La Femme au portrait
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selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2025
Le film débute un peu facilement et maladroitement, il sous-entend que le professeur a évidemment les armes pour commettre un crime parfait alors que dans le livre il n'est "que" prof d'anglais). On s'attend donc justement à ce que Richard Wanley/Robinson soit un peu plus ambigu et complexe mais malheureusement ça ne sera pas le cas. Mais le récit prend réellement son envol avec l'attaque et le crime (ou pas !), la tension monte d'un cran et tout l'intérêt de l'intrigue se dessine soudain, à savoir qui du professeur/Robinson ou de Alice/Bennett va craquer ou trahir l'autre, est-elle même tout à fait sincère et honnête ?! Quand on arrive à la fin la tension grimpe encore de façon particulièrement efficace avant un petit râté facile... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Une fin décevante donc, et si on comprend la justification de Fritz Lang elle ne convainc pas pleinement, surtout avec une tentative de fantaisie à la toute fin qui est loin d'être judicieuse quand il s'agit officiellement d'un Film Noir. En conclusion, un Film Noir de petite facture, la faute aux premières minutes et aux dernières mais ça reste un très bon moment cinéma.
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2025
Ah une proposition de film noir bien plus originale qu'il n'y parait - grâce à une fin qui s'amuse des codes du genre d'une façon délectable! Porté par un couple dont le décalage est assumé d'emblée, ce récit criminel avance avec fluidité grâce à une entrée dans le vif du sujet immédiate, un enchaînement classique mais maitrisé des péripéties ainsi qu'une réalisation efficace permettant à l'intrigue d'éviter tout élément superflu. Très agréable et souriante proposition!
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2024
Chef d’œuvre du film noir réalisé par l'excellent Fritz Lang en 1944, interprété magnifiquement par Edward G. Robinson et Joan Bennett dans les rôles principaux. d'après un scénario de Nunnally Johnson. On ne s'ennuie jamais, pas de temps mort :meurtre, chantage, enquête policière, suspense. On est captivé par l'histoire du début jusqu'à la fin. A voir par tous les amateurs du genre et du 7ème art en général.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2024
Un film facétieux qui prend le rêve comme base du film.
On ne peut pas tout raconter mais l’homme qui s’immisce dans l’enquête me rappelle un film noir américain où un homme s’inventait suspect pour faire une démonstration à la justice. Ici non mais il prend des risques un peu insensés.
Néanmoins j’aime voir réapparaître quelques personnages dans la dernière scène !!! Amusant contrepied et finalement légèreté assumée !!!
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2024
Un film noir brillant et angoissant avec un twist final imparable à travers lequel le psychanalyste Fritz Lang nous confronte à nos démons...
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2023
Pendant 40 minutes (peut-être un peu plus) j'ai eu des petites étoiles devant les yeux et, elles étaient au nombre de 5, si vous voyez où je veux en venir. Puis, passées ces 40 premières minutes, j'avoue que mon intérêt pour cette "Femme au portrait" est allé en déclinant. Jusqu'à penser à lâcher complètement l'affaire lors de la dernière demi-heure mais qui m'a ennuyé au plus haut point. Bavarde pour rien et pédalant dans la semoule. Et c'est justement ce final inattendu et tant décrié par d'autresz contributeurs qui a fait que je me suis sorti de ma semi torpeur. S'il y avait eu un final autre (entendez par là un final en adéquation avec ce que le film nous montre pendant 1h30), j'aurais vraiment eu l'impression d'avoir perdu mon temps. Au-delà d'une histoire dont la tension s'étiole sur la longueur, je n'ai pas beaucoup aimé les personnages et les comédiens les interprétant. Ça manque de seconds rôles d'envergure. Et le duo Robinson/Benett ne fonctionne que moyennement. Le premier est très bon (il est le seul d'ailleurs) même si on l'a connu meilleur, la seconde, quant à elle, est aussi sublime physiquement que fade à l'écran, du moins dans ce film. Elle sera nettement plus convaicante dans "La rue rouge".
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 913 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2023
Boudiou, ça c’est du cinoche ! Fritz Lang nous concocte là un bijou d’intelligence et d’humour qu’on ne voit plus de nos jours, ou si rarement. Les acteurs sont magnifiquement dirigés et le scénario se déroule sans temps mort. Certains ont critiqué la fin du film. Je trouve au contraire que cette fin donne une légèreté à l’ensemble de bon aloi. Vive les vieux films !
marc sillard
marc sillard

