12132 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
466 critiques spectateurs
5
99 critiques
4
145 critiques
3
114 critiques
2
65 critiques
1
30 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Saintenoy Samuel
5 abonnés
207 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 23 juillet 2023
Ce film est l'exemple type qu'avec peu de moyens mais du talent et de l'ambition, on peut réussir un coup de maître, ce que prouve John Carpenter avec ce "New York 1997", devenue depuis un film culte avec un Kurt Russel qui incarne un Snake Plissken toujours aussi badass et un univers distopyque incroyablement immersif et réussi. Un incontournable de la SF qui se revoit avec le même plaisir.
"New York 1997" est avant tout un film d'ambiance et n'est pas véritablement un film d'action, et sur ce plan il est très réussi avec son environnement urbain de style post-apo peuplé de gangs dégénérés. Globalement le film n'a pas trop mal vieilli grace à son image nocturne très belle, des décors urbains excellents, on pardonnera les maquettes très visibles, mais il y a quand même quelques scènes qui piquent vraiment les yeux même pour l'époque - la voiture coupée en deux par exemple - et qui nuisent à la qualité globale. Mais si la forme est finalement plutôt bonne, surtout pour un film de 1981 qui ne devait pas avoir un budget énorme, c'est plus sur le fond que vont mes reproches. Je n'ai tout simplement pas adhéré au rythme du film que j'ai trouvé très plat, ça manque de punch, d'intensité, il manque quelque chose qui permettrait de relever un scénario qui en dehors de son sous-texte politique est très simple et linéaire, et à aucun moment je n'ai été intéressé par ce qu'on me proposait à l'écran.
"New York 1997" se classe parmi les films dystopiques plus mémorables. Un bon jeu d'acteur de Kurt Russell qui incarne le protagoniste Snake Plissken (qui deviendra une icône et influencera même le créateur du jeu vidéo Metal Gear Solid dont le le héros est basé sur Plissken). La bande-son est géniale.
Le film matrice de John Carpenter où son sens de la série B est au summum. La promiscuité du budget fournit une patine riche avec des décors souvent dans l'ombre. La décoration est justement inventive, très accessoirisée, avec un superbe travail de Joe Alves. Ajoutons le travail photographique de Dean Cundey: beaucoup de noirs, de plans dans la pénombre, le film se déroulant lors d'une nuit. Que la dystopie est belle... Avec une musique au diapason de la narration par John Carpenter et Alan Howarth. La musique est à la fois simple et simpliste, du plus bel effet et colore instantanément chaque plan: en la rythmant, en faisant montée la tension ou en jouant la surprise lorsqu'il le faut. Du côté des effets visuels et effets spéciaux, le film garde son charme et tient toujours la route du spectaculaire (comme déjà évoqué, gros travail du département décoration). Le film garde un ton sec et contient de belles bascules nerveuses dans le drame: les choses sont calmes, un détail annonciateur, et subitement tout bascule. Le film est une montagne russe. Le film contient de belles scènes-chocs. Une superbe en exemple: l'aspiration de Season Hubley par le sol avec avant quelques dialogues d'apaisement après une tension progressive qui monte (les habitants des égouts qui sortent en surface).
Un film d'action un peu bébête, qui se laisse suivre grâce à une bonne atmosphère, mais qui ne vole quand même pas haut... Vu son statut de film culte, j'ai franchement été déçu par le manque de profondeur du scénario.
Un film de science-fiction à petit budget comme Terminator froid et visionnaire. C'est un des rares films de Carpenter que je n'avais pas encore vu. Ce ne sera pas mon préféré. The Thing, Assaut et même Ghosts of Mars (car il y a Natasha Henstridge) resteront devant. Mais avec une telle distribution (Kurt Russell, Ernest Borgnine, Lee Van Cleef, Donald Pleasence), un discours politique et sur les politiques qui n'a pas tellement vieilli et une musique composée par Carpenter lui-même et que je risque d'avoir dans la tête pendant un moment, ça en fait une de ses œuvres majeures. Et puis Snake ("appelez-moi Snake), son bandeau sur l’œil, qui n'écoute que lui-même, qui ne suit que ses intérêts, a un charisme de dingue.
