Les Grands Esprits
Note moyenne
3,8
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243 critiques spectateurs

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TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2017
Depuis ‘’intouchables’’ je n’avais jamais ressenti autant d’émotion devant un film français. Si Victor Hugo qui aurait adoré le cinéma pouvait voir ce film, je crois qu’il serait fier de son oeuvre, fier que 255 ans plus tard son immense roman soit aussi utile qu’il le fut à sa sortie. Tout cela grâce à la sensibilité d’un réalisateur dont c’est le premier long métrage. Certes il y a des maladresses, des lourdeurs, des erreurs qu’il aurait été facile de corriger mais il y a tant
de qualités qui les compensent largement qu’au final un spectateur aimant le cinéma et les enfants ne peut être que comblé. Chaque petit détail de vie observé à la loupe est empreint d’intelligence, aucun bavardage inutile, la camera se chargeant de tout faire comprendre. Passé le premier quart d’heure qui laisse brut les clichés de l’époque et même les intensifie maladroitement, tout se qui suit sera regardé avec l’indulgence et la bienveillance qui conviennent aux enfants de quatrième. Denis Podalydes n’est pas pour rien dans cette réussite, il a su en bon acteur faire passer tous les messages sur le ‘’gout d’apprendre’’ qu’aurait su faire passer dans la vraie vie un professeur digne de ce nom. Rarement un film n’aura été aussi utile en ces temps difficiles que ‘’Les grands esprits’’. Mille mercis à Olivier, Denis et à ‘’Dialo’’ et ‘’Tandia’’.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2017
Mais pourquoi nomme-t-on systématiquement les professeurs débutants dans les établissements scolaires réputés les plus difficiles ? Ne vaudrait-il pas mieux y envoyer des enseignants expérimentés ? Qui ne s’est jamais posé ces questions ? Dans le film de Olivier Ayache-Vidal, c’est François Foucault (Denis Podalydès), un professeur qui enseigne dans un collège des plus côtés (Henri IV), qui les exprime à voix haute, sans se douter qu’il parle en présence d’une employée du Ministère de l’Éducation Nationale. Pris au mot, le voilà qui, tout dépité, se retrouve muté au collège Barbara de Stains dans la Seine-Saint-Denis. Le changement est brutal, on s’en doute, et il va falloir bien de l’ingéniosité à François Foucault, tout qualifié et aguerri qu’il soit, pour mettre au travail des élèves pour le moins indisciplinés.
Difficile d’éviter tous les clichés quand on fait un film sur ce sujet, un sujet que le cinéma a déjà exploré maintes fois. Olivier Ayache-Vidal n’a bien sûr pas réussi à échapper à tous les lieux communs, mais peu importe. Son film n’en est pas moins remarquable pour de multiples raisons. D’abord parce qu’il a fait un choix d’acteur des plus judicieux : dans ce rôle de professeur qui lui va comme un gant, Denis Podalydès fait une prestation éblouissante. Il crève l’écran pendant toute la durée du film et l’on se délecte de chacune de ses interventions, d’autant plus qu’il n’y a que très peu de scènes exemptes de sa présence. Ensuite, parce que le réalisateur a su choisir et diriger à la perfection les jeunes acteurs qu’il a dénichés sur les lieux mêmes, au collège de Stains où il a pris le temps de s’immerger pendant plusieurs mois avant d’entreprendre le tournage du film. De ce fait, celui-ci prend une coloration semi-documentaire qui en accroît la pertinence. Tous les élèves intervenant au cours du film sont criants de vérité, avec une mention particulière pour Abdoulaye Diallo dans le rôle de Seydou.
Enfin, même si « Les Grands Esprits » n’est pas une œuvre très innovante sur le plan de son scénario, elle offre quand même, si l’on y est attentif, des plages de subtilité. Derrière ses apparences de film quelque peu convenu sur un professeur qui, après un temps de doute, voire de découragement, trouve des moyens et une pédagogie renouvelés capables de séduire des élèves récalcitrants, entre autres en leur faisant goûter « Les Misérables » de Victor Hugo, derrière cela se révèlent des instants de finesse qui en font toute la beauté. Ainsi, quand François Foucault comprend qu’il lui est nécessaire de se mettre, en quelque sorte, à hauteur des adolescents à qui il est chargé d’enseigner le Français. Sans aucunement se rabaisser, en gardant sa stature de professeur, il parvient à trouver des moyens de se faire comprendre de ceux à qui il s’adresse, et bien sûr la relation professeur/élèves en est progressivement transformée. Et puis, à la fin du film, une séquence très réussie met en lumière la générosité et la mansuétude de ce professeur qui, s’il est un fonctionnaire, n’en fait pas moins preuve des qualités humaines les plus louables. S’opposant au directeur de l’établissement et à certains enseignants qui, au sujet d’un élève passant en conseil de discipline, n’ont que les termes de « procédure » et de « loi » à la bouche, il est celui qui remet de l’humanité là où il risque de ne plus y en avoir, quitte à prendre à leur propre piège ceux qui ne jurent que par l’autorité. Une leçon dont nous ferions bien tous de nous inspirer et qui clôt en beauté ce film à la fois plaisant et intelligent. 8/10
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 septembre 2017
bon sujet sur le papier même si déjà traité "le plus beau métier du monde". _les héritiers" .Podalydes est remarquable en prof de lettres d H.IV. débarqué à Stains..la fraîcheur des jeunes acteurs ne change pas une situation vu et revu avec les même poncifs éducatif aimer apprendre et confiance en soi..seul l'absence de religion est surprenante et modifié le regard habituel de ces dernières années sur la banlieue
gaetan1.arnould
gaetan1.arnould

