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Un visiteur
3,0
Publiée le 18 mai 2018
Je suis assez mitigée par rapport à ce film. D'un certain coté l'idée est très bonne; une jeune fille qui découvre qu'elle va perdre la vue, sa mère presque plus détruite qu'elle ... Mais je trouve que le rapport qu'elle a à ce jeune homme n'est pas très recherchée ainsi que les gitans et la police. Comme si il y avait les méchants et les gentils. Peut être un peu trop caricaturés à mon gout. Je ne suis pas fan non plus de ce genre de films très contemplatifs. Sinon dernière chose, j'ai beaucoup aimé les plans assez originaux.
Film sur deux thème en réalité; la personne malade qui se cherche une escapade, et le premier vrai P’Tit copain : Ce film m’a impressionné par sa photographie, les ambiances et les couleurs mais surtout par le jeu de Zoee Abita
Pour ma part, j' ai bien appréciée ce film digne d' un cinéma d' auteur comme j' aime. Cette petite fille sombre me fait penser à moi petite et c' est joué parfaitement bien. Ce film est tourné dans le médoc mon lieu de vie actuel et la réal a su utiliser ce cadre a sa juste valeur en jouant avec des lumiéres magnifiques qui donne à mon goût un esthétique de film parfait . Ce film est sombre mais en revanche jamais glauque ! Je n' ai pas tout apprécié mais je dois avouer que c' est un bon fim d' auteur.
C'est l'histoire d'une enfant de 13 ans qui s'entiche d'un jeune homme majeur, qui s'est pris un coup de couteau et vit dans un bunker au bord de la plage. Elle fuguera à ses côtés. Le synopsis n'est pas du tout représentatif du film. On pressens une relation malsaine et violente, pourtant cette histoire est romantisée façon Bonnie & Clide. La plupart des critiques presse parlent de scènes sensuelles et d'une histoire d'amour. Il ne s'agit pas de ça. C'est grave de glamouriser les relations malsaines de cette façon, et c'est d'autant plus triste venant d'une réalisatrice. Le personnage de Ava, courageuse et téméraire méritait mieux. Vraiment dommage.
Ava, 13 ans, passe en bord de mer ce qui semble être son dernier été. Elle perd progressivement sa vue diurne. Sa mère, pas toujours très adaptée, lui pèse. Elle recherche la compagnie d’un grand chien noir avant de se rapprocher de son maître, Juan, un jeune Gitan énigmatique, mis au ban de sa communauté.
Premier film de Léa Mysius, Ava ne quitte jamais son personnage principal. Dès les premières images, l’écriture du film prend la tangente, loin des sentiers battus du récit d’apprentissage et du passage de l’adolescence à l’âge adulte. La première scène détonne par sa fausse langueur. Un chien noir passe entre les estivants pour s’arrêter manger des frites sur le ventre de la jeune Ava, endormie. Une menace plane. La cinéaste emprunte des chemins elliptiques pour nourrir son propos.
Ava est un coup de maître. Avec Les Cinq Diables, son second long métrage, la jeune réalisatrice bordelaise transformera brillamment l’essai. Noée Abita, fine silhouette aux grands yeux noirs, fait elle aussi ses débuts au cinéma. Elle incarne Ava avec une présence d’une rare singularité pour une toute jeune novice. On comprend sans peine qu’elle ait pu être nommée dans la catégorie du meilleur espoir féminin à Cannes. La vue d’Ava, en symbiose avec son innocence, s’efface progressivement au rythme de l’éveil de sa sensualité. La partition de la jeune actrice est tout aussi troublante que son personnage de femme en devenir, qui tâtonne dans l’urgence qui est la sienne. Le jeune Juan Cano, qui lui donne admirablement la réplique de son regard aquilin, participe lui aussi pleinement à l’étrangeté du film. Son personnage véhicule avec lui la magie du peuple gitan.
L’image est belle, sans pour autant dénaturer le sujet de ce Bonnie and Clyde pieds nus dans le sable, à l’abri d’un blockhaus, dont les butins seraient les goûters des nudistes pris en joue. Un film aussi rafraîchissant et solaire qu’une braise sous la neige.