Note moyenne
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Beau portrait en mode à la fois introspectif et ouvert au monde. Portrait d'une jeune femme qui sonde sa vie comme elle sonde sa ville (Madrid). Au gré des hasards et des rencontres. On la suit dans ses déambulations et dans sa quête identitaire. Il est question d'amour et d'amitié, de féminité et de maternité. Et de la difficulté à devenir soi-même. Le scénario est écrit avec intelligence et délicatesse. Réflexions existentielles et analyse des sentiments nourrissent finement une trame vagabonde qui ne perd jamais sa fluidité, navigant entre légèreté et gravité. L'air de rien, le film capte joliment, en douceur, l'air du temps pour une certaine jeunesse. Quelque chose de très générationnel. Les acteurs, bien dirigés, sont tous très naturels et convaincants, notamment l'actrice principale, Itsaso Arana, qui est par ailleurs coscénariste du film avec Jonas Trueba, le réalisateur. Jonas, fils de Fernando, dont c'est le cinquième long-métrage mais le premier distribué en France. Petit bémol sur la durée du film, un peu longue, mais l'ensemble demeure toujours agréable et de qualité.
Eva fait partie de ces gens qui ont décidé de rester dans la ville dans laquelle ils vivent à l'année pendant les vacances d'été. Madrid en août, bouillant. Et pourtant, Eva trouve que le mois d'août est le meilleur moment de l'année pour faire les choses que l'on a jamais le temps de faire et de les faire bien. Elle se laisse porter, croise des gens qu'elle connaît, en aborde d'autres, rappelle d'anciennes amies dont elle ne prend jamais le temps pour les voir. Jour après jour, nous suivons ses vacances de facon chronologique avec un écriteau renseignant la date. On sent la chaleur étouffante de l'été, propice aussi à l'apaisement et au laisser aller. Eva va avoir 33 ans et ses mimiques sont sans équivoque : oui, l'âge est un sujet quand on est une femme.
Jonas Trueba filme des femmes qui sont seules et fortes, une amie de Eva élève seule son petit garcon, une autre a congelé ses ovocytes et enfin Eva devient enceinte sans dire qui est le père.
Film doux, comme un été qui se prolonge.
Jonas Trueba filme des femmes qui sont seules et fortes, une amie de Eva élève seule son petit garcon, une autre a congelé ses ovocytes et enfin Eva devient enceinte sans dire qui est le père.
Film doux, comme un été qui se prolonge.
Ne voyant que des retombées positives sur ce film, j'étais curieux de le découvrir, sans en attendre beaucoup en retour. Le contexte est sympas et l'idée de départ bonne, profiter d'un Madrid vidé de ses habitants en première quinzaine d'août et laisser Eva, le personnage principal, déambuler dans les rues, se laisser porter par l'ambiance de cette ville et se prendre au jeu de ses diverses rencontres. Le film est particulier en soit, car tout d'abord écrit par Jonas Trueba, le réalisateur en binôme avec son actrice principale, Itsaso Arana. Ce qui laisse une grande liberté au jeu et cela se voit. L'actrice rayonne à l'image, elle est resplendissante et livre une sublime prestation tout en légèreté et retenue. La caméra n'est là que pour servir ses intentions. Même si rien n'est laissé à l'improvisation, le temps de l'image est celui de l'actrice. C'est beau, c'est agréable, c'est extrêmement lent mais c'est la temporalité du moment et ce rythme est en adéquation avec le propos et l'intrigue. Eva se laisse aller dans une liberté complète avec une pudeur bien affirmée. On ne connaît rien de la backstory du personnage, et à très peu de moment Eva parle d'elle-même. Timide, réservée avec une folie intérieure et une forte envie de comprendre le monde et les gens, tantôt intravertie, tantôt extravertie, Eva est un personnage mystérieux mais qui amène une vraie présence dans chaque scène. Cela donne une vraie authenticité aux échanges et aux rencontres qui se déroulent sous nos yeux. Si on part du principe que ce film est un hommage nostalgique aux saveurs empruntés par la nouvelle vague, la mission est accomplie. Bien que le film utilise le temps long pour s'exprimer, réduire le film de 20 à 30 minutes n'aurait rien changé au propos et aurait permis de mieux condenser les rencontres et les évènements pour mieux les apprécier encore.
Effectivement on pense à Rouler, par ces dialogues affûtés, véritable épine dorsale du film, avec la vie estivale, aoutienne de Madrid. On se laisse emporter au grès des rencontres, des interrogations des personnages, en premier lieu celles de l'héroïne principale. Réussite presque totale, la fin me laisse un peu perplexe .... Juste pour esquisser une critique!
