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Elsa77Sampoush
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5,0
Publiée le 24 juin 2020
En dehors du réel plaisir à retourner en salle et d'être ainsi le premier film vu en salle après bien trop longtemps, L'ombre de Staline a tout de la grande fresque historique. Relatant un fait historique que je ne connaissais pas du tout, je suis restée bluffée!
L'histoire est très intéressante mais la réalisation est malheureusement très en deçà avec des séquences beaucoup trop longue et des scènes inutiles. Il y a des idées mais mal exploitées.
Captivant, bluffant, poignant... 1932 : Lénine est mort depuis 8 ans. Moscou : Staline y concentre tous les pouvoirs, tous ses abus de pouvoirs et il créé sa gigantesque terreur. Staline est malin et retord : il dissimule soigneusement sa vilenie au monde entier utilisant tous les moyens possibles pour assurer sa dictature sous prétexte d'assurer la réussite de la révolution communiste. Au même moment Hitler insidieusement arrive au pouvoir à Berlin... Et puis c'est l'époque terrible durant la quelle depuis 1929 le monde entier sombre dans la plus grande crise économique de son histoire. Alors que Moscou a faim : Staline fait organiser méthodiquement la famine de l'Ukraine ("голодомо́р"= prononcer GOLODOMOR ou souvent Holodomor). Il fait organiser la réquisition totale du grenier à blé de la Russie - l'Ukraine - de tout son blé pour le faire expédier vers Moscou et les centres névralgiques communistes de toute la Russie, quitte à faire mourir de faim des millions d'Ukrainiens. Staline le fait avec une effroyable malice en gavant de privilèges quelques journalistes correspondants de presse étrangers déjà célèbres et tous basés uniquement à Moscou qui tombent largement dans le panneau, créant ainsi une première gigantesque FAKE NEWS du 20ème siècle. Acteurs fabuleux. Scénario flamboyant. A voir et à revoir !
Film historique bien construit et de bonne facture... Le scénario est original. On suit avec délectation la quête du journaliste. On regrettera cependant le caractère un peu linéaire du film... Assez peu de rebondissements finalement... Reste une belle musique d'intrigues et un hommage soigné à la Pologne meurtrie par la Grande Russie stalinienne.
Premier ciné après 3 mois. Quel plaisir de retrouver les salles obscures avec ce film qui démarre lentement pour mieux nous attraper et plus nous lacher jusqu'à la fin. Les références à la ferme des animaux de George Orwell nous accompagnent tout au long de cette Histoire avec un grand H. A voir !
Retour au ciné dès le 1er jour après plus de 3 mois. Un film dans les années 30 qui suit un jeune journaliste sur la liberté et la manipulation de la presse à des fins politique dans une URSS corrompue, qui affame et appauvrit les campagnes. Très dur, des images poignantes sur la misère, les conditions de vie des paysans de l’URSS.
ce film est important car dévoile l'histoire peut-être ancienne mais à quel point actuelle! Il démontre les journalistes manipulateurs, les puissances qui pour faire du business flirtent avec les régimes et cautionnent l'horreur ( pecunia non olet) je suis sortie du cinéma retournée!!!!
ce n est pas le genre de film que je préfère mais j ai trouver celui la particulièrement long.et fade ...l intrigue paraissait intéressant mais les scènes jouer sont d une longueur interminable et finalement on le film peut être jouer en peu de temps ...
Un film magnifique tiré d’une histoire vraie qui traite d’un sujet relativement méconnu: l’holodomor. Comment un jeune journaliste occidental plein d’idéal va tenter de dénoncer, avant tout le monde, les horreurs provoquées par un système totalitaire. Avec de très bons acteurs et une belle photographie L’ombre de Staline est un thrilleur historique bouleversant et passionnant.
Entre espionnage et mondanités diplomatiques, l'ombre de Staline se cache dans les sentiers perdus de ce film qui tient son spectateur en haleine de tout son long.
Malgré quelques clichés (narration et personnages), ce film est très bien, notamment l'aspect thriller/documentaire. Les scènes de famine en Ukraine sont terrifiantes de véracité et d'horreur. Toujours se battre pour une seule vérité... la réalité. A l'heure des fake news et de la montée des totalitarismes, ce film est important sur le fond et redonne au journalisme ses valeurs fondamentales.