10 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mars 2023
C'est le thème classique et récurrent au cinéma du personnage qui, réellement coupable ou pas, se trouve de plus en plus coincé par les enquêteurs et ne sait pas comment s'en sortir. Ici, le protagoniste pris au piège est joué par Edward G Robinson, plutôt habitué aux rôles de méchant que de victime. Comble de l'ironie, son métier est d'intellectualiser ce genre de situations. Ce qui fait la qualité du film c'est, bien entendu, le génie du metteur en scène Fritz Lang. Pas d'effets spéciaux, de cris, de poursuites haletantes, de musique qui fout les boules. Non, l'angoisse est créée par petites touches subtiles, dans un environnement noir, avec montée progressive en tension. Les acteurs sont parfaitement dirigés. Robinson, très digne, est tout en sobriété et mobilité du visage. Joan Bennett, la femme au portrait, est majestueuse. Curiosité du destin, son mari dans la vie a commis quelques années plus tard le même acte répréhensible que celui du film, mais cette fois-ci en live et sans échappatoire. J'ai particulièrement apprécié la prestation de Dan Duryea en maître chanteur, inquiétant. Ou en barman innocent, au choix. Car le twist final, qui permet de décompresser, passe en revue tous les personnages dans leur ambiance normale. A mon avis c'est génial car cela souligne les exagérations et invraisemblances d'un monde fantasmé ... et cinématographique. Eh Lang, tu nous fais ton cinéma !
Xolla
Xolla

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2022
Film noir par excellence, La Femme au portrait nous plonge dans une histoire dynamique qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer.

Les acteurs donnent vie à des personnages intéressants, renforçant le suspens du film et l'attachement que l'on ressent envers le naïf Richard, qui se retrouve dans une situation des plus complexes.
Le personnage d'Alice Reed crève à l'écran de par son charme naturel et sa personnalité entière.

La question morale mise en cause dès les premières minutes du film le dirige du début à la fin, où l'on se demande comment nos protagonistes réussiront à s'en sortir : le suspens est donc réussi.
Celui-ci nous tiens en haleine jusqu'au retournement de situation final surprenant (et que quelque peu métaphorique selon le point de vue de chacun).

En bref, La Femme au portrait est un classique du film noir que je recommande aux fans de suspens et des années 40.
marklahore
marklahore

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2022
Pur chef d'oeuvre ! Le rêve, la femme fatale, les reflets, le meurtre ... On se prend d'empathie pour cet homme rangé rattrapé par son destin (à moins que ce ne soit son désir). E.J Robinson à son sommet. Génial Fritz Lang dans cette enquête mise en scène du point de vue de l'assassin. Possibilité de streaming gratuit sur film (version colorisée malheureusement)
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2021
Si certains considèrent, à juste titre que la carrière américaine de Lang ne fût pas la meilleure, il n'en reste pas moins que son séjour hollywoodien lui permis de réaliser de nombreux films de grande qualité. "La femme au portrait " est finalement un vrai faux polar et finalement est surtout un clin d'œil au démon de midi et à ses déboires malheureusement prévisibles ( du moins selon la morale du film). Un maître de conférence en droit pénal, rencontre par hasard une jeune femme dont il a admiré le portrait exposé dans une galerie à proximité de son club. On ne dévoilera pas la fin, mais le procédé scénaristique de la femme au portrait sera utilisé bien plus tard par David Lynch. En parcourant quelques critiques, j'ai lu que plusieurs spectateurs reprochaient la fin du film, qui ne serait pas à la hauteur du reste. Ce n'est pas du tout mon avis et je dirais même quelle est réussie et originale. Je pense que Lynch n'a pas manqué de voir ce film. Robinson et joan Bennett sont excellents. A voir
David R.
David R.

