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David Arnaud
45 critiques
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4,0
Publiée le 12 décembre 2025
Pendant cinématographique de la non moins excellente série Euphoria (et je vous jure que je n'avais pas vu que c'était le même réalisateur avant d'écrire ceci), Assassination Nation nous donne à voir, sans fard ni compromis, une Amérique et, plus globalement, une civilisation occidentale bien mal barrées. Pourtant le message n'est pas totalement cynique et désabusé, car un espoir ténu semble subsister. À voir résolument.
Ce second long-métrage de Sam Levinson a de quoi laisser dans l’expectative. D’un côté, il faut absolument louer le soin qu’accorde le réalisateur à sa mise en scène, sophistiquée et provocatrice à souhait, de l’autre son récit mettant en lumière les dérives liées aux nouveaux moyens de communications apparait grossier bien trop caricatural et inutilement choquant pour convaincre. Bien que le cinéaste a le mérite d’offrir grâce à son récit une œuvre féministe portée par des personnages féminins convaincants, le long-métrage pêche par une intrigue grotesquement exagérée.
Etrange paradoxe que ce film, visuellement accrocheur mais dans lequel tout est laid : les acteurs, l'histoire, les personnages (avec lesquels nous n'avons aucune empathie. Pour paraphraser ce que j'ai lu ailleurs : an ugly film for ugly times.
Super ! Absolument à voir ! Captivant. De belles notions abordées. Un film plein d'émotions, qui nous tiens en haleine jusqu'à la fin. Une suite serait super !
Sam Levinson (connu depuis par ses séries « Euphoria » et récemment « The Idol ») réalisait en 2018 ce film choc pourfendeur du puritanisme américain et ancré dans l’époque des échanges numériques (et de leur danger sous-jacent de fuite de données). Bourré d’idées de cinéma (plans séquences, split screen, inversion, tout y passe brillamment) et de références (on ouvre avec un clin d’œil à « Shinning », on cite Carrie, la ville US s’appelle Salem, etc), faisant une place importante aux dialogues très crus et aux excès de violence, ça secoue brutalement et le brio du réalisateur s’impose. Seul bémol possible, qui suivra d’ailleurs Sam Levinson par la suite suscitant la polémique, on peut s’interroger sur l’ambiguïté des messages. En effet si la charge est, sans équivoque, féministe dans le propos, la complaisance à filmer le corps des jeunes filles peut irriter (comme cela sera repris à sa charge par de nombreux détracteurs lors de ses séries). De même la dénonciation de la culture des armes est présente mais les dernières séquences, de par l’esthétisme de leur mise en image, peuvent brouiller le discours. Cette ambivalence sur la violence fait penser aux polémiques suscitées par le « Tueurs Nés » d’Oliver Stone (autre grand film choc enraciné dans son époque), celle sur la perversion supposée de l’exposition des corps de jeunes filles aux débats sur le sous estimé « Sucker Punch » de Zack Snyder. Si on accorde le bénéfice du doute sur ces quelques points, en ne retenant que la puissance de l’argumentaire féministe et la folle audace de la mise en scène, on passe un vrai bon moment de Cinéma (parfois avec des petits morceaux d’anxiété dedans).
Petite pépite du cinéma indépendant américain, ce long-métrage de Sam Levinson, réalisé en 2018, constitue un thriller tout droit sorti de l’univers de la série « Black mirror ». Si l’aspect film d’action présente quelques défauts avec notamment des séquences de violence parfois saugrenues, la critique de l’influence des réseaux sociaux est particulièrement efficace. Le réalisateur n’oublie pas non plus de brosser un portrait sans concession des suprémacistes blancs puritains et homophobes. La mise en scène assez pop confère un rythme soutenu et les discussions très crues entre filles donnent un ton vraiment décapant auquel on n’est peu habitué. Bref, une peinture au vitriol de la société américaine qui émancipe la cause féministe.
