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Daniel G.
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1,0
Publiée le 18 août 2017
Joli album de photo. Mais Scenario maigre comme une tranche de biscottes. On sent l'amateurisme de la cineaste. Toutefois laissons lui le temps de grandir. On verra dans quelques années. Avec un peu de bouteille. Pour que ses histoires racontées a l'écran deviennent enfin crédibles.
Une jeune fille en passe de devenir aveugle qui va rencontrer un jeune loubard : Le synopsis d' »Ava » s’inspire grossièrement du film « Le Cœur en Braille » dans une veine complètement différente. Les oppositions demeurent les mêmes dans un métrage plus osé, plus recherché et plus abouti que son homonyme. Un régal ! Face au drame qui la guette, Ava craint de se retrouver à jamais dans le noir. De manière abstraite et assidue, un jeu de couleurs est entreprit pour lui faire distinguer le bien du mal : Un chien noir, des policiers sur des chevaux, un jeune gitan sombrement habillé, le nouveau compagnon de sa maman de couleur noir, ces petites touches appellent à l’inconscience. Des mises en place facile d’identification que nous retrouvons au prémisse du final autour d’un grand mariage en blanc… Au premier abord, le film peut paraître dramatique au gré de la situation… Pourtant, on rit beaucoup. Naïvement, innocemment, d’un rire sain, honnête et enfantin, en découle cette jouvence du début de l’adolescence avec un air de vacances frais et acidulé. Sans aucune pudeur, « Ava » bénéficie d’une mise en scène sensuelle. Sexualité et libertinage à outrance, des scènes frontales appuient la découverte du corps que quiconque subit à cet âge dans la recherche de ses orientations et de ses envies. D’un manque de confiance en soit, Ava va affirmer un désir insoupçonné d’émancipation. Le kidnapping du chien noir va n’être qu’une porte d’entrée vers cette indépendance qui va peu à peu la détacher de sa mère incompétente. Un attachement réorienté vers un jeune gitan l’engageant dans des délits immoraux, a contrario amusant. « Ava » retrace le dernier épopée visuel d’une jeune fille dans un cadre aventureux et éblouissant. Partir, rester, qu’est-ce qui serait le mieux pour elle ? Sans vraiment le savoir, nous nous laissons aveuglément transporter avec la naïveté infantile de nos 13 ans. Bilan : C’est une corrélation de choses dont la recette n’a pas d’explications. Impossible de ne pas y adhérer, « Ava » surprend là où on s’y attend pas. Toute la critique et plus encore sur Cinephilion.net
Je suis surpris des prix obtenus par "Ava" pour son scénario, qui me paraît être le point faible du film, avec une tendance à partir dans tous les sens. En revanche, la photographie est superbe et l'actrice principale est une révélation (même si les treize ans qu'elle est sensée avoir dans le film ne sont pas crédibles). Les personnages sont bien travaillés et Léa Mysius apporte une signature très personnelle à sa réalisation. Une cinéaste à suivre sans aucun doute.
Un premier film intriguant et assez bien mené. Ça part parfois un peu de tous les sens, que ce soit dans la narration comme dans la forme. Parfois on sourit, parfois on s'ennuie un peu... L'affiche et les échos cannois semblaient très (trop?) prometteurs... Une petite déception mais une réalisatrice à suivre.
Léa Mysius signe un étrange premier long-métrage. La réalisatrice fait un usage pertinent d’un filmage sur pellicules 35 mm qui baigne Ava dans des couleurs ocres mêlées à des tons plus ténébreux. C’est une manière à peine détournée de lier un film solaire à un sujet sombre ou encore d'établir un trait d’union entre un présent léger et insouciant à une triste destinée. La réalisatrice émaille son film de belles idées de mise en scène où la topographie des lieux filmés vient souvent appuyer à bon escient la dramaturgie déployée. Les qualités techniques et esthétiques d’Ava crèvent l’écran. Mais, à trop compliquer sa mise en scène qui fait basculer plusieurs fois le film d’un genre à un autrespoiler: , Léa Mysius abandonne son sujet central en bordure de l’itinéraire de ses protagonistes . Également coscénariste des Fantômes d’Ismaël (2017, Arnaud Desplechin), la réalisatrice-scénariste disposait pourtant ici d’un scénario intéressant : un récit initiatique animé d’une dureté peu commune dans les films sur l’adolescence. spoiler: Le dernier tiers d’Ava échoue ainsi dans la fuite convenue de son couple de jeunes amoureux, une fuite doublée de celle de l’intérêt du récit. Convaincant dans sa forme, Ava déçoit sur son fond non tenu de bout-en-bout.
