2332 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
244 critiques spectateurs
5
39 critiques
4
89 critiques
3
81 critiques
2
27 critiques
1
5 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Guillaume.G
14 abonnés
961 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 7 juillet 2026
Les Grands Esprits de Olivier Ayache-Vidal est un film à la fois marrant et émouvant. C’est un film qu’on s grand plaisir a regarder à chaque visionnage.
Denis Podalydes à sa grande habitude joue le rôle d’un intellectuel, dans ce cas celui d’un professeur de lycée à excellente réputation qui va enseigner dans un collège de banlieue. Ce qui fait que ce choque culturel entre ce professeur de lettres et ses élèves rend le film des plus passionnant et des plus drôles
Bien sympathique film pétri de bons sentiments et de clichés. Un film de plus sur l'école qui survole les problèmes, souvent avec mauvaise foi. Tout est prétexte à faire de notre prof des beaux quartiers le sauveur des bas quartiers. Tous les autres profs sont des blasés revanchards et sans compassion. Le film n'a pas la force du propos qu'il fait semblant d'aborder. On ne sait rien de nos têtes brunes. Elles ne sont qu'un alibi. Ne comptez pas voir un film social. C'est tout au plus une gentillette comédie un peu fade et tout juste divertissante. Déjà vu 100 fois.
Contrairement aux autres films qui traitent du thème des quartiers difficiles, celui-ci ne tombe pas dans les excès mélodramatiques même si on retrouve quelques stéréotypes. La classe de collège REP+ dans le film n'est pas représentée par une masse d'élèves irrespectueux qui retournent la classe mais par des ados qui savent se tenir une fois cadrés.
La morale du film semble s'adresser à l'éducation nationale et se définirait comme telle selon moi : Des enseignants mieux formés et une équipe éducative efficace peuvent faire des miracles même dans les milieux archi-défavorisés. Je pense que les scénaristes et réalisateurs du film restent conscients que c'est très idéaliste mais que ça représente peu-être un pas vers le salut de ces élèves vivant en bas de l'échelle sociale.
Ce que le film n'aborde pas (et ce n'est pas un défaut mais une remarque), c'est la responsabilité de l'aspect familial dans l'échec scolaire, en assumant que le constat (peu populaire mais véridique) régit la réussite scolaire : une famille qui s'investit dans l'éducation et l'amour de ses enfants fait statistiquement bien plus réussir ces derniers qu'une famille déchirée ou de "cas sociaux".
Mais le film ne traite pas de ça bien qu'il s'en sorte très bien. En revanche, le déchirement des familles et sa responsabilité dans le décrochage scolaire est un terrain encore fertile semble-t'il dans le cinéma français, puisque notre cinéma français a tendance à trop se focaliser sur la responsabilité de l'état et non de la famille dans le décrochage scolaire, alors que c'est une piste qui selon moi devrait être soulevée. À défaut d'être résolue (puisqu'on rentre dans le domaine insolvable de la famille), elle sera au moins mise en lumière dans notre société, simplement pour éveiller les consciences, et toute résolution d'un problème commence par le simple fait de le nommer et de le faire passer devant l'objectif.
Ce que le film soulève peut-être implicitement sur ce sujet en revanche, et je ne sais pas si c'est volontaire, c'est l'inégalité des chances familiales (mais c'est trop discret pour être considéré comme mis en avant). Le professeur de français du film passe d'un milieu de familles aisées qui réussit tout (dans une ambiance certes austère et mutique pour décrocher un rire ou deux chez le spectateur) à un milieu de banlieues défavorisées où l'élève qui est le plus en décrochage scolaire vient d'une famille déchirée. La mise en scène n'insiste pas sur cet aspect familial mais on dirait que les réalisateurs ont, consciemment ou non, fait ce lien de causalité qui n'existe que trop bien dans notre société et dont je parlais un peu plus haut (famille dysfonctionnelle = premier facteur d'échec scolaire et social).
Mais pour en revenir au film, c'est un divertissement fort sympathique qui vaut le coup si vous ne voulez pas de sensationnalisme mais un film qui sait se montrer modeste et qui ne tombe pas dans les caricatures.
Il est professeur dans un lycée parisien prestigieux, exigeant et un peu arrogant. Presque malgré lui, se retrouve pendant un an à enseigner dans un collège de ZEP. Denis Podalydes est excellent dans ce rôle de professeur issu d'un milieu bourgeois, qui finit par se rendre compte que les gamins issus des milieux défavorisés sont aussi intéressants et intelligents que les autres, si on sait les intéresser. Un très bon film.
