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Un visiteur
2,0
Publiée le 13 août 2019
Laura Calamy est une réelle caricature. Une vision ne constitue pas un film mais ce n’est pas encore ce qu’on apprend à la Fémis. Le film a pour mérite son image, très belle et solaire. Pour le reste l’invraisemblance règne avec une mère qui n’a pas l’air trop choquée de la Nouvelle, une fillette qui n’est pas correctement jouée (pardon mais cette façon de déclamer Les textes c’est Tout sauf du jeu d’acteur). L’histoire est lente lente lente (allez un peu de film à la sauce franchouillarde avec les méchants policiers qui s’en prennent des le debut à un jeune gitan qui n’a rien fait) une histoire longue et ennuyeuse à souhait ! Non décidément le scénario est plus bâclé qu’autre chose, dans les codes et surtout aucune profondeur psychologique chez les personnages. Très déçu.
C’est l’été, Ava 13 ans apprend qu’elle va devenir aveugle ; c’est le dernier été durant lequel elle pourra profiter de tous ses sens. Pas larmoyant, la jeune fille décide de prendre à bras le corps ce dernier été pour faire son éveil sexuel. Sensuel et solaire car baigné d’une lumière intense, ce film est positif de bout en bout. Léa Mysius, pour son premier long métrage, décide d’explorer cette éclosion adolescente sous un angle naturaliste dans un premier temps avant de glisser doucement vers le conte fantastique. Issue de la Femis, on retrouve le style maintenant bien reconnaissable des étudiants de la célèbre école de cinéma : un travail accru sur la symbolique, les hyperboles,… A mon goût souvent trop appuyé. Le noir présent partout et ce dès la première scène et de manière récurrente par le biais du chien jusqu’au risible avec l’amant black de la mère de la jeune héroïne en passant par une police inquiétante de noir vêtue des pieds à la tête. Un symbole de la perte de vue imminente de la jeune fille ; on avait compris. Après, le parallèle avec une forme de totalitarisme naissant incarné par cette police armée et violente comme un miroir à la cécité dont sont victime les sociétés qui choisissent les extrêmes est un peu tiré par les cheveux. Le noir devient symbole d’une cécité culturelle et intellectuelle, pourquoi pas ? Mais on s’éloigne tellement du propos central du film ; que l’on perd l’intérêt petit à petit pour le sort de la jeune fille. A trop vouloir traiter de thématiques et à intellectualiser, on perd des spectateurs en route. tout-un-cinema.blogspot.com
Les vacances d'été d'une ado qui va bientôt perdre la vue. Un côté sauvage, cash et un peu trash qui apporte un vent de fraîcheur appréciable à ce roman d'apprentissage. Excellente interprétation de Noée Abita. Super BO. Réalisation et narration globalement maîtrisées, même si le dénouement aurait pu être meilleur.
Très juste et très beau film. Ici le réalisme social est de mise, les dialogues justes, les comédiens bons et le scénario puissant ! Une pure merveille
Chronique douce amère d'une adolescence sans repère, ''Ava'' est joliment mis en image par la jeune réalisatrice L.Mysius. Mais malheureusement malgré la sympathie suscitée par les acteurs, le film pâtit de longueurs et de quelques approximations; ce qui fait que l'on a parfois tendance à décrocher. Néanmoins le film reste agréable à regarder, même si l'on se contentera d'un seul visionnage!!!