Premier long métrage d'une cinéaste prometteuse qui s'appelle Léa Mysius comme quoi il y a des choses interessantes dans le cinéma d'auteur Français !! Le sujet m'a intrigué, une fille de 13 ans apprend qu'elle ne va plus voir d'ici peu, qu'elle sera aveugle c'est le début du film car la suite et plus psychologique en partie et en mème temps plus dans l'action vers la fin je n'en dis pas plus. Ava veut un chien, apprend les gestes et les comportements pour ètre aveugle, voit une maman qui couche facilement et surtout elle rencontre un jeune homme mystérieux qui est le maitre du chien dont la jeune adolescente tombera sous le charme, éperdument amoureuse. J'ai bien aimé cette oeuvre surtout la deuxième partie. Ava est une adolescente mais la vision de ce long métrage est plus adulte. Belle mise en scène de la réalisatrice avec un très bon casting fait de comédiens méconnus dont je vais cité quelques noms Noée Alita, Juan Cano ou Laure Calamy. Je pense qu'on reparlera de ce film aux prochaines cérémonies des Césars, c'est ce que je lui souhaite.
La bande annonce etait plus attrayante que le film en lui même. Je trouve qu'Ava est trop jeune pour le role qu'on lui donne et surtout l histoire d'amour avec ce garcon. Quelque moment sympathiques mais rien d'un chef d'oeuvre
L’argument original d’Ava, premier film de Léa Mysius, donne d’abord au film sa gamme visuelle : l’héroïne éponyme, à treize ans, est à la veille de perdre progressivement la vue, ce qui se traduit à l’image par une palette de couleurs saturée, usant de filtres qui donnent au décor balnéaire familier un aspect étrange, entre image d’Épinal et paysage fantastique au zénith. La dégénérescence de la vision d’Ava est encore figurée par la couleur noire, qui envahit le quotidien de la jeune-fille. Ainsi, dès les premières secondes du film surgit un chien noir, beau, inquiétant, tache noire dans le paysage ensoleillé, surgissement de la sauvagerie animale dans l’environnement estival peuplé de touristes, il est aussi le guide qui nous mène à l’héroïne endormie. Symbole sexuel, peut-être convoqué en rêve par l’inconscient-même de la jeune-fille, il est en tout cas doué d’une force d’évocation qui va encore s’épaissir par la suite.
L’été de ses treize ans, pour Ava, l’éveil des sens se conjugue avec le deuil de celui de la vue. Et cela va décupler la rage adolescente du personnage, qu’on apprend à connaître dans la première partie du film grâce à la lecture de son journal intime, en voix-off, ou face caméra. Sombre, à l’opposé de sa mère charmeuse, la jeune-fille va éprouver son corps et sa nouvelle donne : un corps tout juste pubère, un corps sans la vision. Voulant s’aguerrir, elle multiplie les expériences sensorielles, comme se baigner nue dans l’océan ou marcher sur un toit les yeux bandés. Le film joue avec le medium-même de la représentation cinématographique. Les contre-jours, les plans sous-éclairés et de nuit nous rappellent d’ailleurs constamment la cécité prématurée d’Ava.
Malgré sa frayeur, celle-ci ne se dérobe pas lorsque apparaît l’amour, le premier, chargé de désir et d’absolu, sous les traits d’un beau Gitan ténébreux, hors-la-loi qui vit sur le sable chaud. Bien au contraire, la jeune-fille fonce et va jusqu’au bout, petite sœur précoce des mythiques créatures Bonnie-Faye Dunaway d’Arthur Penn1 ou Lili-Isild le Besco de Benoît Jacquot2 : elle épouse la cause du rebelle et entre dans l’illégalité et la fugue. Léa Mysius n’a pas peur des clichés, peut-être parce qu’ils nous parlent des premières fois. Comme son héroïne, elle les prend à bras le corps et par la force de sa volonté et de sa singularité, les rend siens et totalement originaux. Séquence split-screen aux allures de comics, qui croise Bonnie and Clyde avec Robinson Crusoé chez les nudistes, jouissive ; séquence clip sur le tube électro-pop Sabali d’Amadou et Maryam, aussi intense que drôle ; virée en territoire gitan qui module in-extremis le genre du film et flirte avec le documentaire engagé : le film de la jeune réalisatrice sait maintenir l’intérêt et l’émotion du spectateur de bout en bout.
A l’instar de son personnage féminin, jeune et vulnérable mais dépeint en guerrière, le premier film de Léa Mysius s’impose et vivifie.
1Bonnie and Clyde, Arthur Penn, Etats-Unis, 1967
2A Tout de suite, Benoît Jacquot, France 2004 Temps off zemovieblog.wordpress.com
On s'ennuie ferme pendant ce film. Quelques idées et quelques élans qui ne parviennent cependant pas à sauver une histoire trop mince et assez mal racontée.
