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Un visiteur
2,0
Publiée le 17 mars 2018
Ca commence bien ! histoire sympathique, bien jouée , plein de fantaisie, scénario original ... trop peut être ... comment se sortir de cette histoire abracadabrante ... ça patine, il y a du remplissage et une fin finalement rapide. Dommage
De deux choses l'une dans La belle et la belle. Ou bien, à partir d'un postulat farfelu, le film joue la carte de la crédibilité et il y a beaucoup d'éléments qui ne sont pas logiques à de nombreuses reprises ; ou bien on s'en fiche et c'est la fantaisie qui doit dominer mais là la réalisatrice Sophie Fillières ne débride pas suffisamment son scénario et il y a finalement peu de scènes franchement amusantes à se mettre sous la dent. La vérité est sans doute un peu entre les deux, bancale, dans le double portrait de la même femme entre deux âges (pour une fois que l'expression a une vraie signification) et sur la question des destinées et des erreurs nécessaires pour apprendre ou au contraire à éviter. L'augure en était acceptable à condition de donner davantage de rythme et de ne pas tomber dans une sorte de ronronnement à partir de la moitié du film. On regrette d'ailleurs qu'il n'y ait pas encore plus de scènes de dialogues entre les deux héroïnes, l'espace étant partiellement occupé par le personnage de Melvil Poupaud, certes toujours impeccable, mais dont le rôle attire La belle et la belle vers une sorte de marivaudage, ce qui n'est pas ce qu'on attendait a priori. Reste la comparaison entre les talents respectifs d'Agathe Bonitzer et de Sandrine Kiberlain. Etant entendu que la première est un peu meilleure que d'habitude (ce qui n'est pas difficile) et que la seconde est moins brillante que d'accoutumée, cela ne les ramène toutefois pas sur un pied d'égalité, pour autant.
C'est une comédie très originale et relativement sympathique. Cette histoire se suit agréablement. Cela se focalise sur le temps qui passe, les générations, le quotidien. Certains dialogues et certaines situations sont amusantes. En même temps, cela reste assez plat et sans grandes surprises.
l'idée est bonne mais le film est raté. Les meilleures moments sont dans la bande annonce, sinon, c'est mortel. J'y suis allée car j'aime beaucoup Sandrine Kiberlain et heureusement qu'elle est là pour sauver ce désastre. Agathe Bonitzer, vraiment pas gracieuse, n'a pas eu trop de mal à avoir le rôle ! Film insipide, les personnages sont des têtes à claques et les dialogues sont plats ! à fuir
Ca fait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi réjouissant, drôle et émouvant. Je me suis même surprise à être très émue à la toute fin du film. L'humour n'est pas gras mais subtile, la mise en scène est délicate, et les acteurs sont magnifiques. Un faible évidemment pour Melvil Poupaud, l'homme des 2 filles, et Sandrine Kiberlain belle comme tout et brillantissime, et Agathe Bonitzer qui gagne à être connue. Je vous le recommande, pour ma part je vais y retourner, ça fait trop longtemps que je n'ai pas entendu des dialogues aussi jubilatoires !
C'est un film très intéressant qui aborde le thème du double. La grande originalité repose sur le fait que ce sont 2 actrices différentes (magnifique sandrine kiberlain et agathe bonitzer) qui jouent le même role à 2 âges différents. elles sont toutes 2 bien différentes (pas même taille ni couleur d'yeux ni cheveux), mais il y a une énergie, une singularité commune. Et c'est là toute la réussite du film, nous faire croire que l'une EST l'autre. Bravo Madame Fillières pour le film, pour votre poésie et vitre fantaisie.
Inutile d'aller voir ce film, regardez la bande-annonce, c'est ce que l'on peut extraire de meilleur ! Dommage pour Sandrine Kiberlain et Melvil Poupaud...