Film sur deux thème en réalité; la personne malade qui se cherche une escapade, et le premier vrai P’Tit copain : Ce film m’a impressionné par sa photographie, les ambiances et les couleurs mais surtout par le jeu de Zoee Abita
Perdre la vue est pour moi terrifiant. Le fait de ne plus regarder de films, quelle horreur ! Si on m’apprenait que j’avais un mois avant de perdre progressivement et définitivement la vue, quelles seraient mes envies les plus folles ? Faire des voyages et imprimer mon cerveau de paysages colorés, étonnants, merveilleux, insolites. Et après ? L’obscurité n’absorberait-elle pas tous ces souvenirs tant je serais plongé dans une amère injustice ? Tout le monde n'a pas la même urgence. Et ça dépend de sa condition sociale, de son âge. Ava est une ado de 13 ans. Sa mère lui propose de passer « un bel été ». Juste « un bel été ». Période de l’année où la lumière est éclatante, aveuglante où les couleurs sont vives ! Mais c’est quoi passer « un bel été » pour Ava ? Une jeune ados qui vit avec une mère et une petite soeur encore bébé ? C’est quoi passer « un bel été » avec une mère qui pense à péché le gigolo ? C’est quoi passer « un bel été » pour une ados de 13 ans qui évolue de l’appartement à la plage ? C’est quoi passer « un bel été » dans une famille qui semble tirer les fins de mois avec difficulté ? Alors Ava va suivre un chien noir qui va l’amener à fréquenter un mauvais garçon. Ava va vivre ses derniers moments de vue avec un jeune gitan qui dort dans un bunker ensablé d’une plage de l’Atlantique. Avec lui, elle va s’émanciper et au cours de son voyage initiatique, découvrir la sensualité et la sexualité. Tout semble fait dans l’urgence. C’est son urgence. Des films où des jeunes filles fuient le cocon familial, cellule protégée, pour fuguer et suivre des bad boys et profiter de s’éveiller à la sexualité, ce n’est pas nouveau. Dernier en date : « Corniche Kennedy ». Du déjà vu ! La nuance, c’est qu’Ava va perdre la vue. Mais j’aurais aimé qu’elle finisse par la perdre durant sa fugue. Or on ne voit rien de ça, sans mauvais jeu de mot. Résultat : mitigé en raison d’un récit somme toute classique. La véritable découverte est du côté de Noée Abita. Une révélation. Lea Mysius fait preuve d’une direction d’acteurs de qualité. Deux femmes qui méritent d’être suivies avec attention et impatience. Comme dans « Grave » avec Julia Ducournau et son actrice Garance Marillier autre voyage initiatique sur l’émancipation d’une adolescente ; voyage hors piste, ce qui n’est pas le cas avec « Ava », trop sage à bien y regarder.
Ce film est un petit bijou de premier film. Surement avec les derniers parisiens et Grave un des premiers films les plus prometteurs. Le personne d'Ava est touchant, la mère est excellente de justesse et l'immersion dans la fièvre gitan absolument géniale. Bravo !
On est sous le charme poétique d'une ambiance estivale mettant en scène une adolescente touchante : Ava, ou Noée Abita. La poésie bat son plein par une touche de surréalisme et des symboles à peine cachés (policiers sur des grands chevaux représentant l'autorité ou le monde des adultes). La mère insipide, superficielle et narcissique (elle surveille ses rides) contraste avec le drame que vit l'héroïne : une cécité farouche et toute proche. La cécité pouvant représenter le noir, la mort et donc un appel à jouir rapidement de la vie... ce que va faire Ava en s'éprenant d'un garçon gitan, avec qui elle va vivre une vie de bohème très loin des conventions sociales (la loi étant incarnée ici par des flics sur de grands chevaux). Ce film est d'ailleurs un hymne à la liberté dont le jeu remarquable de Noée Abita transcende magnifiquement la portée.
Le pitch de départ aurait pu déboucher sur un film beaucoup plus beau à mon sens. Dommage, car la qualité de l'interprétation est là, mais je n'ai jamais réussi à entrer dans "Ava". Peut-être est-ce dû à l'aridité de la mise en scène, très quelconque et déjà vue pour un film d'auteur français. Peu d'intensité dramatique pour une histoire qui n'en manque pas, et un film qui se promène tranquillement jusqu'à une fin anecdotique. Même l'histoire d'amour, j'ai eu du mal à y croire véritablement.
Je suis assez mitigée par rapport à ce film. D'un certain coté l'idée est très bonne; une jeune fille qui découvre qu'elle va perdre la vue, sa mère presque plus détruite qu'elle ... Mais je trouve que le rapport qu'elle a à ce jeune homme n'est pas très recherchée ainsi que les gitans et la police. Comme si il y avait les méchants et les gentils. Peut être un peu trop caricaturés à mon gout. Je ne suis pas fan non plus de ce genre de films très contemplatifs. Sinon dernière chose, j'ai beaucoup aimé les plans assez originaux.