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Un visiteur
3,5
Publiée le 4 juillet 2019
Noureev est incarné avec un grand talent par un danseur charismatique : Oleg Ivenko. Le film baigne dans une ambiance "guerre froide" très réussie avec une tension qui s'accentue. Les allers-retours dans le temps sont bien réalisés particulièrement ceux de son enfance. Certaines prises de vues sont splendides. Un bémol pour le rôle de Clara Saint moins convainquant. Un bravo pour le Paris des années 60 splendide !
cela faisait longtemps qu un film fut aussi parlant tres realiste magnifique sans pour autant tombé dans la malveillance sur ce seul personnage un chef d eouvre
J’ai préféré le biopic « Tolkien » sorti la même semaine, plus profond et davantage centré sur la recherche des germes d’une oeuvre magistrale. J’ai également préféré « Soleil de nuit » de Taylor Hackford sorti en 1985, si vous vous souvenez, avec la musique de Lionel Richie. Sur le même sujet le film était plus puissant et davantage d’actualité à l’époque.
Ceci dit « Noureev » reste pour moi un bon film, captivant, mêlant plusieurs périodes de la vie de Rudolph Noureev, de son enfance à l’année 1961, lorsqu’il est « passé à l’ouest ».
Les passages sur sa naissance et son enfance sont touchants et bien réalisés. Ensuite c’est le tempérament antipathique, ambitieux et magnétique et les ambivalences du danseur qui deviennent importants, avec de beaux moments de danse.
L’histoire, intéressante est construite sous forme de va-et-vient entre les différentes époques. Je suis bien rentrée dans le film et je n’ai pas vu le temps passer. Mon blog : larroseurarrose.com
Un devoir en mémoire d’un ou du grand danseur du dernier siècle. Bonne interprétation, plaisir des yeux, l’artiste libéré, la VO valable pour ce style de film.
Un film très académique et sans surprise et un personnage détestable. Le Paris des année 60 est en revanche superbement mis en scène et les scènes de ballet sont epoustouflantes.
La réalisation de Ralph Fienes est lisse et dénué de dynamisme, sans surprise. Le chorégraphe apparait simplement sous ses bons côtés. Les scènes dansées sont admirables et les bandes sons agréables, mais cela ne suffit pas.
Personnalité charismatique, Noureev a été parfois considéré comme la première "pop star" de la danse classique (il a mêmhe participé à un épisode du Muppet Show dans les années 70, c'est dire si sa popularité dépassait le petit cercle des passionnés de ballets classiques). Cette forte personnalité, et une vie hautement romanesque (de la naissance dans un train à son passage spectaculaire à l'Ouest, à l'aéroport du Bourget) devaient bien un jour inspirer un biopic. C'est Ralph Fiennes qui s'y met avec ce beau film. Le film décrit bien les conditions dans lesquelles les artistes soviétiques devaient exercer leur art, et réussit la scène décisive , celle de la défection du danseur. En fait, tout le film est axé sur cet événement, le scénario y entremêlant, entre les scènes du séjour parisien de 1961, des flashbacks sur l'enfance et la jeunesse de Noureev. C'est une bonne idée, mais qui rend parfois le film, sinon confus, du moins un peu brouillon. On se rattrape avec des scènes de danse (sur scène ou en répétition) vraiment excellentes : il faut dire que Fiennes (qui interprète -en russe- le rôle du professeur de danse) a choisi pour le rôle titre un danseur , dont c'est le premier rôle à l'écran. Il s'en sort vraiment bien, et les quelques petites maladresses d'interprétation renforcent au contraire le côté parfois un peu "brut" de Noureev. On pourra par contre reprocher au film de ne rien approfondir (y compris sir l'approche de la danse et la volonté de renouvellement en restant fidèle aux codes du ballet classique- de Noureev), même si j'ai apprécié le fait de ne pas s'attarder sur sa vie privée, se concentrant sur ses activités de danseur,mais le portrait reste convaincant. On notera un excellent usage des langues : entre russe, anglais et même parfois français. Un très bon point .
Un film plutôt bien filmé mais hélas à part la dernière demi-heure, le scénario lancinant n’a rien de bien passionnant ni de quoi alimenter les deux heures. Dommage car l’interprétation est intéressante et la musique bien choisie.
