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Un visiteur
1,0
Publiée le 14 septembre 2010
Bien joué (même si Jean Arthur me fait autant frémir qu'un paquet de donuts avec une perruque) mais un scénar trop au service du message de moralité à faire passer, sans un grain...d'extravagance! Pour Gary toujours impeccable et entouré de forts seconds rôles.
On ne fera pas de philo de haute volée avec ce film, mais une plaisant visite dans l'univers du bon sens... C'est drôle, touchant et bien joué. A ne pas manquer !
Ce film comme 80% des films de l'âge d'or d'Hollywood est crypto marxiste car une grande majorité des scénaristes d'Hollywood étaient communistes avant que n'intervienne la chasse aux sorcières de McCarthy. Un chef d'oeuvre d'humanité comme on n'en fait plus.
Ce film représente parfaitement ce que j'adore avec le cinéma, un message puissants, des acteurs convaincants et une intrigue à rebondissement.
Tout d'abord, je suis un grand fan de Frank Capra, surtout pour son oeuvre Miami-New-York qui m'avait littéralement époustouflée, la prestation et de Gable et de Colbert étaient magnifiques de perfection. Et je dois dire que je retrouve un peu de cette oeuvre dans Mr. Deeds Goes to Town, normal elles sont sorties à un ans d'écart. Je retrouve le Clark Gable dans Garry Cooper et surtout je retrouve Claudette Colbert dans Jean Arthur et cela fait du bien.
La singularité de porte et accompagne ce film tel un co-pilote de rallye. Sa manière de convaincre et d'imposer l'admiration et la joie est vraiment particulière, même si il est seul face aux autres, on sait d'avance que c'est lui qu'on apprécie, que c'est lui qui se démarque et nous impact d'un degré supérieur. Son humanité et sa conviction que le monde ne tourne pas autour des apparences et d'une potentielle richesse matérielle est inspirant. Sa manière d'affronter cela en étant totalement "naïfs" et vrai est passionnant, il combat véritablement cette façon de vivre la vie, il ne la comprend pas objectivement, il ne joue pas un rôle et c'est pourquoi on s'attache très vite à ce personnage.
Cependant, pour véritablement mesurer l'impact de la morale et de la façon de concevoir le monde de Mr. Deeds, il fallait logiquement une autre âme, une différente mais tendre, un âme perdue mais qui se lutte. En ça, Jean Arthur est parfaite, elle mêle tendresse, faiblesse et caractère, si elle semble perdue c'est car elle le veut, elle est toujours en contrôle, ou du moins une bonne partie du film. Et c'est là où intervient la brio de Cooper qui va parvenir à la changer, à lui montrer les réels bonheurs et intérêts de cette vie, c'est à dire la gentillesse, l'attention et l'amour. La scène finale où elle défend corps et âmes la cause de Mr. Deeds est extraordinaire, il fut tellement frappant d'humilité et d'humanité qu'elle ne peut arrêter de penser à lui, de l'aimer et de l'admirer. De se rendre compte qu'il n'est pas seul, que la majorité des humains sont comme lui est inspirant. On se rend compte qu'on prend souvent model sur les mauvaises personnes, des personnes remplis de vices et de désirs qui nous écartent de notre but réel qui est le partage, l'amitié et de répandre bonheur et joie autour de nous.
Ça faisait longtemps que j'avais pas regarder une oeuvre de Frank Capra et quel bonheur, j'aime tellement ce cinéma où on se questionne, où on admire l'indignation et la révolte du personnage principal. Ces films remplis de simplicités et de vie, vraiment incroyable. Je vais maintenant regarder une autre oeuvre de Capra qui me semble tout aussi bien...
Gary Cooper distille son élégance dégingandée à travers l'innocence ingénue de son personnage. Face à Jean Arthur, la reporter sans scrupule, pétillante et irrésistible à la fois. Frank Capra approfondit ses thèmes de prédilection : justice sociale, pouvoir des medias, pouvoir des industriels. Un régal.
Avec un happy end qu'affectionne Frank Capra...je me demande si un tel personnage peut exister encore aujourd'hui à l 'époque de l'argent roi..Deeds est complétement désintéressé peut être même à l'extrême non? vouloir à tout prix partager son héritage....très beau noir et blanc, Gary Cooper à contre-emploi..
Avec L'Extravagant Mr. Deeds, Frank Capra développe une fable humaniste où l’innocence provinciale se heurte au cynisme urbain. Gary Cooper incarne un personnage naïf mais obstiné, dont la bonté devient un acte de résistance morale. Le film séduit par son ton chaleureux et son humour discret, mais son idéalisme peut parfois sembler appuyé. Capra privilégie la clarté du message au détriment d’une véritable ambiguïté dramatique. Reste une œuvre sincère et attachante, mais dont le sentimentalisme limite légèrement la portée.