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Un visiteur
3,0
Publiée le 7 août 2019
Bizarre et déroutant, et qui interpelle sur la place des femmes réduites à des fantasmes et qui sont présentés comme aimant ça ? Certes c'est difficile de se remettre dans la sensibilité de l'époque, mais j'ai peine à croire que c'était si joyeux. Et pourtant ça se regarde jusqu'à la fin sans ennui.
le film est trop long à démarrer du coup j'ai loupé le train. le casting donne envie mais les rôles secondaires sont bas de gamme comme la retransmission des années 80. A voir en compagnie de son smartphone et de son application préférée. ----Juillet 2019----
ce film est un prétexte pour montrer une vision très masculine du milieu porno : les filles aiment ça, elles le font volontiers et sont corvéables, les mecs sont sympas ... non mais, on se fout de nous ! un film fait sur le même thème (en fait, pas un polar car pas d'histoire) fait par une femme, je ne pense pas que l'atmosphère serait la même ! c'est une honte de faire croire que cela pouvait se passer comme ça, presque "bon enfant", sans que les filles ne subissent ça pour la plupart ... un délire de gros mec salasse quoi ...
Réalisateur de polars qui savent s’éloigner des formules éprouvées “Qualité Française”, Cédric Anger assouvit ici un vieux fantasme personnel, celui de se plonger dans le milieu du porno hexagonal à son âge d’or, celui des moustaches, des rouflaquettes et des productions aux ambitions aussi grandioses que leurs moyens étaient limités, avec leurs titres qui pourraient figurer sans honte dans une anthologie de l’humour de caserne (“Blanche-Fesse et les sept mains”, “Vingt mille vieux sous mémère”, etc…). Prétexte commode à l’exploration du sujet, Anger utilise à nouveau les ficelles du polar : ces deux potes prêt à tout pour se faire un nom dans le X sont en réalité deux inspecteurs infiltrés qui ont pour mission de surveiller certains producteurs un peu trop prompts au blanchiment d’argent. Curieusement, il s’agit de la partie la moins convaincante du film, Canet et Lellouche incarnant des flicards beaucoup trop sommaires et stéréotypés. En dehors du recours à certaines techniques qui rendent hommage aux moyens de l’époque, comme ce grain d’image imparfait et ces filtres aux couleurs saturées, c’est clairement la nostalgie d’une époque de pionniers et de liberté, héritière de mai 68, qui s’impose dans la seconde moitié du scénario, mâtinée d’un humour et d’une légèreté de plus en plus présents grâce aux extravagances propres au monde de la nuit. A l’instar de ‘Boogie nights’, ‘L’amour est une fête’, qui se déroule en 1982, a pourtant des airs d’ultime fiesta avant la fin du monde, à savoir l’arrivée du Sida et l’ingérence de l’Etat qui entraîneront la disparition des amateurs libertaires et la professionnalisation de la pornographie, dès lors soumise aux impératifs de rentabilité à tout prix. A en croire Cédric Anger, durant les âges farouches du X, les réalisateurs étaient des bricoleurs allumés, convaincus d’être à l’Avant Garde de quelque chose, les producteurs étaient des gens bienveillants, soucieux du bien-être de leurs acteurs et actrices, et ces dernières étaient des filles de la classe moyenne qui embrassaient la carrière de star du porno moins parce qu’elles n’avaient pas le choix que par hédonisme et envie d’emmerder la morale. Evidemment, présenter l’univers du film cochon sous un angle bienveillant et bonhomme va à l’encontre de toutes les tendances d’aujourd’hui et une telle démarche suscite forcément une sympathie automatique, même si le résultat s’avère bourré de défauts. Après, il reste la question de la véracité de cette vision : est-ce vrai ? Est-ce faux ? Idéalisé ? Sans doute. Mensonger ? Sans doute pas complètement. Je n’étais de toute façon pas là pour en avoir un ressenti de première main. Du reste, Cédric Anger non plus.
À Ces chers professionnels, que sont en premier les auteurs, le réalisateur, le producteur (surtout) et les deux acteurs principaux (qui sont également de bons réalisateurs), savent-ils qu'un film est avant tout un SCÉNARIO ??? Mais qu'ont fait toutes ces personnes avant de se lancer dans ce "film" qui n'est qu'une succession de séquences fades et inexistantes ? ils se sont dit : oh ben tiens si on faisait un truc sur les films pornos des années 80 ? ah ouais, cool! Et le scénario ? ... oh ? ça ? écoute on prend des potes, des jolies filles qu'on mettra la plupart du temps nue et ce sera sympa, ok ? Ok ! Eh ben non les gars, ce résultat est navrant, de bout en bout, il n'y a pas d'histoire, ni d'enjeu, ni de tension dramatique... relisez les fondamentaux de l'écriture scénaristique... avec de la chance ce "L'amour est une fête" sera la référence du film qu'il ne faut pas faire car il n'y a pas de scénario !!!!
