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Un visiteur
4,0
Publiée le 9 septembre 2009
Surement un des meilleurs Polanski.Dès les premières images, Polanski installe toutes les bases de son histoire et distille une douce tension, omniprésente durant tout le film. Le film, bien qu'un poil manichéen, passionne. Polanski acteur est très bon et Adjani est franchement intriguante et attirante. Surprenant et prenant, mise en scène maitrisée, un film très réussi.
Avec Le Locataire Roman Polanski fait preuve d'autant de talent pour jouer que pour mettre en scène un film, très convaincant dans le rôle principal de ce locataire perdant peu à peu sa raison sans oublier de solides seconds de Bernard Fresson jouant un collègue bourru à la jolie Isabelle Adjani en passant par quelques apparitions des membres du Splendid ou encore la participation d'acteurs Américains se transformant en Parisiens des plus crédibles ; si ce film n'a pas un climat angoissant (dans le sens ou il ne nous effraie pas) par contre le mystère de l'immeuble et l'inquiétude que dégage cette histoire sont très bien rendus. Le Locataire nous fascine jusqu'à la dernière scène finale qui est le moment le plus terrifiant du film ; un des meilleurs Polanski qui offre au cinéma français un des ses films fantastiques (et il sont très rares) parmi les plus réussis. Le seul reproche que je pourrais faire ce sont quelques petites longueurs par-ci par là notamment vers le milieu.
Polanski et les conditions des voisins. Le voisinage, nous savons que cela peut être un réel problème et qui peut bouffer votre quotidien. Reproche de faire du bruit, parano que l'on veuille vous faire devenir fou qui amène parfois jusqu'à la tentative de suicide etc... Polanski y met une atmosphère cafardeuse. Bon à savoir, la présence de l'actrice Isabelle Adjani, par contre, l'ensemble du résultat m'a pas littéralement envahi. Le sujet décolle pas vraiment.
On ressent l'atmosphère étrange du film quasiment dès le début, ça ne fait pas peur mais il y a une tension latente, c'est ce qui nous tient jusqu'au bout sans que l'on s'ennuie. En revanche, concernant le basculement dans le délire, on attend peut-être plus d'explications et moins de démonstrations factuelles.
Un grand Polanski, peut être plus inquiètant encore que Rosemary's Baby, qui développe ses thèmes de prédilection comme la paranoïa, la maladie, la délation, le communautarisme, et ponctué par une hallucinante séquence de double défenestration.
"Le Locataire" est un film d'épouvante vertigineux qui fascine par son côté irréel et énigmatique. Polanski se donne le rôle d'un homme ordinaire qui tombe inexorablement dans la folie. Sa mise en scène impeccable participe au malaise grandissant du spectateur qui assiste impuissant à cette descente aux enfers. Un des meilleurs Polanski et sûrement le plus dérangeant.
Le Locataire ressemble comme deux gouttes d'eau à Rosemary's Baby, sorti 8 ans plus tôt. Polanski tente à nouveau de mettre en place une ambiance glauque, claustrophobique, qui prend malheureusement difficilement même si le côté intriguant de l'histoire parvient à maintenir l'intérêt du spectateur. Le problème réside surtout dans le fait que la progression dramatique est vraiment trop limitée, l'intrigue manque de rebondissements, elle est trop linéaire, trop prévisible, n'atteint jamais le potentiel espéré, et comme dans Rosemary's Baby, l'association réel-fantastique dessert complètement le film. Enfin, dernier élément un peu déstabilisant, certains acteurs sont doublés et d'autres non, ce qui donne un côté vraiment cheap à cette production.
Polanski signe un film brillant regroupant beaucoup de ses thèmes de prédilection. On est littéralement happé par cette histoire de fou au dénouement génial . Du grand polanski.
Pas vraiment le meilleur Polanski, le thème ultra-récurent (chez lui comme dans le cinéma en général) de l'émergence de la folie et de la schizophrénie est ici moins bien traité que dans Répulsion (qui est plus effrayant et pesant) ou Rosemary's Baby (qui est plus audacieux). Pareillement, Paris n'a pas encore la saveur qu'il aura dans Frantic ou Lune de Fiel. Bref, Le locataire est l'archétype du cinéma de Polanski de la fadeur.
Après "Repulsion" et "Rosemary's Baby", Roman Polanski poursuit son exploration de la paranoïa et de l’enfermement psychologique avec "Le Locataire". L’histoire suit un homme discret qui emménage dans un appartement parisien dont l’ancienne locataire s’est défenestrée après une tentative de suicide. Très vite, l’atmosphère de l’immeuble devient oppressante : les voisins surveillent, se plaignent du moindre bruit, imposent des règles absurdes. Peu à peu, Trelkovsky se persuade qu’ils cherchent à le transformer en copie parfaite de la précédente locataire, comme si l’immeuble lui-même exigeait qu’il prenne sa place. Roman Polanski se réserve le rôle principal et incarne parfaitement cette lente descente dans l’angoisse. Son jeu nerveux, presque maladif, accentue le malaise constant du film. Face à lui, Isabelle Adjani apparaît dans un rôle plus discret mais marquant, apportant une fragilité qui renforce le sentiment de déséquilibre. Fait amusant, le film offre également de petits rôles à trois membres de la troupe du Splendid, Josiane Balasko, Gérard Jugnot et Michel Blanc.
