Quelle claque que ce "Shéhérazade", sorte de thriller urbain au sein des quartiers populaires de Marseille. Dylan Robert y incarne Zac, jeune délinquant à peine sorti de prison, qui va tomber sous le charme d'une jeune prostituée (Kenza Fortas). Le film est nerveux, tendu comme ses acteurs et le jeune Dylan Robert est époustouflant dans un rôle où les bas fonds de la cité phocéenne donnent lieu à des trahisons, de la violence mais surtout une belle histoire 'amour entre le mac et sa p... .On comprend mieux maintenant l'engouement suscité par ce film au dernier Festival de Cannes.
Je n'ai pas compris le quart des dialogues...langage banlieue inaudible ...des propos expulsés de la gorge plutôt que parlés...une diction inexistante avec un vocabulaire tellement pauvre, qu'il tourne autour des mêmes expressions lapidaires et vulgaires. Un tableau effrayant de certains quartiers marseillais, emprisonnés dans la pauvreté, l'insécurité, l'absence totale de socialisation. Le film fournit renvoie certainement une image réaliste d'une partie de cette jeunesse, totalement dévoyée, en mode survie, et probablement difficile à réinsérer, tellement les lacunes éducatives sont profondes. Inquiétant mais pas surprenant.
Un film nul et insupportable un petit voyou qui joue son rôle (aucune performance d acteur) et éructe son texte vulgaire incompréhensible il s en bats les coquilles à longueur de temps face à une mère qui préfère son amant tous autant vulgaire bref c'est plus bête que méchant à fuir....
Très beau film avec de jeunes acteurs absolument excellents. On se prend totalement au jeu d'un scénario qui aurait pu noyer d'autres réalisateurs. La fable morale est présente mais crédible, sans excès d'empathie. Digne des meilleurs films de réalisme social produit ces dernières années. A voir impérativement.
Par quelle virtuosité on est plongée dans l'univers sombre et misérable des rues de Marseille ! On ne peut rester indifférent devant les deux jeunes acteurs qui vivent et respirent si passionnément.
En voyant la bande-annonce de Sheherazade, je me suis dit, ça va être chaud pour suivre tous les dialogues si je vais le voir. Ayant vu le film, je confirme que c'est partiellement vrai… Et somme toute pas important, car la réalisation transpire à donf la réalité . Dylan Robert n'essaye pas de nous "enboucanner" comme il dit, il est complètement Zac le héros masculin. le Et c'est la réussite essentielle du jeune réalisateur JB Marlin. Quel talent pour dénicher des acteurs non professionnels, sortis pour certains à peine de prison! A partir d'un fait divers réel, il a construit une histoire d'amour dans un univers de jeunes paumés et marginalisés. Marseille, la ville des mélanges culturels, le port d'arrivée des migrants et le lieu traditionnel de beaucoup de trafics, sert de décor sombre, baigné dans une lumière à la façon des films de Coppola des années 80. Marlin a su transcender la réalité pour sortir du pur documentaire et construire une vraie histoire, basée entre autre sur une relation mère-fils , du style," je t'aime moi non plus", et marquée par l'absence du père, générateur d'une vie sans barrières ni ligne jaune à ne pas franchir. Ma seule toute petite réserve concerne la fin. spoiler: Le futur du couple apparaît soudainement facile et toute tracée dans une relation apaisée. Oui c'est que l'on souhaite, mais l'histoire ce qui précède débouche dans bien des cas sur des rechutes, voir se terminer au pire par une mort violente qui fera brièvement la une des médias locaux . N'oublions pas de mentionner l'excellente partenaire féminine Kenza Fartas. Après cette réussite, on ne que souhaiter aux deux héros d’enchaîner avec de nouveaux tournages. Pas le plus facile, ici ils ont joué et ri sur le tournage en revivant leur propre univers dans les quartiers défavorisés. Ciné - septembre 2018
Le générique s’ouvre sur des images d’archive. Celles des premiers travailleurs immigrés à débarquer sur le port de Marseille, puis celles des baraquements insoutenables où ces salariés ont été logés, puis celles de ces cités marseillaises immenses, construites rapidement dans l’ignorance complète des effets destructeurs d’une telle politique de la ville. Et, brutalement, sans aucune césure, la caméra s’invite dans une prison pour mineurs. Zachary a 17 ans. Il a les cheveux longs à la façon d’un petit Rimbaud contemporain. Il est comme beaucoup de ces gamins, à la fois totalement vulnérable et attachant, tout autant qu’il peut se révéler teigneux et violent. L’éducatrice l’attend à la sortie de la maison d’arrêt. Et elle lui dit que sa mère est trop malade pour venir le chercher.
