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Un visiteur
4,0
Publiée le 19 avril 2020
Etant moi-même enseignante j'ai été sensible à la justesse de ton de ce film, dont les personnages sont crédibles. Bravo à Danis Podalydès, toujours parfait, et à la spontanéité des jeunes acteurs. Un coup de chapeau au jeune qui interprète Seydou. Un seul bémol : la réalité est souvent pire, ...
Un film généreux et sympathique sur un thème moult fois abordé au cinéma : celui des problèmes de banlieue, en particulier à l'école, et plus précisément au collège, vus cette fois par les yeux de François Foucault (alias Denis Podalydès), qui a quitté le Lycée Henri IV où il enseignait les lettres à de futurs normaliens, pour un collège à problèmes. C'est plutôt bien conçu, bien interprété ( Podalydès est très bon et les gamins aussi) , mais le scénario n'apporte rien de nouveau, si ce n'est un petit air d'optimisme/.
Un film simple, qui montre que les recettes d'un agrégé d'un grand lycée, appliquées aux collégiens de banlieue difficile, réussi à merveille; et que seule la condescendance des profs de banlieues à l'égard de ceux qu'ils considèrent comme des incapables, est la raison de l'échec; L'une des rares fois ou cet agrégé, s'adapte et parle à un élève dans le ton banlieusard, c'est un échec; Aurait il osé traiter un élève huppé, "d'idiot"; Non,respecter les élèves, les vouvoyer, s'adresser à eux comme à des véritables citoyens en devenir, comme il le fait avec ses élève d'Henri 4, voilà la solution; A méditer par tous ceux qui considèrent qu'il faut s'abaisser au niveau "banlieue" pour y enseigner,
Il semble difficile au départ de trouver un intérêt supérieur à cette nouvelle tentative du cinéma français d'immersion dans le milieu scolaire en banlieue. L'on évite ici les pièges de la comédie pure, de même que la tendance à faire dans le documentaire chargé. Si le propos est intéressant et se nourrit d'un certain réalisme à travers maints petits détails, le film devient un peu trop moralisateur et pétri de bons sentiments, sans forcément mettre les pieds dans le plat et pointer ce qui fait vraiment mal. Les Grands Esprits, malgré certaines qualités (et un Denis Podalydès épatant), planent un peu trop au-dessus de la mêlée pour être le grand film social que l'on pouvait attendre sur cette question.
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4,0
Publiée le 17 avril 2020
Premier long-mètrage de Olivier Ayache-Vidal et rèussite totale. "Les grands esprits" donne une oeuvre positive et attachante qui garde foi, en dèpit de tout, en l'èducation nationale et à la banlieue! Denis Podalydès (formidable) est le professeur de lettres qu'on aurait tous rêvè d'avoir ètant ado! On le sent à l'aise comme un poisson dans l'eau et ce, dès la scène d'intro avec la distribution des copies! Un prof d'Henri IV, avec une espèce de haute conscience de son mètier, qui va se retrouver du jour au lendemain dans un collège en banlieue! Dans la vie, ce genre de chose ne pourrait pas se produire! Mais bon c'est un concours de circonstances qui fait que c'est possible! Un rapport tendu s'installe entre lui et les èlèves! Mais il y a ici un prof sensible à la vitalitè de ce groupe d'èlèves, en particulier avec le jeune Seydou! Du coup ça donne de jolies choses à l'ècran! A la fin on voudrait en savoir plus sur cette classe de 4ème! Mais l'essentiel est là : les èlèves, leur langage, aussi touchant que la chanson de France Gall (« Si, maman, si ») . Un premier film optimiste et sincère...
« Dans la même veine des films « Entre les murs » de Laurent Cantet et « Les héritiers » de Marie-Castille Mention-Schaar, le film « Les grands esprits » est un beau film qui veut tirer tous les élèves vers le haut. Une superbe réflexion sur la pédagogie auprès des élèves selon leurs milieux sociaux et culturels, qui pointe les dysfonctionnements du système de l’Education Nationale, complètement déconnecté de la réalité … Pour assurer l’éducation, faut-il mettre des professeurs expérimentés dans des quartiers difficiles ? Cette question soulève la problématique des inégalités scolaires entre élèves mais aussi entre établissements ! Alors, les fortes expériences des enseignants apaiseront-elles des tensions, atténueront-elles des échecs scolaires ?
