Arnaud Jaurès, 25 ans, rejoint l’équipe de campagne d’une candidate des primaires dans le cadre des présidentielles, en tant qu’assistant de l’attachée de communication, la caustique Agnès Karadzic.
Dans la lignée de « quai d’Orsay », le film de Mathieu Sapin qui explore les coulisses d’une campagne électorale en France, n’est pas une franche comédie, plutôt une satire de la vie politico-médiatique française. Alexandra Lamy excelle dans son rôle.
Les protagonistes, tantôt manipulateurs, tantôt opportunistes, surfant sur l’actualité et le réel grâce aux médias ou à une connaissance abstraite ou de seconde main de la vraie vie, donnent une image assez pitoyable de la caste politique.
Pris dans leurs stratégies diverses ou leur besoin de séduire, ils semblent éloignés de toute réelle conviction et des préoccupations des électeurs.
Le constat final est plutôt amer et certainement bien vu.
Exposé plutôt académique des coulisses de la politique française, ce Poulain offre quelques saillies assez bien tournées et une critique de l'opportunisme politique qui ignore les idéaux. Bénéficiant d'un casting équilibré où l'on ne peut pas dire que l'un ou l'autre fait nettement la différence, le film manque quand même d'une certaine dose de méchanceté qui aurait rendu l'entreprise plus mémorable. Ça se laisse regarder avec intérêt.
Rien ne prédisposait le jeune Antonin Jaurès (Finnegan Oldfield qui réussit à jouer sur le fil le candide ni trop benêt ni trop roué), sinon son illustre patronyme, à faire de la politique. Repéré par un sous-couteau (Philippe Katerine, décidément excellent dans les seconds rôles), il est recruté par Agnès Karadzic (Alexandra Lapin, une main de fer dans un gant de velours), la directrice de cabinet de Catherine Beressi (Valérie Karsenti), une candidate à la primaire "démocrate". Mais, lorsque Pascal Perenois (Gilles Cohen), le favori de la primaire, l'emporte, sonne l'heure des choix.
J'avais raté, à sa sortie en septembre dernier, cette comédie française, dissuadé par une bande-annonce qui me faisait craindre sa médiocrité. Je me trompais.
Bien que signé par Mathieu Sapin, fin observateur de la vie politique française (embedded dans l'équipe de campagne de François Hollande puis à l'Elysée, il en avait tiré deux romans graphiques : "Campagne présidentielle" et "Le Château"), "Le Poulain" n'est pas toujours crédible. La vie de cabinet est, hélas, autrement plus terne que celle que le cinéma fantasme et qu'il est bien obligé d'inventer pour retenir l'attention d'un auditoire qui, si la morne réalité des jours lui était racontée, aurait tôt fait de déserter les salles. C'est le travers de toutes les fictions qui s'y sont colletées, aussi réussies soient-elles, depuis "Quai d'Orsay" à "Baron noir" en passant par "L’État de Grâce" (la mini-série de 2006 avec Anne Consigny qui prophétisait la victoire de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007), "L'Exercice de l’État" (le film avec Olivier Gourmet et Michel Blanc), "Les Hommes de l'ombre" (la série avec Nathalie Baye).
La politique y est décrite par le petit bout de la lorgnette avec un cynisme qui ne la grandit pas. Le fond importe peu - d'ailleurs on n'identifie pas l'orientation des candidats du parti "démocrate" qui se disputent la primaire. Rien n'est dit de la France, des Français et de leurs maux - le film sortirait alors que la jacquerie des Gilets jaunes était sur le point d'exploser. Le jeu politique est réduit à une farce jouée par des pantins libidineux, ivres de pouvoir.
Mais une fois acceptée cette "reductio ad pathologicum", il n'en reste pas moins que "Le Poulain" fonctionne parfaitement. On s'attache à son personnage principal, ce jeune stagiaire qui découvre, à son corps défendant (c'est le cas de le dire !), les dessous de la politique. On s'attache même à sa patronne, qui devient presqu'humaine dans le dernier tiers du film. Après avoir vu "Le Poulain", on ne dira plus jamais avec la même légèreté : "je te rappelle sans faute".