Quand on lit le synopsis de "Ava" et quand on voit sur quelles bases se lance le film, on imagine plutôt un objet sensoriel; pour la jeune fille de 13 ans en train de perdre la vue, il s'agit de travailler ses autres sens en même temps que de découvrir l'amour. Si Léa Mysius réussit avec une cruauté aucunement complaisante car rivée au point de vue de son personnage principal à évoquer le rejet qu'éprouve Ava face à la sexualité de sa mère, elle ne parvient que partiellement à rendre singulière la relation entre l’adolescente et Juan, un garçon vagabondant sur les plages. Le film se penche vite sur le projet de fuite des deux personnages et passe trop rapidement sur une relation sensuelle pourtant représentée par quelques belles scènes audacieuses. Abandonner les sens pour foncer vers une idée narrative assez laborieuse (Ava qui doit récupérer les affaires de Juan), c'est le regret qu'on a devant un film en fin de compte très timide, qui se dépêche de rétrograder alors que sa mise en route est prometteuse. Pour son prochain long-métrage, on espère que Léa Mysius se posera moins de questions et optera pour des choix d'écriture et de mise en scène plus radicaux.
Si le scénario se perd un peu dans les vingt dernières minutes, ce premier film est plein de promesses et la jeune Noée Abita est une véritable révélation.
Premier long métrage de la réalisatrice-scénariste Léa Mysius. D'abord on apprend que le jeune fille va devenir aveugle mais au final ce paramètre devient vite très secondaire. La plupart des scènes mettent en avant les femmes soumises plus ou moins à l'homme, une représentation de la femme peu à même de correspondre à la jeune Ava qui cherche avant tout à s'émanciper et à devenir forte en "developpant ses autres sens". Léa Mysius signe là un joli film sur l'adolescence mais trop bancal et maladroit, pour ne pas dire complètement hors sujet, qui doit avant tout beaucoup à sa belle et jeune révélation féminine. Site : Selenie
J'attendais beaucoup de ce film, ayant vu de multiples avis positifs dans la presse. Et je dois dire, que je n'ai été qu'a moitié convaincu, tellement ce film peut diviser.
Au niveau des points positifs, nous avons une réalisatrice qui sait manier une caméra, l'image est belle, la bande originale est magnifique, les trois acteurs (je pense que Noée Abita sera nommée au césar du meilleur espoir, tout comme Laure Calamy à celui du meilleur second rôle) sont tous fabuleux.
Au niveau des points négatifs, au bout de 1h05, le film tombe dans l'invraisemblance la plus totale (alors que jusque là, son parcours était bien charpenté), à savoir le fait qu'une fillette timide de 13 ans prenne un fusil pour chasser des policiers (chose qui à très peu de chance d'arriver dans la vie réelle), et s'infiltre comme si de rien n'était dans un camp de gens du voyage. Ensuite, le fait qu'une jeune fille de 13 ans fasse l'amour pour la première fois avec un homme plus âgé qu'elle connait depuis 3-4 jours, m'a assez choqué. De même que la nudité clairement affichée d'Ava (bien que l'actrice avait 17 ans au moment du tournage, prendre le parti d'afficher un personnage ayant 13 ans nu, m'a a nouveau choqué). N'est pas Maurice Pialat ou François Ozon qui veut, qui savent traiter la nudité d'une jeune fille, d'une manière plus subtile.
Je trouve cela dommage dans le sens ou Noée Abita est tellement merveilleuse dans son jeu d'actrice, qu'elle n'avait pas besoin de cela pour captiver les spectateurs. Tout comme je trouve dommage, que les jeunes actrices soient la majorité du temps nues dans leur premier film. Enfin, le fait qu'elle tombe amoureuse d'un bad boy low cost, rend cette histoire pleine de clichés, à savoir la jeune timide qui tombe amoureuse du beau brun ténébreux, cela est tellement vu et revu, fait amour de vacances et n'apporte rien. Tout comme certains dialogues d'une naiveté confondante (regardant le sexe de son amoureux et disant '' On dirait une petite bête '').
Je pense que la réalisatrice aurait du s'attacher à privilégier la relation mère-fille et surtout le traitement de la maladie d'Ava, plutôt que de céder dans un romantisme invraisemblable. La naturalisme du film était tellement beau durant la première partie.
De plus, la fin du film reste un complet mystère. Ava a en effet passer le bel été de sa vie. Mais retournera t-elle chez sa mère, ou continuera t-elle cette fuite qui ne mène à rien ? Nous n'avons malheureusement pas la réponse.
En résumé, un film plein de belles promesses et qui reste dans notre esprit par la suite, mais nous avons l'impression sans cesse qu'il nous donne de la beauté, pour ensuite mieux la détruire, en se compromettant dans un cliché ou une invraisemblance. Dommage, j'ose espérer que les autres spectateurs avaient des pop-corn, car personnellement, je suis resté sur ma faim.
" Ava " est un film qui me laisse perplexe. Autant j'admire la qualité de la photo (à l'argentique, pleine de nostalgie et saturée de couleurs), le jeu de tous les acteurs, l'histoire initiale... autant aussi je suis dérouté par le chemin (!) pris par l'histoire en milieu de parcours (!²). Un bon film au global avec quelques scènes d'une poésie remarquable... ce qui me laisse penser que tout le film aurait mériter cette même empreinte. Bien mais un peu dommage quand même en fait.