Tout est là dans ce début de film. Tout est dit de l’horreur du sentiment d’abandon par un gosse de banlieue à l’égard de sa mère. Tout est dit de l’impuissance des institutions éducatives, sociales et judiciaires pour faire face dignement à ces parcours de vie chaotiques et déstructurés. Tout est dit des impossibilités à répondre dans la durée et la cohérence à ces parcours de réinsertion professionnelle et sociale, que les pouvoirs publics ont tendance à résumer à un empilement de dispositifs, au lieu de prendre en compte la complexité des parcours de vie qui conduisent à la rupture.
Zachary rencontre l’amour à travers la belle Shéhérazade. Shéhérazade semble mineure aussi. Elle vit dans un appartement pouilleux du centre-ville où elle s’adonne à la prostitution. Elle a été placée aussi en institution éducative dont elle ne retient rien de structurant, à la suite de conflits avec sa propre mère. La rue, les jeux de pouvoir, les clients sans foi ni loi, les fonctionnements mafieux, orchestrent les mœurs de ces jeunes-femmes ou de ces travestis qui tentent de survivre. Elle suce son pouce comme une petite fille tout autant qu’elle cède aux intérêts lubriques d’hommes mûrs et sans scrupule.
« Shéhérazade » est un film brillant et entier qui filme avec une belle énergie, les destins brisés de ces adolescents et leur famille. Le propos est volontairement réaliste et sans fard. Le spectateur ne peut qu’admirer le travail de documentation que l’heureux victorieux du Prix Jean Vigo a entrepris pour rendre compte d’une réalité aussi dramatique. Son film aide résolument à une prise de recul sur les paradoxes qui secouent nos institutions judiciaires et sociales qui doivent, à coups de moyens limités, réparer des vies aussi brisées. En même temps, « Shéhérazade » ne cède pas à un pessimisme béat, car, au-delà de toutes choses, demeure la magie de la jeunesse, capable du pire certes, mais souvent du meilleur.
Un petit film rythmé et assez élégant qui n'invente rien mais pose sa pâte et réussit des portraits touchants, en plus d'un scénario qui se termine de façon hyper intelligente. Bravo.
Voici un film hyper réaliste, plutôt bien réussi dans son genre. À la limite avec le documentaire, ce qu'il nous livre est intéressant et important. Le choix des acteurs non professionnels, issus des foyers ou provenant des prisons donne du sens à cette démarche et amplifie sa dimension politique. Aussi, la vision donnée sur le proxénétisme change et fait réfléchir. Ce film est une bonne proposition, les acteurs sont bien dirigés mais la mise en scène est un peu faible et manque de réelle inventivité, il n'y a pas d'images vraiment marquantes et les tons chauds ne laissant pas apparaître suffisamment de contrastes.
Un film d'une très grande intensité aussi bouleversant que pathétique. C'est avant tout une histoire d'amour qui se construit à travers la fureur du langage, la transgression et la violence sociale des bas-fonds de la cité phocéenne... Une très belle pépite !
Une réalité sordide . Un vide effrayant . Des êtres frustres violents stupides sans aucune bribe de langage, de culture même alternative, de sensibilité On en sort effrayé. écoeuré par ce monde brutal . Une histoire d'amour ? Quelle histoire d'amour entre un minable proxénète pleutre et stupide qui profite de l'esclavage qu'il inflige à sa compagne et une pauvre fille obligée de recevoir en échange une protection qu'il s'avère incapable d'assumer Un moment de grace quand ils s'enfuient aprés avoir volé les vêtements puis une longue descente dans le sordide et le glauque. Quel est le sens de tout ça ? Peut être effrayer le bourgeois ou enthousiasmer le critique petit bourgeois pour un monde qu'il ne connait pas et qu'il idéalise. On se lasse vite de cette plongée documentaire dans le glauque . On en vient à éprouver une profonde empathie pour les éducateurs, médecins, flics... qui subissent la violence gratuite ,sauvage et stupide de ces abrutis . No future mais sans l'idéal et la poésie révolutionnaire des punks . Peu d'intérêt