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chloé V.
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2,0
Publiée le 26 juin 2017
Alors oui c'est solaire, c'est beau (vive la pellicule), coloré et la photographie regarde du côté de Martin Paar... Mais pour ce qui est de la partie "film", "histoire" et scénario on reste un peu sur notre faim. L'histoire qu'on veut nous raconter est difficile à croire tant elle se veut encrée dans une réalité alors que rien n'est réellement crédible. Simplifiée au maximum, montée remontée, il faut avoir fait la femis pour crier au génie ! Le reste des mortelles trouvera sûrement dommage que le film n'aie pas de fin.
Véritable "Balade sauvage" version 2017, "Ava" s'impose avec "Grave" comme le renouveau du cinéma féminin français. Si l'ensemble manque encore de maîtrise et d'expérience, la liberté de ton force l'admiration et annonce de belles promesses pour l'avenir. Résolument contemporain, "Ava" témoigne du portrait d'une jeune femme à la lutte contre l'obscurantisme aussi bien ophtalmologique que sociétal. Dans la seconde partie, la lutte se transforme en avidité de découvertes et d'expérimentations dans un contre la montre des possibilités restreintes par le temps. "Ava" dispose également d'une bande originale envoutante et de quelques scènes marquantes. Au fur et mesure que la vision s'amenuise, la soif de vie s'intensifie et ce jusqu'à la dernière goutte existentielle.
L'adolescence : un passage pas toujours simple pour tout le monde, où notre corps et nos pensées nous amènent à refuser notre vie. C'est autour de cette thématique qu'est construit le film. Ava, 13 ans, se sent en décalage avec les autres et surtout avec sa mère. Elle apprend qu'elle va perdre la vue et décide de vivre quelque chose de fort, l'Amour, avant de la perdre définitivement. C'est beau, envoutant, prenant. La réalisation est maitrisée et reflète bien le cadre dans lequel Ava vit tous ses changements. Les acteurs sont tous attachants. La musique rythme bien le film. Une belle ode à l'adolescence.
Une belle surprise que ce film ....jeune réalisatrice et casting inconnu...la jeune Noée Abita en tête..magnifique.....dans son jeu et dans sa présence à l'écran. Un sinopsis orignal ....comment une jeune fille de 13 ans réagit elle quand elle apprend qu'elle va perdre progressivement la vue.....ses derniers jours au soleil... De belles images , tout particulièrement la scéne où la jeune Ava se baigne les yeux bandés , nue , et ressort de l'eau ....
En relatant l’histoire d’une adolescente découvrant le désir en même temps qu’elle perd la vue, la jeune cinéaste issue de la Fémis, Léa Mysius, déclare la guerre des stéréotypes, en mettant en scène un film qui sous sa carapace diaphane dissimule une noirceur brulante, enveloppée au sein d’un cadrage sensoriel intense. Pour faire plus bref, « Ava » est une comète : solaire sur la forme, glacé dans le fond, et portée par une jeune actrice implosive : Noée Abita.
Tourné en 35mm, « Ava » narre un voyage initiatique sur les sentiers de la vie d’adulte, tout en racontant l’histoire d’un corps, celui d’Ava, qui s’ouvre aux sensations au même titre que le film nous ouvre les portes d’un intense univers sensoriel, rendu crédible par des images illuminant via leur pureté. Il s’agit là de consumer sa vie, de profiter des derniers jours de liberté, avant de perdre la vue. Et à ce titre, « Ava » parvient sans mal à cristalliser une atmosphère fougueuse, aussi fataliste que libertaire, et non sans évoquer « La Balade Sauvage » de Terrence Malick, et « Pierrot le fou » de Jean-Luc Godard. S’articulant autour de la colère et du désir, Léa Mysius réussit donc haut la main son paris en nous faisant entrer au sein de cette éclatante fugue, ludique, décomplexée, et éclatante, mais aussi destructrice. D’ailleurs, le film n’est pas sans faire penser à « Grave », de Julia Ducournau, qui avait également une manière particulièrement frontale d’aborder la sexualité féminine. On songe également au moins récent « Nocturama » de Bertrand Bonello, où le désir est une question centrale, directement liée à l’adolescence.
Néanmoins, « Ava » trouve une certaine singularité en se targuant d’un naturalisme à toute épreuve, brisant de nombreux tabous et rejetant les figures autoritaires, qu’il s’agisse de la mère ou de la police montée. Le long du métrage, on sent se hisser une forme d’intolérance, encerclant les personnages. Si les policiers sont mis en scène comme des troubles fêtes intolérants, la mère d’Ava est intrusive, et étouffante malgré la sensualité de Laure Calamy. Bref, Ava est coincée dans un monde hyper-sécuritaire, et violement conformiste, et dans lequel elle ne peut être heureuse. En se jetant corps et âme dans une relation avec Juan, un gitan solitaire, Ava fait entrer dans le film dans une sorte de road movie à la « Bonnie and Clyde ». On le sent notamment lors de la séquence des braquages, burlesque mais aussi symbolique, puisqu’elle montre à quel point Ava est prête à tout pour suivre ses désirs. Mais in fine, peut-on dire que la jeune fille est justement aveuglée par le réveille de son corps ?
