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btravis1
127 abonnés
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2,5
Publiée le 6 juillet 2017
Beaucoup d'invraisemblance dans cette histoire, une seconde partie assez poussive et moins réussie, une mère insupportable (brillamment jouée par Laure Calamy) dont on a du mal à comprendre certaines réactions, une jeune actrice, belle, touchante mais dont le jeu est quand même limité. Sinon la réalisation est réussie, notamment les scènes sur la plage (ouverture, baignade...), mais le tout reste très surfait.
Très bon jeu d'acteurs pour ce film intéressant mais trop démonstratif dans sa facture et son aspect visuel. Un peu de modestie aurait aidé le propos. Il me semble aussi que l'auteur manque d'empathie envers tous les personnages: la mère à l'ouest, son jeune amant intéressé, la fille inadaptée... aucun n'est attachant et les gitans sont tous plus laids et caricaturaux les uns que les autres. Dommage, un film intéressant et ambitieux mais qui n'a pas les moyens de ses ambitions et qui agace par beaucoup d'aspects (tu l'as vu mon plan comme il est beau mon plan, tu l'as vue la couleur comme elle est belle la couleur...)
Prétentieux et poussif, ce pseudo film d'art est surtout un film d'essai. Qu'ils essaient encore ... La jeune actrice rattrape un peu le film avec un jeu frais et intriguant mais ce n'est pas suffisant. On est contents quand cela s'arrête
Il est difficile d’être sévère avec un premier film surtout que celui-ci n’hésite pas à prendre des chemins de traverse bienvenus dans le cinéma hexagonal. Nuançons cependant, car Céline Sciamma (« Naissance des pieuvres »), les sœurs Coulin (« 17 filles ») ou Julia Ducorneau (« Grave ») sont passées par là avant Léa Mysius mais cela montre l’avènement d’une génération de nouvelles réalisatrices qui aiment à traiter de la gent féminine par le prisme de l’adolescence. Malheureusement, « Ava » souffre d’un traitement trop bicéphale et inégal avec deux parties trop marquées et qui ne se valent pas ainsi que de nombreux défauts inhérents à certains films français que l’on qualifiera d’auteur…
L’image est volontiers granuleuse et la caméra est rarement statique ; alors que la chronique d’un été de cette jeune adolescente qui va perdre la vue aurait mérité un traitement plus esthétique. Cela n’empêche pas quelques très belles scènes comme cette séquence d’ouverture avec le chien noir ou lorsqu’Ava et son petit ami se peinturlurent d’argile pour braquer les nudistes. Ensuite, cette histoire de cécité avancée aurait pu être une piste de scénario très intéressante. Et même si elle conditionne certains comportements de l’héroïne, elle n’est pas assez présente sur la forme comme sur le fond, apparaissant au final comme un gadget de scénario dont la réalisatrice n’a plus su que faire. Mais on reprochera surtout à « Ava » d’être beaucoup trop long dans sa première heure, avec de nombreuses scènes inutiles et une impression de tourner en rond.
Heureusement, dans le dernier tiers du long-métrage lorsqu’Ava se retrouve avec Juan, l’atmosphère du film se fait plus envoûtante et la cavale des deux jeunes amants se fait aussi bien mystique que palpitante. On a tout autant droit à de jolis moments sentimentaux comme à d’autres plus graves. Il y a de l’idée dans ce premier film, une envie de cinéma, une proposition d’autre chose mais qui reste encore à l’état de brouillon, inabouti. En revanche, force est de constater que Mysius sait choisir ses acteurs. La jeune Noée Abita est tout bonnement confondante de naturel dans sa méchanceté d’adolescente et ses moues boudeuses tandis que Laure Calamy et Juan Cano lui offrent un contrepoint parfait. Un film imparfait et trop long mais qui déborde d’idées, ce qui donne envie de suivre le futur de ceux qui y ont participé.
Le premier long-métrage de Léa Mysius qui a fait sensation à Cannes. La réalisatrice, diplômée de la Fémis, est l'auteur d'un scénario à la fois solaire et dramatique. La première partie, plutôt naturaliste, est très réussie. L'image restitue magnifiquement la langueur et la touffeur estivales. Et les relations compliquées entre l'adolescente tourmentée et sa mère intrusive et excessivement décomplexée sont décrites avec beaucoup d'humour et de sensibilité. Puis le récit bascule vers plus de sensualité et d'onirisme. La cavale d'Ava s'apparente à un conte initiatique où la jeune fille s'émancipe et fait exploser le carcan de l'enfance. Tout comme elle s'enfonce peu à peu dans les ténèbres, la photo s'assombrit et laisse craindre un avenir pas forcément radieux. Cette deuxième partie est plus laborieuse et souffre de quelques longueurs et invraisemblances qui nuisent à son intensité. Mais pour un coup d'essai, il faut saluer l'audace, l'originalité et la force du casting. C'est le premier rôle de Noée Abita mais certainement pas le dernier. Quant à Laure Calamy (vue récemment dans "Aurore", "Rester vertical" et "10%"), elle est une fois de plus sensationnelle. Mention spéciale à la musique, absolument idéale.