Comme souvent la moyenne des avis du public me paraît plus juste que celle des critiques. Ce film me semble surévalué. Le qualificatif de Rohmérien, est comme souvent, utilisé de façon abusive par certains critiques. On peine à voir ce qu'il y a de commun entre ce film et ceux de Rohmer. Il y a quelques jolis moments, quelques belles images mais que c'est long... et banal. Plus court cela ferait un bon téléfilm.
Voilà un joli film qui donne envie de partir à Madrid au mois d'août. Juste un peu trop long . Entre Madré et Eva l'Espagne nous montre ce qu'elle sait produire le mieux
Dans la torpeur d'un été madrilène nous suivons les pérégrinations bien inoffensives d'une trentenaire espagnole si évanescente qu'elle pourrait presque disparaître de la pellicule. On s'ennuie beaucoup, quelques soient les choix et les questionnements de l'héroïne on s'en contrefout clairement, le réalisateur se réclame du naturalisme rohmerién, mission réussie son film est aussi barbant que ceux de son mentor.
On est habitué à un cinéma français qui parle beaucoup et se plait à suivre à suivre les déambulations urbaine de jeunes bobos. En l’occurrence, le long-métrage invite à suivre Eva, une jeune-femme comédienne, qui s'installe pour 15 jours dans le magnifique appartement d'un ami, en plein cœur de Madrid. Petits détails qui ont leur importance, l'appartement n'est pas pourvu de climatisation, la clé du portique d'entrée est compliquée et surtout, alors que nous sommes en plein été, la capitale de l'Espagne se vide de ses habitants en dépit des traditionnelles fêtes de rue.
Madrid est magnifiquement filmée. C'est sans doute l'intérêt majeur de ce film extrêmement bavard où le spectateur peine à s'attacher aux personnages, rageusement jeunes, tous aussi beaux les uns que les autres, et plongés dans une sorte de mélancolie moderne. L'héroïne principale apparaît comme un être insupportable, superficielle, et l'on comprend très vite qu'elle cache un mal obscur qui le rend si dure et excessive. Elle sourit beaucoup, aux anges, cherche une nouvelle voie professionnelle et amoureuse et il faut plus de deux heures pour parvenir à la conclusion.
"Eva en août" est une magnifique balade espagnole. On redécouvre une ville bourgeoise, détendue, loin des affres économiques qui secouent l'Europe. Le propos refuse l'analyse sociale d'un pays qui pourtant peine à se relever de la grave crise de 2008. La mise en scène opte pour une promenade galante avec cette jeune-fille désinvolte et triste.
Madrid est magnifiquement filmée. C'est sans doute l'intérêt majeur de ce film extrêmement bavard où le spectateur peine à s'attacher aux personnages, rageusement jeunes, tous aussi beaux les uns que les autres, et plongés dans une sorte de mélancolie moderne. L'héroïne principale apparaît comme un être insupportable, superficielle, et l'on comprend très vite qu'elle cache un mal obscur qui le rend si dure et excessive. Elle sourit beaucoup, aux anges, cherche une nouvelle voie professionnelle et amoureuse et il faut plus de deux heures pour parvenir à la conclusion.
"Eva en août" est une magnifique balade espagnole. On redécouvre une ville bourgeoise, détendue, loin des affres économiques qui secouent l'Europe. Le propos refuse l'analyse sociale d'un pays qui pourtant peine à se relever de la grave crise de 2008. La mise en scène opte pour une promenade galante avec cette jeune-fille désinvolte et triste.
Eva en août est un film dans l'air du temps qui représente un pan d'une génération de trentenaires qui se cherchent. Quelques dialogues retiennent l'attention, la photographie et le son du film sont de qualité mais que de clichés, de scènes attendues, de longueurs... Une errance remplie d'une indécision lassante et la fin, surprenante, est comme un retournement de situation sans préparation qui n'appelle pas à revoir le film ou à chercher des indices. Les personnages manquent de force, leurs interrogations, souvent esquissées, de profondeur. Eva en août n'a pas le charme d'un Rohmer ou d'un film de Sundance, il est trop superficiel et trop long.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance de chaleur et de lumière madrilènes. L'actrice principale rayonne et nnous séduit à chaque plan. Les enjeux dramatiques sont assez faibles mais le film se laisse regarder sans difficulté grâce à de belles scènes efficaces et un fil assez fluide sur le doute et l'errance de notre personnage principale.
Un film bien construit, moins austère que sa référence rohmérienne. Contrairement à d'autres critiques, je n'ai pas trouvé de longueurs. C'est l'été, le temps de distend, pour entrer dans la contemplation du métier de vivre.
La symbolique religieuse est discrète mais bien présente, établissant Eva comme une nouvelle Marie. Vivre est un chemin, un lieu où exercer sa liberté et ce film l'illustre magnifiquement.
