Derniers Avis : Sale temps à l'hôtel El Royale - Page 9
Sale temps à l'hôtel El Royale
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Clément L.
12 abonnés
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4,0
Publiée le 2 janvier 2019
Dans un hôtel qui a connu son heure de gloire il y a bien longtemps , un prêtre, une chanteuse de soul, un voyageur de commerce, une hippie et sa sœur, un homme énigmatique, et le gérant de l’hôtel vont se côtoyer au cours d’une nuit de tempête à la destinée implacable. Avec un tel pitch, j’avoue que j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus, surtout avec Jeff Bridges que j’affectionne particulièrement. Alors, verdict ?!
Ce film m’a tout de suite fait penser à “Identity� par son picth très proche, mais également “Les 8 salopards� pour son ambiance de huit clos en plein déluge dans un lieu “perdu�. Alors rien d’original me direz-vous ! Et bien détrompez-vous, car tout d’abord, il faut souligner l’atmosphère particulière qui émane de ce film, avec cet hôtel que l’on sent sur le déclin mais dont on peut facilement deviner qu’il était un haut lieu du faste par le passé. Les décors sont vraiment riches, la photographie et les lumières soignées accentuant l’ambiance particulière de ce motel, personnage à part entière, qui lui aussi a bien des choses à cacher. Néanmoins, le fait qu’il serve de frontière entre Nevada et Californie n’apporte rien à mon sens à l’intrigue.
J’ai trouvé la mise en scène efficace, inventive, avec quelques beaux moments de cinéma à la clé (cf la scène du démontage de parquet sous métronome, brillantissime et au suspens implacable). Certes, l’idée de revoir une scène du point de vue de chaque protagoniste tout en apportant un éclairage nouveau n’est pas nouvelle, mais elle est ici magistralement mise en scène.
Le scénario quant à lui est vraiment original avec son intrigue à tiroirs où les protagonistes, tous plus mystérieux les uns que les autres, vont voir leur destin s’entremêler. Le casting est au top avec des rôles à contre-emplois où chaque personnage a sa part d’ombre et chaque acteur nous livrant une interprétation impeccable. La BO est géniale et colle parfaitement à cet univers.
Au final, un thriller noir, violent, suffisamment original et bien mis en scène pour valoir le détour. Il y a là une véritable inspiration d'origine “Tarantinesque� à n'en pas douter, qui sans égaler le maître vient le tutoyer. Il serait dommage de faire chambre à part sur ce coup là !
Toutes mes critiques Forrest Blog sur clempaquito.tumblr.com
Dans l'absolu un bon film bien réalisé, une mise en scène au top, des acteurs impeccables, mais les producteurs ont oublié une seule chose : Un film doit raconter une histoire !
Un scénario qui rappelle "les 8 salopards" mais qui ne le copie pas non plus. Très bien. J'ai adoré l'ambiance années 70 et le jeu des acteurs est franchement bon (à la fois il y a des grosses pointures qui ont déjà fait leurs preuves). Un film dont je ne savais pas quoi attendre et qui m'a fait passer un excellent moment
Et l'on retrouve avec le plus grand plaisir Jon Hamm (le beau gosse de Mad Men) et Jeff Bridges en révérend improbable, dans ce polar pluvieux construit à la manière d'un Pulp Fiction : c'est-à-dire émaillé de feedbacks qui ajoutent au fur et à mesure à l'intrigue, qui ne devient complète qu'à la fin du film. D'ailleurs Tarantino n'aurait pas dénié la réalisation ni le thème, puisque l'action se déroule à la fin des années 60, dans un hôtel près de Reno, un des coins les plus kitch des USA. Beaucoup de créativité dans l'intrigue et dans la réalisation, colorée, humaine, souvent drôle, qui font de ce film un polar unique, un de ces films qui, le temps passant, trouvent leur place parmi les films cultes.
Le réalisateur a orchestré une mise en scène théâtrale avec comme décor cette hôtel très seventies isolé dans les montagnes et sur le déclin . Tous les personnages sont tous très bizarres et énigmatiques et vont s'articuler autour d'un scénario surréaliste très réussi . Ils ont chacun des secrets, et leur passage dans cet hôtel va aboutir à des règlements de comptes violents et des scènes loufoques. Le scénario reste imprévisible tout le long en multipliant les twists et se joue sans cesse du spectateur ce qui donne, au final, malgré quelques longueurs notamment dans les dialogues un thriller captivant.