59 abonnés 387 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2017
Très similaire au film "entre les murs", aussi bien dans l'histoire de départ (un prof qui débarque dans un collège de banlieue) que dans le scénario ( spoiler: le prof s'attache à sa classe et aide un élève un peu difficile à s'en sortir
). Préférence quand même pour "les grands esprits", moins caricatural, plus original et plus drôle. Le scénario est certes ultra prévisible mais Podalydes est très juste et la rencontre entre deux mondes aussi opposés qu'un prof bourgeois et une classe de banlieue est bien restituée. Petit bémol pour la fin, un peu facilement expédiée. ( spoiler: quid de l'impact politique de l'expérience du prof ? et de son rapport à la ministre ?
)
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2017
Quel plaisir ce film ! Surtout pour le casting ! Emmené par l’excellent Denis Podalydès .... es grands esprits aborde un sujet que l’on a déjà vu au cinéma. La différence est son acteur principal et son coté très positif et drole (framboisemood.wordpress)
batman2222
batman2222

234 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2017
Un excellent premier film, joliment écrit et avec des comédiens formidables. Le scénario est bien ficelé notamment la raison qui pousse ce professeur d'Henri IV à se retrouver en banlieue. La suite est bien sentie. Le réalisateur a passé 2 ans dans ce collège et ça se voit. Dans la même thématique, "Le plus beau métier du monde" de Gérard Lauzier, plus farce et qui se focalisait sur les conditions de vie en banlieue, "Entre les murs" de Laurent Cantet, adaptation du livre de François Bégaudeau.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 septembre 2017
Enfin une comédie française réussie, intelligente, sans aucune vulgarité, et ça, ça fait du bien. Le " French feel good movie " que l'on attendait depuis " La famille Belier ". Espérons lui le même succès, ça serait mérité !
Nick G.
Nick G.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2017
Comédie sociale très réussie ! Avec ce film on ne tombe pas dans le(s) cliché(s) sur la banlieue. C'est plutôt risqué comme sujet, il pourrait vite tomber dans la facilité, mais là ça prend, on y croit, sans doute aussi grâce aux ados qui sont super et naturels et aussi grâce à un Denis Podalydès parfaitement choisi.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 juillet 2018
Un vilain prof sadique, dépassé, suffisant et habitué à abuser de ses pouvoirs sans limites sur ses élèves et parents d’élèves de CSP à Henry IV est muté en REP (avec, là encore, des pouvoirs sans limite). Il enseigne deux trois trucs à ses élèves tandis que ses élèves lui apprennent à être plus humain et lui permettent enfin de devenir un bon prof. C’est à leur contact qu’il va découvrir ce que c’est que la pédagogie (en 20 ans de métier il ne s’était bien sûr jamais remis en question).

Dans cette comédie qui se donne quelques allures de documentaire, le ridicule par lequel l’agrégé de lettres se retrouve muté d’un lycée parisien huppé à un collège de banlieue craignos est curieusement l’aspect le plus réaliste du film.

