L'Ombre de Staline
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203 critiques spectateurs

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Biertan64
Biertan64

65 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2021
Un sujet extrêmement fort mais qui, avec un autre angle, aurait pu être bien plus passionnant: le thème principal n'est pas le génocide par la famine des paysans ukrainiens durant les années 30 mais bien le journaliste gallois Gareth Jones qui a pris connaissance du massacre et cherché à en informer le monde.
Alors certes c'est un biopic mais j'aurais aimé en apprendre plus sur cet Holodomor ("extermination par la faim") et sur cette situation de soviétisation forcée par le régime stalinien, plutôt que sur les difficultés d'un lanceur d'alerte d'avant-guerre à se faire entendre.
La "liste de Schindler" avait ainsi réussi à raconter l'histoire d'un homme tout en rendant visible la réalité du régime et de la Shoah. Bien entendu la comparaison avec le chef d'oeuvre de Spielberg est ambitieuse mais, même si certains passages en Russie et en Ukraine sont édifiants, l'ensemble trop centré sur l'individu et moins sur le contexte est un peu fade voire ennuyeux par moment.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2021
Souhaitant faire œuvre mémorielle par le rappel de l'Holodomor, la réalisatrice s'attache à dénoncer les mensonges d'Etat que relaient des journalistes corrompus et enfermés dans un cercle vicieux de menaces ou de privilèges. Cependant, l'insistance dramaturgique dessert le propos tout en le privant d'une émotion sincère quoi que les acteurs fassent de leur mieux pour donner de la consistance à des personnages globalement monolithiques; ainsi le parallèle historiquement discutable avec la Ferme des Animaux d'Orwell aurait mérité un traitement plus subtil, de même les réactions internationales et la réalité de ces meurtres une contextualisation plus réfléchie. Une volonté louable inaboutie.
joevebulle
joevebulle

4 abonnés 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2021
L’Holodomor, sujet passionnant très peu connus des français. Le courage du jeune journaliste est bluffant. Les décors qu'ils soient à Moscou ou dans campagne Ukrainienne sont très bien réalisés. Quelques scènes sont splendides voire déstabilisantes. Malheureusement, le scénario hésite entre plusieurs thèmes pour n'en choisir finalement pas vraiment un. Est-ce cela ou l'interprétation un peu lisse de James Norton ? Le personnage principal a du mal à faire sa place. Heureusement quelques personnages secondaires prennent le relai, notamment le journaliste Walter Duranty, interprété par Peter Sarsgaard.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2021
Gareth Jones en 1933 se rend à Moscou pour essayer de comprendre comment la jeune République Soviétique s'y prend pour être aussi prospère alors que l'Europe peine à sortir de la crise et que les dictatures gangrènent le continent. Il comprend très vite en se rendant en Ukraine au risque de sa vie que derrière la promesse collectiviste communiste se cache l'exploitation jusqu’à la mort de la population ukrainienne. L'Ukraine, grenier à blé de l'URSS avec son sol fertile, produit les denrées alimentaires pour tout le pays alors que les ukrainiens eux-mêmes meurent de faim par millions allant jusqu'au cannibalisme pour leur survie. De retour au Royaume Uni, il décide de raconter ce qu'il a vu, mais personne ne veut l'entendre. Les hauts responsables européens vantent le modèle soviétique, aveuglés par les visites d'états organisées par le régime lui-même. Pire que tout, Walter Duranty, son compatriote et journaliste comme lui, en tant que correspondant du New York Times rédige des articles élogieux sur le régime. Titulaire du Pulitzer personne ne remet en cause ses articles; quelques années plus tard, son imposture sera démasquée mais son prix jamais retiré.
L'intérêt premier du film est qu'il vient percuter l'actualité. Gareth Jones est un lanceur d'alerte avant l'heure. Aujourd'hui oublié et ignoré de son vivant, quelle injustice alors que les usurpateurs ont vécu grassement et sont restés dans l'Histoire. Ce film est une vraie leçon pour la presse et la démocratie. J'avais découvert au cinéma la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland en 1990 avec "Europa Europa" et content de la retrouver toujours aussi militante 30 ans plus tard. Super documenté, son film est un témoignage utile même s'il cède trop souvent à la facilité et à la démonstration. L'académisme passe encore, mais là, elle force le trait à outrance et le manque de subtilité jalonne tout le film.
A voir tout de même pour son sujet et la force du propos; même s'il manque de cinéma dans ce film
tout-un-cinema.blogspot.com
Frédéric Gisbert
Frédéric Gisbert

9 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2021
Histoire à mi chemin entre la géopolitique, l'espionnage et le journalisme, débutant dans l'entre deux guerres à Londres et Moscou. Partant sur un bon scénario avec une intrigue intéressante, dotée par de bons dialogues, l'action devient lente et on peut parfois s'ennuyer, au point de se languir que la suite prévisible des événements et la fin arrivent. Ceci dit le film apporte un éclairage utile sur la longévité du bourreau Staline malgré son fiasco économique et social, grâce à un système de contrôle, de corruption et de pression psychologique subtil et implacable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 janvier 2021
Très bon film qui ne peut pas laisser indifferent sur l'Holodomor pendant la période de Staline. On ressent bien les journalistes étrangers corrompus qui sont pro staline pour survivre. Et que dire quand ce journaliste britanique par voir la réalité en Ukraine, très émouvant. On voit bien la différence entre les deux univers.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 janvier 2021
Des avis contrastés, qui s'expliquent à mon avis par la différence entre deux conceptions du thème du film: l'attitude face à la vérité, pour les journalistes d'abord, mais aussi les politiques ou la famine en Ukraine. Ceux qui ont pris la seconde option sont déçus, car c'est le contexte, pas le sujet.
Par exemple, la différence d'ambiance à Moscou et en Ukraine, symbolisée par les tons sépias pour la seconde, incarne l'incohérence apparente entre une situation effroyable et de grande ampleur et le peu d'indices qui en remonte à Moscou ou en occident. Ensuite on a la thématique du cas de conscience individuel pour le journaliste et l'absence de cas de conscience du pouvoir politique qui voit l'intérêt, économique d'abord, de son pays.
Ce sujet reste malheureusement d'actualité, Emmanuel Macron ayant déclaré début 2020 qui la Chine n'a pas tout dit au sujet de la crise sanitaire qui a démarré dans son territoire. Un nouveau Gareth Jones nous éclairera-t-il sur le sujet? C'est je que je souhaite en ce début d'année car la vérité rend libre.
Blockhaus44
Blockhaus44