Le film « Les grands esprits » est une belle et drôle histoire d’un professeur étriqué, François Foucault, agrégé de lettre au lycée Henri IV, qui, suite à un quiproquo avec une haut-fonctionnaire de l’Education Nationale, se trouvé forcé à accepter une mutation d’un an dans un lycée de banlieue classée REP+ … Bonjour le choc des cultures pour lui, c’est sûr ! Tout en évitant à tomber dans la caricature, ce film est aussi une magnifique leçon sur la bienveillance, l’écoute, la confiance, l’empathie … Face aux comportements difficiles des élèves, François Foucault a dû se remettre en cause et remettre en cause sa pédagogie … il se met alors à hauteur des élèves adolescents pour créer un climat de confiance. En plus, enseigner « Les misérables » de Victor Hugo n’est guère chose aisée pour lui : Comment alors donner le goût et l’envie de lire et d’apprendre aux élèves difficiles ? Justement, le réalisateur Olivier Ayache-Vidal a témoigné qu’il a passé deux années entières à observer les rapports entre les élèves et les professeurs dans un établissement. Il a constaté comment les élèves réagissent différemment en fonction du professeur et de sa méthode pédagogique ! Savoir s’adapter aux élèves, écouter, encourager, croire en l’autre et porter à bout de bras s’il faut, respecter et … se faire respecter, peuvent être des éléments positifs pour changer les elèves en difficulté et les motiver à se concentrer et à travailler … Je me reconnais dans le rôle éducatif du professeur, joué par l’excellent Denis Podalydès … C’est ce que font les éducateurs spécialisés pour nouer une relation de confiance avec les jeunes en difficulté … Eux aussi, ils remettent parfois en cause leurs actions éducatives pour mieux rebondir ! Mention spéciale au jeune Abdoulaye Diallo ! Ce magnifique film déplore aussi la distance froide entre le système de l’Education Nationale perçue trop répressive et enfermée, et les problèmes éducatifs, sociaux ou culturels des élèves … Enfin, je m’interroge si le nom de famille du professeur, Foucault est un clin d’œil à Michel Foucault, ecrivain de « Surveiller et punir » … J’ai beaucoup aimé ce film … Touchant !
Un film avec des scènes de classes vraisemblables et quelques bonnes leçons de pédagogie que j'ai moi-même pratiquées durant ma carrière. À voir par tous les enseignants et surtout ceux qui se destinent à ce métier.
Ce film donne un nouveau regard sur l'école dans un quartier défavorisé près de Paris. Ce n'est pas le premier film du genre avec cette prémisse, mais il fait très bien le travail et semble vrai.
Finalement pas très original sur le papier, ce long-métrage sur un professeur de lettres muté dans un collège situé dans une zone sensible vaut surtout pour la performance de ses acteurs. Les enfants d’abord, magnifiques de naturel, puis surtout Denis Podalydès, complètement habité et collant tellement bien à ce personnage qui va s’ouvrir aux autres. Ce n’est pas moralisateur, ça ne donne pas de recette miracle, mais ça se laisse bien regarder, surtout que certaines scènes sortent du lot, notamment celle relative à Versailles. Bref, ce n’est pas un grand mais un bon film !
Il y a toujours dans ce genre de films une part d'idéalisation du métier. Le prof en décalage (surtout dans ce cas précis) qui sauve quand même quelqu'un. C'est ce qui est dur dans ce métier, c'est qu'effectivement on arrive à aider un enfant ou deux mais que la majorité passe au travers. Le film n'est pas original (seul le projet plutôt irréaliste l'est) mais la personnalité du prof rend l'idée de cet effort d'aider les enfants de banlieue intéressante. Contrairement à d'autres films, il choisit d'être là.
A priori pas de grande originalité dans le sujet. Le thème du prof de quartier chic qui débarque dans un collège de banlieue a été maintes fois traité. Si on fait abstraction du coté un peu fleur bleue, si on prend le film pour ce qu'il est c'est à dire un divertissement avec de bons sentiments, une romance improbable entre un prof quinqua et sa jeune collègue mignonne, des éléves difficiles qu'on finit par dompter et à qui on arrive à inculquer un semblant de savoir, on va trouver un certain intérêt au film. D'autant que la distribution est très bonne.Les enfants sont surprenants de naturel, Denis Podalydés est convaincant dans son rôle de prof de français dont le comportement évolue au fil de l' histoire et Pauline Huruguen irradie le film de son charme diaphane.
Très bon film, avec une belle morale. Il allie humour, tendresse, humilité. Représentant bien la dérive du système scolaire. Espérons qu’il soit encore possible de croiser des profs comme ça.
Pas follement original, "Les grands esprits" se laisse néanmoins regarder avec intérêt. Denis Podalydès est impeccable dans son rôle de prof agrégé des quartiers bourgeois qui se retrouve un peu malgré lui dans "l'arène" des collèges de banlieue. L'histoire est cousue de fil blanc, sans réelle surprise, mais le film est porté par des acteurs de talent, parmi les seconds rôles et les collégiens. Je recommande, car l'idée de base du scénario est intéressante, et que le film dresse un constat accablant du système scolaire actuel qui délaisse une partie de nos territoires.