Indiscipliné, « Ava » est une ode à la jeunesse mutique s’axant aussi bien sur l’intimité que sur le cinéma social. Liberté et sensualité au service de cette audacieuse romance bigger-than-life totalement improbable malgré de nombreuses maladresses propres à un premier film. À la fois douce et pleine d’amertume, Ava foudroie les yeux, et c’est peu dire.
Tous les amateurs de ce nouveau cinéma français qui voit le jour depuis l’arrivée de Céline Sciamma doivent venir découvrir cette Ava plutôt réussie. Tout d’abord la réalisatrice a un grand sens de la réalisation et de la création d’une atmosphère étrange. Ensuite, elle décrit avec beaucoup de pertinence les émois d’une adolescente en pleine crise existentielle, en restant toujours juste et à hauteur de gamine. Son film est sensuel, proche des corps qui se dévoilent sans fausse pudeur et l’ensoleillement constant contraste avec le sujet, finalement assez sombre. Toutefois, il se dégage de l’ensemble une sorte de romantisme noir qui enchante. On peut trouver la seconde partie (en mode polar road-movie) un peu moins réussie et tirant un peu à la ligne, mais le métrage reste agréable grâce au charisme de l’actrice Noée Abita qui nous fait songer aux premiers pas de Charlotte Gainsbourg ou encore de Sandrine Bonnaire époque Sans toit ni loi. Ce n’est donc pas qu’un petit compliment. A voir.
Encore un premier film d'une jeune réalisatrice sortie de la Femis, qui a fait le buzz à Cannes, et qui développe un récit d'apprentissage autour d'une adolescente ! Est-ce que c'est "Grave", docteur ? Non, à partir du moment où Ava ne partage que peu de points communs avec le film de Julia Ducournau, avec moins de références à citer, quoique il y règne un climat qui peut rappeler certaines oeuvres du Free Cinema des années 60 ou encore John Boorman, parfois. Ava est un film riche, trop peut-être, mais de quoi se plaint-on, à partir du moment où tout est maîtrisé et voulu par Léa Musius, à commencer par ce changement radical de ton entre une première partie naturaliste et sombre et une deuxième sous forme de conte débridé et lumineux. Un noir solaire qui accompagne la métamorphose de son héroïne dont la vue décline irrémédiablement. Le film offre le flanc à des critiques faciles sur son manque d'unité et son passage rapide sur certaines thématiques sociales (ostracisme, acculturation ...) mais là n'est pas l'essentiel, au vu de l'énergie (qui rappelle vaguement celle de Les ogres, encore une jeune femme fémiste !), de la sensualité et de l'humour déployés. Sans parler de moments de grâce inouïs et d'une invention presque permanente dans la mise en images et sa B.O. Ava révèle également une nouvelle interprète, Noée Abita, encore perfectible mais indubitablement fort douée. A l'instar de sa réalisatrice, en définitive, qui signe un premier long-métrage prometteur et, pour une fois, ce n'est pas un cliché : son potentiel semble illimité.
un chien noir au pas décidé se faufile entre les châteaux de sable et les corps avachis d’une plage bondée. La bête file sans hésitation vers Ava, jeune fille endormie au bout de la jetée. La scène a des airs d’Annonciation : Archange des ténèbres et jeune vierge. Pour Ava, la lumière fuit. Son champ visuel est peau de chagrin. Elle ne voit plus qu’au centre et seulement en plein jour. Le développement d’autres sens s’impose à elle, et l’adolescence fera le reste. Historiquement Sainte-Ava, nièce du roi Pépin, entra au monastère après avoir guéri de sa cécité. Ava serait la transcription latin de Ève. Ava, viendrait d’un mot hébreux qui signifie « vivre ». Le chien noir annonce un Jésus presque noir : Juan, gitan en rupture de communauté, victime des siens et des soldats romains de notre époque. Ainsi Juan (le « disciple bien-aimé » de Jésus) rencontre la nouvelle Ève sous l’œil vigilant d’un animal-archange noir. S’ensuit une ballade sauvage pour Bonnie and Clyde de plages. A trois sur la moto, le grand chien noir dépassant d’une tête, ils filent dans le vent... Tant que Léa Mysius parle de ceux qu’elle aime, la richesse cinématographique est patente. Les gitans sont un peu clichés si l’on compare à la justesse des films de Jean-Charles Hue (Manges tes morts, tu ne diras point, La BM du seigneur), mais c’est vivant et drôle quand le couple marié tire au pistolet la figurine au sommet de la pièce montée. Malheureusement elle ne sait pas traiter ceux qu’elle détestent. Elle se confine dans les recoins des extrêmes, se rétrécie aux clichés, et loupe même le comique potentiel de la caricature. Détestation des vieux, tous bedonnants et laids, fin de race de Europe déconfite qui semble mériter d’être rançonnée. Mère 68-hard honnie, spoiler: qu’Ava expose chevauchant un grand black à la vue d’une bande d’enfants. Flics horribles comme il se doit. Dommage.
