872 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
104 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
32 critiques
3
23 critiques
2
15 critiques
1
13 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
lorenzo fly
32 abonnés
818 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 23 décembre 2018
"Assassination nation" est un film décousu qui passe d'un début" teen-movie" à une sorte de "revenge" (gentillet quand même) sous fond de dénonciation de la vie privée sur les réseaux sociaux. Cette transition de phase est mal amenée et ennui rapidement le spectateur. On sent bien que le réalisateur n'est pas au premier degré mais dans ce cas il aurait fallu que ce soit assumé.
Terre de la désolation et des vices, l’Amérique constitue le support idéal afin de tacler son aspect oisif et choquant, au sein d’une société qui se perd dans des idéaux sans fondements ou influencée par le premier venu. Ce manipulateur n’est pourtant pas l’œuvre d’une seule entité, car le retour de Sam Levinson confronte le regard féminin au regard masculin. Six ans après « Another Happy Day », on diminue le ton vers un drame de société et d’actualité, qui touche tous les utilisateurs d’un support numérique. Nous vivons dans un monde où le partage d’information est rapide, mais où la circulation est perturbée par la densité. Les émotions sont exclues de cette démarche dématérialisant un discours ou un souvenir. L’outil technologique qui est censé faire progresser l’humanité vers sa prospérité le rend encore plus discutable, jusqu’à ce que l’humiliation vienne frapper à sa porte, armée jusqu’à os.
De nombreuses œuvres ont déjà essayé d’anticiper les dangers des médias, comme la liberté dans l’usage des réseaux sociaux. Le mal se heurte ainsi à chaque porte, mais on préfère se concentrer sur la fameuse ville du Massachusetts, où le procès des sorcières de Salem a bouleversé l’histoire coloniale des États-Unis. Si ce tragique épisode est repris dans cette intrigue qui cherche avant tout à sensibiliser, c’est pour que la population prenne enfin conscience de leur état d’âme, ce fond, cette part d’eux-mêmes qu’ils refoulent en eux. La haine possède peu d’antidotes, mais possède un panel de catalyseur et l’émotion entre en première ligne, là où les contradictions qui construisent une nation viennent s’écrouler sur des mares de sang et de peur. La prise de vue prend alors l’option du voyeurisme dans un cadre filtré aux couleurs de l’atteinte morale. L’alerte est alors déclenchée, les femmes n’auront plus qu’à se soulever.
Lily, Sarah, Bex et Em sont ces quatre lycéennes qui nous sont présentées par une notoriété, née d’un profil virtuel. Nous avons un modèle d’elles qui les entravent dans leur épanouissement, à la fois individuel et collectif, par des hommes qui revendiquent leurs droits, par la loi de la virilité et autres concepts machos. Eux, on nous les présente dans le cadre de la violence gratuite et du contrôle de cette dernière, sans qu’ils soient pénalisés pour leurs intentions ou méfaits. La culture du sexe, de la drogue, du hacking, du harcèlement, tout ceci est lié dans l’engagement dématérialisé, où la surveillance est accrue. Si l’affaire Snowden, entre autres, devait nous rendre plus hésitants dans l’échange de données, cela n’était pas suffisant pour arrêter la tendance des innovations en tout genre qui pousse l’homme occidental à utiliser de plus en plus le numérique, quitte à y perdre sa personnalité et y perdre sa crédibilité. Mais attention, le film ne nous invite pas à prendre position derrière l’un des deux camps qui se dessinent lors d’un affrontement indiscutable et parfois amené avec une facilité scénaristique déconcertante. Le spectacle préfère toutefois valoriser la forme, afin que le maigre fond puisse être discuté à posteriori.
Loin des caricatures de la houle féministe qui s’abat sur Hollywood et ses horizons, « Assassination Nation » sacrifie ainsi ces victimes dans leur propre jeu, bien qu’on puisse parfois être invité par erreur ou par défaut, d’où la relecture d’une chasse aux sorcières moderne. Les rôles s’inversent alors et la souffrance prend une nouvelle saveur, bien qu’elle ne soit pas inconnue des écrans. Les nuances ne sont pourtant pas très subtiles, car l’on se détache peu de cette image de la femme sexualisée ou de l’homme autoritaire. Ici, le contre-pied permet d’éviter quelques écueils, à défaut de laisser passer quelques clichés qui s’avèrent toutefois nécessaires, afin de justifier tout ce chaos, dont on ne trouve rien d’autre qu’à vulgariser, à chanter et à danser par-dessus. La société se meurt d’une maladie allégorique et hystérique. Si l’hypocrisie d’une nation passe par son chef ou son gouvernement, l’œuvre insiste tout de même sur la responsabilité de chacun envers les préjugés et les influences sociales.
Le premier quart d'heure très branché avec 4 filles delurees constamment sur les reseaux sociaux et selfies est passablement ennuyeux mais le film s'oriente ensuite vers une critique acide des derives d'internet et de la société américaine sur armée et puritaine en même temps . Dommage que la dernière partie vire au jeu de massacre sanguinolent un peu trop irréaliste et plein de clichés sexistes.