De l’intensité, un scénario original, des personnages atypiques qui nous emmènent loin dans leur folie, on est happé pendant ces 2h20 sans un instant de relâche, bravo à Drew Goddard, c’est un vrai chef d’oeuvre
Pas le temps niaiser pour le réalisateur de « La Cabane Dans Les Bois », le scénariste de « Cloverfield », « World War Z » et « Seul Sur Mars », ainsi que le créateur et showrunner de la série Daredevil. Drew Goddard porte un éventail d’œuvres populaires à son actif, mais parvient également à puiser dans la subtilité lorsqu’il s’agit d’écriture. Ici, le résultat est différent de ce qu’on pourrait attendre de lui, car il s’agit d’un film qui joue sur la perception du spectateur. Mais à défaut, s’il n’y a pas affinité, ce dernier trouvera un divertissement moyen, succédant les influences du genre policier ou drame, qui illustre cette Amérique profonde, scindée en deux, à l’image de l’hôtel El Royale, là où les vices rattrapent toutes ces générations qui cherchent encore le rêve américain.
Pour le coup, nous passerons à côté de l’originalité dans cette œuvre qui emprunte énormément la photographie d’auteurs qui ont déjà imposé leur style. Cependant, celle-ci sert bien le propos et permet une lecture dynamique. Il en va de même pour les dialogues qui prennent de la longueur, tout en laissant les stéréotypes s’exprimer d’eux-mêmes, dans une bataille de secrets à tout-va. L’ouverture noue ainsi avec tout un mystère pictural, comme si chaque chambre de l’hôtel reflète l’état d’esprit de son ou ses occupants. Et c’est sur le pseudo-mystère que Goddard construit son récit et ses péripéties qui s’entremêlent avec la plus grande des coïncidences. Si on arrive toutefois à accepter ce parti-pris, il nous sera possible d’accéder au cœur du débat, qui met en scène des caricatures dans un environnement où les vices et la justice ne peuvent coexister. La Californie orne ce symbole hollywoodien, où les rêves y trônent. À l’opposé, le Nevada, terre des jeux d’argent, des cœurs et des vies brisées, constitue la chute des mythes et des fantasmes. Et au centre, le chaos le plus total, qui en oublie les contraintes et les objectifs. Cette zone est intemporelle et laissera place au dénouement qui est façonné avec amertume.
C’est donc dans un huis-clos que se joue la destinée d’êtres égarés dans l’antre, style sixties où les néons et le support de motel viennent nous rappeler à l’ordre. Il n’y a plus de place pour l’obsession du rêve, ce concept est mort en même temps que ces années qui ont permis à beaucoup de se découvrir et à se détruire par la suite. Les personnages ici, sont nombreux mais tous identifiables. Du plus discret au plus bavard, les comédiens sont réduits à satisfaire un faible cahier des charges, quitte à y laisser la performance derrière. Ceux-ci possèdent un arsenal d’honneur dans leur éthique et n’hésiteront pas à s’en servir pour faire rebondir l’intrigue. Mais dans ce piège perdu pour politiciens, il n’est pas nécessaire de soulever les faiblesses du casting, qui aura plusieurs raisons de faire mieux que ce qui nous est présenté et on y croit fortement.
« Sale temps à l'hôtel El Royale » nous invite ainsi à faire nos jeux, à prendre un pari sur ces personnages, dont le destin prévisible tient des enjeux secondaires plus intéressants. Si on identifie chacun d’entre eux à une allégorie ou une métaphore, il y a matière à en sortir victorieux de ce motel dépourvu d’originalité dans la forme. Ce sera au forceps de la matière grise qu’on saura briser les secrets afin de laisser mûrir la galerie de monstres que tout oppose. Les frontières s’écroulent pour que les interactions les plus loufoques et les plus sanglants puissent appréhender l’humour noir qui reste souvent en retrait, mais qui fera du bien aux cinéphiles les plus déterminés à remonter à la source de cette œuvre cynique.
Un vrai petit coup de coeur, on voit pas le temps passé; l'intrigue de chaque personnage, les différentes histoires qui se mêlent entre elle...Les jeux d'acteurs sont juste exceptionnel (mention au prêtre). Vraiment il vaut vraiment le détour
Il y avait matière à faire un bon film avec une idée plutôt originale et un très bon Jeff Bridges. Malheureusement le film est beaucoup trop long et la dernière partie est complètement ratée et jamais crédible. Le film est construit comme un véritable Juxe Box où on joue à tour de rôle tous les grands tubes de la Motown et l'histoire de chacun des protagonistes. Le film s'arrête avec l'arrivée de Billy Lee (Helmsworth) avec une prestation pitoyable et une fin d'histoire très bête. C'est dommage car en raccourcissant les scènes pour rendre le film plus nerveux et en squeezant la dernière partie, on aurait eu droit à un thriller mémorable dans la lignée de "Identity". Donc à retenir la première partie, la performance de Jeff Bridges et la BO.
