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Koalahama
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3,0
Publiée le 18 octobre 2018
Énigmatique, mystérieux... laissant beaucoup d'interrogations. Dommage que l'intrigue soit balayée aussi vite dans les dernières secondes. Vincent Lindon toujours exceptionnel.
Un film qui touche la grâce, magnifique dans sa conception et dans la continuité de l'enquête mené par Jacques. On en ressort bouleversé. Un film marquant qui nous interroge sur la vérité et sur la spiritualité. Superbe !
J'ai vu un film... sur le phénomène des enquêtes de l'apparition de la Vierge Marie, vu à travers le regard d'un journaliste, touché par la vie, afin d'enquêter sur la véracité des faits et sur la séquence des événements. C'est un film profond, touchant, sur la foi, le doute, la croyance. Il y a du fond, du visible, de l'invisible, du mystère et l'idée que quelque chose de plus grand uni le destin des hommes... Cela dit, le film m'a sembler parfois porter quelques longueurs, et je suis sorti de ma phase d'attention.
Dans le cadre de l’opération « Les immanquables de l’été », j’ai découvert « L’apparition » de Xavier Giannoli avec Vincent Lindon incarnant un grand reporter de guerre (Jacques) qui revient du Moyen-Orient dans un état de culpabilisation et de repli sur lui-même car son binôme est mort sous ses yeux. Jacques est mystérieusement (y a-t-il un rapport avec l’icône volée dans un monastère détruit par la guerre en Jordanie ?) convoqué au Vatican. Il doit mener une enquête canonique sur Anna, une jeune fille de 18 ans, née sous X, ballotée de familles d’accueil en foyers d’hébergement, et qui est devenue novice dans un couvent sous la férule du père Borrodine (dont on peut penser par moment qu’il est le père naturel ?). Anna aurait eu une apparition de la Vierge avec depuis un afflux massif de pèlerins dans un petit village des Alpes, afflux médiatisé par un curieux prêtre venu de Philadelphie et devenu « gênant » pour les autorités religieuses. Jacques va découvrir tout un monde qu’il ne connait pas à commencer par les membres de cette enquête canonique où siègent des personnes déroutantes car a priori opposées à la réalité de cette apparition. Jacques va passer de la défiance à une sorte d’admiration pour ce que dégage Anna et la foi qui anime les pèlerins, et décider - en allant au-delà de ses prérogatives mais en bon journaliste qu’il est - de mener une véritable enquête sur Anna, fouillant son passé et ses relations dont une mystérieuse Meryem … alors qu’en parallèle Anna va parcourir un chemin de croix au sens propre du terme sans qu’on puisse in fine trancher entre une apparition miraculeuse ou une imposture. Malgré quelques invraisemblances (Anna bien que novice a un portable et accès à Internet et surtout elle peut avec la complicité des sœurs sortir incognito du couvent), « L’apparition » est film grave et troublant, perturbant nos esprits cartésiens et nous amenant à réfléchir sur la part du mystère dans le domaine du religieux. Vincent Lindon, égal à lui-même, est excellent et Galatea Bellugi dont ce n’est pas le premier long-métrage, apporte une force assez extraordinaire au personnage d’Anna, évoquant par moment Falconetti dans « La Passion de Jeanne d'Arc » de Carl Dreyer (1927). La photo est parfois sublime et la bande son d’une grande qualité. Un film qu’il ne faut pas rater !
Dans "A l'origine" (2008), un escroc (François Cluzet) en se faisant passer pour un ingénieur des travaux publics parvenait à rendre l'espoir à tout un village en persuadant ses habitants qu'un projet d'autoroute laissé en plan par les autorités régionales était à nouveau viable. Depuis les films de Xavier Giannoli projettent le spectateur à la limite des frontières quelquefois ténues entre l'illusion et la réalité via des portraits d'imposteurs prisonniers de leur mythomanie. Dans "Marguerite" la richissime héritière jouée par Catherine Frot trouve sans problème des auditoires assez complaisants pour la laisser s'illusionner sur ses talents de cantatrice. .La complicité entre le simulateur et ses victimes souvent consentantes entretient l'auto-alimentation du phénomène qui prend parfois des allures délirantes. La machine une fois lancée seul un évènement exogène brutal peut venir l'arrêter. Avec "L'apparition", Xavier Giannoli franchit une marche supplémentaire en observant le phénomène des mariophanies (apparitions de la Vierge) qui fait l'objet débats et de controverses au sein même de l'Eglise depuis près de mille ans. Alors que seulement une quinzaine d'apparitions ont reçu l'assentiment de l'institution religieuse depuis 1531 et que la pratique de la religion catholique est en recul dans les sociétés occidentales, l'engouement pour ces formes de transcendances mystiques ne faiblit pas. Jacques (Vincent Lindon), grand reporter récemment traumatisé par la mort en Syrie d'un de ses collègues et amis est sollicité par le Vatican pour apporter sa vision profane au sein d'une enquête canonique concernant les apparitions de la Vierge à une jeune fille qui enfièvrent un village tranquille des Alpes. On comprend très vite que Xavier Giannoli souhaite organiser un suspense autour de l'enquête et de la relation très particulière qui va se nouer entre la vision forcément pragmatique du baroudeur fatigué et la jeune Anna interprétée par Galatéa Belllugi qui constitue la vraie trouvaille du film. Ayant retenu toutes les leçons esthétiques contenues dans le chef d'œuvre d'Alain Cavalier retraçant l'agonie de Thérèse de Lisieux ("Thérèse" en 1986), Giannoli désormais expérimenté s'y entend fort bien pour susciter le doute et l'émoi à partir de gros plans sur le visage angélique d'Anna, curieux mélange de ferveur extatique et de rouerie enfantine. L'effervescence du village pris d'assaut par des pèlerins toujours friands de voir leur foi renforcée par le témoignage même hypothétique d'une des leurs est rendue de manière très convaincante tout comme l'affairisme qui se greffe sur cet évènement providentiel représenté par Anton (Anatole Taubman), intrigant curé américain rodé aux méthodes commerciales agressives des prédicateurs évangélistes de son pays. A l'opposé on regrettera que Giannoli n'ait pu se retenir de tomber dans le piège facile de l'ode à la fraternité intracommunautaire dont il fait même un des ressorts d'une intrigue qui finit un peu en queue de poisson. De la même manière en voulant à toute force relier Anna à la mort du collègue de Jacques par un retour en Syrie pour l'épilogue, Giannoli enlève une partie de la magie de son film. N'ayant su faire le choix entre une explication rationnelle évidente et l'affirmation d'une croyance assumée, le réalisateur nous offre une fin en queue de poisson des plus dommageables. L'ensemble reste malgré tout convaincant avec un Vincent Lindon qui s'apparente de plus en plus au Lino Ventura mutique de Jacques Deray ("Un papillon sur l'épaule" en 1978) ou de Claude Pinoteau ("Le silencieux" en 1973) et on l'a dit une Galatéa Bellugi qui répond parfaitement aux exigences du rôle. D'Alain Cavalier, Xavier Giannoli aurait dû aussi retenir qu'il n'est pas toujours bon de courir plusieurs lièvres à la fois. Le grand film n'était pas loin.