Léa Mysius est d'abord une scénariste. En effet, son long-métrage "Ava" souffre d'emblée d'un manque d'expérience. Pourtant les idées sont bonnes : une jeune-fille, le temps d'un été, qui va devenir aveugle, une mère immature qui tombe amoureuse d'un bel homme noir, un vagabond accompagné de son chien semblable à un loup. La réalisatrice s'attache à filmer des univers certes. Elle voyage sa caméra à travers une ville balnéaire où les rivages ressemblent à des piscines, les recoins sombres de la plage où se cachent les vagabonds, les camps de gitans. Vraiment, la réalisatrice ne manque pas d'imagination. Mais un film, c'est d'abord, une vision. Et justement ce "Ava" manque de vision. On finit presque par s'ennuyer dans cette succession de scènes, souvent invraisemblables, très discursives. On ressort même mal à l'aise devant la nudité de sa jeune héroïne de 13 ans. A force de raconter trop de choses, le film s'égare dans une contemplation de ses personnages, pas crédible. De format pourtant court, le film en paraît deux fois plus long, ce qui est le marqueur que quelque chose ne fonctionne pas dans cette histoire. C'est dommage, car il y avait de l'idée.
On connaissait Léa Mysius coscénariste des "Fantômes d'Ismaël". La voici à présent réalisatrice d'un premier film. L'histoire est celle d'une très jeune fille qui devrait passer des vacances d'été tranquilles en bord de mer, n'était qu'elle apprend qu'elle est atteinte d'une maladie oculaire qui la conduit irrémédiablement à la cécité. Vivant dans la seule compagnie d'une mère ne songeant qu'à se dégoter un amant et ne voulant pas s'encombrer des problèmes de sa fille, Ava se trouve réduite à la solitude et à la révolte. Aussi lorsqu'elle rencontre un beau gitan ténébreux vivant en marge dans un blockhaus sur une plage des Landes, elle va connaître non pas la traditionnelle romance d'été mais un grand amour aussi sauvage que profond. Si le film est éclairé d'une belle lumière solaire dans les trois premiers quarts d'heure, la suite va s'obscurcir en même temps que la jeune héroïne est promise à s'enténébrer progressivement. Le film nous conduit peu à peu dans un condensé de "Pierrot le Fou" et de "Bonnie and Clyde". Et la fin qui perd gravement en intensité et en crédibilité témoigne d'une influence un peu sommaire de Tony Gatlif et d'Emir Kusturica, du moins celui du "Temps des gitans". Voilà ce qui nuit à l'équilibre du film : un scénario certes passionnant pendant une bonne heure mais se perdant progressivement dans les incertitudes du documentaire en milieu manouche et dans les velléités du film d'action. Dommage car tout l'aspect animal de la passion dévorante d'Ava, toute la métamorphose subite de l'adolescente en jeune femme libre de ses choix, sont pleinement convaincants. Et la prestation de Noée Abita qui se donne entièrement à son personnage et à son amour fou et merveilleusement charnel figure parmi les réussites majeures de ce film.
Etonnant et magnifique road beach movie entre une ado qui découvre qu'elle va perdre la vue qui vit dans une situation familiale peu équilibrante et un gitan marginalisé par sa "tribu ". Cette histoire très forte parfaitement maitrisée dans un rythme ou tout s'entrechoque avec brio nous tient en haleine jusqu'au bout et on ne voudrait pas que cela s'arrête !!! des images puissantes et crues, des dialogues sobres et incisifs, une" lumière" tant dans les images que dans l'esprit du scénario, une musique aussi bien rhytmé que les images, des comédiens excellents font de ce premier long métrage une oeuvre révélatrice d'un vrai talent !!! cela fait vraiment plaisir de voir un film aussi envoutant , touchant et cependant drôle malgré les sujets délicats traités. On se dit que oui une nouvelle génération de réalisateurs est là pour remplacer ceux qui nous sortent des biopics conventionnels, attendus et...chiant......donc a voir d'urgence , et a suivre tant les talents de la réalisatrice et des comédiens sont là!!!!!
