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Kevin dioles
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4,0
Publiée le 12 novembre 2020
L'OMBRE DE STALINE (2020): Si la guerre éclate, pour résister à Hitler, il faudra faire alliance avec Staline. L'Union-Soviétique est bien mystérieuse sur sa politique. Gareth Jones, journaliste d'investigation Britannique voudra en savoir plus sur ce fameux régime Stalinien. Une enquête dangereuse surveillée de très près par les services secrets Soviétique. Un homme révolté, une presse lâche qui fermera les yeux pour le bien d'une politique internationale, des manoeuvres pour faire taire une vérité ignoble. Une souffrance exprimée par des nuances sombres, dans un voyage glacial souvent sans dialogues, mais les images suffiront pour dénoncer l'horreur avant l'horreur. Un régime Stalinien qui ne vaut pas mieux que la politique assassine hitlérienne. Une histoire vraie, périlleuse, présentée par une réalisation bien maitrisée et très prenante.
Ce film magnifique d'Agnieszka Holland rappelle comment le pouvoir soviétique a caché et nié la famine en Ukraine : l’holodomor un génocide du régime stalinien. Des fakes news alimentées par Walter Duranty journaliste anglo-américain Correspondant du New York Times à Moscou. il remportera le prix Pulitzer en 1932 pour ses reportages sur l'Union soviétique.... Lloyd George un politique influent de l’époque méprise les interrogations de Gareth Jones. Churchill comparera Lloyd George à Philippe Pétain. Malgré tout, ce journaliste scrupuleux incorruptible ce héros va nous faire découvrir la campagne ukrainienne. Des images somptueuses horribles émouvantes. Un film à voir.
« L’ombre de Staline » de la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland est un film historique sur l’Holodomor, la famine imposée par Staline à l’Ukraine afin de collectiviser ses terres et via le vol de son blé - « l’or de Staline » - de contribuer à l’accélération de l’industrialisation de la Russie. On suit l’aventure assez exceptionnelle du journaliste Garteh Jones (James Norton) dont la mère est ukrainienne et qui fut envoyé plus ou moins officiellement par David Lloyd George, ancien premier ministre britannique et conseiller aux affaires étrangères, pour aller « interviewer » Staline sur ce « miracle économique » alors que l’Europe était dans les suites du krach de 1929. De Moscou, il partira incognito en Ukraine en 1933, tombant de Charybde en Scylla et découvrant l’horreur vécue par le peuple. Ces scènes sont d’ailleurs filmées quasiment en noir et blanc et contrastent avec la luxuriance de la vie à Moscou de Walter Duranty, journaliste anglo-américain correspondant du New York Times à Moscou où il régit la presse « officielle » avec un prix Pulitzer en 1932 pour ses reportages sur l’union soviétique. Le film qui comporte quelques lourdeurs (la surveillance à Moscou…) nous fait découvrir ce pan méconnu de l’histoire mais il nous interpelle sur l’impact qu’a eu réellement ce reportage sur la politique étrangère du gouvernement britannique. Également sur le rôle exact de ce « journaliste » échangé contre 6 ingénieurs et assassiné à l’âge de 30 ans en Mongolie par le NKVD. Quant à Walter Duranty, il publia un démenti formel après la conférence de presse donnée par Garteh Jones et – comme dit à la fin du film – il mourut tranquillement à l’âge de 73 ans en Floride !
Le témoignage du journaliste G. Jones sur la grande famine (Holodomor) de 1933 instaurée par Staline est un document important du point de vue historique et politique. Le film quant à lui marque trop souvent le pas par une manque de tension, des scènes qui s'enchaînent avec trop de lenteur. Les séquences les plus saisissantes sont celles vécues par Jones dans la realité de la désolation de ces villages où les habitants meurent.
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2,0
Publiée le 31 octobre 2020
Ce film suit les voyages du journaliste Gareth Jones en URSS de l'ère stalinienne où il a découvert les Holodomor. Une grande famine qui a dévasté l'Ukraine et qui a été cachée au monde par le gouvernement soviétique. J'ai trouvé le film réalisé avec compétence mais avec un grand défaut il a pu transformer un sujet aussi important et intense en une expérience très terne. C'était peut-être moi qui ai passé une mauvaise journée de repos. Mais j'ai trouvé le film d'un ennui total et une énorme occasion manquée de raconter une histoire aussi extraordinaire et pas très connue sur cette partie de l'histoire soviétique. Je peux toujours le recommander en raison du sujet mais vous feriez peut-être mieux de regarder un documentaire concernant cette histoire...
