Pas follement original, "Les grands esprits" se laisse néanmoins regarder avec intérêt. Denis Podalydès est impeccable dans son rôle de prof agrégé des quartiers bourgeois qui se retrouve un peu malgré lui dans "l'arène" des collèges de banlieue. L'histoire est cousue de fil blanc, sans réelle surprise, mais le film est porté par des acteurs de talent, parmi les seconds rôles et les collégiens. Je recommande, car l'idée de base du scénario est intéressante, et que le film dresse un constat accablant du système scolaire actuel qui délaisse une partie de nos territoires.
C'est assez marrant. Quand on est à l'école, on donnerait tout pour en partir. Et quand on n'y est plus, on donnerait n'importe quoi pour y retourner. C'est pourquoi j'aime beaucoup les films sur l'éducation nationale. Ça rappelle forcément des souvenirs en tant qu’élève même si les profs, eux, n'ont peut-être pas envie de voir au cinéma ce qu'ils vivent tout au long de la semaine. Et c'est peu dire que ce prof de lettres rigide, j'en ai croisé dans ma scolarité. Je ne vois pas quel plaisir ils avaient à descendre leurs élèves au lieu de les encourager. Peut-être était-ce une vengeance à prendre sur leur scolarité ? Il y en a un qui m'a sorti ça une fois. J'ignorais s'il plaisantait où s'il était sérieux. En attendant, c'est dommage qu'ils ne se rendent pas compte des ravages psychologiques qu'ils peuvent causer. Néanmoins, cet enseignant s'adoucira vite au contact de ces gamins de banlieue. Trop vite, sans doute. Quoi que quelque part, c'est normal qu'un prof s'adapte aux élèves qu'il a en face de lui. Mais bon, dans la vraie vie, il y a fort à parier qu'il se serait fait manger tout cru dès le premier jour avec les pneus de sa voiture crevés. J'exagère mais le film pose de bonnes questions. Pourquoi les profs expérimentés restent dans les établissements du centre-ville bien au chaud alors que les débutants sont envoyés au casse-pipe en ZEP au contact des éléments les plus difficiles ? Bon, s'il arrivera à les intéresser en moins de deux aux Misérables de Victor Hugo et au château de Versailles, il faut, à mon avis, plutôt prendre Les Grands Esprits comme un divertissement à la manière du Maître d'école avec Coluche (où il fallait à l'époque un baccalauréat pour faire instituteur) ou du Plus beau métier du monde avec Depardieu. Il y a bien quelques facilités ça et là. Mais Podalydès est tellement formidable, à la fois en prof zélé, sévère mais juste, et homme profondément seul dans sa vie privée, que ça m'a rendu plus nostalgique que jamais de mes années d'études. Cerise sur le gâteau, le film est bourré de petits détails rappelant les années collège/lycée : les goûters à la fin du trimestre, les sorties scolaires, les profs à peine sortis de l'IUFM et pourtant déjà autant blasés que leurs collègues sur le point de partir à la retraite. A se demander si le réalisateur n'a pas été prof , CPE ou pion dans une vie antérieure.
Peut être un peu trop feel good par rapport à la réalité, n’empêche que l’on prend un réel plaisir à voir évoluer Denis Podalydès en prof de lettre strict et bourré de principe au milieu de ces gamins difficiles et en perte de confiance. Le film est frais, merveilleusement interprété, bourré d’espoir et ça fait du bien.
ma critique à disparue je re-note ce très bon film qui brille part la qualité du jeu de ces acteurs en tête un grand Denis Podalydès sur une touchante histoire
Dans les films qui parle de l'éducation ce: "Les grands esprits" se retrouvent dans le haut du panier, alors certes le film est classique, et on sait qu'on ne va pas trop quitter la classe. Mais c'est tellement beau et émouvant,qu'on ne peut que être conquis. Le film est porté par un Denis Podalydès étincelant, en professeur qui passe d'un collège prestigieux à un collège de banlieue. Et un Abdoulaye Diallo touchant en élève, j'ai rarement vue une performance aussi bonne j'ai un jeune acteur en France. Le premier va apprendre l'humilité, et le second et les collégiens que on peut se passionner pour l'école. Alors oui si c'est aussi réussie, c'est ce changement double de point de vue, ces moments touchants de grâce, où Podalydès assène à ces collégiens la vérité en pleine face, les scènes oùspoiler: il ne dit rien pour la tricherie, et où il apprend à draguer à son étudiant,la relation avec les collègues,etc . Bref un film très émouvant, j'étais pas loin des 4 étoiles, ce qui lui coute ça c'est que c'est parfois un brin facile. Mais qu'est ce qu'on pleure d'émotion,surtout en approchant de la fin.
