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Lynebonnaud
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3,5
Publiée le 21 juillet 2026
Ava, 13 ans, passe en bord de mer ce qui semble être son dernier été. Elle perd progressivement sa vue diurne. Sa mère, pas toujours très adaptée, lui pèse. Elle recherche la compagnie d’un grand chien noir avant de se rapprocher de son maître, Juan, un jeune Gitan énigmatique, mis au ban de sa communauté.
Premier film de Léa Mysius, Ava ne quitte jamais son personnage principal. Dès les premières images, l’écriture du film prend la tangente, loin des sentiers battus du récit d’apprentissage et du passage de l’adolescence à l’âge adulte. La première scène détonne par sa fausse langueur. Un chien noir passe entre les estivants pour s’arrêter manger des frites sur le ventre de la jeune Ava, endormie. Une menace plane. La cinéaste emprunte des chemins elliptiques pour nourrir son propos.
Ava est un coup de maître. Avec Les Cinq Diables, son second long métrage, la jeune réalisatrice bordelaise transformera brillamment l’essai. Noée Abita, fine silhouette aux grands yeux noirs, fait elle aussi ses débuts au cinéma. Elle incarne Ava avec une présence d’une rare singularité pour une toute jeune novice. On comprend sans peine qu’elle ait pu être nommée dans la catégorie du meilleur espoir féminin à Cannes. La vue d’Ava, en symbiose avec son innocence, s’efface progressivement au rythme de l’éveil de sa sensualité. La partition de la jeune actrice est tout aussi troublante que son personnage de femme en devenir, qui tâtonne dans l’urgence qui est la sienne. Le jeune Juan Cano, qui lui donne admirablement la réplique de son regard aquilin, participe lui aussi pleinement à l’étrangeté du film. Son personnage véhicule avec lui la magie du peuple gitan.
L’image est belle, sans pour autant dénaturer le sujet de ce Bonnie and Clyde pieds nus dans le sable, à l’abri d’un blockhaus, dont les butins seraient les goûters des nudistes pris en joue. Un film aussi rafraîchissant et solaire qu’une braise sous la neige.
Ce film est d'une gênance... je pensais que le thème serait bien abordé, beau, sur comment une si jeune fille va faire pour vivre les plus beaux instants de sa vie tant qu'elle aura encore la vue. Mais le film est bizarre, avec des scènes très malsaines et choquantes pour rien. Je préfère prévenir ceux qui ne voudraient pas se faire avoir comme moi, sachez qu'il y a de la nudité, notamment frontale dans ce film, et une scène très violente ! D'ailleurs, si les réalisateurs et réalisatrices de maintenant pouvez éviter de montrer des personnages mineurs nus, ce serait cool ! Si vous voulez savoir de quelles scènes choquantes je parle : spoiler: Ava fait un cauchemar où elle voit notamment sa mère en face d'elle, nue, les jambes écartées, avec un long plan sur son organe génital, puis ensuite on voit le garçon qu'elle aime bien (avec qui elle aura plus tard une relation alors qu’il n’est pas mineur), cul-nu faire "l'amour" à sa mère (je le dis de manière non vulgaire), avant de voir sa petite sœur, un bébé, se faire tirer plusieurs fois dessus par des policiers... on voit la jeune fille entièrement nue durant une scène où elle se baigne, elle est filmée de dos puis de face, d'ailleurs bien que l'actrice n'ait pas 13 ans, son personnage si, et en plus elle avait 17 ans quand elle a tourné le film, donc elle était mineure ! Il y a aussi une scène où Ava entraîne des tout petits enfants chez elle, pour regarder sa mère à califourchon sur son compagnon en train de faire "l'amour", c'est ultra glauque. Puis ensuite on voit des nudistes à la pelle, et donc des pénis à la pelle… imposer ce genre de choses aux spectateurs sans leur consentement, c’est scandaleux ! J’ai fait avance rapide durant la deuxième moitié du film vers la fin, donc j’ai peut-être raté d’autres scènes problématiques. Je ne comprends pas que les gens aient bien noté ce film bizarroïde et malsain qui semble plus parler d'une jeune fille qui s'avère sociopathe, que d'une jeune fille qui perd la vue. Je suis hyper déçue.
Ce long-métrage, d’une grande curiosité, nous conte une histoire de liberté et aussi d’un premier amour, à travers son personnage principal de 13 ans, « Ava », interprétée par Noée Abita, sensuelle et pleine de talent. Il y a de très belles images mais aussi des longueurs contemplatives et des personnages surprenants comme la mère notamment… Ce n’est pas toujours palpitant, malgré des invraisemblances amusantes et des moment loufoques à la Bonnie et Clyde. Pourtant on s’accroche durant 1h45 pour en connaître le dénouement et comprendre le message de la réalisatrice. C’est peut-être l’originalité du scénario doublée du jeu des acteurs qui nous apportent la satisfaction de découvrir ce microcosme estival, en évitant tout écueil mélodramatique. En tout cas, cette balade sauvage et cette soif de vivre ne m’ont pas déplu.