5 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2021
Un vrai petit bijou de film, tout ou presque est parfait. L'austro hongrois qui est Lang se révèle diablement talentueux, le plaisir est au rendez-vous.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2021
Après trois films de propagande dans le cadre de l’effort de guerre auquel Fritz Lang se devait de participer ayant fui l’Allemagne d’Hitler pour rejoindre Hollywood, le réalisateur peut enfin retrouver des sujets moins contraints où son sens du détail et de la mise en relief des pulsions qui font avancer les hommes pourra pleinement s’exprimer. Il s’embarque avec « La femme au portrait »(1943) pour un diptyque qui avec « La rue rouge » (1944), réunira un trio d’acteurs composé d’Edward G. Robinson, Joan Bennett et Dan Duryea, incarnant chacun les personnages archétypaux du film noir. Le roman de J.H. Wallis, publié en 1942, est adapté par l’écrivain, scénariste, réalisateur et producteur, Nunnally Johnson. Fritz Lang tout en virtuosité confronte l’image désormais rassurante de Robinson à la sexualité vénéneuse de Joan Bennett. L’intrigue classique brodant autour du sage professeur ou bureaucrate sortant de sa réserve pour se frotter à une sexualité charnelle qui relève plus du fantasme que d’une réelle envie de passer à l’acte a été depuis déclinée dans tous les genres cinématographiques. Le drame pathétique chez Josef von Sternberg avec « L’ange bleu » (1930) ou encore la comédie débridée avec Billy Wilder dans « Sept ans de réflexion » (1955). Ici, Lang utilise les codes du film noir pour emmener son professeur d’université, rendu à une liberté provisoire (sa femme et ses deux enfants sont en vacances), vers l’interdit qui tourne mal. Le portrait d’une mystérieuse femme (Joan Bennett) exposé juste à côté de l’entrée du club huppé où le professeur passe ses soirées en compagnie de ses deux amis, médecin (Edmond Breon) et procureur (Raymond Massey) constituera spoiler: le point de départ du long chemin de croix qui va suivre pour l’expert en criminologie qu’incarne Robinson
. Les blagues qui s’enchaînent tout au long du repas sur la matérialisation possible de la jeune femme du portrait qui enchanterait le célibat provisoire du professeur, agrémenté par une solide consommation de Brandy, conduisent tout droit ce dernier dans les rets de celle qui a posé pour le tableau après qu’elle lui soit apparue dans le reflet de la vitrine où est exposé le tableau, une fois une fois la soirée au club enfin terminée. Le gentil professeur sort alors de sa zone de confort pour s’enfoncer dans une affaire criminelle où sa science de la criminologie ne lui sera pas d’un grand secours. Avec dextérité et malice, Fritz Lang se joue de son anti-héros qui à peine sorti du droit chemin qui a toujours été le sien doit ramer à contre-courant pour tenter d’y remettre les pieds au plus vite. Les maladresses commises avec une forme de placidité incompréhensible emmènent très loin Edward G. Robinson des rôles de gangsters de ses débuts. spoiler: On se dit que toute cette horlogerie bancale est trop bien orchestrée pour résister à une analyse sérieuse de la situation. Fritz Lang, goguenard, le savait bien qui réserve une conclusion absolument virtuose que d’aucuns jugeront facile mais qui était en réalité indispensable pour laisser le spectateur sortir, amusé, d’un labyrinthe un peu trop habilement tortueux
. Fritz Lang qui dirige formidablement ses acteurs, les réutilisera on l’a dit, tous les trois juste derrière, pour cette fois-ci les confronter à une version plus réaliste de « La femme au portrait » via un remake sophistiqué de « La chienne » de Jean Renoir (1931) où Michel Simon brillait de mille feux. En attendant de voir « La rue rouge », délectez-vous de ce film noir "pour de rire" qui laisse entrevoir l’une des faces les moins connues de la personnalité du grand Fritz Lang.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 août 2019
Une rencontre d'un soir tourne au vinaigre pour le professeur de matière et puis s'enchaîne dans une spirale méticuleuse. Un cadavre qui traîne n'étant pas n'importe qui pour la femme mystérieuse au tableau portrait craché, fascinera son protagoniste simple spectateur embarqué dans cette galère enquêtrice. Le chantage c'est l'argent par dessus tout, ah ! La dame portraitiste dans ce sale pétrin engagé n'a pas le choix, coincée par celui qui fait chanter, une vielle connaissance de milliardaire douteusement sans scrupule. On retrouve l'essence brute de la réalisation après les longues plaidoiries judiciaires politiques et affaires criminelles. La fin se termine en rêverie laissant songeur l'intrigue concluante, on prend les mêmes et on peut recommencer indéfiniment, s'en est assez pour l'acteur d'aujourd'hui, plus d'envoûtement tablette picturale.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2019
Le professeur Wanley est un expert en criminologie. Un soir, il découvre le portait envoutant d’une mystérieuse inconnue dans une vitrine. En se retournant, la jeune femme ayant servi de modèle se présente à lui et lui propose de passer la soirée chez elle. Lors de la soirée, un homme, apparemment jaloux, débarque et engage une violente dispute avec le professeur. Ce dernier l’assassine avec une paire de ciseaux. Wanley et la belle femme décident de se débarrasser du corps. Vont s’ensuivre les conséquences de l’événement. Malgré une fin décevante, loin de ce qu’on attendait de Fritz Lang qui évitait jusque-là les happy-ends, « La Femme au portrait » est un film noir d’une grande tension, qui frôle d’ailleurs avec la pulsion érotique. Intrigue simpliste au départ, le cinéaste parvient à lui insuffler une complexité psychologique étonnante sur le sentiment de culpabilité.
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