chacun de nous quelquesoit son positionnement face à la foi ou au doute cette enquête digne d’un thriller nous emmène à la suite de ses personnages dont les confrontations sont magistrales Grace à une interprétation inspirée et au plus haut ni . Que l’on adhère ou non ne laisse pas indifférent.
Bcp trop long, très lent, sans une réelle consistance, le fil de cette enquête est décousu et part dans tous les sens. On se perd dans des rebondissements qui n’en sont pas et n’arrivent pas à nous convaincre de leur utilité. Les dialogues sont murmurés et déjà que Lindon a une diction des plus aléatoires les paroles s’égarent souvent. De belles photos, des décors naturels sublimes ne sont pas suffisants pour faire un grand film. Quant à Galatéa Belluci elle n’est pas arrivée à me convaincre. Tout cela est bien dommage car le sujet était intéressant, le traiter sous forme de thriller bien pensé et le cinéma de Giannoli est toujours bien fait … là la longueur et cette fin en point d’interrogation le desservent totalement.
On sent que Lindon, au fur et à mesure qu'il avance dans son enquête, désire ne pas connaître la vérité qu'il devine. Il hésite et il ne veut pas savoir. Qui s'est "perdu" dans l'histoire. Les prêtres ? La jeune fille? La fragilité est belle et si bien rendue au cinéma par la musique où la douceur de la mise en scène quand la fille apparaît. Très beau et passionnant par sa douleur finale.
Le sujet de départ laissait espérer une oeuvre bien marquante, mais malheureusement l'ensemble possède beaucoup de longueurs pour que cela soit le cas. Mais il n'empêche qu'il faut quand même découvrir ce drame français pour la belle mise en scène de Xavier Giannoli et aussi et surtout pour la prestation très touchante de Galatea Bellugi dans le rôle d'Anna, une jeune femme de 18 ans qui affirme avoir vu la Vierge Marie.
Le film n'est que questionnement et, s'il exploite plutôt correctement le business qui découle de ces "miracles", il reste assez creux et s'étire terriblement.
Traite bien quelque part de l'intégrisme religieux , ou plutôt de "l'intégrisme des illusions"...................des longueurs...............................................2 étoiles et demie....................!!!!!!!
L'imposture est un thème qui a toujours plu à Xavier Giannoli. Après "A l'origine" et "Marguerite", le cinéaste se penche sur la question des supercheries spirituelles. Original, "L'Apparition" conte en effet l'histoire d'un photo-reporter rentré de Syrie contacté par le Vatican afin de faire la lumière sur de mystérieuses apparitions de la Vierge. Le scénario du film brille par sa densité. Car ce qui se présentait comme une enquête poussiéreuse se révèle au contraire foisonnante et plurielle. Giannoli aborde plusieurs points : il y a l'imposture certes mais également la fidelité, le doute, l'amitié et bien sûr la foi qui s'affirme comme thème transversal. Ainsi le sujet initial se transforme en drame vibrant, jouant sur les codes du thriller. Vincent Lindon est une nouvelle fois magistral.
N'ayans vu aucun film de Xavier Giannoli depuis A l'Origine - que j'avais adoré - il y'a de cela une grosse dizaine d'années, j'avais comme qui dirais une étrange sensation d'engouement et une distance à m'engager vers cette Apparition dont au final, je ne regrette rien !
Clairement, ce long métrage n'a pas peur de se scinder, son exigence à chapitrer ordonne avec cela une dynamique propre à chaque segment et donne à voir, a déceler, à creuser les pistes, à comprendre le maximum, le tout dans une ambiance constamment remis en question. D'ailleurs, son entrée en matière donne le ton.
Proche de rendre compte de ses infos, dans une austérité sans mots, L'Apparition résulte de soudaineté. There Will Be Blood dans une mesure encore plus extrême m'avais procurer un sentiment semblable. Arvo Part à aussi de quoi intensifier ce parallèle. Ici, on est dans la zone de conflit, tout se passe vite, on la quitte dans le même geste. Sans qu'une parole soit dites. On transite vers un retour ou la parole reviens, l'urgence du passé récent, du traumatisme se ressent autrement ...
Viens l'enquête. Ou plutôt la découverte et les prémices des requêtes de cet employeur un peu inhabituel. La rencontre au Vatican et l'étendu de la situation exposé à même ses murs confère déjà une interrogation à elle seule. La suite, n'appuie qu'encore sur une dose de suspicion à profusion. L'arrivée sur les lieux, les premiers contact, sont déjà touts de tensions, une autre manifestation d'une austérité palpable.
Un mot tout de suite pour Vincent Lindon, qui dans une veine qui lui sied à ravir parviens à faire ce qu'il sait faire de mieux. Prendre et rendre justice à la justesse réaliste, une proximité de calme et de heurts dont il resplendit. La jeune Galatéa Bellugi est quand à elle la révélation de ce film ! Dès le départ, Anna comme elle se nomme, manie une forme d'assurance dans son sujet, dans sa maitrise du langage, de la cause qu'elle embrasse corps et âme. Sa voix quand à elle tremblote aussitôt son laïus plus commun. Ceci atteste d'une solitude pousser à une forme téméraire d'exigence, à un repli dont on apprend à en découvrir tenants, et aboutissants.
Du premier interrogatoire, froid, dont tous sont sur les gardes, en passant par la batterie d'examens qu'ils et elles lui font subir, on contemple un physique et un psychisme ici mis à l'épreuve de la foi et du principe de cette dernière. La mise en scène sur la narration en voix off de ce passage est un moment incroyable signé par Giannoli qui utilise ses apparats pour convertir une claustrophobie atmosphérique en un étincelant croisement entre communauté et destin personnel, le long plan sur le visage de cette jeune femme en raconte mieux que moi toute son étendu.
Etude de la croyance, au travers des parcours, trajectoires, y compris dans le même cercle brouille encore l'enquête pourtant au centre mais dont on s'éloigne sous couverts d'autres éléments qui interfèrent. La multiplicité d'avis confond de rendre inimaginable une coalition visant à à rendre compte de la vérité, tant la dispute de celle-ci est à vif. Ordre et désordre se toisent, s'analyse pour se contrer, se cherche querelle à des fins de grand conflit sous-jacent et nous entraine vers une diversion assez intrigante.
La pompe à fric qui se magouille autour de l'offre mercantile de l'émanation biblique et la lecture qui en fait à aussi de quoi brouiller les cartes de ce manifeste à la rigueur des faits. L'Apparition sans être vachard s'aligne sur la vision des choses de son journaliste. Prend fait et cause pour sa distinction. Dans la certitude, comme dans le doute. Le questionnement, dont la pars est primordiale est toujours mis au devant de toute chose ici. Déjà au Vatican, le " toujours " du prêtre prévalait toutes les conversations et faisait office de gage morale entre l'église et le quatrième pouvoir.
Si les premiers contacts entre ce dernier et son sujet d'analyse sont distants et courtois, les suivants eux sont plus directs. L a posture retourne au placard ! C'est la que le champ lexical le plus important du film resurgit. " Sacrifice, protection, dévotion ... ". Jusqu'ou les choses vont pour tenir le secret, de toute pars d'ailleurs ?
Le plus l'intrigue s'approche d'un dénouement, plus il devient suffocant. Son résultat final lui donne des réponses, mais garde ses mystères de l'autre coté. L'on sait sans savoir. Une zone d'ombre qui redessine le contour, en garde son cœur. Bravo.
Une histoire intéressante et originale, des acteurs impeccables, mais un film au final malheureusement plombé par une longueur et lenteur trop omniprésente.