Seule sur la plage la nuit
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soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2018
Une mise en abime de l'histoire personnelle du cinéaste avec son actrice fétiche, où le plus rohmerien des auteurs coréens s'interroge sur la vie, la beauté des femmes, le temps qui passe... Pas beaucoup de nouveauté et pourtant un intérêt toujours présent pour des scènes où les personnages se mettent à nu, où les banalités prennent leur place dans le bien-être d'un instant (la bière coréenne est vraiment très bonne...). Salutaire.
Min S
Min S

69 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2018
Film coréen bien joué qui parle sur la liberté l’amour, la vie, la mort, l’alcoolisme et les choix. Je me suis un peu ennuyée même s’il y a des réflexions intéressantes.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2018
''Seul sur la plage la nuit'' est le 20 ème film de Hong Sang-soo. 20 film en 21 ans, le moins que l'on puisse dire, c'est que le réalisateur ne chôme pas. Il faut dire que l'oeuvre de Hong Sang-soo est indéniablement cohérente. Trop, diront certains qui l'accusent non sans raison de toujours faire le même film. Cette accusation s'explique par le caractère systématique des thèmes abordés et de la façon de les filmer. Le cinéma de ce réalisateur est fait de rencontres, d'amours déçues et de longues discussions, le plus souvent autour d'une table et d'un verre. Le tout filmé en longs plans fixes, parfois ponctué de zooms : Hong Sang-soo semble porter en horreur la technique du champs/ contre-champs. L'effet produit sur le spectateur ? Soyons franc, le visionnage d'un film de Hong Sang-soo sans déplaire, laisse souvent indifférent. D'abord à cause du contenu beaucoup trop théorique des discussions filmées. Ça parle, ça parle... pour nous donner des leçons de vie... On compare souvent le Coréen au français Eric Rohmer. La filiation est (malheureusement) évidente : même causerie interminable, même volonté de privilégier la parole à l'image, de privilégier ce qui est dit à ce qui est ressenti. Ensuite, il est compliqué de s'immerger dans les films de Hong Sang-soo à cause de la place de la caméra. Le réalisateur en refusant la plupart du temps le moindre champs/ contre-champs ou gros plan nous coupe des acteurs et de leur expressions (et de leurs émotions). Toutes ces critiques étant dites, il faut quand même dire que ''Seule sur la plage la nuit'' est sans doute un des meilleurs films de ce réalisateur.

Il est déjà difficile de rester de marbre devant l'histoire racontée cette fois-ci. Young-hee (Kim Min-hee, la ''Mademoiselle'' de Park Chan-wook) est une actice qui, à la suite de sa rupture avec un réalisateur coréen bien plus âgé qu'elle, part en Allemagne chez son amie Jee-young. Dans la seconde partie du film, Young-hee est de retour en Corée où elle retrouvera ses connaissances qui l'interrogeront sur son voyage. Le film repose tout entier sur ce personnage féminin. Et sur sa conception de l'amour. Refusant les simples amourettes, elle recherche ce qu'on pourrait qualifier d'amour absolu. C'est l'une des raisons de son voyage en Corée où elle va amèrement constater que les hommes sont tous les mêmes. Dans la sempiternelle scène de repas hongienne, une de ses amies lui demande comment sont les hommes à Hambourg. ''Ils ont de beaux corps'' rétorque Young-hee. Comme si, au fond, tous les hommes sont identiques. Sa déception est le moteur du film, ce qui l'a pousse à lâcher : ''Tous les hommes sont débiles'' ! Après ''Le jour d'après'', Hong Sang-soo continue à s'attaquer à la lâcheté des hommes et à leur caractère volage. Cette déception s'explique aussi par la peur que semble ressentir l'héroïne face à la solitude.

Oui, on retrouve les défauts habituels de ce cinéaste. Oui, on retrouve ces longs dialogues, parfois trop didactiques (désastreuse influence de Rohmer). Oui, on retrouve ces plans fixes qui bloquent l'émotion (le gros plan est la meilleure façon de susciter l'émotion du spectateur, voir Sergio Leone). Tout cela devrait normalement produire le même sentiment d' indifférence policée propre aux films de Hong Sang-soo. Et bien non. Pour la première fois chez Hong Sang-soo, on peut percevoir une douleur infinie chez cette femme. Cette douleur ne se manifeste pas bien entendu comme dans un mélo (à l'américaine ou non), c'est-à-dire par des crises de larmes, des explosions d'hystéries ou d'autres excès en tout genre. Excepté dans deux scènes (celle du repas où Young-hee hurle tout son ressentiment pour ses amis : ''Vous n'êtes pas dignes d'être aimés'' et la scène où elle retrouve, à la fin du film, le réalisateur), la douleur est rentrée, discrète, et pourtant bien présente. Le film n'est pas, comme cela peut-être dans d'autres œuvres de Hong Sang-soo, sur une seule tonalité. Cela permet de ressentir une émotion inhabituelle chez Hong Sang-soo. Une émotion qui s'installe peu à peu et qui continue à vivre après le visionnage du film.