Le film démarrait pourtant bien: ambiance néon rouge, rythme, musique, images léchées, le tout sous fond de thriller policier qui a de l'allure. G.Lellouche à la barbe pattes longues et G.Canet blondinet forment un duo efficace tout en connivence évidente. On aurait presque pu penser à assister à un “Boogie Nights“ à la française. Puis, plus rien. Le film se perd, en roue libre, face un scénario qui stoppe net dans son histoire. C.Anger en oublie son thriller, ses enjeux, et filme sans intérêt et sans but une histoire qui le devient tout autant. La fin ne se donne même pas la peine de conclure et d’aboutir l’ambition des 45 premières minutes, se permettant une touche poétique qu’on a du mal à signifier. Un film prometteur qui se perd en route et dont on ne comprend pas pourquoi, comme un porno qui se décide en milieu de parcours de se la jouer auteuriste: ça coupe sérieusement la chique.
quel ennui...Certes visuellement très réussi, fidèle à l'image des années 80's, et de l'érotisme afférant, mais 2h pour ça...c'est creux avec un scénario inexistant, et finalement, c'est bien peu passionnant
un film qui nous montre une autre facette de l'univers du commerce du sexe à ces débuts de la vidéo, avec l'insouciance de l'époque mais aussi la réalité (les protecteurs qu'il faut payer). PLV : un moment d'évasion dans un mode inconnu
C'est romantique et vulgaire, noir et comique, glauque et plein d'espoir, vintage et d'actualité. C'est la liberté et libertin ! spoiler: Et une super réplique : t'es tellement belle ! Tant que j'aurais un visage, tu auras toujours une place pour t'asseoir
Plus sérieusement, belle évolution des personnages qui finalement trouvent leur bonheur loin de là où ils pensaient le trouver. Comme quoi le conformisme n'est pas la clé !
Il est paradoxal de prétendre chanter les heures de gloire de l’art pornographique en y consacrant un film fait d’une série d’anecdotes mal reliées entre elles. Convaincu qu’un libertinage tout-puissant et transgressif suffira à changer une industrie de dégradation de la femme en consortium pseudo-philosophique et respectueux, L’Amour est une fête ne procède à aucune distinction entre la vie professionnelle et la vie intime, ce qui change l’hédonisme en machine myosine où les créatures semblent revendiquer leur position d’objets sexuels. Car la mélancolie dont fait preuve le réalisateur ne trouve pas de point de chute et s’accroche aux branches d’une réhabilitation strictement contemporaine des plaisirs coupables d’antan, en prenant soin d’évacuer tout contre-discours – ainsi le ministre de la culture ouvre-t-il le film tel un gag en réalité plutôt déplacé – pour s’adonner au plaisir qu’une construction rétrospectif laisse entrevoir. En dépit d’une belle réalisation obsédée par son besoin de proposer de beaux plans (comme la pornographie) et d’excellents acteurs, L’Amour est une fête sonne faux, glisse sur ses enjeux par un trop-plein de lubrifiant qui ôte aspérités et sensations.
Canet et Lellouche et une promo autour d'un filme ovniesque ça faisait envie. Mais au final à parodier le porno des années 80 ils ont réussi à un faire un film de même niveau : des beaux seins, des belles fesses, pas un seul cerveau, des poils sur des torses d'étalons très bourrins et un scénario qui n'aurait pas suffi à Brigitte Lahaie. Le seul plaisir était l'hommage plus que furtif à Alban Ceray, une veille gueule du X vintage un peu vue dans les années 90 avant que Canal ait le budget de se payer des pornos moins datés. Une subvention pour un film comme ça, ça fait mal au contribuable que je suis.
Si "L'Amour est une fête" avait de beaux arguments à faire valoir, le film réalisé par Cédric ANGER se révèle très hasardeux. La mise en scène maladroite et le scénario sans consistance viennent achever un projet intéressant sur le papier, mais sans intérêt au final. L'excellent casting du film ne changent malheureusement rien à l'affaire. Le jeu des acteurs frise parfois le ridicule dans cette histoire complètement insensée.
Ce film est complètement décalé !!! Il faut le prendre (sans mauvais jeu de mots) au deuxième degré... Histoire amusante sur fond d'enquête policière ! Deux agents infiltrent le monde du porno des années 80 qui est traité ici de manière mignonne sans trop de vulgarité. Le duo Canet / Lellouche est excellent et il y a aussi de très bons seconds rôles. On a le sourire aux lèvres tout au long du film !