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Virginie Cires
23 critiques
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4,0
Publiée le 27 juillet 2026
Pour ceux qui ne connaissent pas la vie de Noureev ce film peut sembler une grande fantaisie. Pour ceux qui ont connu le danseur, le personnage semblera loin de la vérité. Ralf Fiennes est un excellent acteur,il devrait laisser la réalisation au professionnels. Sinon dans l'ensemble le film à une belle photographie. Chacun doit se faire ça propre idée.
Certes comme pour de nombreux biopics, on connaît la fin de l'histoire. Ici, ce qui est intéressant, c'est le jeu des acteurs : le prodige bien interprété par un danseur étoile d'Ukraine, le maitre chorégraphe et son épouse qui aident et aiment Noureev, la jeune veuve et confidente qui permettra l'asile politique. Intéressant aussi, le comportement de la police politique à l'époque de Khrouchtchev (URSS, communiste) qui nous montre une surveillance permanente et une absence de liberté.
Un des films les plus mauvais que j’ai vu de ma vie. Pourtant j’adore voir ralph fienes jouer mais là, quel horreur, rien ne va niveau real, rythme etc… adele qui est une actrice tres juste quand elle joue est hyper mauvaise ca en dit long. On sent qu elle est la juste pour l’argentL’acteur principal est penible a regarder. Bref. Envie de partir de la salle de cinema du debut a la fin?
J'ai eu la chance de voir Noureev danser. Je n'avais que huit ans mais je n'ai jamais oublié ce moment. Ce film en a ravivé le souvenir, notamment grâce au jeu d'Oleg Ivenko, véritablement habité par son personnage, et qui m'a semblé restituer par son jeu l'intensité, la présence que dégageait son modèle sur scène. Le film se concentre sur les jeunes années de Noureev, de son enfance dans une ville perdue de l'Oural à sa spectaculaire demande d'asile à l'aéroport du Bourget. Certains critiques ont estimé que les scènes revenant sur l'enfance étaient inutiles, voire nuisaient au rythme du film. Elle me semble au contraire faire mieux comprendre le caractère solitaire et ombrageux du personnage, en montrant quelle vie difficile il avait eu, sans tomber dans le misérabilisme. Ces scènes sont assez poétiques et insistent sur le souvenir de la mère, et non sur certains aspects plus sordides que les biographies du danseur ont fait connaître, comme les moqueries de ses camarades de classe parce que la pauvreté l'obligeait à porter un manteau ayant appartenu à sa sœur aînée, ou sa difficile relation avec son père, personnage fruste et bourré de préjugés opposé à la carrière de "ballerine" de son fils. De même, le jeu d'Adèle Exarchopoulos dans le rôle de Clara Saint a été jugé inexpressif par certains. C'est un peu vrai, mais n'est-ce pas plutôt un contraste voulu entre la grande bourgeoisie, au style et aux manières impeccables mais qui ne sait pas quoi faire de sa vie, selon ses propres mots, et l'artiste vibrant, passionné, tendu vers son but, qui la fascine ? Cette fascination semble d'ailleurs gagner plus ou moins tous ceux qui approchent le danseur, de son professeur (joué par Ralf Fiennes) à l'agent du KGB chargé de le surveiller ! Des personnages secondaires plus marquants auraient peut-être nui à la concentration exclusive du regard sur "Rudi". Regard généralement sympathique, montrant la puissante sensibilité artistique, la curiosité insatiable du personnage, son charme, mais aussi son arrogance et son mauvais caractère qui font surtout sourire, en particulier quand les autorités répressives auxquelles le jeune homme fait face en font les frais. Il devient même parfois touchant, quand on assiste à son désespoir à l'idée d'être renvoyé dans sa ville natale (ce qui mettrait fin à ses espoirs de carrière), ou à sa panique face à ce qui le menace à l'aéroport du Bourget. Les scènes reconstituant l'épisode fameux de sa demande d'asile sont d'ailleurs parmi les plus réussies du film. On a beau savoir que tout va bien finir, on s'accroche à son fauteuil ! Bref, c'est pour moi un excellent film qui est à voir, ne serait-ce que pour son interprète principal, Oleg Ivenko, qui aura l'occasion, j'espère, de continuer sa carrière cinématographique pour prêter son intensité à d'autres personnages.