Racontant comment un prof de lettre d’un lycée parisien huppé se retrouve parachuté dans un collège banlieue « Les grands esprits » pouvait laisser craindre le pire et s’avère être une très agréable surprise tant le film parvient à trouver le ton juste, loin des clichés habituellement véhiculés et pointant du doigt certains dysfonctionnements de l’éducation nationale auprès de ces élèves. Mais si le film touche, c’est avant tout grâce au naturel des jeunes présents à l’écran et au rôle d’enseignant coincé mais attachant joué par Denis Podalydès.
Ce film est extrêmement touchant , c'est un de mes préférés il explique certaines choses comme :
Les classes dans les quartiers - L'envie des professeurs d'aider les élèves même si ils n'ont pas d'envie , personnellement une des scènes qui l'a me le plus touché , car certe le film est touchant tout le long , mais la scène qui m'a le plus marqué , c'est a la fin quand les élèves font un chant en chorale sur l'avenir , j'ai pleuré de joie sur cette elle hyper marquante , pour l'avenir des jeunes .
Une histoire sur la banlieue et ses établissements scolaires assez caricaturales mais avec quand même de bonnes intentions. Les élèves donnent autant de leçons aux professeurs que l’inverse et ces derniers finissent par être les plus détestables par moments. Un film sympathique mais relativement oubliable que je ne reverrai sûrement pas pour une bonne raison: on dirait que cela a été filmé par un iPhone tellement les plans tremblent tout du long, c’est difficilement supportable!
Un très beau film ! Émouvant et tellement réel, sur la relation, parfois compliquée, qu'il peut y avoir entre un professeur et un élève. Ce film est aussi une ode à ce qui nous rassemble, comme l'amour ou le rire par exemple !
Un bon film , sur le sujet toujours délicat de l’éducation nationale , de l’égalité des chances et de la banlieue. Souvent ce genre de films tombe dans la complaisance ou la bien-pensance , mais ici Olivier Ayache-Vidal arrive à trouver un juste ton. Le scénario de départ n’est pourtant pas très crédible, avec ce prof émérite au lycée Henri IV, qui se trouve envoyé sur un malentendu, pour un an en banlieue, le motif de cette décision est un peu farfelue. Mais Podalydes est formidable et donne toute sa crédibilité au personnage. La rencontre avec les enfants de banlieue, la position minimaliste qu’il adoptera, les quelques pistes qu’il donne , mais surtout le choix du livre " les Misérables" pour intégrer les jeunes et les intéresser, bien vu. La relation du prof émérite avec ses collègues est aussi très finement analysée, et le jeune garçon personnage principal, A. Diallo, est très bon. Un passage au château de Versailles est hilarant, bien construit. Le film ne se termine pas du tout comme un « feel good movie », avec une sorte d’interrogation pour chacun des 3 personnage principaux, très astucieux,un peu mélancolique, l’actrice Pauline Huruguen ,qui campe la jeune prof pleine de bonne volonté est aussi très bien . Une réussite pour ce premier film qui a su trouver son style, hors de sentiers battus et avec beaucoup de finesse et d’élégance.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas ri de bon coeur alors que ce film n'est pas une comédie au départ, mais là le nivellement de la France par le bas dont on parle tant est jouissif, et quelle pudeur remplie de poésie cet acteur Denis Podalydès que j'admire tant. On passe un très bon moment et c'est pour cela que j'aime tant le cinéma !
La confrontation du professeur, quelque peu parachuté dans un collège, avec des adolescents plus ou moins rebelles, ce n’est pas très nouveau au cinéma. Ici, le prof est prestigieux, trimballe une aura, bien qu’elle sera mise à rude épreuve. L’exercice n’est pas désagréable à regarder, mais il y a un peu de facilité dans le scénario. Les élèves, en particulier, sont vite, un peu trop vite subjugués. Cela reste donc un film d’éducation policé et assez prévisible, dont l’avantage est de soutenir l’authenticité des personnages au-delà d’un spectaculaire de l’intrigue.
J'ai manqué ce film au cinéma (je pense qu'il n'est même pas passé dans ma ville de Province) mais je l'ai découvert avec plaisir sur Arte. C'est intelligent, sensible, fort, le scénario et son traitement font vraiment penser à "Entre les murs" (de Laurent Cantet, Palme d'or à Cannes en 2008). Denis Podalydes campe un professeur maladroit, hors du commun car catapulté malgré lui dans un lycée en zone prioritaire de la banlieue parisienne et le déroulé du scénario devient de plus en plus attachant au fur et à mesure de son avancement... Les meilleurs et les mieux adaptés à ce système ne sont plus ceux que l'on croit au tout début et toutes les valeurs semblent sur le point de basculer juste avant la fin, pour le plus grand bonheur du spectateur, ... et de ses personnages fictifs mais pourtant si réels. Inoubliable.