Pas la peine de tourner autour du pot : j’ai adoré. Assassination Nation est un film qui brocarde la société moderne, l’hyper connectivité qui paradoxalement entraîne un individualisme exacerbé. Sa première partie (la plus soft visuellement) est la plus effrayante finalement, nous décrivant un microcosme où les jeunes filles doivent toujours être dans le paraître et doivent constamment jouer un rôle; ou le tribunal public agit vite et quasi aveuglément, ou tout le monde est prêt à juger son voisin tout en posant un mouchoir sur ses propres turpitudes. En fait on nous décrit un univers totalitaire ou l’on se met volontairement. Monté comme un teen Movie dans sa première partie il enchaine des plans très cutté et des musiques très pop. La seconde partie ultra violente qui fait beaucoup penser à American Nightmare s’interroge sur la violence qui semble incrustée dans un pays et qui se déchaîne régulièrement quelque soit l’étincelle qui la déclenche. Bref un portrait trash et peu reluisant de la société numérique bien loin de ses promesses.
Alors je suis pas une femme cependant je doute fortement qu'entre elles elles ne parlent que de mec. J'ai cru m'être trompé de film à cause du générique du début, effectivement ce n'est pas un film de Gaspar Noé. , rien ne peut le sauver pas même la subtile référence à Shining où celle à Fight Club.
"Pourquoi t'as fait ça" '''spoiler: Je sais pas, pour les like " Quel critique contre l'utilisation des réseaux sociaux.
Tout n'est pas à jeter, le deuxième tiers du film est pas si mal, le reste en revanche direction le broyeur à ordure directement, rien de mieux n'a été fait contre le patriarcat.
“Assassination Nation” souffre des mêmes tares que la plupart des super-productions, le contenu est intéressant, ambitieux, plein d’idées, mais ça tourne toujours au désastre par des dialogues peu subtils et profonds. Pourtant l’atmosphère a vraiment beaucoup d’atouts pour plaire, c’est techniquement propre, les personnages évoluent avec leurs personnalités,, notamment Lily (Odessa Young) qui se démarque du reste. La bande son est très contemporaine et colle superbement à l’histoire. La tension est également bien présente et monte sur toute la première heure jusqu'à la prise en otage dans la maison de Em. Ensuite arrive la chute, celle d’un monde hors de contrôle, mais les raisons de la rébellion sont floues et il nous faut trouver des coupables. Et c’est là que ça se complique. spoiler: Une fois que Lily trouve la table remplie d'armes à feu (pourquoi toutes les armes sont là, sur une table ?), le film perd toute sa crédibilité, tout le charme qu’il présentait, aspiré avec l’innocence de ce groupe de 4 copines. Si on devait résumer “Assassination Nation” avec un mix entre 3 films, ça serait : il parle du sujet des réseaux sociaux comme “Disconnected” de Andrew Stern avec moins de sensibilité, il aborde la révolution et l’incivilité à l’image de “The Purge” de James DeMonaco sans en atteindre la violence. Il aborde la sexualité à la manière des “American Pie”, sans jamais ne voir un nombril, ni parler franchement de sexualité (si ce n’est le “manger le minou” à maintes reprises qui représente à lui seul tout l’enjeu du film…symbole du féminisme ?). De plus, le film revendique le droit des femmes sans en montrer la force et l’audace. spoiler: La découverte du hacker laisse également songeur, c’est vraiment pris à la légère et cela ne m’a pas du tout plu, tout se mal pour du LOL. Je ne sais pas quel est le message dernière cette fin si légère, remplie d’indifférence.
Le plan de fin montre à lui seul qu'un vrai cinéaste est aux manettes, et qu'il faudra le surveiller. Sinon le film est plein de défauts, notamment une exposition bien trop longue (en fait ça démarre au bout de 45 minutes) avant que tout parte en sucette. Mais, même les scènes sans intérêts sont toujours bien filmées, et on va suivre le fils de Barry Levinson.
Très déçu jamais pris par le rythme de ce film qui m'a juste mis mal à l'aise je comprends la critique de la société américaine mais il vaut mieux garder son temps à regarder Euphoria plutôt que ce film
Il y'a des films qui comme ça vous surprennent, sans au fond que ce dernier soit en fin de compte si " bon " que cela mais qui viennent creuser le fillon qu'il faut, au moment opportun. Il y'a d'ailleurs dans Assassination Nation une pluie de références explicites et d'autres d'une filiation plus comptemporaine pour suscité le malaise un peu moins nommé mais assez identifiable. