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isakkk
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4,0
Publiée le 8 août 2017
Un film d'ambiance, qui restitue magiquement la période d'un été d'abandon. Une petite fille dont les parents sont décédés est recueillie par son oncle et sa tante, parents d'une petite fille plus jeune. On comprend les situations à demi mot (la fin du franquisme, les parents morts du Sida, la petite fille contaminée) et cela fait tout le charme de scènes où la cruauté de l'enfance le dispute à l'amour inconditionnel de la famille. Un très joli film, lent, comme une chronique d'un été...
Film correct, peut être un chouïa décevant. Le scénario élude complètement ce qui est arrivé aux parents de la petite héroïne (hormis lorsque qu'elle questionne sa tante sur la mort de sa mère)... le tout est tout de même agréable à regarder.
Le moins que l'on puisse dire c'est que la jeune réalisatrice catalane sait diriger les enfants. Et quel casting ! La petite Frida filmée en gros plan tout le long du film est époustouflante !I C'est le quotidien d'une fillette de 6 ans qui doit s'habituer à l'absence de sa mère. Il ne se passe pas grand chose, heureusement le film est court et la dernière scène est très émouvante.
Ce film, d’un réalisme irréprochable et évitant les clichés propres aux histoires de filles adoptives, s’interroge sur la manière dont peut se construire un rapport humain aussi profond que le lien familial — un lien ni facile ni exceptionnel. Sans mélodrame, c’est un film d’une grande sincérité et d’une justesse rare, porté par des actrices et des acteurs excellents.
Histoire attachante, lente et peu ciblée. Le film erre pour dégager une atmosphère.
Du coup, il n est pas très aisé à voir puisqu il n y a que des vérités du moment. Au début du film, on est un peu comme Frida : on est soumis à diverses personnes, ballotés, sans trop savoir pourquoi. Ensuite, le cercle se restreint et il faut se familiariser avec ce cercle plus réduit.
Le film se concentre trop sur des scènes de vie quotidienne, dont la plupart n'ont que peu d'intérêt, et n'arrive jamais à dépasser ce stade un peu documentaire, contrairement à des films comme Cria Cuervos qui proposait une autre dimension, notamment psychologique et jouait beaucoup plus sur les rapports humains. Après, la jeune actrice est touchante, mais ça ne suffit pas à éviter la léthargie qui s'empare progressivement du film.
Une très jolie histoire filmée à hauteur d'enfant. Et quel enfant ! Cette petite Laia Artigas est tout simplement géniale. Le film est une ode toute en pudeur et en suggestion à l'enfance, à la famille et au deuil. Ceci dit, il y a par moments quelques longueurs et redondances (notamment en ce qui concerne les passages de jeu). Quant à la scène finale, l'idée est bonne dans l'esprit, mais je l'ai trouvée un peu abrupte en pratique.
C'est un film qui ne paye pas de mine où le spectateur rentre à pas feutrés. Car, au-delà d'un récit, le spectateur s'engage dans l'intimité la plus totale d'une famille, un fameux été de 93. Fameux car c'est encore l'époque où la trithérapie n'a pas eu raison du SIDA. Fameux car ce nouveau virus sème le trouble et la peur dans les consciences. Frida vient de perdre sa mère, c'est à peu près ce que l'on sait, sans d'ailleurs que l'on soit très conscient de l'ancienneté du décès. Elle intègre sa nouvelle famille, celle de son oncle. "Eté 93" est manifestement un récit autobiographique. Dans un sens, ce premier long-métrage, très intimiste, très personnel surtout, fait penser à la première œuvre de Sandrine Veysset "Y-aura-t-il de la neige à Noël ? " où elle avait tellement donné d'elle-même que les œuvres qui ont suivi, ont été plus décevantes. La réalisatrice excelle comme Veysset dans la mise en scène et la conduite d'acteurs. Les enfants jouent le rôle qui leur est assigné sans aucune rature, comme si la vie qu'ils incarnaient était leur propre existence. La réalisatrice n'abuse d'aucune forme de démonstration. Elle regarde une famille sans juger, jusque cette jeune Frida dont on sait tout de suite qu'elle se situe, du haut de son enfance abîmée, entre colère, tristesse, jalousie et pudeur. En réalité, "Eté 93" est un film d'une formidable intelligence. Jamais l'enfance brisée n'aura été montrée avant autant de respect, de beauté, et de douceur, bien que le sujet traité soit d'une terrible violence. Il faut saluer d'abord une mise en scène magnifique qui, une fois de plus, donne envie d'aimer le cinéma et ses milliards de vie qu'il raconte.
