Oui le film donne l’impression d’un positivisme béat, de répondre à un cahier des charges éducation nationale, d’être trop « gentil »; mais ce dernier et fait avec suffisamment de sincérité et de conviction pour que l’on passe au dessus de ses défauts. Denis Podalydès et la troupe d’enfants sont pour beaucoup dans la réussite du film ces derniers jouant avec un naturel confondant qui fait qu’on rentre rapidement au cœur de cette classe. Dommage que le film passe à côté de ce qui est pourtant son message principal d’une école qui réussit trop peu à réduire les inégalités, mais il reste agréable à regarder.
Tres beau film qui apprend beaucoup sur la pedagogie du métier d'enseignant. Le message est clair: Encouragez vos élèves (surtout s'ils sont en difficulté )vous verrez qu'ils progresseront. Le test des anagrammes le montre bien . Podalydès est excellent .
Les Grands Esprits est un excellent film français, d'une grande sensibilité, une très bonne réalisation. Denis Podalydès est génial dans le rôle de professeur de français, humain et responsable de la réussite de nos enfants. Bravo !
Etant de la grande maison de l’éducation nationale, je peux certifier que le film propose une vision angélique de la réalité. Tout d’abord, il nous montre un principal qui multiplie les conseils de discipline et soutient ses enseignants, ce qui n’existe quasiment plus de nos jours où le prof doit se justifier alors que les bambins ont tous les droits. Ensuite, la classe concernée est tout sauf difficile par rapport aux énormes problèmes de violence physique qui existe réellement dans les classes actuelles. Par contre, il est vrai que l’on constate l’épuisement de nombreux collègues professeurs face à des élèves qui ne veulent rien faire (ils ne sortent même plus leurs affaires) et qui connaissent leur totale impunité. A part cela, en tant que petite comédie à vocation sociale qui se déroulerait dans un monde merveilleux, le métrage est plutôt bien fichu, souvent drôle, parfois attendrissant. Il a le mérite de vanter le rôle si important de l’éducation, mais il oublie que l’on retire trop souvent cette possibilité aux professeurs auxquels les gens ne font plus confiance de nos jours.
Un petit film presque documentaire. A voir pour ceux qui ne connaissent pas ce microcosme qu est un collège de banlieue. Les problèmes de classe ou doivent cohabiter un dizaine de culture différente et les problèmes de l éducation nationale qui ne sait plus ou donner de la tête sont mises en relief.Excellente interprétation des comédiens.
Un film qui se regarde bien mais dont on ne comprend pas vraiment l’intérêt. Il ressemble sur bien des points à Les Héritiers (2014), mais pourtant peine à lui arriver à la cheville. Il se différencie notamment en s’attaquant à un vrai problème de l’éducation nationale dans les banlieues et le sujet est plus qu’intéressant. Malheureusement Les grands esprits ne fait pas vraiment de proposition d’améliorations, encore moins propose-t-il une solution au problème. L’histoire est intéressante, mais au final, le film se contente de montrer un problème plutôt que de le résoudre. De plus, Les Héritiers avait « la facilité » du sujet sensible et touchant émotionnellement, ce n’est pas le cas ici où le seul coté émotionnel se résume à un prof huppé nouant une amitié avec une tête brulée, et une relation avec une autre prof. Pas très folichon tout ça. A quoi sert le film, on se le demande …
Un vilain prof sadique, dépassé, suffisant et habitué à abuser de ses pouvoirs sans limites sur ses élèves et parents d’élèves de CSP à Henry IV est muté en REP (avec, là encore, des pouvoirs sans limite). Il enseigne deux trois trucs à ses élèves tandis que ses élèves lui apprennent à être plus humain et lui permettent enfin de devenir un bon prof. C’est à leur contact qu’il va découvrir ce que c’est que la pédagogie (en 20 ans de métier il ne s’était bien sûr jamais remis en question).
Dans cette comédie qui se donne quelques allures de documentaire, le ridicule par lequel l’agrégé de lettres se retrouve muté d’un lycée parisien huppé à un collège de banlieue craignos est curieusement l’aspect le plus réaliste du film.
Le traitement du rapport enseignants-tout-puissants-mais-sans-autorité/élèves-sauvageons-mais-au-fond-gentils-et-respectueux est sans doute le cliché le plus consternant. Il flattera l’aspiration à la facilité des plus ignorants qui y verront sûrement une grande justesse (un cliché semble toujours infiniment plus réaliste qu’une caricature, il n’est pas forcément plus proche de la vérité pour autant).
Derrière des aspects de grandmesse réconciliatrice, Olivier Ayache-Vidal dissimule mal le mépris inconscient qu’il éprouve pour le milieu qu’il filme.
spoiler: Pour ceux qui s'intéressent à un traitement moins cliché du rapport enseignant/élève "La Journée de la Jupe" avec Sophie Marceau sans être transcendant reste de (très) loin la référence
Mais pourquoi ai-je adoré ce film qui a tant de défauts ????? (Moi qui adore Bruce Willis !!!!!) Je pense parce qu'il a encore plus de qualités !! En le regardant on pense évidemment au film de Gérard Lauzier de 1996 : "Le plus beau métier du monde" avec Depardieu. Mais c'est mieux. Bien mieux, même si cet autre film n'est pas mal du tout. Denis Podalydès porte le film sans vaciller. Le scénario est bon, notamment parce que tout ne se passe pas comme on pourrait s'y attendre, et aussi parce qu'on suit le film avec plaisir, sans s'ennuyer une seule seconde. Il y a un message, oui, mais, et c'est tout le talent d'Olivier Ayache, il est délivré de façon subtile, discrète, posée, pondérée, sans manichéisme. L'exact contraire des discours de bravoure à la gloire des States 2000% premier degré dans les blockbusters d'action ou catastrophe américains. C'est fin. C'est parfois drôle. C'est jamais "cul-cul". A voir, vraiment !
Le professeur d'un lycée réputé de Paris est envoyé en banlieue après avoir tenu un discours éducatif qui a plu au ministre. Le film politiquement correct par excellence, les gens des cités ne sont pas si mauvais que cela, il suffirait d'avoir de bons professeurs pour que cela fonctionne. C'est surement en partie vrai mais la partie sociale plus large manque un peu. Le film est sympathique et pour qui ne cherche pas de vérité sociologique c'est même recommandable. Denis Podalydes amène sa générosité et emporte notre adhésion.
J’ai regardé ce film avec mon enfant de 10 ans qu’ira au collège l’année prochaine, il a tout de suite accroché, bien rigole mais aussi il a fait des observations très pertinentes sur les sujets traités et bien évidement pour moi est un vrai plaisir de partager ce genre de film constructif. Je le conseille vivement.
Un beau film, fin et léger sur un thème aussi primordial que l’éducation en banlieue. Même l’humour y est fin, ne cédant jamais au lourd ou au cliché. Un beau film français de société dans un style qui se fait rare.
Tout part d'une conversation lors d'un vin d'honneur et notre professeur d'Henri 4 se retrouve plongé en banlieue. PLV : de bons sentiments et quelques scènes sympas
Un bon petit film grace à l’excellente prestation de Denis Podalydès qui nous rappelle pourquoi nous avons détesté certains profs au début du film (avec un mépris impressionnant et aucune pédagogie) et pourquoi nous avons aussi adorés d'autres profs dans la deuxième partie du film (écoute, pédagogie et envie d'apprendre plus). Dommage que la fin du film soit si simpliste et nous laisse sur notre faim....