Pour son dixième long-métrage, Roman Polanski revient vers le fantastique et conclue ce qu'il nomme la Trilogie des Appartements Maudits en adaptant le roman "Le Locataire Chimérique" de Roland Topor où un jeune immigré polonais loue une chambre miteuse dans un immeuble banal de Paris. Plein d'entrain et désireux de s'intégrer du mieux possible, le dénommé Trelkovsky fait fi du suicide de la précédente locataire et des avertissements douteux du propriétaire et emménage sans tarder dans l'appartement. Entre collègues de boulot franchouillards, jeune et mystérieuse jolie fille étrangement avenante et voisins peu aimables, Trelkovsky semble ne jamais vouloir déranger qui que soit, se pliant aux lois de ce nouveau pays, de ce nouvel immeuble, de ces nouveaux compatriotes. Le bar d'en bas n'a jamais les cigarettes qu'il fume et lui propose constamment un chocolat chaud, lui qui veut des Gauloises Bleues et un café. Une simple crémaillère et il est déjà considéré comme un semeur de trouble. Et puis l'appartement regorge de mystères que Trelkovsky a du mal à élucider. Polanski s'octroie le rôle-titre avec brio, lui-même réfugié polonais, incarnant ce jeune homme tranquille qui sombre peu à peu dans la paranoïa la plus dangereuse et la plus destructive, un thème qu'avait déjà mis en scène le réalisateur dans le mémorable Rosemary's Baby. Ici moins étouffant, plus bizarre, plus humoristique aussi, le thème reste pour autant efficace, la mise en scène toujours aussi méticuleuse et novatrice de Polanski nous happant une fois encore pour ne pas nous lâcher, même lors de séquences inattendues et déroutantes. D'une maîtrise époustouflante, frôlant la perfection en dépit de quelques longueurs, Le Locataire reste une oeuvre sensiblement majeure dans la filmographie de son auteur, décidément l'un des maîtres du fantastique européen, créateur d'ambiances et questionneur de première. Dommage en revanche que le film ait été tourné à la fois en anglais par certains acteurs et en français (redoublé par la suite) par d'autres ; on aurait préféré un tournage intégralement français pour cette histoire parisienne, ce qui aurait rajouté une crédibilité supplémentaire dans la diégèse du film.
Huis-clos sombre et oppressant, doté d'un superbe casting et d'une mise en scène délicieuse, menée avec brio. Un psychodrame à l'angoisse palpable, jusqu'au dénouement qui va en laisser plus d'un sur sa faim. Excellent Polanski, un de ses meilleurs.
Petit film horrifique sur l'incitation au suicide, Le Locataire met en scène Polanski himself entouré de gens à la fois bizarres et quasi réalistes. L'ambiance étouffante qui s'en dégage met forcément mal à l'aise avant de comprendre que probablement, c'est le locataire lui-même qui est fou. Polanski s'est entouré d'Isabelle Adjani, mais aussi plus étonnamment de plusieurs membres de la troupe du Splendid : Jugnot, Balasko et Blanc.
Thriller dramatique coécrit et réalisé par Roman Polanski, Le Locataire est un film correct. L'histoire nous fait suivre Trelkovsky, un homme timide et réservé, d'origine juive polonaise, travaillant dans un service d'archives, qui visite un appartement vacant pour le louer. Lors de sa visite, la concierge lui apprend que Simone Choule, l'ancienne locataire, a voulu se suicider sans raison apparente, en se jetant de la fenêtre de l'appartement. Suite à son décès, il y emménage. Mais alors que les divers habitants tiennent particulièrement au calme et à la respectabilité de l'immeuble, l'homme devient peu à peu paranoïaque et se met à imaginer que tous ses voisins le poussent au suicide. Ce scénario, adapté du roman Le Locataire Chimérique écrit par Roland Topor et publié douze ans plus tôt, s'avère intrigant à visionner pendant toute sa durée de deux heures. Cependant, le récit prend beaucoup de temps à se mettre en place pendant lequel il fait planer une ambiance incertaine et troublante laissant présager un lien avec l'ancienne occupante des lieux et un malheur à venir. Mais celui-ci arrive très, trop, tard. Il faut attendre plus de la moitié du métrage pour qu'enfin tout s'accélère et que l'on bascule dans le vif du sujet. Résultat, le film aurait clairement gagné à être amputé d'une bonne demi-heure pour ne pas avoir l'impression qu'il tire en longueur dans sa première heure. L'ensemble est porté par des personnages intéressants, interprétés par une distribution comprenant entre autre Roman Polanski, Isabelle Adjani, Melvyn Douglas, Shelley Winters, Bernard Fresson, Claude Dauphin, Jo Van Fleet, Rufus, ou encore trois membres de la troupe du Splendide que sont Josiane Balasko, Gérard Jugnot et Michel Blanc. Tous ces rôles entretiennent des rapports conflictuels liés aux événements se déroulant au sein de cet immeuble. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits et parfaitement déclamés. Sur la forme, la réalisation du cinéaste franco-polonais s'avère bonne. Sa mise en scène est efficace en nous immergeant au cœur des problèmes de voisinage, en plus d'évoluer dans un bâtiment jouant un rôle important. Ce visuel étrange est accompagné par une bonne b.o. signée Philippe Sarde, dont les compositions inquiétantes s'accordent parfaitement avec l'atmosphère menaçante, sans pour autant être mémorables. Reste une fin moyennement satisfaisante venant mettre un terme à cette œuvre singulière. En conclusion, Le Locataire est un film méritant d'être découvert, sans pour autant être un indispensable.