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Gfa Cro
60 abonnés
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5,0
Publiée le 10 juin 2017
Vu et avis le 20170609
Sujet très intéressant, la forme est moins convaincante.
Je n avais qu une vague idée dû synopsis. Je suis allé voir ce film un peu à reculons me disant qu un moine bouddhiste raciste, ça ne m intéresse pas. Au début du film, j ai cru qu il allait prêcher contre le racisme et du coup ça m a intéressé, puis j ai compris que non, w était bien raciste. A ce moment là j ai trouvé le film peu digeste car si j étais intéressé par comprendre comment w concilie bouddhisme et racisme, je n étais pas du tout enclin à voir un documentaire retraçant des événements racistes et cherchant à en comprendre les origines.
Le film commence mal, séries de travelling horizontaux, avec des personnes plus ou moins floues qui passent entre le point net et la caméra. Cela m a semblé une mauvaise idée mais ne dure pas. La construction du film est assez bizarre. Il suit globalement le fil historique du passé le plus ancien au plus récent. Mais dans le détail, il y a trop d entorses pour que je pense que ce soit le fil principal du film. S il y en a un autre (argumentation par exemple, je ne l ai pas vu. A moins que ce ne soit : 1 l histoire de w, 2 l histoire des événements et peut être 3 regard international sur les événements ou conséquence). En tout cas la narration n est pas clairement structurée. Le film fait quasiment l impasse sur la question de la compatibilité entre le bouddhisme et le racisme. On le voit un peu en filigrane mais ce n est pas directement abordé.
Le film nous confirme comment reconnaître les prémisses au racismes, quels en sont les manifestations indiscutables, qu il peut se cacher partout, que personne n avoue l être et qu ils sont probablement de bonne fois en le niant, ...
Film assez âpre mais qui fait globalement confiance à ses spectateurs pour comprendre son message.
Ce film est partit pris et limite pro musulmans, les Bouddhistes qui sont pacifique doivent être non violent, mais ce n'est pas pour ça qu'i ne doivent rien faire quand les musulmans violent et tuent des Bouddhistes, c'est juste légitime. En plus dans le film on voit plus d'exactions commis par les musulmans que par les Bouddhistes, le pire c'est que le réalisateur fait aussi passer Aung San Suu Kyi pour une nazi. Quand on à vu "the lady" de Luc Beson, on ne peux que s'interroger sur les motivations du réalisateur.
Ce documentaire dresse le portrait de Wirathu, moine extrémiste engagé dans un combat à l'encontre de la population musulmane en Birmanie. J'ai trouvé ce film bien construit car il permet de dénoncer une situation méconnue. En parallèle de l'histoire de Wirathu, un état des lieux sur la situation migratoire en Birmanie est fait, permettant de constater avec ironie l'écart pouvant exister entre représentations et la réalité. Plusieurs intervenants aux fonctions diverses sont interviewées, permettant de montrer les rapports entre moines, population, forces armées et pouvoir politique. Plus généralement, cela explique que les conflits graves entre populations au sein d'un même Etat sont tristement d'actualité.
Difficile de juger un film-documentaire. Les ressorts émotionnels ne sont pas les mêmes, mais quand il s’agit de la Birmanie, mes émotions sont à fleur de peau. Surtout après la daube navrante de Besson, on ne peut qu’espérer mieux ! Le propos de Barbet Schroeder, à travers la description de la trajectoire de « W » est de nous montrer les désastres causés par le communautarisme. C’est toute la grandeur de ce document qui ne se cantonne pas au problème un peu médiatisé des Rohingas. Schroeder nous décrit avec pertinence le fondement du discours de ce leader religieux haineux, arrogant, mythomane. Hélas, pour conforter l’ostracisme religieux, le film évite soigneusement d’évoquer l’hégémonie tribale des Bamars sur la nation. Problème identifié par le général Aung San (pourtant Bamar) qui devait faire signer aux accords de Panglong, une autonomie administrative pour les ethnies minoritaires (135 ethnies, environ une centaine de langues) dans les fondements de la nation naissante en 1947 ! C’est dire que le problème ne date pas d’hier ! Dommage que cette base historique ne soit pas évoquée. Car c’est sans doute elle qui conduit Aung San Su Kyi à une certaine compromission sur ce sujet ! Mais le documentaire ne peut pas tout expliquer en moins de 2 heures et se cantonne – c’est peut-être mieux – a la personnalité de W auprès de qui nos « Le P… » passent pour des sœurs de la miséricorde ! Reste que l’on aimerait aussi savoir quelle est l’audience exacte de W auprès des birmans bouddhistes. On en sort assommé par ce déferlement de haine véhiculé par un religieux. Cela conforte gravement mon avis négatif sur les manipulations des peuples par les religions.
Très bon film traité à la façon d'un documentaire. Les propos tenus tout au long du film par le Vénérable W nous permettent de mieux comprendre le fondement des rivalités et luttes religieuses entre boudhistes et musulmans, qui périodiquement ensanglantent la Birmanie
Le premier documentair sur un sujet apparemment oublie par le monde. Les imaes sont crues et cruelles et montrent la realite brute. Esperons qu'il sensibilise l'opinion public et oblige la communote internationale de trouver une solution passifique.
Un documentaire qui m'a fait découvrir un problème de racisme touchant la Birmanie dont les médias ne parlent jamais. ce film m'a également fait voir qu'au sein du bouddhisme il existait une façon de penser complètement inverse aux principes du Bouddha. un bonze peut impunément attiser les haines prêcher la violence en toute impunité.
