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Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2019
On pourrait croire que ce film est un tantinet désuet et qu'il ne raconte pas grand chose, mais bon il s'agit de narrer l'histoire de Bécassine, petite bonne soit-disant niaise bien connue des générations d'enfants.
Il s'agit d'une oeuvre poétique, mélancolique, quasi onirique et... joyeuse. cela finit bien comme toutes les aventures de Bécassine mais ce qui compte ici, ce n'est pas la fin, mais les moyens. Ce film est comme un vieux journal de Tintin, un mistral gagnant ou un vieux 45 tours de notre enfance retrouvé dans le grenier, il fait rêver l'enfant qui est en nous.
Une comédie qui ne doit son intérêt qu'au personnage de Bécassine, héroïne de bande dessinée du début du XXeme siècle simple et quelque peu naïve et candide incarnée par la convaincante Emeline Bayart. Une atmosphère générale bon enfant avec des acteurs impliqués dans leur rôle (notamment Karin Viard, Denis Podalydès et Michel Vuillermoz) ce qui constitue un ensemble pas désagréable du tout mais pas non plus marquant. Un film correct mais pas inoubliable pour autant.
Très belle surprise que ce Bécassine ! Casting impeccable, direction d’acteurs remarquable, des plans d’une beauté solennelle... L’histoire d’un rêve remplacé par un autre, le bonheur dans la singularité.
C’est toute une histoire cette « Bécassine ». C’est en 1905 que la bande dessinée retraçant le parcours d’une bonne à tout faire bretonne est née. Celle-ci est loin d’être intelligente, est naïve et gaffeuse. Si en Bretagne elle représente un drame social de la fin du dix-neuvième siècle ou les femmes partaient pour Paris pour travailler pour la bourgeoisie, le reste de la France en a beaucoup ri. Véritable phénomène, elle aura le droit à sa poupée de cire au Musée Grévin ou ses timbres postaux, sera l’effigie d’un temps de la biscuiterie St Michel et sera immortalisée grâce au tube de Chantal Goya. En 2018, Bruno Podalydès se lance dans son adaptation et offre le rôle à une Emelyne Bayart fade et sans charisme. Ne lui en voulons pas, à voir en voir la médiocrité des rôles de Karin Viard, Michel Vuillermoz, Josiane Balasko et même de son frère Denis Podalydès, on a bien compris que le problème venait de la direction artistique. Ne citons pas non plus la mise en scène d’une mollesse rarement vu à l’écran. Bref il n’y a pas grand-chose à sauver dans cette « Bécassine » 2018 et on se pose sincèrement la question de la sincérité de certains médias amis avec le cinéaste… D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un petit film sympathique et poétique. Beau travail des décors, des costumes, de couleurs et de la photo. Une suite de scènes pouvant parfois apparentes comme anecdotiques mais qui donnent une ambiance générale plutôt agréable. Un petit film bien fait, frais et apaisant.
Bruno Podalydès nous offre une Bécassine (excellente Emeline Bayart dans le rôle) débordante d’affection pour ses parents paysans, dont elle va toutefois s’éloigner car désireuse de faire carrière à Paris, pour son Oncle Corentin (Michel Vuillermoz, très bon également lorsqu’il se fond avec le paysage et s’adonne à ses activités de chasseur), pour sa Loulotte, la petite fille adoptée par la famille de Grand-Air ainsi que pour toute la maison dans laquelle elle est embauchée et même pour Marie Quillouch (surprenante et enlaidie Vimala Pons !) qui lui jalouse son nouvel emploi au château. Bécassine c’est ça, une femme-enfant naïve, gentille avec tout le monde, et ça, c’est bien rendu ! En revanche, ce qui s’éloigne pas mal de la BD, c’est qu’ici notre bretonne préférée n’est pas si cruche que cela et invente même des objets facilitant le quotidien de tout un chacun ! De plus, le scénario traîne en longueur à partir du deuxième tiers mais il n’empêche que l’on suit les aventures de cette bigoudène avec plaisir d’autant que les occupants du château sont tous très bons : Denis Podalydès et Karin Viard, le comptable et énamouré et la marquise, Bruno Podalydès en Rastaquoueros, escroc grec de première, ainsi que le petit personnel joué par Josiane Balasko, Isabelle Candelier, Philippe Uchan et surtout Jean-Noël Brouté en Hilarion !
Je ne connais pas bien Béccassine car ce n'est pas ma génération...je ne peux donc pas juger de l'adaptation. Le film en lui-même aurait pu avoir un peu plus de folie douce, et mettre un peu plus en avant les aventures et pensées de Bécassine, qui en moitié de film est délaissée pour donner plus d'importance à la Marquise, ou Baronne, je ne sais plus et son idylle avec le faux marionnettiste (même si Karin Viard est vraiment chouette, n'en fait pas trop!). Pas assez de gags, de situations cocasses, je pensais rire un peu plus, mais il reste une ambiance surannée et de gentille naïveté qui fait du bien ! Les acteurs sont tous très bien, la petiote Bécassine est craquante.
Je me suis laissée porter par Bécassine, avec qui j'ai passé un agréable moment de légèreté. Qu'est-ce qu'il est bon de regarder vivrent une personne simple, naïve et astucieuse. Tout est réuni dans ce film pour vous embarquer: le scénario, le casting, et la mise en scène.
Je vous conseille ce voyage qui ne vous fera que du bien.
qu' est ce que c' est que ce film ? On est dans le respect du personnage de Bécassine dans le sens où elle paraît bête, sortie de sa campagne, limite abrutie, sans être réellement attachante ... loin d' être une ode à la femme et/ou une promotion de la Bretagne et des bretons , ce film est un naufrage : c' est dommageable.
De « Dieu seul me voit » à « Bécassine », le parcours de Bruno Podalydes est pour le moins inattendu au premier abord. Et puis, en disséquant la filmographie de ce dernier, on l’est un peu moins tant l’humour que l’on percevait dans certains de ces films précédents se retrouve ici dans les chroniques de la célèbre héroïne de bande dessinée. La première bonne idée de Podalydes est d’avoir piqué des mésaventures de Bécassine dans différentes histoires plutôt que d’adapter un album précis. La deuxième bonne idée est de n’avoir pas hésité à jouer sur le côté suranné du personnage et d’avoir réalisé des scènes cocasses dignes d’un Tati ou d’un Etaix. Pour finir, aucune faute de casting tant pour le personnage principal (et il fallait vraiment trouver une actrice pouvant camper Bécassine sans être ridicule) que pour les personnages l’entourant. On retrouve l’équipe habituel, Podalydes frère et les éternels complices dont Jean-Noel Brouté et Michel Vuillermoz tous excellents, ainsi que de nouvelles venues tout autant inspirées Karin Viard et Josiane Balasko.
Quelle belle surprise que ce film d'une fraicheur magnifique ! Une distribution aux petits oignons, Bécassine vous transporte avec l'immense talent de son actrice dans un univers...pas si éloigné du notre ! Un vrai moment de bonheur !
Très honnêtement j'avais peur de m'ennuyer comme un rat mort mais absolument pas. Cette Bécassine de Bruno Podalydès interprétée par Emeline Bayart m'a beaucoup plu et je l'ai trouvé très attachante. Excellent casting. Je suis née au tout début des années 60 et il y avait des originaux de BD de Bécassine chez mes grands-parents. J'aime toujours le personnage plus de 50 ans après. :D