Mais il est impossible de parler de ''Seule sur la plage la nuit'' sans évoquer son actrice. Ayant reçu le prestigeux Ours d'argent de la meilleure actrice (ce qui fait d'elle la seule actrice coréenne à avoir reçu ce prix), Kim Min-hee n'est pas portée par le film, mais le porte lui. Après ''Mademoiselle'', on peut continuer à découvrir sa très grande pallette de jeux. Vibrante et magnifique, elle obtient enfin dans un film de Hong Sang-soo un rôle à sa mesure (car elle était un peu derrière les personnages masculins dans ''Un jour avec un jour sans'' et ''Le jour d'après''). Comme certaines actrices, elle est capable d'illuminer l'écran avec trois fois rien. En même temps, c'est une actrice dont il émane une sorte de pureté et d'harmonie, à l'image de sa douce voix. Elle s'investit corps et âme dans son rôle. Rôle qui, on le sait, doit lui tenir à cœur puisque Kim Min-hee est en couple avec Hong Sang-soo. Histoire qui fait scandale en Corée car Hong Sang-soo, en plus d'être déjà marié, a 25 ans de plus que son actrice fétiche. En sachant ça, on ne peut s'empêcher sans cesse de faire des parallèles entre le film et la réalité. Et la tristesse de l'éventuelle séparation est cruellement illustrée dans le film. Mais c'est bien une déclaration d'amour que fait le réalisateur à son actrice. La froide rigidité de la mise en scène de Hong Sang-soo se réchauffe dès qu'il s'agit de filmer l'émotion sur le visage de Kim Min-hee. Il n'y a qu'à voir le plan qui ouvre la deuxième partie du film. Dans ce plan, le visage de Young-hee est filmé dans l'obscurité, en train de regarder un film au cinéma. Il suffit que les larmes lui montent aux yeux pour qu'à notre tour nous soyons émus. Mais le plus beau plan du film reste celui où Young-hee chantonne doucement une chanson d'amour. Et créer une forme de magie autour d'une situation toute banale est quelque chose de très cinématographique. En tout cas, prions pour que l'histoire entre Hong Sang-soo et Kim Min-hee ne brise pas la carrière de cette dernière.

En filmant le spleen de cette femme qui est (peut-être) celui de Kim Min-hee, Hong Sang-soo parvient, enfin, à aller droit au cœur du spectateur. Grâce à cette splendide Kim Min-hee, le film se teinte d'une tristesse rosée, qui fait de ''Seule sur la plage la nuit'' l'un des meilleurs films de son cinéaste.
Françoise C.
Françoise C.

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0,5
Publiée le 13 janvier 2018
Il n'y a pas d'histoire construite et ne peut pas mettre en valeur le jeu des comédiens sui reste d'une banalité confondante. Filmer le quotidien ne donne pas toujours de bons résultats....
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 janvier 2020
Difficile de différencier les film de Hong Sang-soo à la longue. Le réalisateur coréen est prolifique, à la manière d'un Woody Allen. Mais si le maître new-yorkais trouve souvent matière à renouveler ses histoires tout en gardant son univers, force est de constater l'incapacité de Hong Sang-soo à éviter les redites.
Donc une nouvelle fois une histoire d'amour contrariée, des hommes frivoles, des femmes tristes, des scènes où l'on s'enivre au bar. Ce n'est pas mal fait, ce n'est pas inintéressant, mais ses films se suivent et se ressemblent au point de perdre toute saveur.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2025
Un drame coréen cathartique profondément ennuyeux car le récit se perd dans des dialogues qui n'en finissent plus autour d'un personnage principal féminin dont a bien du mal à discerner les ressorts psychologiques l'animant. La discrétion de la mise en scène et la sobriété de la distribution ne peut faire oublier à quel point l'histoire léthargique peut rebuter.
Rourkewhite
Rourkewhite

107 abonnés 968 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mars 2020
Un film qui peine à revêtir le moindre intérêt, empêtré dans des dialogues plats et une intrigue inexistante. C'est surfait, lent et superficiel... N'est pas Bergman qui veut...
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2018
Une oeuvre mélancolique, où Hong Sang-soo imagine comme à son accoutumée une variation narrative, à ceci près que cette fois cette variation se fait par rapport à la vie réelle du réalisateur. Lui qui a quitté femme et enfant pour son actrice Kim Min-Hee, imagine dans ce film ce que leur vie serait devenue s'il était resté avec sa femme. Connaitre ce canevas de départ ajoute un surcroit d'intérêt à ce beau film où l'on retrouve la manière de Hong faite de longs plans fixes et d'ellipses soudaines. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Tony L'Ambassadeur
Tony L'Ambassadeur