Le film part d'un bon concept mais le temps m'a paru très long pendant la séance : on dirait un téléfilm. Les premières scènes avec Agathe Bonitzer sont extrêmement mal jouées! (La scène au café, avec Esther !!). Il faut dire que le partie pris d'écriture consiste en la répétition de mots ou expressions...au cas où le spectateur n'avait pas compris l'idée de la duplication. Et puis, il y a un certain nombre de plans parasites, convenus et qui n'apportent rien à l'histoire, à part à forcer notre rire : les parents en mousquetaires !!, La scène dans la chambre d'hôtel, Aurélie Dupont dans le TGV... Aussi, l'idée de l'inversion des vêtements rouge et bleu me paraît un peu grossière, comme si, encore une fois on voulait rappeler au spectateur que l'une des Margaux se confond dans l'autre ! Mais à quoi bon ces artifices !? : tout le film reste cantonné à des idées superficielles sans jamais rentrer dans la profondeur d'un propos !, Les personnages n'évoluent pas. Le film semble patiner, on s'attend à ce qu'il y ait un réel changement à la fin, que la vie de ces femmes soit vraiment impactée !, la réalisatrice ne nous pousse pas à réfléchir et ne prennent aucun risque dans la mise en scène ! : On ne rentre jamais dans la chaire du propos.
Un film frais et moderne qui m'a beaucoup plu. Agathe Bonitzer était très amusante et le duo qu'elle forme avec Sandrine Kiberlain fonctionne très bien. Des dialogues intelligents et une mise en scène efficace, À voir!
Une comédie touchant et originale dans son approche. Un regard sur le temps qui passe, sur les erreurs passées. Un miroir d'une existence. La Belle et la Belle est une comédie dramatique originale.
C’est étonnant, le nombre d’histoires qu’on peut inventer en prenant pour point de départ la simple petite conjonction de deux lettres « si » : elle ouvre tous les possibles et autorise toutes les audaces. Les récits qu’on en tire sont toujours empreints de fantastique, parfois marqués de drôlerie, d’autres fois glissant vers quelque chose de trouble, voire d’effrayant. Beaucoup d’auteurs s’en sont emparés, pour le plus grand bonheur des lecteurs, tel Julien Green qui, dans « Si j’étais vous » en 1947, imaginait un personnage doté du pouvoir de faire migrer son âme au gré de ses désirs dans le corps de quelqu’un d’autre. Devenir un autre que soi… Dans le film de Sophie Fillières, c’est, d’une certaine façon, le postulat contraire qui est proposé : il ne s’agit pas de se changer en un autre, mais de se rencontrer soi-même plus âgé de 20 ans (ou plus jeune du même nombre d’années, selon le point de vue adopté). Margaux (Sandrine Kiberlain), une femme de 45 ans, fait la rencontre d’une jeune femme de 25 ans (Agathe Bonitzer), qui porte le même prénom qu’elle et en qui elle ne tarde pas à se reconnaître. Elles se retrouvent dans les mêmes lieux et, bien sûr, la Margaux plus âgé peut renseigner la cadette sur son présent comme sur son futur. « Tu fumes ? », demande la Margaux de 25 ans. « Oui, j’ai commencé à fumer il y a 15 ans. Tu commenceras donc à fumer dans 5 ans », répond la Margaux de 45 ans. On s’amuse beaucoup de ce genre de reparties comme de voir les deux femmes agir de la même façon, demandant, par exemple, toutes deux un autographe à la danseuse Aurélie Dupont qu’elles croisent dans un train. Ces jeux de miroir sont très habilement mis en scène par Sophie Fillières, jeux de miroir d’ailleurs relatifs, car on est frappé également par des dissemblances. Physiquement, les deux femmes diffèrent sensiblement et pas seulement à cause de l’âge. Quant à leurs goûts respectifs, ils ne sont pas non plus forcément identiques. Ainsi, la plus âgée s’étonne de constater que la plus jeune aime les champignons alors qu’elle, elle les déteste. L’arrivée de Marc (Melvil Poupaud), l’amant de Margaux la plus jeune, sème encore davantage le trouble dans l’esprit du spectateur et entraîne le film vers la fantaisie la plus pure. Tout est invraisemblable, tout est déconcertant. Pourtant, comme la cinéaste filme cette histoire à dormir debout avec un naturel confondant et comme on est en présence d’actrices de grand talent, on n’en est pas moins captivé. Quand ils sont bien réalisés, les récits les plus farfelus ont tant de charme qu’on ne demande pas mieux que de s’en régaler.
J'avais eu un coup de coeur pour le film quand je j'avais vu la première fois en avant première il y a quelques semaines, j'y suis retournée hier et j'ai encore plus aimé le film. L'écriture est très fine, et il y a plein de subtilités et de jeux avec les mots que je n'avais pas compris la première fois. Le thème du double est abordé avec beaucoup de singularité et de personnalité.