Le traitement du rapport enseignants-tout-puissants-mais-sans-autorité/élèves-sauvageons-mais-au-fond-gentils-et-respectueux est sans doute le cliché le plus consternant. Il flattera l’aspiration à la facilité des plus ignorants qui y verront sûrement une grande justesse (un cliché semble toujours infiniment plus réaliste qu’une caricature, il n’est pas forcément plus proche de la vérité pour autant).

Derrière des aspects de grandmesse réconciliatrice, Olivier Ayache-Vidal dissimule mal le mépris inconscient qu’il éprouve pour le milieu qu’il filme.

spoiler: Pour ceux qui s'intéressent à un traitement moins cliché du rapport enseignant/élève "La Journée de la Jupe" avec Sophie Marceau sans être transcendant reste de (très) loin la référence
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2017
La problématique est dès le départ bien posée dans ce scénario. Denis Podalydès en professeur érudit d'un lycée prestigieux, devant ses élèves "haut du panier" (bien que d'aucuns se prennent de leur professeur des sales notes et d'humiliantes appréciations de nullité en rapport). Puis le même, propulsé devant les élèves du collège Barbara (ben ça existe ! bonne idée en tout cas) pour une expérience d'immersion pédagogique imaginée par quelques hauts fonctionnaires de l'éducation nationale. Le choc culturel sera rude. Mais de là, une jolie histoire sociale va nous être contée. Avec des bons sentiments et de l'angélisme à la pelle. Et malgré la médiocrité scolaire de la classe, les bonnes notes finiront pas tomber pour encourager la progression des élèves. Il parait que c'est voulu comme ça par l'administration. Le spectateur en ressortira détendu, apaisé, déstressé... euh, un peu inquiet quand même. Un excellent Denis Podalydès bien entendu, comme d'habitude, avec au début des accents de Fabrice Luchini. Scène de monologue empreinte d'improvisation nous révèlent les secrets de tournage. Qui restera sans nul doute dans les annales cinématographiques. Mais bon, il n'y a globalement pas de quoi casser trois pattes à un canard dans ce scénario assez prévisible et ceci d'autant que le sujet a été mille fois traité sous différents angles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 septembre 2017
J'ai adoré ce film drôle poignant et émouvant qui fait bien réfléchir sur les gros problèmes de l' éducation nationale
À voir absolument
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2018
Tout part d'une conversation lors d'un vin d'honneur et notre professeur d'Henri 4 se retrouve plongé en banlieue.
PLV : de bons sentiments et quelques scènes sympas
Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2017
Vu et revu 10 000 fois . C'est sympathique sans plus. C'est gentil et pas trop mal joué . Mais bon un film du dimanche soir et rien de plus
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2018
Les Grands Esprits, film français d'Olivier Ayache-Vidal qui aborde avec efficacité le système scolaire tout en créant un choc des cultures. Bien entendu, on a vu ceci à maintes reprises - voir un professeur de qualité se diriger vers un collège de banlieue afin d'aider les élèves à affronter leurs difficultés - le scénario n'évite pas certains clichés sur la banlieue mais cela est nécessaire dans le but d'être dans l'ambiance au sein de ce collège mal vu par les autres établissements scolaires. Les Grands Esprits navigue entre le documentaire et la fiction, et propose une réflexion astucieuse sur l'enseignement. Dès la première scène, le spectateur sait qu'il va passer un bon moment ! C'est tout d'abord grâce à son interprète principal, Denis Podalydès que le film est compétent. L'acteur de la Comédie Française arrive à être crédible, tout en éloquence et en retenu dans le rôle de ce professeur voulant offrir son aide aux élèves manquant cruellement d'éducation. La relation qu'il possède avec ces enfants montre une bonne énergie à l'écran et peut faire penser à certains moments au Maître d'école, avec le regretté Coluche. Une mise en scène qui se veut assez scolaire avec une finale plus que convenue mais l'émotion est là pour nous distraire de ces quelques maladresses. Avec les Grands Esprits, on redonne espoir à l'éducation en transmettant un message comme quoi les élèves qui sont en difficultés peuvent réussir ! En clair, Les Grands Esprits est un long-métrage plaisant d'Olivier Ayache-Vidal qui se veut aussi encourageant pour la suite de sa carrière en tant que réalisateur mais vaut surtout le déplacement pour Denis Podalydès, impeccable. Une bonne note pour ce film !
henrax
henrax

27 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2017
Un super film, c'est drôle et touchant. J'ai trouvé ça très juste, sans trop de caricature (même si un peu pour le côté comédie). C'est un mganifique moment.
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