Le dernier film de Xavier Giannoli est à mes yeux l'un de ses plus beaux et l'un de ses plus matures. La mise en place d'une commssion d'enquête pour attester la véracité d'une apparition miraculeuse est une source très riche de différents aspects: il y a bien sûr cette enquête, son fonctionnement, une enquête qui de cannonique évoluera en enquête plus terre à terre. Il y a aussi les personnes, tous très intéressante que ce soit la voyante (superbe jeune actrice, révélation de ce film), que ce soit le journaliste (Vincent Lindon une nouvelle fois profondément human avec un minimum d'effets), mais aussi les seconds rôles bien campés, parfois à la limite de la caricature mais finalement assez complexes aussi. Ajoutons, ce qui n'est pas rien, une magnifique bande son qui rajoute à l'émotion permanente que dégage ce film. Oui, "L'apparition" est pour moi sans hésitation le meilleur Giannoli à ce jour.
Une excellente surprise : un Vincent Lindon magistral ( c’est mon premier VL car jusqu’à maintenant je l’avais évité), une voyante très profonde ( autant l'actrice que le personnage), de superbes musiques religieuses, une icône de la vierge aux yeux percés très troublante et qui éclaire le film dans beaucoup de ses aspects. Cette jeune femme qui a les yeux pour voir la vierge, ou pas ? Ce photographe qui ne veut pas voir plus loin que le nez de son appareil photo. Un des nombreux aspects de la monstruosité de Daech dans la destruction d’œuvres d’art qu’elles soient religieuses ou pas. Et l’église qui pour une fois semble ne pas vouloir se voiler la face et qui pourtant le fait.
Une fin de film très surprenante et je l’avoue plutôt cocasse par le choc des religions dont elle se joue.
Ce film pose de vraies questions sans essayer d’y répondre et ça c’est rare : oui il est possible de se poser de bonnes questions sans avoir forcément un point de vue : encore un message de l’icône.
Pourquoi priver tant de gens d’une apparition qui leur fait tant de bien ?
Un film intéressant mais parfois brouillon en particulier sur la fin. Par contre Vincent LONDON est, comme d'habitude : excellent, précis, attachant. A voir cependant, ne serait-ce que par curiosité.
Passionnant ! On suit le film comme une enquête et surtout ça ne finit pas avec un gros "?" Vincent Lindon est toujours aussi bon et la jeune actrice est bluffante. Le fait d'être croyant ou non n'a aucune importance, c'est la force du film !
On pourra regretter une fin un peu rapide mais elle surprendra plus d'un téléspectateurs .Vincent Lindon est toujours aussi bon et l'actrice principale formidable belle découverte. le réalisateur ne prend pas parti et le doute subsiste même à la fin du film. Les 2h20 ne se voient pas, pas de longueur une bonne réalisation. Il n'y a pas qu'une seule vérité dans ce film... la bande-son est parfois de qualité moyenne,notamment dans le choix des titres
J’étais rentré dans le vif du sujet de la mise en scène dramatique, je me suis mis à fond dans l’intrigue et m’engouffre vers l’étirement largement abusé jusqu’à l’issue tellement banale, croire ou ne pas croire aux apparitions divines, telle est la question qui se pose sur la table.
Un journaliste est convié à mener une enquête pour le Vatican sur une jeune femme ayant des apparitions de la vierge. On suit vraiment le journaliste dans son enquête pas à pas. Le réalisateur déploie habilement son intrigue et les acteurs Lindon et la jeune Bellugi nous transportent dans leur histoire. Les questions religieuses sont présentent mais pas prioritaires. Une sorte de thriller métaphysique.
Très représentatif du cinéma Français d'aujourd'hui, un film qui se prétend intellect,et recherché, a la photo est plate et au son vraiment pourri, pour le reste c'est chiant c'est long .. que c'est long !
Xavier Giannoli a touché fort avec ce film sur la Foi et tous les questionnements qu'elle peut susciter. C'est assez curieux comme atmosphère mais c'est un excellent suspens !!!