Note moyenne
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Il a suffi d’un film pour que l’Holodomor cesse d’être un mot perdu et devienne une mémoire à porter. Voilà une œuvre plus importante que réussie, où le fond et la forme ne marchent jamais main dans la main. Le cinéma a su graver la mémoire de la Shoah, mais les crimes communistes restent largement dans l’ombre, et l’Holodomor n’est jamais entré dans la conscience commune. Le film atteint son sommet en Ukraine, où un homme avance dans la neige, croise des morts, des enfants, un train chargé de grain. Le silence y en dit plus long que n’importe quel dialogue. Le reste s’éparpille entre Hitler, Moscou, Orwell et une romance, comme si le film n’arrivait pas à choisir entre rigueur historique, souffle épique et histoire d’amour, et il se referme sur un sentiment d’inachevé. Quand l’écriture s’efface, elle frappe fort mais dès qu’elle veut tout expliquer, elle perd sa force.
Au fond, c’est un film sur le journalisme comme acte moral, celui d’un homme qui veut voir de ses propres yeux et qui, une fois qu’il a vu, refuse de faire comme si de rien n’était. Plus encore que la cruauté du tyran, c’est l’aveuglement des élites qui révolte. Duranty, Pulitzer en poche, connaît la vérité et la nie avec élégance, Lloyd George écoute poliment sans bouger, et les correspondants trinquent à la vodka sans poser de questions. Norton porte le film presque seul, avec une fragilité et un courage bien dosés, même si l’on voit davantage un homme droit qu’un personnage complexe. Agnieszka Holland, qui a grandi à l’ombre de la faucille et du marteau, sait filmer l’obsession de la surveillance et de la trahison, mais son académisme assèche l’ensemble. Il ne sera pas le film préféré de tout le monde, et l’émotion reste en deçà de ce qu’on espérait. Pourtant il touche. Un visage qui se creuse, un chant d’enfants, un film imparfait, nécessaire, qui refuse de détourner les yeux.
Au fond, c’est un film sur le journalisme comme acte moral, celui d’un homme qui veut voir de ses propres yeux et qui, une fois qu’il a vu, refuse de faire comme si de rien n’était. Plus encore que la cruauté du tyran, c’est l’aveuglement des élites qui révolte. Duranty, Pulitzer en poche, connaît la vérité et la nie avec élégance, Lloyd George écoute poliment sans bouger, et les correspondants trinquent à la vodka sans poser de questions. Norton porte le film presque seul, avec une fragilité et un courage bien dosés, même si l’on voit davantage un homme droit qu’un personnage complexe. Agnieszka Holland, qui a grandi à l’ombre de la faucille et du marteau, sait filmer l’obsession de la surveillance et de la trahison, mais son académisme assèche l’ensemble. Il ne sera pas le film préféré de tout le monde, et l’émotion reste en deçà de ce qu’on espérait. Pourtant il touche. Un visage qui se creuse, un chant d’enfants, un film imparfait, nécessaire, qui refuse de détourner les yeux.
Sorti avant la Guerre Ukraine - Rrussie,où l'on voit et apprend que l'Ukraine avait déjà souffert du temps de l'Union Sovié remarquable et intéressant
Un film historique sur le mirage du paradis communiste (et pas le miracle) a l’époque du stalinisme et de hitler.
Des scènes bouleversantes.
Un film utile.
Des scènes bouleversantes.
Un film utile.
Realisation trop classique comme c est le cas souvent dans ce type de films. Mais l important ici n est pas tant la forme que le fond.
Une jolie réussite qui captive de bout en bout ; ce qui n'est pas toujours évident lorsque l'on traite de politique et de journalisme, souvent bavard. On pourra apprécier la réalisation, les plans immersifs par leur longueur et leur style, avec comme bémol toutefois, que la caméra à l'épaule peut donner le tournis. La lumière et les couleurs ont leur choix ; on pourra aimer autant que regretter une certaine absence d'originalité dans l'usage d'un teint désaturé marron-gris-terne que l'on retrouve souvent pour reproduire cette période. Prestations très satisfaisantes et sujet intéressant.
Excellent film. Très dur, réaliste, juste. La recherche de la vérité per Gareth Jones est un phare dans l'histoire du journalisme.
Trois mots suffisent à définir la teneur de « L’homme de Staline » : totalitarisme, génocide et lanceur d’alerte. Le film d’Agnieszka Holland est inspirée de la courte de vie de Gareth Jones, premier journaliste étranger à avoir interviewé Hitler mais avant tout connu pour sa découverte en 1933 de l’Holodomor, la grande famine ukrainienne. Un récit biographique sombre, bien documenté, ponctué d’images perturbantes et d’une brillante interprétation de James Norton.