Pour ma part, du très bon. Un début typé très teenager assez ennuyeux et puis tout bascule, et de quelle façon ! Un brûlot avec des conséquences démentes, certes compactées par le nombre, mais terriblement factuelles quasi quotidiennement. Le dernier tiers est plus orienté film d'anticipation (avec un fort clin d’œil à la purge) vis à vis du sentiment d'impunité et de l'absence d'un cadre. Certains y verront un défouloir, pour moi, la violence quotidienne (dénoncée), le chaos, l'insurrection. Le pire est que tout est dit dans le dernier dialogue ... 4/5 !!!
c'est un film de féministes incluant tout les clichés possible et imaginable sur les hommes ! scénario tirer par les cheveux, film honteux que je déconseille ! c'est le plus gros navet de l'année 2018 !
Une nouvelle satyre de la vie d'ados aux USA, au menu sexe, internet et violence.Si sur le papier ça promettait quelque chose d'un peu fou, C'est surtout très brouillon, pas si osé que ça et assez décevant surtout.
Un pitch de départ très séduisant qui aurait pu faire un excellent thriller. Au lieu de ça, le film sombre dans une caricature de "american nightmare" tel que certaines féministes radicales pourrait en rêver puisqu'il met en scène une guerre des sexes ridicule, le tout baigné dans le sang et la caricature grotesque. Bref, une grosse déception !
Un film sans tabou qui accepte le monde tel qui pourrait être dans quelques années. Les personnes qui disent que c'est impossible se voilent la face. Le film met quand même à mon sens trop longtemps pour se mettre en place avec un début censé nous presenter l'environnement mais qui n'interesse pas
Pour apprécier un film pour les haters, il ne faut absolution jamais regarder une bande annonce, le genre du film est important pour certaine personne, car tous le monde n'aime pas les thriller ou préfèrent les film d'Action, ils seront toujours en désaccord par rapport au genre cinématographique, si tu n'aime pas un film drame mélanger en thriller alors ne le regarde pas, c'est simple, car tu sais déjas que tu vas détester.
Les bandes annonce nourrir nôtre curiosité, le mieux est de lire la synopsie d'un film avant de le juger...
Bon, alors pour le film, il est déjas pour moi excellent, c'est de la nouveauté correcte et acceptable. L’émotion qui ce dégage sur chaque scène est palpitante, les personnages nous fais vivre leur émotions (lier à la musique). Il y a bien sûr un message caché dans ce film, "Toujours SUPPRIMER sont historique" n'importe qui on ferais bonne usage...
Ce film pourrais être un chef d'oeuvre s'il n'avais pas autant de mauvaises criques...
On le regardons, je me suis dit au début "Encore un film comme les autres..." mais, finalement, j'en reviens grandis! Le scénario n'a rien à voir avec les classiques du thriller (enfin je crois) spoiler: L'histoire ce base surtout sur les émotions des personnages, leur souffrance mentale, et leur regret... Mais, surtout ceux qui pensent faire le bien alors que c'est encore pire que le mot mal... de plus, la fin m'a tuer.
Je le recommande vivement à ceux qui non pas peur des film de ce genre, un peu de nouveauté c'est bien, non ?
"il y a ceux qui acceptent que la vie privé est un concept dépassé et les vieux qui résiste car ils ne veulent pas l'accepter...": ce film est une critique au vitriol d'une société malade, celle que nous avons tous créé (enfin,surtout la génération Z), une société voyeuriste, moraliste au comportement lâche (tout le monde se cache derrière son adresse ip) pour cracher son fiel en toute impunité où le paraitre et plus important que l’être...et qui en réalité ne reflète qu'un malêtre général.
Quelque part entre Black Mirror et American Nightmare, avec un soupçon de Nerve et Spring Breakers, le film est une beauté visuelle recherchée doublée d’un portrait d’une Amérique dépassée, hypocrite, misogyne et violente.
Bien que la dernière partie semble plus faible , dans l'ensemble il a une bonne accroche . C'est bien réalisé et le rythme saccadé de la bande-son participe activement à créer l'ambiance . Son côté conceptuel permet d'expliquer quelques exagérations mais donne aussi des scènes excellentes.
Film qui montre très bien les dérives de l'utilisation des données personnelles sans consentement. Quand il n'y a plus de sphère privée et que tout est public, on se met à la merci des commentaires des autres. Cela est très bien décrit dans le film où l'on parle de règles de la société qui se retournent contre ceux qui les ont instaurées. Excellent film qui n'est pas reconnu comme tel par les autres spectateurs sûrement parce que ce sont des filles qui le proposent ?
Assassination Nation de Sam Levinson et de loin une très grande réussite cinématographique. Premièrement, le sujet est on ne peut plus d’actualité : une société hyper connectée où règne une sexualité débridée et toutes sortes d’excès qui traduisent un malaise généralisé. Le style, très proche de Tarantino met également en lumière un quatuor d’actrices fatales : Odessa Young, Suki Waterhouse, Vari Nef et Abra. Malgré quelques évènements importants placés sous silence et des incohérences dans les scènes d’actions qui parviennent à tenir le spectateur en constante tension, cette critique satirique de la société nous invite à réfléchir sur son utilisation des réseaux sociaux.
un film de série B de bonne facture , du sous Tarantino , l'ensemble se regarde plus pour la critique des réseaux sociaux...que l'intrigue. ou l'histoire vu ou revu d'adolescents persécutés....par la société.