Le professeur d'un lycée réputé de Paris est envoyé en banlieue après avoir tenu un discours éducatif qui a plu au ministre. Le film politiquement correct par excellence, les gens des cités ne sont pas si mauvais que cela, il suffirait d'avoir de bons professeurs pour que cela fonctionne. C'est surement en partie vrai mais la partie sociale plus large manque un peu. Le film est sympathique et pour qui ne cherche pas de vérité sociologique c'est même recommandable. Denis Podalydes amène sa générosité et emporte notre adhésion.
Très beau film de lycée de banlieue, loin des clichés (peu d'agressivité verbale), drôle, attachant, touchant, bienveillant, solaire et optimiste. Denis Podalydès est très juste et émouvant.
Denis Podalydes est, comme toujours, excellent, et certaines répliques sont parfois savoureuses mais quel ramassis de clichés, de caricatures, de guimauve, de bien-pensance, d'invraissemblances...
Ce film part d’un pari selon lequel ce ne sont pas seulement les élèves de banlieue qui sont nuls, mais aussi leurs profs. Un prof de français d’Henri IV va intervenir dans un collège de banlieue et se rendre compte des difficultés, sauf qu’il va appliquer une démarche « non violente » en réponse aux agressions qu’il subit. Je trouve ce film pleine de finesse et de subtilité qui montre un corps enseignant qui participe largement à la reproduction des inégalités sociales et culturelles. Il y a ceux qui décroches, ceux qui sont dépassés, ceux qui attendent la mutation, et jamais ceux qui sont convaincu de leur mission. Beaucoup ont baissé les bras. Évidemment c’est une fable parce qu’un agrégé ne se retrouve pas en collège. Au passage, on appréciera les rapports de violence symbolique entre le père et le fils dans une rivalité perdue d’avance. La sœur sert de catalyseur et d’ouverture. Le prof qui au départ apparaît comme un type puant et sans cœur se retrouve pris dans son véritable rôle d’éducateur.
Un film avec des scènes de classes vraisemblables et quelques bonnes leçons de pédagogie que j'ai moi-même pratiquées durant ma carrière. À voir par tous les enseignants et surtout ceux qui se destinent à ce métier.
faire aimer l'école, faire aimer la langue, faire aimer le travail. le fabuleux Denis P s'y emploie avec une énergie débordante. sa classe est loin d'être facile, mais son amour du métier lui donne une énergie fantastique. avec une réalisation si réaliste qu'on se croirait dans la classe, c'est parfois des envolées lyriques de toutes beauté, les enfants sont extraordinaires. un bémol pour moi : pourquoi ces chansons en anglais alors qu'on étudie la merveilleuse langue française. (c'est ma demi étoile)
Surprenant car je ne m attendais pas à cette qualité dans le jeu de tous les comédiens. Même si au niveau du scénario on a déjà vu ça pleins de fois et dans des genres différents ici ce qui peut faire la différence c est cette volonté farouche qu a ce prof finalement très classique de sauver des enfants des ghettos des banlieues par la connaissance. Une jolie comédie.
J'ai manqué ce film au cinéma (je pense qu'il n'est même pas passé dans ma ville de Province) mais je l'ai découvert avec plaisir sur Arte. C'est intelligent, sensible, fort, le scénario et son traitement font vraiment penser à "Entre les murs" (de Laurent Cantet, Palme d'or à Cannes en 2008). Denis Podalydes campe un professeur maladroit, hors du commun car catapulté malgré lui dans un lycée en zone prioritaire de la banlieue parisienne et le déroulé du scénario devient de plus en plus attachant au fur et à mesure de son avancement... Les meilleurs et les mieux adaptés à ce système ne sont plus ceux que l'on croit au tout début et toutes les valeurs semblent sur le point de basculer juste avant la fin, pour le plus grand bonheur du spectateur, ... et de ses personnages fictifs mais pourtant si réels. Inoubliable.