On peut parler de film brut, coup de poing, frontal. La force de Sheherazade est son authenticité à l’image des ses deux acteurs principaux qui fait que le film s’il n’épargne pas son spectateur ne tombe jamais dans le misérabilisme. C’est une œuvre sociale bouillante, qui menace de déborder à chaque instant. J’ai rapidement dis un mot sur les deux acteurs principaux mais il faut un peut plus s’attarder sur leurs prestations qui sont pour beaucoup dans le succès du film en particulier Kenza Fortas incroyable de sincérité et de naturelle qui fait croire dur comme fer à son personnage. Ce n’est pas un genre cinématographique dont je raffole habituellement mais ce film m’a vraiment cueilli.
Autant de naturel et de fureur de vivre est assez rare au cinéma. « Sheherazade » est de ces films qui ne laissent pas indifférent grâce à des acteurs amateurs qui jouent pour la première fois et donnent tout ce qu’ils ont pour faire ressortir leurs émotions. Même si l’histoire n’est pas d’une grande originalité, elles traitent des sujets importants comme le manque d’éducation, les parents déresponsabilisés, les foyers et c’est intelligemment abordé. La toile de fond amenée par Marseille ajoute un petit plus à noirceur au propos mais la stigmatise malheureusement. La réalisation est vivante, punchy, entièrement tournée à l’épaule et avec une lumière naturelle mais agrémentée de flairs comme pour ajouter un effet esthétique pas déplaisant. Le film est réussi grâce à ses acteurs à ses jeunes acteurs qu’on va rapidement revoir.
Premier film de Jean-Bernard Marlin, découvert en première mondiale à Cannes dans la sélection la semaine de la critique. Direction Marseille et c’est quartier populaire, nous voilà embarqué en mac d’amour de toutes parts. Sous le soleil, des trottoirs marseillais et du désordre émotionnel. Balance ta vie d’avant, évade-toi pour un coup de foudre mon grand. Shéhérazade est un très
Un film dur. Zac à peine sortie de prison tombe amoureux d'une jeune prostitué (SHÉHÉRAZADE) et devient proxénète. Les choses vont mal tourner pour lui à cause de cette relation. Ce film est presque un documentaire. Les acteurs, inexpérimenté, propose un prestation incroyable.
Zachary et Shéhérazade, deux « minots » de Marseille. Deux ados issus de l’immigration qui mixent encore français et arabe. Avec la « tchatche » des quartiers nord en plus, faut suivre ! Ils ont poussé un peu sauvagement dans la rue, laissés en déshérence par les familles. La délinquance les a attrapés tôt : vols, violences, drogue, prostitution… A peine sorti de tôle et en fugue du foyer d’accueil, Zac s’est remis à « charbonner » la nuit sur la lande. Paumé et têtu, il avance en se méfiant de ceux qui veulent « l’emboucaner ». Un soir, Zac tombe sur une copine d’enfance qui tapine du côté de la gare. Une romance marseillaise est née… Shéhérazade ne trouve rien de mieux que de confondre mec et mac ! Et s’endort dans ses bras en suçant son pouce. Un mac de 17 ans incapable d’enrayer son embardée, car il « n’arrive plus à avoir du cœur ». Ce n’est pas vraiment un conte des « Mille et une nuits » que raconte Jean-Bernard Marlin dans son premier film. Plutôt une vibrante histoire d’amour percutée la violence d’une société qui peine à produire de l’intégration. Passer du romanesque au réel et réussir un mélo sans pathos. Filmer le sordide et la grâce avec la même exigence documentaire, c’est l’exercice très réussi du jeune réalisateur passé par les mêmes quartiers que ses héros qui semblent venus de chez Pasolini ou Kechiche. Comme tout le casting qui est formidable, les deux acteurs principaux ne jouent pas un rôle, ils l’incarnent comme s’ils vivaient leur vie à l’écran. Dylan Robert et Kenza Fortas sont confondants de naturel et de sincérité. Avec eux, Shéhérazade devient une fable étincelante
C'est bien plus qu'un énième film sur les banlieues c'est du Roméo et Juliette des quartiers nord de Marseille ils sont beaux tous les deux ils sont remarquablement filmés bon la langue n'est pas toujours compréhensible
Sacrément trash, malgré les images très réalistes et la mise en scène minimaliste de Sheherazade. Prenant et glacial, ce film se déroulant dans la cité phocéenne, met en scène les dégâts causés par le proxénétisme. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
Un beau film ! On plonge complètement dans les quartiers Nord de Marseille, en ne sachant pas toujours si on est dans le réalisme, l’ultra-réalisme ou la caricature. Les acteurs sont assez bluffants. Et l’histoire de cœur qui sous-tend l’intrigue est racontée avec une simplicité et une authenticité rare. Quelques longueurs et quelques passages compliqués à comprendre.
Un film parfait. Une vraie réalisation, de vrais interprètes, des sujets abordés réelles et contemporains . Quel bonheur de voir un film comme celui là.
Par quelle virtuosité on est plongée dans l'univers sombre et misérable des rues de Marseille ! On ne peut rester indifférent devant les deux jeunes acteurs qui vivent et respirent si passionnément.
J'ai eu très envie de voir ce film après la cérémonie des Césars. Les 2 jeunes acteurs méritent sans contestation possible leur Statuette . Le film n'est crédible que par eux et pour eux.
Certes, Shéhérazade tentant de décrire une réalité assez sale, son visionnage n’est pas des plus agréables. Il trouve sa justesse en ne tombant ni dans l’angélisme, ni dans le jugement et livre un regard cru et acéré sur le poids des déterminismes sociaux.
Un film assez prenant et réaliste, comme quoi l’amour peut passer devant tout le reste, même les plus grosses conneries, une belle morales, un film assez trash et juste entier !
le cadre est posé : les quartiers de Marseille où prostitution, drogue, violence sont le quotidien. tournée de manière frontale tel un documentaire, une immersion au cœur de la délinquance et l'image d'une certaine France perdue, issue de l'immigration et qui est aussi la triste génération de l'avenir. c'est aussi une histoire d'amour assez touchante mais étrangement le titre du film n'est pas porté par le personnage central sur lequel est basé le scénario...