Déjà auteur d’un biopic de Charles Dickens à travers sa liaison avec Nelly Ternan, Ralph Fiennes consacre Noureev à l’exfiltration volontaire du danseur-étoile du régime soviétique. Il en résulte un film classique et sans surprise.
Avant de visionner ce film (et de m'intéresser à son protagoniste) je ne connaissais que Noureev de loin: un danseur russe de l'Opéra de Paris, l'un des meilleurs de sa génération, à la réputation de tête-brûlée. The White Crow (ou Noureev en français, ce qui est d'ailleurs un mauvais choix de titre, puisque le titre original faisait référence à un passage du film et à la vie du danseur) narre une période précise de la vie du danseur classique Rudolf Noureev: sa tournée parisienne avec le ballet du Kirov de Léningrad (aujourd'hui ballet Mariinsky de Saint-Pétersbourg), le tout entremêlé de flash-backs sur son enfance et le parcours qui la mené à avoir l'opportunité de danser en France, le pays où la danse est née, comme le dit si bien Raphaël Personnaz qui interprète le danseur français Pierre Lacotte. Déjà, le film nous plonge dans le Paris des années 60, ou du moins au sein de la bourgeoisie de la capitale, époque ou de Gaulle était au pouvoir et Malraux à la culture. Grâce à The White Crow j'ai découvert l'existence de Clara Saint, quasi belle-fille du ministre de la Culture, riche héritière, amie de Noureev et future muse de Saint-Laurent (interprété par une Adèle Exarchopoulos pas très en forme). Mais j'ai surtout découvert ce danseur soviétique d'origine tatare, cet homme qu'on pourrait qualifier à la fois d'odieux et d'attachant, un homme qui savait ce qu'il voulait, danser librement, que ce soit en France ou ailleurs, tant que ce n'est pas en URSS. Bref, un excellent film de Ralph Fiennes (qui est excellent dans ce rôle de professeur à la fois si influent et si faible), avec de très belles scènes de danses signées par Oleg Ivenko.
Seul intérêt de ce navet, long, lent, indigeste, mal joué, gommant les mœurs de Noureev et s'enlisant dans des cartes postales historiques académiques : les collants des danseurs, qui moulent à merveille leurs sublimes jambes ! Rien que pour cela, le film vaut le détour.
La vie de Noureev avant qu'il ne devienne ce grand danseur, les 15 jours à Paris qui ont changé le cours de sa vie et des flashbacks sur sa jeunesse. Excellent!!
Bon film qui nous fait bien vivre la vie de Noureev de sa prime enfance en Russie dans une famille modeste et un père absent jusqu'à son arrivée à Paris. Intéressant !
Je ne comprend pas toutes ces critiques acerbes concernant ce film.... Je connaissais le thème et je me souviens très bien de l'arrivée de Noureev en France, car je ne suis plus très jeune ! Pour moi excellent film, pas du tout ennuyeux, qui m'a donné l'envie de voir un spectacle de ballet à l'Opéra. Je recommande.
Magnifique ! Un film qui tisse un très beau lien entre les arts picturaux, l'architecture, la danse et le cinéma. Bravo ! Je ne connais pas assez la vie de Noureev pour juger le parti-pris biographique mais en tout cas j'ai beaucoup aimé et suis curieuse d'en apprendre plus sur ce danseur formidable !
Le film est très académique, pesant mais plaisant.
Il s'élève grace aux scènes de danse qui sont grisantes. Oleg Ivenko, l'acteur principal, est danseur de ballet de profession. Il a une technique et une énergie qui emportent et donnent envie d'aller voir un ballet séance tenante.
Phrase à méditer tirée du film "la danse classique est française mais l'énergie vient de l'est"
Noureev est incarné avec un grand talent par un danseur charismatique : Oleg Ivenko. Le film baigne dans une ambiance "guerre froide" très réussie avec une tension qui s'accentue. Les allers-retours dans le temps sont bien réalisés particulièrement ceux de son enfance. Certaines prises de vues sont splendides. Un bémol pour le rôle de Clara Saint moins convainquant. Un bravo pour le Paris des années 60 splendide !