Beau film qui évite l'écueil du mélodrame auquel aurait pu conduire le point de départ de l'histoire. C'est, au contraire, un film lumineux,l'histoire d'un amour dont chaque instant est vécu avec une intensité décuplée par l'urgence car chacun sait la partie perdue d'avance. Des images magnifiques, notamment à la fin : la mariée gitane au bord du chemin, le couple de jeunes fuyards qui s'enfonce dans la nuit. Les deux protagonistes illuminent l'écran.
Que peut-il se passer dans la tête et dans le cœur d'une adolescente de 13 ans le jour où un ophtalmologue lui fait savoir qu'elle est atteinte d'une maladie qui la menace de cécité ? Déjà son champ de vision s'est rétréci et, bientôt, elle ne pourra plus rien distinguer quand la lumière sera trop faible. A terme, elle risque de perdre totalement la vue. Tel est le diagnostic auquel doit se confronter Ava (Noée Abita, formidable révélation de ce film). Or, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, ce ne sont ni l'accablement ni la peur qui la submergent mais plutôt un grand élan de vivre, de découvrir, de profiter de ce qui lui reste de lumière sans trop songer au lendemain. Ava n'est pas pour autant une écervelée : ses craintes, elle les apprivoise, d'une certaine façon, en peignant des cadres noirs qui semblent figurer le champ de sa vision qui s'amenuise. Elle les rend également dociles, suggère le film, en adoptant le grand chien noir qui, dès la première scène, fend la foule des estivants s'ébattant sur une plage pour venir se repaître de la portion de frites qu'elle avait posée sur son ventre. Un animal qu'elle ira jusqu'à kidnapper, faisant de lui le guide imprévisible qui l'accompagne et la conduit de l'enfance à une vie plus adulte. Pour accomplir ce passage, il faut qu'Ava se risque à extérioriser ses sentiments, quitte à se montrer, par moments, maladroite. La richesse de sa vie intérieure est attestée par les notes rédigées sur les pages de son journal intime, mais il lui est nécessaire de mettre de la distance entre sa mère (Laure Calamy) et elle. Une mère intrusive, « libérée », étouffante, excessive, qui, cherchant à la « décoincer », risque de provoquer l'effet contraire. Son épanouissement, Ava le trouve finalement davantage au contact de celui à qui appartient le chien noir qu'elle a essayé de dérober, Juan (Juan Cano), un gitan obligé de vivre à l'écart de sa propre communauté. L'adolescente se rapproche de plus en plus de lui, découvrant à cette occasion un autre rétrécissement de champ de vision, social et politique celui-là, se fondant sur les préjugés et les traitements humiliants réservés aux gitans et autres gens du voyage. Avec habileté, tout en accompagnant les transformations physique et mentale d'Ava, la réalisatrice ne craint pas de passer d'un genre à un autre au fil du récit, partant d'une approche quasi naturaliste pour parvenir jusqu'à des scènes d'action dans le camp des gitans en passant par des séquences oniriques et ludiques, et même parfois surréalistes. Le lien entre ces genres se fait tout naturellement, grâce à la jeune actrice Noée Abita : sa performance est époustouflante. Malgré son sujet empreint de gravité, le film déborde d'énergie et de vitalité presque du début à la fin : qu'elle se baigne, soigne Juan qui s'est blessé, joue avec lui à détrousser des nudistes (!), se mette à danser ou s'introduise dans le camp des gitans, Ava, tout en se libérant de ses angoisses, se donne sans compter et insuffle partout son appétit de vivre, de réenchanter un monde qu'elle apprend à appréhender non plus grâce à la vue mais au moyen de ses autres sens. Plein de superbes idées de mise en scène, ce premier film de Léa Mysius passionne et séduit irrésistiblement. 8,5/10
Tout ce qui est noir attire Ava. Un chien errant, les cheveux d'un beau gitan, l'intérieur d'un blockhaus, une cécité annoncée.
Ava va être aveugle, mais elle semble s'en moquer : elle veut vivre, et dire la vérité. Sa franchise va donc parfois sembler cruelle, son comportement bien peu raisonnable et très égocentrique : Ava obtient ce qu'elle veut, elle dérobe ce qu'elle désire.
Par une sombre alchimie, Ava, promise à ne plus voir, nous donne une leçon de clairvoyance solaire. Il faut jouir et il faut danser : cette scène incroyablement osée où un personnage danse sur une musique extra-diégétique qu'il n'entend pas - et en plus il s'agit d'un morceau d'Amadou et Mariam, musiciens aveugles !
La mise en scène de Léa Mysius, même si elle comprend parfois quelques maladresses, fait souffler dans le film un vent de liberté ennivrant : rêves bizarroïdes et effets spéciaux très voyants, direction d'acteur sur le fil et frénésie gitane.
Ava s'impose comme un nouveau "premier film français qui révèle une jeune réalisatrice", après Grave et avant Jeune femme. On a envie que ce cela ne s'arrête jamais.