Le plus marquant dans ce film est la performance de Noée Abita. Sans mimique, simplement par une expression du visage, elle est capable de dévoiler des sentiments, aussi par un regard, par une attitude. Elle joue le rôle d'Ava, qui apprend qu'elle va devenir aveugle. Elle a, pour couronner le tout, une mère pathétique, occasion pour la réalisatrice Léa Mysius, de dépeindre la solitude et le ridicule des êtres de notre ère moderne, qui dès lors préfèrent se divertir, pour oublier le dur métier d'homme cher à Albert Camus. Ava choisit alors la fuite, carabine à l'épaule, bâton à la main pour traverser les cours d'eau le soir, ces moments où Ava ne voit déjà plus rien. C'est un film sur le courage qu'il est nécessaire d'avoir pour affronter la vie ; et Léa Mysius semble nous dire que c'est un combat, difficile, avec des moments, rares et temporaires, de plénitude. Vivre une vie d'être humain n'est pas facile.
L'affiche m'intriguait beaucoup et donc j'ai été le voir sans savoir vraiment de quoi ça parlait. Quel heureuse surprise ce film. Franchement j'ai beaucoup aimé, la jeune actrice jouant Ava est hypnotisante et excellente. A suivre de près... La musique est géniale, elle appuie fortement le sentiment de malaise et du surréalisme de certaines scènes. J'ai beaucoup aimé le côté road movie de la deuxième partie du film, étant fan de ce genre. Pour un premier film c'est très réussi.
Ce film libre, authentique, inventif et rempli d'émotions est une superbe découverte. L'actrice Noée Abita, dans un rôle difficile, en est une autre. Immanquable.
J'ai été voir ce film suite aux bonnes critiques de la presse. J'en ressors déçue. C'est vraiment moyen dans l'ensemble. On s'ennuie pratiquement tout le long du film et ce n'est ni émouvant, ni palpitant, ni amusant. En plus, il y a beaucoup d'invraisemblances. Ce n'est pas désagréable mais vraiment pas de quoi s'enthousiasmer.
Quel régal ! D’abord, un régal pour les yeux, l’esthétique de la photo est irréprochable, il y a des véritables moments de grâce visuelle, une façon merveilleuse de filmer les corps de femme. Mais il y a d’abord un récit touchant porté par des personnages attachants avec leurs atouts, avec leurs défauts. La première partie est une habile tranche de vie d’une adolescente flanquée d’une mère frivole avec une station balnéaire du sud-ouest comme décor. Et puis le film devient un road-movie, une fuite adolescente … c’est juste, c’est touchant, c’est poignant et même haletant ! Noée Abita éclaire ce film de sa présence magnétique avec l’impudence et la sincérité de ses dix-huit ans ! Elle est magnifique de talent !
Emballé! Ce film présenté à la semaine de la critique méritait amplement d'etre en compétition officielle! Originalité du scénario, audace de la mise en en scène, à la limite du réalisme fantastique de Carnet/ Prevert...oui,oui! Deux jeunes comédiens épatants, oui, oui...On passe du réalisme onirique au road movie post soixantuitard ? Osons, j'ose. Une bouffé d'air frais dans notre cinéma national, loin, très loin des petites comédies franchouillardes qui inondent nos écrans semaine après semaine. Et une excellente B.O.! Que demande le peuple?!!!
Pour un premier long-métrage Léa Mysius réussi un grand coup avec Ava. Ce fil qui aborde de nombreux sujets complétements différent. Le film parle d'abord de la maladie dont est atteinte Ava mais aussi de sa relation avec sa mère ou encore la rencontre ce jeune gitan nommé Juan. Un film qui ne nous laisse pas de répit grâce à son intensité. Les images sont évidemment magnifiques et les acteurs excellents. Cela fait du bien de voir français aussi bon. Bravo!!!
Pourquoi avoir choisi une actrice de 17-18 ans pour incarner une jeune fille de 13 ans. La question de la nudité est implicite et aurait pu légitimer sa protection. Sosie d'Adèle Exarchopoulos, la sauvage Ava se dénude devant les yeux d'une réalisatrice motivée par la représentation des corps. On s'ennuie dans cette succession de scènes où la féminité est corrélée au foyer, à la maternité, à la toilette et au narcissisme. Comme quoi, le voyeurisme de Kechiche n'est pas uniquement à confondre avec son genre.
Premier long métrage de la cinéaste Léa Mysius, Ava est une petit bouffée de fraicheur. Une histoire aussi belle que tragique pour le portrait d’une femme fille passant rapidement de l’enfance à l’âge adulte. La mise en scène est agréable, il y a quelques longueurs mais l’ensemble est bien maîtrisé. La jeune actrice Noée Abita est une vraie révélation. Elle ressemble beaucoup à Adèle Exarchopoulos, c’est parfois troublant. C’est sa première apparition à l’écran et nous la reverrons surement. Laure Calamy (Rester vertical, Dix pour cent) est aussi très convaincante dans le rôle de la mère. Un premier film bien sympathique donc, fait avec tact, sensibilité et une certaine intensité, aussi drôle que triste, aussi sombre que solaire. Une actrice et une réalisatrice à suivre...