C'est l'histoire d'une enfant de 13 ans qui s'entiche d'un jeune homme majeur, qui s'est pris un coup de couteau et vit dans un bunker au bord de la plage. Elle fuguera à ses côtés. Le synopsis n'est pas du tout représentatif du film. On pressens une relation malsaine et violente, pourtant cette histoire est romantisée façon Bonnie & Clide. La plupart des critiques presse parlent de scènes sensuelles et d'une histoire d'amour. Il ne s'agit pas de ça. C'est grave de glamouriser les relations malsaines de cette façon, et c'est d'autant plus triste venant d'une réalisatrice. Le personnage de Ava, courageuse et téméraire méritait mieux. Vraiment dommage.
Film initiatique assez déroutant dans lequel on suit une jeune fille en pleine crise d'adolescence allant chercher une liberté pour contrebalancer la perte de sa vue.
Pas complètement adhérer à l'histoire malgré des qualités certaines. De la fantaisie et de la poésie en germe mais pas assez poussés à mon goût. Il manque un grain de folie supplémentaire à ce long métrage. Rien à redire sur la forme. Une bonne réalisation soutenue par une excellente bande son. Quant aux jeunes acteurs, ils nous livrent une prestation sans faute.
De bonnes qualités formelles et techniques mais un scénario à revoir. Un peu comme "Les Cinq Diables", le film suivant de Léa Mysius.
J'ai vu un film... un film sauvage, terrible, puissant qui nous plonge dans un malaise ambiant d'une ado est en train de perdre la vue, petit à petit, au moment où la vie émerge en elle, avec ses sens à 100%, ses émotions contradictoires, et ses envies de révoltes face à sa mère n'étant ni un modèle, ni une figure tutélaire (mère jouée par Laure Calamy, que je trouve exceptionnelle de sensualité, et de désœuvrement), et Juan, gitan, qui va la sortir de chez elle.... Certaines scènes sont dérangeantes, certains cauchemars trop émergeants et certaines situations très troublantes... Et petit à petit cette héroïne plonge dans les ténèbres, alors qu'on espère pour elle, un petit rayon de lumière salvateur... La bande son est très originale, et accompagne le cheminement de cette jeune folle équipée vers... ? Une découverte...
“Ava” est une jeune femme à la recherche de la clé de son bonheur, avant que son corps, ses yeux ne lui fassent perdre ses repères. Si la trame de fond résonne de manière forte et convaincante, le premier long métrage de Léa Mysius ne tient qu'à moitié la route. Premièrement par un jeu d’acteur parfois douteux et amateur, deuxièmement par une mise en scène plutôt simpliste. J’ai noté de nombreux faux raccords : spoiler: Ava prétend ne pas voir dans la nuit, mais parfois nous avons l’impression qu’elle s’en sort bien et qu’elle retrouve toute son acuité visuelle. Une des dernières scènes, elle finit quasiment la tête immergée dans l’eau lorsqu’elle traverse la rivière, sur le plan suivant, elle semble à peine mouillée . Sur la dernière partie du film, on ressent clairement qu’il n’y a plus grand chose à raconter,spoiler: nos deux protagonistes voguent sans but réel avec un final qui laisse à désirer : Pourquoi la mariée accepte de donner si facilement les clés ? Alors que son propre mariage a été mis sans dessus dessous par les deux malfaiteurs, aucun regret, aucune remise en question, mais surtout aucune explication.
J’ai trouvé l'atmosphère générale molle malgré la belle présence de Noée Abita (Ava) qui dégage une beauté naturelle, avec une Laure Calamy (Maud, mère de Ava) dans le rôle d’un personnage perché et excentrique. J’apprécie la mise en valeur des corps, la lumière, mais la forme ne dépasse pas le fond, bien peu détaillée, qui noie la réalisation d’elle-même. On retrouve les mêmes tares dans “Les Cinq Diables” également réalisé par Léa Mysius.
Avant de réaliser " les cinq diables " (2022), qui tient la route, la scénariste Lea Mysius entama sa carrière de cinéaste avec "Ava" (2017).
Munie d'un scénario qui donne l'impression d'avoir été écrit en cinq minutes ( on ne parle pas des dialogues, presque inexistants et souvent très creux lorsqu'ils sont ecoutables), Mysius parvient pendant 60 minutes à nous garder vaguement éveillés.
Dans le midi de la France Une adolescente élevée seule par une mère pas très au point, apprend qu'elle va devenir progressivement aveugle.
La cinéaste nous invite sans doute ( certes en cherchant bien) à profiter intensement de l'existence pendant qu'il est temps, à prendre conscience de la chance de vivre sans handicap et l'importance de l'amour dans une vie.
La dernière demi-heure est complètement ratée et d'une pauvreté telle, qu'on éprouve de la peine pour la réalisatrice de laisser son nom au générique.
A mes yeux, un exemple parmi d'autres de cinéma qui détourne les spectateurs des salles, fatigués d'être pris pour des idiots.
