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Un visiteur
4,0
Publiée le 17 décembre 2018
Très beau film avec un Denis Podalydes jouant parfaitement ce professeur réputé allant dans un établissement compliqué. L'alchimie entre les étudiants et le corps enseignant fonctionne très bien. Le rendu du film ne fait pas joué, au contraire on pourrait pensé regarder un documentaire. Justesse, sourire, émotion caractérisent ce film. Les grands esprits ne laissent pas insensibles...
Ce premier film du réalisateur Olivier Ayache-Vidal n’a malheureusement pas trouvé son public. Pourtant, il raconte une histoire intéressante : comment un bon professeur du meilleur lycée parisien va redécouvrir son métier et changer sa pédagogie en enseignant dans un collège de zone d’éducation prioritaire. C’est un film dans le même genre que « La Mélodie » sorti au Cinéma à peu près à la même période et qui lui aussi avait eu un box-office plus que limité. C’est dommage car ces films ont un vrai contenu. A voir, comme moi, lors de sa diffusion télévisée.
sujet intéressant et inspirant certes . très bons jeux d'acteurs. le rythme reste toutefois un peu plat... le scénario semble refléter UNE réalité mais pour le moins utopique ? c'est certainement le but recherché.. la fin quant à elle est tout à fait prévisible; on tourne en rond . encore cette dichotomie entre les bons profs.. et les autres!
Si le scénario n’évite pas certains clichés, un film intelligent, pédagogue et attachant sur l’éducation de gamins de banlieues, interprété par un Denis Podalydès hyper juste, qui tire le film vers le haut.
Un scénario banal du prof d’élite envoyé en banlieue où les racailles se révèlent être des belles personnes. Déjà vu notamment dans « le plus beau métier du monde » avec Depardieu, 3 tons au-dessus de ce film, ou encore « entre les murs » palme d’or 2008. Peu crédible malgré une recherche de réel. Rien de neuf et à part Podalydès (qui joue toujours le même genre de rôle d’homme triste) mal interprété. Un conseil : sauter cette classe
L'échec amène à l'échec car au final quand on chute plusieurs fois, on doute de soit et on a besoin de ces personnes qui vont donner l'impulsion pour se relever. Il n'y a pas de mauvais élève, ni de mauvais professeur juste des gens qui doutent d'eux mêmes. Dans chaque milieu sociale l'un peut apporter à l'autre.
Splendide ! Regardé sans à priori, surpris par la justesse du jeu des acteurs et de la tendresse finalement véhiculée. Trés bon film, petite larme sur la fin...
L'intention est louable (pour une fois, dire aux gamins qu'ils peuvent y arriver) et Denis Podalydès est plutôt bon. Pour le reste, c'est une accumulation de clichés et d'incohérences : le fameux choc des cultures où chacun finit par s'enrichir de l'autre, le prof qui n'a visiblement qu'une seule classe, qui apparemment est la seule classe difficile du bahut... Parlons-en de la classe difficile : il y a un seul élève qui pose des problèmes de comportement (il dort en classe et parle de manière un peu familière, ouh le vilain !) et tout le monde se tait lorsque le prof lui fait des remontrances... Sans parler des approximations sur l'enseignement (le prof qui a la lumineuse idée de croiser les disciplines... Euh, ce n'est pas une soudaine inspiration pédagogique, c'est juste la loi en fait !). Bref, ce n'est pas ce film tourné chez les Bisounours qui nous fera approcher, ne serait-ce que de loin, ce qu'est réellement l'enseignement dans un collège difficile.
Cela ressemble à de la science-fiction, de la fantaisie. L'auteur ne sait pas quel est le travail quotidien avec ce type d'élève. Je suis professeur de lycée depuis 32 ans et je sais ce que je dis.
Déjà Podalydès, tu regardes ! Un rôle taillé sur mesure où son éloquence sera sur le devant de la scène, et ce d'emblée avec la scène jubilatoire de la remise des copies à ses élèves. Un film fort, humain, vrai, émouvant, drôle, intelligent, critique reposant sur des dialogues justes et des acteurs formidables (Denis Podalydès en tête, ainsi que ces élèves naturels et attachants qui apportent un vrai coup de fraîcheur au film et beaucoup de justesse), qui pointe avec brio et humour les dysfonctionnements de notre système éducatif, tout en rendant hommage au travail difficile des enseignants. Une confrontation de deux mondes diamétralement opposés mais aussi une très belle leçon de vie et d'espoir en son prochain. Cela aborde également la terrible frontière fine comme du papier à cigarettes entre réussite et échec, délinquance et érudition qui peut exister dans les ZEP. Un film qui doit beaucoup parler aux profs et évoque cette aberration de nommer des professeurs débutants dans les quartiers les plus difficiles. Ici François Foucault ne renonce jamais à ses principes (le savoir, le respect, la politesse qui passe par un vouvoiement sans faille) et finira par se faire apprécier de ses élèves (malgré toutes les limites qu'il leur impose et la sévérité qui les accompagne) tout en les faisant progresser.