Le représentant, par excellence, de la série B culte des 80's a évidemment pris un sérieux coup de vieux! Ce qui ne l'empêche pas d'être largement regardable 40 ans après sa sortie! Il ne peut plus impressionner comme avant, ses visions nocturnes ayant perdu de leur superbe, son attirail futuriste prêtant désormais à sourire, sa coolitude tombée en désuétude et sa faune marginale apparaissant plus kitsch qu'inquiétante... Tout cela est bien normal et pourtant le film rayonne encore de son esprit punk anarchiste, de sa déviance insidieuse où réside toute sa modernité!
Un film plaisant à regarder, qui suit les codes du genre (SF/série B) et qui malgré cela arrive à se démarquer grâce à son ambiance sombre et désenchantée, son anti-héros charismatique incarné par Kurt Russell et sa bande sonore envoûtante. Réalisation captivante et mise en scène soignée.
Un sacré morceau de science-fiction ! Sorti deux ans après le génialissime Max Max (1979) de Georges Miller et un an avant le cultissime Blade Runner (1982) de Ridley Scott, ce "New-York 1997" n'a rien à envier eux deux précédents ! John Carpenter nous livre une "Big Apple" noire et glauque comme jamais dans une dystopie effrayante de folie. Son personnage charismatique joué par un Kurt Russel très en forme, et que découvre le monde avec ce long-métrage, devra affronter la "lie de l'humanité" pour sauver le président américain fortuitement aux mains de ces dangereux malfrats. Snake Plissken devient par la suite le héros nihiliste punk des années 80. Le film, à la manière d'un western spaghetti urbain futuriste porté par cette bande-son électronique si symbolique de cette décennie, devient quant à lui un modèle de film d'anticipation et science-fiction sombre. Le réalisateur à travers celui-là dénonce pêlemêle les états policiers, le pouvoir et la notion de déviance en société. Et pour finir quel grand plaisir de voir en seconds rôles Lee Van Cleef et Ernest Borgnine qui apportent de la densité à l'ensemble.
Claustrophobie. Un classique parmi les classiques, vu il y a fort fort longtemps, au XXème siècle même. Résiste-t-il au poids des années ? Pour rappel, le pitch est le suivant. Manhattan est devenue une immense prison de très haute sécurité. Entendez qu’on ne peut pas en sortir, pas qu’il y règne une parfaite harmonie. Les condamnés se trouvant là y sont pour le reste de leur misérable vie. Seulement voilà, le président en personne s’écrase en avion en plein milieu de ce panier de crabes. Pour le sauver, on envoie Snake Plissken, un desperado qui de toute façon était condamné à y mettre les pieds à brève échéance. Une histoire simple donc, comme Carpenter aime les écrire. Un pitch qui se passe dans le futur mais qui aurait pu tout aussi bien être mis en scène dans le présent ou sous forme de western. Broder autour d’un archétype, il aime ça John. Des belles trouvailles, il y en a un paquet, depuis les personnages hauts en couleur jusqu’au détails des accessoires en passant par le décor baroque d’un Manhattan du monde d’après, où les tours jumelles sont debout mais tout le reste n’est que ruine. Symbole d’une finance qui ne cause que désolation. A l’interprétation on retrouve notre bon vieux camarade Kurt Russell, plus badass que jamais avec son bandeau de pirate sur l’œil et sa crinière de chanteur de hard rock. C’est beaucoup grâce à lui que le film tient sur ses deux jambes. On aimera aussi la prestation d’Harry Dean Stanton en intello de fin du monde. Le rythme est fidèle aux habitudes du boss, on prend le temps et on insiste sur l’ambiance. C’est sur ce point que le film pourra décontenancer le public d’aujourd’hui. C’est pour moi une qualité. La mise en scène est suffisamment solide pour se permettre des temps morts. Au final, en toute subjectivité, toujours autant de plaisir à regarder ce bijou très eighties qui n’en finira pas d’inspirer des tâcherons de tout poil et de toute origine.
2 étoiles parce que le personnage de Snake impressionne par son look et son attitude mais aussi parce qu'il faut remettre le film dans le contexte de l'époque où les films de ce genre débutaient à peine. En dehors de ça c'est beaucoup de ratages.