C’est un très joli film avec une très bel histoire. Mes larmes coulaient à la fin. Comment vivre normalement quand l’être qui nous a mis au monde disparaît ? Telle est la question
Tout en retenue, "Eté 93" est l'évocation naturaliste du mal-être d'une enfant après la mort de ses parents. Filmé principalement en plans rapprochés, il est l'occasion de belles scènes où la jeune héroïne peine à trouver sa place dans sa nouvelle famille, à accorder un espace légitime à sa cousine et à accepter la disparition de ses géniteurs. C'est une oeuvre d'une grande justesse, qui évite le pathos et le voyeurisme inhérents à un tel récit, au profit d'un regard neutre mais bienveillant, quasi-documentaire. A voir !
Un film simple, à hauteur d'enfant, dont on ne comprend le contexte que par bribe de conversation éparse. De ce point de vue, c'est réussie. Après, le film a du mal à prendre de l'ampleur et reste souvent dans la chronique. A voir, sans plus.
S’inspirant d’une histoire très personnelle, la réalisatrice prend me semble-t-il beaucoup de précautions avant d’aborder frontalement le sujet de son film : le deuil d’une petite fille de six ans qui n’a pas connu son père et voit maintenant sa mère disparaître. On comprendra plus tard de quoi elle est morte. Carla Simon Pipo tisse autour de son héroïne une toile protectrice dans laquelle Anna va s’enfermer afin de répondre négativement à la nouvelle vie qui l’attend. C’est délicat, sensible et bien mené, mais avec beaucoup trop d’attente dans le développement des situations (il n’est pas question de dénouement) qui tardent à débloquer une issue bien balisée par un scénario confortable. Le sujet bien particulier était surtout très sensible. La réalisatrice en évite bien des écueils, mais à trop marcher sur la pointe des pieds, on ne sait plus très bien où on les pose. Exceptionnelle depuis les premiers instants, la jeune Laia Artigas connaît par contre très bien la meilleure façon de marcher dans ce monde qu’elle abordait pour la première fois : émouvante, bouleversante, une vraie gamine de six ans ! Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Sans atteindre les sommets de "L'incompris" de Luigi Comencini, "Été 93" fait entendre et voir une bien jolie mélodie sur l'apprentissage du deuil chez les enfants. Toujours filmé à leur hauteur, le film fait montre de beaucoup de pudeur, de justesse dans l'observation des gestes ou des humeurs d'enfants faisant passer tous les sentiments sur le visage de la petite Laia Artigas, époustouflante de naturel jusqu'à la scène finale, bouleversante de concision et de force. Il est cependant dommage que le film ne soit pas plus resserré afin d'éviter quelques répétitions et, du coup, quelques longueurs et que le personnage de la grand-mère soit aussi caricatural face à la complexité des autres personnages.
Ete 93 ne vaut que par l'excellente interprétation des acteurs, notamment des 2 fillettes et en particulier Frida, jeune orpheline de parents malades du Sida. L'histoire si elle a de quoi émouvoir, avec l'arrivée au sein d'une nouvelle famille d'une gamine endeuillée ne décolle jamais vraiment, la faute à de trop nombreux passages uniquement réservés aux rapport entre les enfants. La psychologie avec les parents adoptifs est peu développée, ce malaise qui s'installe légitimement chez Frida pas assez expliqué. On s'ennuie par moment bien que le scénario soit juste. La mise en scène aussi est honnête mais le tout est assez décevant à mon goût. Film manque d'émotion. Moyen....