41 abonnés 566 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 août 2018
Si « Seule sur la plage la nuit » est un film typique du cinéma sud-coréen et bien j’ai peur de n’y être pas sensible. Il faut dire qu’il s’agit d’un tout autre univers que celui que des films « occidentaux ». Je me suis bien rendu jusqu’à la fin du film, mais pas sans difficulté je dois l’avouer. En effet, j’ai trouvé réellement difficile, en un peu plus d’une heure et demie, de s’imprégner de nouveaux codes, aussi différents, ou dirais-je même d’une nouvelle culture. La gestuelle, les mimiques des personnages, les intonations, les voix m’ont semblé tellement en décalage avec le contenu des sous-titres que me suis demandé : soit les acteurs sont terriblement mauvais, soit la synchronisation des sous-titre est une erreur, soit la langue sud-coréenne est difficile à traduire. Dans le cas où mon explication numéro 2 et 3 (mauvaise traduction des dialogues) s’avèrent fausses, alors je déclare les dialogues super répétitifs et ennuyants. Je ne bouderai pas pour autant un deuxième film sud-coréen, non non, mais disons que ce ne sera pas tout de suite...
TUTUR29
TUTUR29

48 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2021
J'avais pourtant pas mal apprécié "Le Jour D'après" de Hong Sang Soo mais cette fois ci, je n'accroche pas du tout à Seule sur la plage la nuit. Les dialogues sont longs et souvent inintéressants, la mise en scène est beaucoup trop immobile, et ce qui fait la grande différence par rapport à "Le Jour d'après", c'est que les personnages ne dégagent aucune émotion. Là où je trouve qu'il y avait une authenticité dans le jour d'après qui rendait le film assez touchant, ici il n'y a rien pour captiver le spectateur hormis quelques beaux plans ou une jolie musique poétique. Ce n'est pas suffisant pour faire de ce film un agréable moment. Je ne vous le conseille pas.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 décembre 2020
Cette histoire d'une jeune Coréenne qui essaie de se réconcilier avec son amant ne s'est jamais élevée au-dessus du piéton pour moi. Il n'y a essentiellement aucune action au-delà de la conversation. Après sa rupture elle se rend en Allemagne pour rendre visite à son amie. Une bonne partie du temps passé avec ces deux amies consiste à se demander si l'amant va se montrer et à se demander si elle est déchirée entre les pensées de son amant et son désir d'indépendance. Il y a une scène où un ami de ses ramasse des cailloux dans quelques kilos de haricots secs. C'était peut-être pour montrer que le type était subordonné au gérant du café mais je me demandais pourquoi on passait autant de temps sur une tâche aussi banale. Et puis il y a des scènes qui sont tout simplement bizarres comme le laveur de vitres acrobatique qui a dominé une scène et qui était là dans un but qui m'a échappé. Et il y a l'homme en manteau noir dont la scène principale qui lui demande l'heure. Qu'est ce que c'était ?. L'adagio du quintette à cordes en do majeur de Schubert accompagne plusieurs scènes et n'a pas particulièrement renforcé l'émotion de ces scènes...
Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2022
"Vouloir recommencer ailleurs" et "être rattrapée forcément par son passé" sont les deux tableaux de ce film, qui suit une ex-actrice qui peine à se remettre de sa séparation avec un homme, cinéaste marié, avec qui on sent que la relation a été puissante, riche et marquante, même si elle s'en défend. On le comprendra suite à sa réverie qui révèlera la profondeur de ses sentiments, alors que son discours, auprès de ses amis et plutôt celui d'une femme désabusée que tous les hommes ennuient. Une tristesse et mélancolie constante habite ce film avec des dialogues dont l'intérêt augmente au fur et à mesure que coule l'alcool... Un portrait tout en teintes douces et tendres qui illustre parfaitement l'idée d'errance dans l'existance.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2018
Belle réflexion sur l'amour, la quête d'amour, l'instabilité et le désir qui en résultent.
L'actrice principale est magique, elle incarne un personnage qui ressent pleinement ce qu'elle dit et il semblerait d'ailleurs que ce soit une part de sa quête personnelle...
Ce film pourrait presque être un documentaire, le scénario semblant se développer suivant le ressenti des acteurs... il ne respecte pas le canevas habituel et c'est tant mieux !
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