J'ai beau très peu m'intéresser à la danse, le parcours et la personnalité Rudolf Noureev m'ont toujours beaucoup séduits, notamment à travers sa dimension historique. Aussi, cette idée de biopic signé Ralph Fiennes m'attirait pas mal, malgré des échos plutôt mitigés, que je comprends mieux maintenant. Pourtant, ce relatif échec n'est pas dû à un trop plein d'académisme. Au contraire, l'acteur-réalisateur essaie (un peu) de casser les lignes, jouant avec la linéarité de façon régulière, quitte à nous perdre parfois. D'ailleurs, j'avoue que dans la première partie, je suis resté relativement réceptif à un récit dont je connaissais les grandes étapes, tout en trouvant cette reconstitution à la fois élégante et discrète, à l'image de ce rapport à l'art qu'entretient régulièrement le héros. On ne cherche pas à percer intégralement le « mystère Noureev », juste à amener quelques pistes de réflexion sur un génie aussi reconnu pour son talent que pour son incroyable coup d'éclat afin d'exercer en France et échapper au joug soviétique. Malheureusement, c'est long, trop... Fiennes accumule les mauvais choix, que ce soit de rendre parfois odieux son personnage (certes, il devait parfois l'être, encore aurait-il fallu l'expliquer avec plus de clarté), multiplier les flashbacks sans intérêt, cette enfance difficile n'apportant pas le moindre éclairage sur le futur danseur étoile. Cela manque singulièrement d'émotion, et même si ce n'était pas le but premier, cette rigidité finit par devenir pesante, à l'image de la relation que le beau Rudolf entretient avec Clara Saint, presque crispante alors que leurs personnalités complexes auraient dû nous séduire. Constat presque identique pour les scènes de danse : si le choix d'en filmer assez peu aurait pu être judicieux, c'en est presque frustrant tant on visualise peu les prouesses du jeune homme, alors que la présence d'Oleg Ivenko, danseur reconnu, était l'occasion idéale pour le faire. La prestation de ce dernier est d'ailleurs l'une des seules réelles satisfactions de ce biopic ayant au moins le mériter d'avoir voulu ressembler à son modèle (jamais idéalisé), d'éviter les lacunes inhérentes au genre, à l'image de ce final, véritable « morceau de bravoure » filmé sans lyrisme, presque sèchement : Ralph Fiennes aura été fidèle à ses choix jusqu'au bout, quitte à laisser pas mal de spectateurs sur le bas-côté : vous l'aurez compris, j'en fais malheureusement partie...
On a une bande annonce plaisante et énergique et résultat : le film est complètement apathique, lent, d'un profond et abyssal ennui. Cela manque énormément d'émotions, de panache, de souffle, de vigueur, d'envergure. Bref, c'est une déception.
J'étais enthousiaste en allant voir ce film et après l'avoir vu je fais partie des déçus. Le sujet est particulièrement intéressant et il y a une scène sensationnelle, celle dans l'aéroport mais c'est tout. Le film, bien que soigné et élégant, est mal foutu, c'est très très mou, sans énergie et d'un grand ennui. Les acteurs ne sont pas au top niveau également. C'est rare que je sois déçu par un film et là je pensais vraiment me régaler mais non pas du tout. Il aurait fallu une réalisation plus énergique et plus émouvante. Moi qui suis quelqu'un de très sensible et de très bon public, je me suis sentie détachée de ce film tout le long (sauf comme je l'ai dit pour la scène de l'aéroport à la fin).
Film prenant par l'histoire et le contexte de l'époque, intéressant par l'étude du personnage à la personnalité à la fois complexe et attachante. Une vie romanesque bien rendue par la réalisation et les multiples flashbacks. La scène finale de la défection et du passage à l'Ouest à Orly est d'une grande intensité dramatique, digne d'un film d'espionnage. Belle prestation de l'acteur principal.
Film de très bonne facture, tout y est : des acteurs sur mesure, une ambiance de l époque bien restituée, l univers de la danse artistique remarquablement dépeint avec son niveau d exigence, et bien évidemment toute la grâce, l émotion, la poésie, qui sont au coeur de ce qui fut la vie du plus grand danseur de ballet de tous les temps, rudolf Noureev : cet être d exception épris de liberté, assoiffé de culture et de vie, ce génie qu'on appelait le corbeau blanc : foncez voir ce film, vous ne perdrez ni votre temps ni votre argent croyez moi ! Ce film donne goût à la vie.