Ava, premier film d'une réalisatrice à suivre ! Enfin, moi je dis çà, mais il y'a encore une semaine j'ignorais complètement tout de cette réalisatrice ... J'entame mon parcours à l'envers pour ce qui la concerne, son second film vu en salle dimanche dernier fessant office de découverte. Une surprise délicate et fiévreuse.
L'ouverture sur la plage, le mouvement dessus, les gens attroupés sous le soleil et puis cette jeune fille qui sommeil, réveillé par un chien noir, errant ici et là, histoire de se remplir la panse à de fait l'idée de planté un décors clairement identifié. Là suite n'est que détricotage, ambition, réussite ! Le parcours de cette petite, au travers du drame qui lui pend au nez n'a rien d'une remise en question, elle n'est que la poursuite de la découverte, celle d'un enfant qui s'apprête à grandir, plus vite, qui retiens pour voir autrement ... L'interprétation de Noée Abita qui puisse à l'extrême dans la situation en ressort une fragilité forte, appuie sans concession, démontre en tempérament de dur à cuire qui captive autant qu'elle intrigue.
Ava un film d'aventure, farouche, espiègle, le périple " sombre " d'une protagoniste qui ne se laisse pas abattre et choisit son demain. Léa Mysius creuse la bizarrerie, tantôt avec pitrerie ( le braquage de nudiste ! ), avec romantisme, avec une passion à l'image de son héroïne.
J'ai tout un coup l'envie d'un bond dans le temps, de le revoir, de n'en rater aucune de ses subjectivités. Un moment pernicieux pour la morale, un choc de cinéma, une entité qui se doit d'avoir une place considérable dans le paysage, surtout au vue d'autres propositions stoïques et répétitif ...
Intéressant 1er film de la jeune Lea Mysius qu'il va falloir suivre pour l'écriture de ce scénario, le style cru de sa mise en scène et la direction de l'impressionnante Noée Abita qui a également de l'avenir dans la profession. Sinon c'est l'histoire classique de la jeune fille tourmentée qui va chercher à fuir avec le 1er "bad boy" venu. Et une BO originale...
Une première œuvre très réussie, portée par la découverte d’un jeune talent, Noée Abita, et la performance délurée de la bouillonnante Laure Calamy, découverte dans la série "Dix pour cent". Techniquement parfait, ce road-movie insolent et décomplexé apporte une fraicheur revigorante, contrepartie de la gravité du sujet, une adolescente qui s’éveille à l’âge adulte va progressivement perdre la vue.
Il à des airs de déjà vu avec ce que j'ai rencontré dans le film Foxfire en 2012 de Laurent Cantet , en commun 1 ou plusieurs personnages en mal de vivre et qui pourtant voudrait mieux étreindre la vie, des personnages plus ou moins délaissés de leur semblable comme Juan avec sa communauté gitane , son frère aîné incarcéré et Ava dont le père à laissé elle , sa mère et sa petite sœur qui n'est encore qu'un bébé .. Malgré tout Ava peut deviner qu'elle porte dans sa personnalité une part de son père et c'est la remarque de sa mère qui la conforte dans cette idée non avouée à elle même, pendant l'épisode où elle se prépare dans la salle de bain . Elle prépare son rencard digne de flirts adolescents pour passer la soirée avec le fils du moniteur de sport . Lui comparé à Juan ne l'intrigue pas , ne la fait pas rêver . Juan est comme elle , deux natures touchantes , sensibles et quelque peu blessés dans leur parcours personnels et dont les perspectives de vie sont encore désertes mais dont ils leur en faut beaucoup pour les laisser montrer leur fêlures. Juan n'a plus de famille , son premier amour Jessica la serveuse s'est détournée de lui , Noé n'a plus que sa mère un peu futile et trop mièvre à ses yeux et sa vue , le sens plus essentiel s'affaiblit jusqu'à devenir aveugle . L'un comme l'autre n'ont plus rien qui les retiens , plus rien à perdre . Au final Ava à sauver Juan comme Juan l'a sauvée et c'est ce qu'elle voulait .
Vraiment mon genre de film , des scènes évoquant la sexualité un peu trop présente, le duo de policiers en particulier la femme manquant un peu de crédibilité et de réalisme mais sinon très inspirant.
Je ne comprends pas quand je lis les critiques négatives dont le principal reproche est que l'histoire est peu vraisemblable. Ce n’est pas le propos du film d'être vraisemblable car c’est un film poétique. Il faut arrêter d'être terre à terre parfois et se laisser porter par la musique et les images, et là vous vous rendrez compte que ce film contient des instants de grâce. Mais bon, effectivement, la poésie de chacun est différente , donc c’est peut être que celle du film ne vous a pas touché. Moi, au contraire, j'ai totalement accroché à l'univers du film et j'étais bouche bée devant certains plans comme lorsqu'ils se griment pour braquer les nudistes ou la scène où elle se met à danser au bord de la route sur le son de Amadou et Mariam