Huit clôt original et très complet. Bon casting, superbe BO, scénario de qualité et d'une durée plaisante. J'ai cru comprendre qu'il n'a malheureusement pas marché au box-office, j'ai bien l'impression que, la vague Marvel commence à faire de sérieux dommage au cinéma, surtout celui qui essaye de jouer l'originalité, avec un budget qui reste tout de même assez conséquent...
J'espère que ça n'empêcheras pas le réalisateur de réitéré car il a pour le moment une filmographie, que ce soir réalisateur ou scénariste, plus qu'intéressante et que je vais suivre de près.
un scénario sinueux et complexe qui réclame patience et où chaque personnage aura finalement son histoire dévoilée. la construction particulière de ce thriller ainsi que le rythme qui alterne entre moments en suspend et de pure violence, désarçonneront longuement le spectateur. mais l'aide d'une mise en scène travaillée voire virtuose, plongée dans les 60', finira par séduire jusqu'au final qui s'humanise au cœur des flames de l'enfer. des longueurs certes, un joli casting et quelle bande son!
Un film qui promettait beaucoup mais qui reste correct sans réussir pleinement à exploiter son cadre à savoir l’hôtel El royale à cheval sur deux états et l’avènement d'une tempête qui fait beaucoup penser au film idendity. De même son postulat de départ: des clients arrivant de tout horizons, n'offrira pas grand chose, se contentant de rester dans les clous d'une histoire assez prévisible. Passé la première demi heure d'exposition qui est la meilleur partie du film, celui ci se désagrège au fur et à mesure que les motivations des clients se précisent. A partir de ce moment là, le temps commence à devenir long, surtout que le film décide de jouer sur des multiples point de vue, et que cela nous oblige à des retours en arrière pour revoir une scène sous un nouvel angle. Au bout d'un moment cela devient un peu fastidieux surtout que les révélations sur certains sont pas géniaux et peuvent être vu à des kilomètres; reste le cadre de l'hotel el royale qui n'est malheureusement pas exploité mais offre un décor des plus original, et une histoire qui a le mérite de sortir du lot, vu le nombre de remake et d'adaptation que l'on voit au cinéma. Le film a été réalisé par Drew Goddard qui avait fait la cabane dans les bois, un film hautement plus mémorable, il est dommage que cela ne soit pas le cas pour ce film là.
L'intérêt est stimulé par la révélation progressive des différents personnages et les rebondissements . Remontrer les scènes avec des points de vue différents est une technique plaisante à retrouver . Les acteurs sont performants et la BO sortie du passé appréciable . Il souffre cependant d'être un peu trop long , l'esprit décroche par moment : peut-être quelques jump scares violents en plus pour le recadrer ?
10 571 abonnés
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3,5
Publiée le 20 décembre 2018
Six ans après le bon "The Cabin in the Woods", Drew Goddard est de retour avec un film qui ne reprend pas la même structure, mais qui est également centré sur un lieu qui cache de nombreux secrets. Et le lieu n'est pas la seule chose qui réserve des surprises, car tous les personnages sont ici pour une raison bien précise que l'on découvre au fur et à mesure que l'histoire se dévoile. Le récit est construit sous forme de chapitres qui correspondent à la chambre occupée par le personnage en question. Après une introduction qui concerne tout le monde, on découvre donc tous les personnages et leurs motivations les uns après les autres. On découvre des choses, on les voit différemment et surtout on comprend mieux tout ce qu'il se passe, ce qui n'est pas évident au début. Le récit est très bien structuré avec des histoires qui s'entrecroisent, des flashbacks et des moments qui ne sont pas toujours dans l'ordre sur le plan chronologique. J'ai trouvé la mise en place vraiment très bonne grâce notamment à une mise en scène vraiment réussie. Au-delà de l'intrigue que l'on découvre, on remarque qu'il y a énormément de sujet dans ce film seulement, ils représentent en quelque sorte chaque personnage, mais ils ne sont jamais abordés. Le réalisateur se focalise plutôt sur ce huis clos qui est classique, mais pas moins efficace. Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est que c'est l'hôtel le personnage principal et non pas tous ses occupants qui finalement ne sont pas très importants comme l'on s'en rend compte avec certains qui disparaissent précipitamment. C'est un peu fourre-tout puisque tout repose sur les histoires personnelles des personnages et sur l'ajout de nouveaux arrivants, mais l'ensemble est bien divertissant en plus d'être très agréable à suivre grâce à la mise en scène soignée, mais aussi à l'ambiance rétro, au contexte et à la photographie. À noter également le très bon casting surtout Jeff Bridges qui est excellent.