Holodomor : famine entre 1931 et 1933 en Ukraine, dans le Kouban et en URSS. 7 millions de morts en deux ans pour avoir imposé à marche forcée un système depuis effondré. Fait méconnu des années 1930 et curieusement passé sous silence des cours d'histoire, le film montre aussi les effets détestables de la corruption des journalistes et des politiques occidentaux, manipulés par le gouvernement russe de l'époque. Staline est le grand absent de cette histoire inspirée de faits réels, mais son ombre menaçante plane bien au-dessus de tous les protagonistes. Soit dit en passant, le titre original (Mr. Jones) était mieux choisi. Les images des campagnes ukrainiennes sont affreuses. Le film étant sorti en 2020, soit un peu moins de quatre-vingt-dix ans après les faits, on imagine que beaucoup de gens vivant en Ukraine en 2024 se racontent des histoires de famille de leurs grands-parents et arrière-grands-parents ayant connu cette période. On peut alors comprendre le traumatisme laissé par la Russie, en plus de la guerre déclenchée en 2022. On peut juste espérer que les médias et les politiques font aujourd'hui leur travail en protégeant ces populations, contrairement à leurs prédécesseurs. On ne peut d'ailleurs que souligner le courage de Gareth Jones (interprété ici par James Norton), journaliste qui redort le blason de ce métier par son audace et sa persévérance, malheureusement au péril de sa vie. Seul problème de ce film : on est un peu perdu, par manque d'indications sur le rôle des protagonistes. Ce qui le rend difficile à comprendre, mais mérite de faire un effort. À voir pour comprendre ce qu'est l'holodomor.
Agnieszka Holland dénonce l'Holodomor cette extermination par la faim de millions d'ukrainiens esclaves de la grande Russie afin d'amener les cultures Ukrainiennes en Russie. C'est expliqué de très belle manière via le journaliste gallois Gareth Jones, qui le révéla aux opinions publiques occidentales, sans être véritablement entendu. Un film qui pose beaucoup de questions.. Peut on fermer les yeux sur toutes formes d'inhumanité pour le bien de certains et pour que le commerce fonctionne ? Mais aussi ce que représente l' Ukraine pour la Russie dans l'histoire… Quelques scènes "chocs" n'auraient pas été superflues pour un film de cette trempe.
J'aime beaucoup les biopics mais celui-ci est trop bavard avec une image sombre. J'ai malheureusement eu du mal à lui porter un grand intérêt. Très dommage car mieux apportée à l'écran, l'histoire aurait dû être prenante !
2,9/5
2,9/5
Il ne s'agit pas là d'un grand film. quelques longueurs et quelques raccourcis. Mais cela n'enlève rien à l'intérêt du film, au sujet traité. C'est par ailleurs un excellent support de travail pour des élèves de 3ème ou de lycée.
Plus biopic que drame ou que film d’espionnage, « L’ombre de Staline » nous plonge dans l’ambiance des années 30 avec succès grâce à ses scènes de vie et sa photographie réussie. Toutefois l’émotion passe mal, on est plus dans le reportage, les couleurs grises tentant de donner une note dramatique sans réussite. Le film n’a pas la puissance de « Un espion ordinaire » et James Norton n’a pas la présence de Benedict Cumberbatch. Une leçon d’histoire sur l'Holodomor, la grande famine de 1932-1933 en Ukraine, présentée dans une belle reconstitution, sur laquelle le spectateur reste cependant distant.
Un film vraiment bien!
Même si le début peut paraître un peu long, le reste est bien fait et reflète la misère ukrainienne pendant la seconde guerre mondiale de manière très réussie!
Ce qui est incroyable c'est comment l'ambiance et le ton de ce film varie tellement selon la "richesse" où la scène à lieu.
Le personnage principal est attachant et les décors sont extrêmement bien fait. Pareil pour les costumes.
Le titre est hyper bien choisi aussi.
À voir!!
Même si le début peut paraître un peu long, le reste est bien fait et reflète la misère ukrainienne pendant la seconde guerre mondiale de manière très réussie!
Ce qui est incroyable c'est comment l'ambiance et le ton de ce film varie tellement selon la "richesse" où la scène à lieu.
Le personnage principal est attachant et les décors sont extrêmement bien fait. Pareil pour les costumes.
Le titre est hyper bien choisi aussi.
À voir!!
Pour moi c'est un chef d'œuvre du film documentaire, comparable à Amen. Il prouve qu'il existe malheureusement différentes formes de génocides. Et pour mieux comprendre le divorce entre l'Ukraine et la Russie qui a conduit à la guerre d'aujourd'hui. N'oublions pas que la Russie a été créée par des Vikings-les Rus-â partir de la Principauté de Kiev... C'est comme le Kosovo pour la Serbie !
Éclairage minimaliste rendant le "visionage" en télé (portant oled de top qualité) pénible voire très pénible.
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