2 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2021
Dans ce film on a l'impression que le réalisateur court toujours après le temps. La seconde partie du film ou le personnage découvre l'effroyable réalité en Ukraine est incontestablement trop courte comparée à la première partie parfois encombrée de passages longuets. Toutefois, si on s'intéresse à l'Histoire avec un grand "H", on se doit de visionner ce film qui révèle des évènements trop souvent oubliés.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 décembre 2020
Trop mollement, Holland traite un sujet certes passionnant mais simplement survolé et de surcroit handicapé par un manque de rythme.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2020
Écartelé entre les enjeux du divertissement grand public et la reconstitution historique d’une époque marquée par la suspicion et la duplicité de ses acteurs, Mr. Jones ennuie dans son premier segment et exagère dans son second, ne parvenant jamais à trouver un équilibre propice à l’immersion complète du spectateur. La réalisatrice aborde une thématique passionnante et peu représentée au cinéma, soit les horreurs que fit subir le stalinisme à l’Ukraine – famine, misère, pression militaire –, mais échoue à lui donner une forme unie et personnelle : le montage rapide qui articule les regards portés par le journaliste sur le blizzard environnant et le mouvement machinal des roues lancées sur la voie de chemin de fer apportent un rythme qui disparaît subitement pour ne revenir que lors du trajet ferroviaire suivant. Les dialogues politiques manquent de nerf et sont filmés avec distance, les scènes de désolation sont, quant à elles, captées de beaucoup trop près, l’objectif manquant de butter contre ces monts de cadavres empilés sur une charrette. Nous sommes tantôt égarés dans une Russie inhospitalière, tantôt pris en otages par la souffrance humaine. Une telle immersion en dents de scie nuit grandement au plaisir de visionnage et condamne le film à n’être que l’illustration de son sujet, au lieu de le faire vivre comme une expérience paranoïaque intense. En outre, le long métrage ne propose pas de rapprochement pertinent entre le périple de son protagoniste principal et l’œuvre littéraire qu’il inspira, à savoir La Ferme des animaux de George Orwell : tous les passages qui établissent des comparaisons s’avèrent artificiels et s’intègrent mal à l’intrigue. Dommage. Restent de bons comédiens et un thème important.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2020
"L'ombre de Staline" raconte l'histoire vraie de Gareth Jones, journaliste précaire mais ambitieux qui après avoir interviewé Hitler se rend en URSS pour faire de même avec Staline. Rélisé par Agnieszka Holland, le film a fait l'objet d'une conséquente documentation et d'une remarquable reconstitution. On y relève également quelques bonnes idées comme le contraste avec George Orwell. En somme, "L'ombre de Staline" représente un morceau d'histoire sincère et souvent passionnant, notamment en ce qui concerne l'Holodomor, famine ukrainienne de 1932-1933. L'ensemble reste toutefois conventionnel, comporte quelques longueurs et peine à susciter de la tension, malgré la gravité des faits qu'il énonce. Peu d'éléments s'avèrent vibrants, ce qui empêche l'oeuvre de se hisser au rang de grand film historique
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2020
Basé sur des faits historiques, "l'ombre de Staline" s'attache à un véritable génocide en Ukraine, perpétré en 1932/1933.
L'Ukraine, riche en blé, est dépossédé par Moscou et meurt d'une famine terrible qui fit entre 2,6 et 5 millions de victimes.
Un journaliste britannique révéla cet épisode terrible, camouflé des autorités russes et même d'un journaliste du NYT qui pourtant avait été récompensé par un prix Pulitzer. Un film dur aux images parfois insoutenables, témoignage de cette période qualifiée de Holodomor (extermination par la faim) . Intéressant.
Clément R
Clément R

20 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2020
Une claque. Il serait dommage de passer à côté. Ce thriller poignant met à l'honneur le parcours en Union Soviétique de Gareth Jones. La seconde guerre mondiale a a peine commencé et les jeux politiques font rages pour masquer le totalitarisme naissant et les impacts inhumains sur la population.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2020
Superbement réalisé, photographié, mis en musique, ce film révèle l'effroyable FAKE NEWS organisée par Staline.
Journalistes complices à Moscou qui cachent la dévastation par la famine du peuple ukrainien.
Il est opposé des scènes de dépravation moscovites face aux longs plans séquences dans la campagne enneigée ukrainienne, avec ces millions morts de faim.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2020
Thriller socio politique au scénario riche et passionnant
Divisé en 3 parties distinctes, la première pose une intrigue digne d'un bon film d espionnage. La deuxième partie, plus sociale, convient le mieux à la réalisatrice qui sait filmer misère humaine san spathod ni exagération. La troisiemepartie, amère conclusion de cette histoire nous rappelle que chaque époque a ses fake news et qu il convient de rester vigilant et aussi de savoir lutter parfois avec ruse contre la censure, tour qu elle vienne.
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