Satire sur le cynisme des politiques très réussie. un jeune candide rentre en politique, manipulé et éduqué par A Lami. L'élève dépasse dépasse le maître. Une belle peinture même pas exagérée sur le monde politique.
J'ai passé un assez bon moment en visionnant "Le Poulain". Alexandra Lamy est remarquable dans ce rôle de directrice de communication avec ce côté sans foi ni loi, et aucun signe de duperie quant à son jeu d'actrice, vraiment extra! On assiste bien aux coulisses des conseillers de politiques avec les commentaires sur tel candidat, et tout le cirque des médias qui cohabitent avec et autour des politiques. Je mets aussi en valeur M.Katerine, irrésistible, qui fait de suite sourire, voire éclater de rire, quand il fait ses approches vers le poulain, alors qu'on ne l'attend pas. Je regrette néanmoins l'ascension un peu rapide du poulain à un haut poste et au dénouement final qui est tiré par les cheveux, mais je reste sur une bonne opinion de ce film, qui nous met de bonne humeur en sortant de la salle, ce qjui est le principal quand on assiste à un film au cinéma.
Chronique d'une campagne électorale présidentielle, de la primaire à la veille du 1ier tour. Mise en évidence de la course au pouvoir sans le moindre respect de la fonction ni des électeurs ni des collaborateurs ni des partenaires! Tout un monde glauque de critiques de mensonges de trahisons de pulsions de manipulations de tractations. Le fil conducteur repose sur Arnaud Jaurès, un jeune très diplômé embarqué par hasard dans ce milieu spoiler: et amené de fil en aiguille à constituer le futur gouvernement! déstabilisé dans ses projets professionnels et amoureux spoiler: on le laisse sortant de la cour de l'Elysée . La volonté de démontrer le rythme survolté rend l'ensemble un peu décousu. Et puis c'est vraiment une fiction puisque c'est une femme qui est la présidente en fin de mandat....
Relate bien les arcanes d'une campagne politique.....tout est dit....paraître au lieu d'être....les 10 dernières minutes excellentes.....3 étoiles et demie....!!!!
Premier film pour Mathieu Sapin. Pour un essai, on a vu pire. L'ensemble est fait de façon assez classique mais le tout est écrit et mis en scène solidement. On ne s'ennuie pas. Souvent drôle, assez cruel, on aurait aimé cependant un plus de mordant, de férocité et de cynisme. Quant à la crédibilité politique, je ne saurais me prononcer mais cela semble parfois tiré par les cheveux. Même si la réalité doit malheureusement être bien pire. Pour son premier rôle "sérieux", j'ai trouvé Alexandra Lamy plutôt convaincante. Finnegan Oldfield l'est, pour sa part, bien plus que dans le raté Marvin. Sans oublier, Philippe Katerine et Gilles Cohen vraiment très biens. Le poulain ne laissera pas une trace indélébile dans les mémoires mais se laisse regarder avec un certain plaisir. C'est mieux que rien...
A travers l'histoire d'un novice qui entre comme assistant d'une équipe de campagne durant une élection présidentielle, l'auteur à BD Mathieu Sapin réalise une satire grinçante et savoureuse sur les arcanes de la vie politique, portée par une Alexandra Lamy géniale en femme de pouvoir sans foi ni loi.
une comédie dans le monde politique en pleine primaire puis en campagne pour la présidentielle. c'est assez drôle bien dans l'air du temps avec tous les coups bas tous les changements toutes les tergiversations les revirements etc..... un bon casting et vive la république.
Un film très divertissant et pétillant, qui par son scénario et ses dialogues virevoltant arrive à nous captiver. Pour passer un très bon moment grâce à une interprétation exemplaire.
« Le Poulain » est une comédie française qui traite d’un sujet encore rare au cinéma, la politique. Le comédien de 28 ans, Finnegan Oldfield, intègre l’équipe de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle. Il devient alors l’assistant de la directrice de la communication jouée par Alexandra Lamy. Il va alors découvrir les rouages et coups bas dans cette quête du pouvoir. Non sans clichés, le film nous transporte dans les coulisses de la politique et délivre des situations drôles et bien construites sans forcément chercher à faire réfléchir le spectateur. On aurait en effet apprécié un peu plus de contenu et d’ambition dans l’écriture, mais « Le Poulain » reste un bon divertissement. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com