Barbet ce film m'a inspiré cette citation de Montaigne: "La raison est un glaive double et dangereux ... on ne se détache jamais vraiment de ce que l'on condamne." Finalement cette citation pourrait aussi bien s'appliquer au bonze qu'à toi même. Fasciné depuis tes débuts par les extrêmes, que ce soit dans la drogue (More /Barfly), le sexe (maitresse), la mort (la vierge des tueurs) et le pouvoir (maître Vergès, Amin Dada). Finalement il ne te manquait plus que la religion. La boucle est bouclée comme on dit. J'aime ton travail et tes idées depuis tes débuts mais la voix off de Bulle est parfois un peu trop naïve ici. Bien évidemment, dans toute religion il y a des dérives. Et le bouddhisme chez la plupart des asiatiques est perçu comme une religion et Bouddha est cet être suprême, tel un Dieu, celui à qui on demande. Ce n'est finalement une "philosophie" que pour une élite. Et c'est bien dommage...
A travers témoignages et images d'archives, le réalisateur présente une personnalité influente, réduite à un entrefilet dans le journal en France, alors qu'elle ne prône rien de moins que le génocide. Le film questionne également la politique du pays, avec Aung San Suu Kyi réduite à la dimension d'un pantin manipulée par la junte militaire encore toute puissante. Une réalité qui parait malheureusement douloureusement crédible. Le sujet est intéressant, et permet de voir sous un autre jour le bouddhisme, qui comme toute religion peut être aussi bien vecteur de haine et de clivage et que d'amour et de pacifisme. L'amalgame entre des personnages d'une minorité et la minorité en question est un problème qui sera malheureusement encore longtemps sans solution, mais à l'aune des évènements d'aujourd'hui, le film atteint à l'universalité.
Documentaire edifiant sur un moine boudhiste raciste et intolérant. Encore une fois, la religion engendre la haine, ici elle est dirigée contre les musulmans en Birmanie. Et ça se passe aujourd'hui. Surréaliste!!
Merci à ce documentaire d'exister, de dénoncer un tel personnage et tous ceux qui le suivent. C'est incompréhensible de se laisser laver le cerveau à ce point. Et lui? Pourquoi a-t-il accepté d'être filmé? Intéressant mais j'aurais aimé plus de mises en perspective, d'implications.
Le film aurait pu tomber dans un pamphlet pratiquant l'indignation facile propre à éveiller les consciences des bobos germano-prantins. Il aurait pu, aisément. Sauf qu'il n'en est rien. Le film de Schroeder, qui a tenu à faire court en dépit d'un sujet complexe, ne tombe pas dans le piège de l'angélisme, avec les méchants moines contre les pauvres petits immigrés musulmans tout gentils. Il contextualise, raconte, fait s'entrechoquer les points de vue, montre l'insoutenable, démonte les mécanismes de la rhétorique de l'horreur et surtout, garde son propos universel. Si des spectateurs verront aisément dans ce documentaire une aide à la lutte contre l'islamophobie (ces gens se trompent de combat à mon sens), le film garde un propos universel car ce qui se passe là-bas s'est déjà passé en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie, avec divers leaders, à diverses époques, avec les mêmes méthodes. Ces choses-là se déroulent partout dans le monde, chaque religion/ethnie/civilisation maltraitant une autre, à différentes échelles, et le film nous ouvre les yeux sur le fait que l'Histoire est un éternel recommencement et que la Haine gagne toujours car elle se nourrit, in fine, de la haine qu'elle enclenche. Les racines du Mal sont profondes (on ne sait pas qui a écrit le petit livret servant de base à la propagande anti-Rohingyas), en Birmanie ou ailleurs, mais avec les mêmes schémas, les mêmes ressorts, les mêmes peurs, toujours. Le film sera sans doute dur à regarder pour certains, parfois à entendre, mais il reste un film important, très bien documenté, brillant dans son montage et sa narration. « Le vénérable W. » égratigne aussi un peu le mythe de la Lady Aung Sang Suu Kyi, devenue une politicienne coincée entre ses alliances, nécessaires, avec le junte militaire, et ses obligations de symbole de la Paix. Reste une question : que faire pour aider ses malheureux, menacés d'extinction pure et simple à cause d'un génocide violent et implacable ? Le film n'a pas de réponse, mais si on pouvait déjà s'aimer les uns, les autres, ça serait déjà un bon début pour vaincre cette foutue Haine qui mérite notre plus profond mépris. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
La première séquence, après avoir contemplé les paysages bucoliques de la Birmanie, montre un homme épais, dense, en habit de moine bouddhiste, qui compare les musulmans à des poisson-chats, envahissants et monstrueux. La messe est dite. Tout le récit raconte ce que personne ne peut imaginer de la religion bouddhiste : une machinerie destructrice et manipulatrice, loin des préceptes pacifiques et philosophiques que nous connaissons bien. "Le vénérable W." est un plus qu'un film sur le racisme. C'est un coup de poing salvateur sur le risque islamophobe qui pèse sur nos sociétés modernes. On découvre avec effroi l'impuissance de l'ONU et de la communauté internationale pour contrer un discours rampant et nauséeux qui asphyxie les consciences. Après ce film de B. Schroeder, qui s'essaye une nouvelle fois au documentaire après le récent "L'Avocat de la Terreur" aime les personnages complexes et polémiques, au risque d'ailleurs du simplisme manipulatoire. Son épouse, Bulle Ogier, accompagne avec sensualité et poésie, ce récit machiavélique, grâce à une voix presque enchanteresse. "Le Vénérable W." est un film froid et noir, qui donne envie de crier. En cela, c'est hélas une œuvre tristement nécessaire à l'heure des racismes en tout genre et des réductions idéologiques.