A l'ombre de Staline suit un jeune conseiller britannique à la fois persuadé que la Grande-Bretagne devra s'allier à Staline pour vaincre le péril nazi qui se profile et en même temps curieux de savoir comment l'URSS a pu réussir son industrialisation saisissante. Il partira donc voir lui-même comment le financement de l'industrialisation a pu être assuré et découvrira l'holodomor. Financé par la Pologne et l'Ukraine, je craignait un film larmoyant surjouant dans le registre du pathos. En réalité, ce n'est pas du tout le cas et au contraire j'ai trouvé une certaine retenue dans la description d'un des pire drame du siècle précédent. J'avais en mémoire cette description faite par Kravchenko (I chose freedom) qui m'avait durablement marqué par sa description minutieuse. Le film montre en restant dans la retenue. J'ai également trouvé une certaine retenue dans la description de ces personnages qui entretenaient l'aveuglement collectif, usaient de leur prestige pour nuire à la crédibilité de ceux qui dénoncent l'insupportable ou encore de la politique des Etats qui "font avec" la réalité pour continuer les affaires "as usual". Le jeu des acteurs est juste et centrer l'histoire sur le destin tragique d'une homme qui veut croire en ses valeurs de justice amène l'émotion chez le spectateur. C'est donc un film qui m'a remué et qui a le mérite de faire connaître l'un des pire crime de l'histoire et au-delà s’interroger sur les mécanismes qui font qu'on refuse de voir. Le parallèle entre le traitement de ce crime par le NY times et les dérives idéologiques de ce même journal aujourd'hui ne manquera pas d'interpeler.
Un très beau film avec d excellents acteurs et de très belles images sur les mensonges d état qui ont duré 40 ans concernant l effroyable famine en Ukraine orchestrée par les communistes et qui fait étrangement écho aux mensonges d aujourd hui en 2020 à propos de la pseudo epidemie
Voici un film convaincant et vivant sur un sujet assez occulté : le génocide ukrainien dans les annee30 par Staline très belle reconstitution de la Russie soviétique de ces années là, acteurs attachants tout en ne surjouant pas, notamment James Norton et Vanessa Kirby.. George Orwell apparaît en train d’ecrire Animal Farm, c.est un petit artifice qui encourage à lire le bouquin On devine que la réalisatrice polonaise ne porte pas les russes dans son cœur, on sait pourquoi Quoiqu’on pense, un grand film
Un film intéressant, bien fait, sur un sujet fort mais qui pêche par son hyper-esthétisation ; les images sont belles, certains plans sont superbes mais ils écartent de l'indispensable réalisme attendu sur un tel sujet. De plus, le regard porté sur l'histoire soviétique est trop simpliste et trop contemporain, mettant davantage en cause le stalinisme que l'essence totalitaire du communisme et portant un jugement facile sur des faits dont la compréhension n'était pas si aisée dans le contexte de l'époque.
L'URSS, Staline, un système économique vendu comme exceptionnel : un journaliste se lance dans une enquête pour montrer que ce n'est que de la poudre aux yeux. Un rythme parfois un peu lent mais un ensemble qui plonge dans la pauvreté, les enfants laissés à eux-mêmes, et une pression politique.
Intéressant sujet bien traité mais bien trop ennuyant par moments, certes le sujet ne se prêtait pas bien à l'action mais là l'ennui est trop présent, ce qui est fort dommage.
Bon film historique qui retrace une histoire non connue. quelques longueurs. l'horreur humaine dans toute sa splendeur. La moralité est bonne, le monde égalitaire est loin et laisse souvent place à un monde manipulateur des pauvres petits citoyens que nous sommes. à la sortie du ciné j'ai regardé qu'un espion russe n'était pas dans mon dos.
Film très intéressant, sur un sujet qu'on ne connaissait pas. Scènes terribles et choquantes dans cette Ukraine ravagée. L'acteur n'est pas incroyable par contre et son histoire avec la journaliste pas très intéressante.
Très bon film historique , bien interprété . On évoque souvent les camps de la mort et mais beaucoup moins les conséquences tout aussi dramatiques de la politique Stalinienne . Dans le cadre du devoir de mémoire , ce film devrait être présenté dans les écoles .
Ce film relate une période pendant le règne de Staline dont j'ai peu entendu parler, periode qui précède juste la folie nazie qui va être emmenée par Hitler. Cela parle de comment la Russie devient le grenier de l'Europe, et donc ramène beaucoup d'argent et de puissance au pouvoir en place, quite à faire du mal à ses voisins pour l'obtenir. Encore une période bien sombre de l'histoire...