Une claque monumentale ! Un des meilleurs films que j'ai vu sur l'enseignement. Bruno Podalydès est éblouissant et remarquable en professeur de lettres muté en banlieue et franchement j'en ai pris plein les yeux et plein le coeur. Pour une fois ce n'est pas cliché et c'est bien pour ça que c'est si touchant et émouvant. C'est d'une justesse incroyable et j'ai passé une soirée merveilleuse ! Une vraie petite perle que je recommande à tous.
Dans les films qui parle de l'éducation ce: "Les grands esprits" se retrouvent dans le haut du panier, alors certes le film est classique, et on sait qu'on ne va pas trop quitter la classe. Mais c'est tellement beau et émouvant,qu'on ne peut que être conquis. Le film est porté par un Denis Podalydès étincelant, en professeur qui passe d'un collège prestigieux à un collège de banlieue. Et un Abdoulaye Diallo touchant en élève, j'ai rarement vue une performance aussi bonne j'ai un jeune acteur en France. Le premier va apprendre l'humilité, et le second et les collégiens que on peut se passionner pour l'école. Alors oui si c'est aussi réussie, c'est ce changement double de point de vue, ces moments touchants de grâce, où Podalydès assène à ces collégiens la vérité en pleine face, les scènes oùspoiler: il ne dit rien pour la tricherie, et où il apprend à draguer à son étudiant,la relation avec les collègues,etc . Bref un film très émouvant, j'étais pas loin des 4 étoiles, ce qui lui coute ça c'est que c'est parfois un brin facile. Mais qu'est ce qu'on pleure d'émotion,surtout en approchant de la fin.
Vu mille fois. Deux protagonistes, deux antagonismes. L’un professeur de lettres dans le prestigieux lycée Henri IV, qui s’amuse à être méprisant, la France d’en Haut, l’élite, quoi ; l’autre, un adolescent issu des cités, la France d’en Bas, agressif, la misère intellectuelle, quoi. Deux caractères opposés, deux générations opposées, deux univers totalement opposés. L’un va tenter de secourir l’autre ; l’autre va révéler l’un ! Classique et prévisible. Peu convaincu du propos suivant : spoiler: secourir un élève pourtant surpris à tricher . Se coucher devant son acte et ne penser qu’à l’encourager. spoiler: Se coucher devant son comportement inadmissible lors d’une visite au château de Versailles . Balayé tout comportement contraire au règlement intérieur et au principe éducatif. Si c’est une comédie, j’accepte la démarche, ce qui n’est pas le cas, le film se veut un tantinet sérieux ; c’est aussi un petit brûlot contre le système pédagogique des quartiers sensibles et les petites joutes verbales qui s'ensuivent dans la salle des professeurs confirment le côté bancal du film. Peu convaincant de suivre un professeur avec la même classe. Devrait-on implicitement se douter qu’il en a d’autres ? On l’imagine bien sûr. Cependant, il aurait été intéressant de découvrir au moins une autre classe avec au moins un autre élève perturbateur pour crédibiliser le récit. A en croire le film, seule la 4ème5 poserait soucis ? J’en doute fortement. Le film s’est focalisé entre un professeur et un ado, c’est un peu maigre comme propos. Et le résultat est naïf. « Les Grands Esprits » volent bien bas…
Oui le film donne l’impression d’un positivisme béat, de répondre à un cahier des charges éducation nationale, d’être trop « gentil »; mais ce dernier et fait avec suffisamment de sincérité et de conviction pour que l’on passe au dessus de ses défauts. Denis Podalydès et la troupe d’enfants sont pour beaucoup dans la réussite du film ces derniers jouant avec un naturel confondant qui fait qu’on rentre rapidement au cœur de cette classe. Dommage que le film passe à côté de ce qui est pourtant son message principal d’une école qui réussit trop peu à réduire les inégalités, mais il reste agréable à regarder.