D'abord le scénario semble avoir été écrit en 15 minutes: L'avion du président des USA se crashe dans un quartier de New York devenu une prison à ciel ouvert, on envoie un rambo pour ramener le président. C'est tout ce que raconte le film et comme ça rempli difficilement la bobine de 90 minutes, on rempli avec des scènes génériques dont la plupart n'apporte absolument rien.
Ensuite, contrairement aux autres films d'action, celui ci ne compense pas la simplicité de son scénario par une bonne dose d'action bien filmée et rythmée (comme Piège de cristal par exemple). Non, ici l'action est peu présente est toujours très mal filmée, montée, mise en scène, etc. Même la musique faite de boites à rythme et de 3 notes de synthé de l'époque ne soutient pas l'action.
Reste l'univers du film. On est censé se trouver 16 ans dans le futur par rapport à l'année du film, mais on a clairement un univers dystopique du début des années 80. Que ce soit dans l'apparence des personnages (coupes de cheveux, vêtements,etc) , des véhicules et même des technologies, absolument rien n'est fait pour créer un univers futuriste (le film est sorti deux ans après le Alien de Ridley Scott) Idem pour ce New York prison de 3 millions de détenus. Évidemment quand on a pas de budget et qu'on est limité par la technologie de 1981, c'est absolument impossible à retranscrire à l'écran. Au final on se retrouve donc dans un vulgaire ghetto américain avec quelques dizaines de punks des années 80 qui roulent dans des caisses pourries des années 80 et qui essaient d'empêcher le héros de récupérer un vieux bonhomme.
Dommage parce qu'encore une fois, le personnage de Snake avait du potentiel.
Sorti en 1981, ce film-culte de John Carpenter nous embarque dans une Amérique dystopique et ultra-militarisée, dans laquelle l’île de Manhattan est devenue une prison à ciel ouvert en même temps qu’une zone de non-droit absolue. Le génial Kurt Russell, dans le rôle mythique de l’anti-héros Snake Plissken, est contraint par les autorités de mettre la main sur le président des États-Unis, pris en otage sur l’île suite au crash de son avion. Avec une réelle économie de moyen (assumée ou subie), John Carpenter nous entraîne pendant 1h30 dans ces rues de New-York désolées, sombres et dangereuses, où règnent les rats et les barons locaux du crime, nous offrant une leçon de mise en scène magistrale, qui donne à son New York 1997 (Escape from New York dans son titre original) une atmosphère nihiliste unique.
6 192 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 11 septembre 2021
Avant 1981 et après New York 1997 John Carpenter avait déjà obtenu d'énormes succès et des classiques de tous les temps avec Halloween, Christine et surtout L'Hôpital de la terreur que j'ai beaucoup aimé. On se demande alors pourquoi il n'a pas opté pour des budgets plus élevés car ce film gâche une idée brillante par manque de budget d'imagination et d'action. Kurt Russell imite Clint Eastwood dans le rôle de Snake Plissken un criminel condamné qui est envoyé à New York en 1997 qui est maintenant la seule et unique prison de haute sécurité des États-Unis pour sauver le président (Pleasence) dont l'avion s'est écrasé. Le film se déroule comme un western futuriste avec Lee Van Cleef qui supervise l'opération depuis la salle de contrôle ce qui fait qu'il donne l'impression d'un film de Sergio Leone. Pour être juste envers Carpenter il réussit beaucoup de choses avec un tel budget il y a un aspect sombre et un paysage urbain panoramique, de bons effets spéciaux, des décors impressionnants et même quelques séquences d'action efficaces, un scénario truffé d'humour noir ainsi qu'un excellent thème principal. Mais le film ne remplit jamais son ingénieuse histoire en n'utilisant pas la limite de temps de Snake pour accomplir la mission jusqu'à la toute fin et par conséquent il passe un long moment à n'aller nulle part. Il n'y a pas assez d'action et les méchants sont une bande de condamnés peu reluisants menés par Isaac Hayes. Les fans de Carpenter peuvent le considérer comme un bon film de série B mais pour le reste d'entre nous il aurait dû être une tranche sérieuse de cinéma d'action...