La symbolique religieuse est discrète mais bien présente, établissant Eva comme une nouvelle Marie. Vivre est un chemin, un lieu où exercer sa liberté et ce film l'illustre magnifiquement.
A vu le très charmant film espagnol "Eva en août" de Jonas Trueba. Ce long métrage qui sort en pleine semaine caniculaire aoutienne ne pouvait pas mieux tomber puisqu'on se retrouve à vivre un peu la même expérience que le rôle principal. Eva est seule à Madrid car la plupart des habitants fuient la cité et ses températures insupportables du 1er au 15 août. On ne sait pas grand chose de cette comédienne qui a décidé de changer de métier et qui emménage dans un appartement en plein centre ville qu'un ami lui prête pour une durée déterminée. Eva va parcourir sa ville en spectatrice, va languir sur son canapé en mangeant de la pastèque, va boire des "copa de vino blanco" avec des personnes qu'elle rencontre par hasard et d'autres qui surgissent de son passé. Mais surtout Eva va se transformer fondamentalement au final de ces 15 jours. Beaucoup de metteurs en scène pensent faire du cinéma en surchargeant le cadre, la musique, les mouvements de caméra et finalement il n'y a rien, et bien personne d'autre que Jonas Trueba pour savoir filmer avec un immense talent, le rien et les petits riens avec peu de moyens. Il faut dire que les nombreux plans séquence laissent s'exprimer l'imperceptible, l'ennui, le questionnement, le malaise, l'ironie, le cynisme, la drôlerie, la mélancolie, l'énergie, le culot de cette Eva très attachante et humaine. Itsaso Arana qui est également la scénariste du film est formidable et son jeu extrêmement subtil. Eva est plus à l'aise pour parler avec des inconnus (un prof gallois craquant, une comédienne performeuse hallucinante, un serveur de bar, une magnétiseuse loufoque pour calmer les règles douloureuses...) qu'à des personnes qui l'ont bien connue (une ancienne meilleure amie qui règle ses comptes, son ex qui l'a quitté il y a trois mois, l'homme qui lui prête son appartement) ce qui fait que l'on sait très peu de chose d'Eva...et ce qui laisse la place à chacun d'entre nous de s'identifier à cette Eva mystérieusement banale et quotidienne. Les dialogues sont extrêmement travaillés et jouissifs et l'on ne s'ennuie jamais de suivre ce quotidien madrilène qui pourrait être répétitif mais qui ne l'est jamais. Ce film que j'ai vu au fin fond de la Bretagne où j'ai fait 1 heure de route pour aller le voir, est un vrai voyage initiatique et culturel mais en aucun cas touristique. Si vous aimez la langue espagnole, le vin blanc, que vous êtes comédien(ne), que la mélancolie est votre meilleure amie, ou
que vous avez des règles douloureuses il faut aller voir ce film... si vous n'êtes concerné par rien de tout cela allez y aussi... En quittant Brest toujours aussi déprimant, j'étais heureux sur le long chemin du retour qu'un cinéma tel que "Les studios" rue Jean Jaurès fasse un travail et une programmation formidable et de constater que Rohmer était ressuscité et qu'il était Espagnol.
que vous avez des règles douloureuses il faut aller voir ce film... si vous n'êtes concerné par rien de tout cela allez y aussi... En quittant Brest toujours aussi déprimant, j'étais heureux sur le long chemin du retour qu'un cinéma tel que "Les studios" rue Jean Jaurès fasse un travail et une programmation formidable et de constater que Rohmer était ressuscité et qu'il était Espagnol.
Plein d'une grâce féminine fragile, Eva en août suit les flâneries d'une jeune trentenaire qui pérégrine, volette d'un lieu madrilène à un autre, d'amis en nouvelles rencontres. La chaleur pèse sur ses membres et une certaine torpeur collante menace de s'emparer d'elle et du spectateur. La réalisation, très esthétique et rohmérienne, souffre malgré tout de quelques longueurs... (j'en parle plus longuement ici : https://pamolico.wordpress.com/2020/08/10/eva-en-aout-jonas-trueba/)
Dieu que je me suis ennuyée durant ce film !!! Il ne se passe RIEN et c'est si looooooooooooooong...
Superbe film très écrit en effet à la façon Rohmer. Les personnes rencontrées sont sincères et madrid se prête bien à cette balade journalière. Pas certain que le cinéma français pourrait réaliser un tel film. A noter un détail qui ne est pas un : les visages sont pleinement expressifs ce que je ne vois jamais dans le cinéma français. Jamais de cynisme, une propension forte à la bienveillance, c'est une Espagne qui existe et qui fait du bien. C'est aussi ça que l'on aime là-bas et que le film sait mettre en image.
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