En 1933, le jeune journaliste britannique Gareth Jones, talentueux et idéaliste, va se retrouver confronté au stalinisme en arrivant à Moscou. Le pire l'attend quelques jours plus tard en Ukraine où l'horreur de la famine de l'Holodomor détruit des millions de vies... Cette biographie possède le mérite de traiter d'un sujet difficile et assez méconnu finalement, alors que les yeux du monde sont à l'époque braqués sur la montée du nazisme en Allemagne. Un film "historique" donc, disposant de quelques qualités (une belle photographie, un acteur principal (James Norton) convaincant), mais au final manquant de charisme et de force émotionnelle : il y avait pourtant matière à fracasser l'âme beaucoup plus profondément avec de telles atrocités ! Intéressant, mais presque trop pudique et trop lisse. Site CINEMADOURG.free.fr
un constat impitoyable du "miracle" soviétique de Staline et de ses méthodes dictatoriales ainsi que de l'aveuglement volontaire de l'occident dont les motivations sont ambiguës: idéologiques ou économiques
Au début des années trente, un jeune Gallois, Gareth Jones (James Norton dont il se dit qu'il pourrait succéder à Daniel Craig dans le rôle de l'agent 007) se rend en Union soviétique. Il y découvre l'effroyable famine organisé par le Kremlin en Ukraine et veut la révéler au monde entier.
Le jeudi 12 mars 2020, je devais aller voir "L'Ombre de Staline" en avant-première à 20h. Mais, pris par le travail, je ratais la séance. Je m'en suis vite consolé en me disant que je verrais le film à sa sortie le mercredi suivant. On sait tous que le film ne sortit pas le mercredi suivant… J'avais décidé que "L'Ombre de Staline" serait le premier film que j'irais voir à la réouverture des salles avec le désir - comme le disaient les partisans de Louis XVIII à la Restauration - de "renouer la chaîne des temps".
"L'Ombre de Staline" (dont le titre, partout sauf en France, est "Mr. Jones") est inspiré de faits réels. Gareth Jones a bien existé qui travailla un temps au cabinet du Premier ministre britannique Lloyd George, qui interviewa Hitler et qui enquêta en URSS sur les modes de financement des plans quinquennaux. Comme Hergé avec "Tintin au pays des Soviets" écrits en 1929, comme Gide avec "Retour de l'URSS" publié en 1936, Gareth Jones découvre avec violence la réalité du "miracle soviétique" : Staline affame son peuple pour obtenir les devises pour financer les objectifs des plans quinquennaux.
On sait aujourd'hui que l'Holodomor, un mot ukrainien signifiant littéralement "extermination par la faim", fit entre 1931 et 1933 quelque quatre millions de victimes en Ukraine. Au mitan du film, dans une parenthèse sinistre, presque muette, la caméra suit Gareth Jones qui découvre horrifié l'ampleur du sinistre : les paysans émaciés par la faim, les cadavres abandonnés au bord des routes, les enfants mangeant de la chair humaine…
Le film d'Agnieszka Holland, une vieille routière du cinéma, est d'un classicisme revendiqué. Les scènes qui se déroulent en URSS sont plongées dans une lumière désespérément grise censée en souligner la tristesse. Aux côtés de James Norton, on reconnaît Vanessa Kirby (qui jouait la princesse Margaret dans les deux premières saisons de "The Crown") et Peter Sarsgaard abonné aux rôles de salaud.
"L'Ombre de Staline" n'en est pas moins d'une actualité brûlante à une époque où les relectures partisanes de l'histoire, en Occident et en Russie, donnent lieu à des guerres de mémoire. En témoigne la récente polémique provoquée par Vladimir Poutine sur les causes de la Seconde Guerre mondiale.
Sauf à être féru d'Histoire, au-delà de la simple et très vague connaissance du sujet (que sous Staline, ce n'était pas le Paradis Socialiste !), le spectateur lambda découvrira. Mais c'est hélas traité d'une certaine manière cinématographique que ça ne donnera pas trop envie à un large public. Cette façon de presque tout filmer en gris et sombre vise sans doute à mettre dans l'ambiance du scénario mais que c'est lassant pour les yeux ! Et le cinéma, la mise en scène, ce n'est pas ça. Quand la forme gâche le fond...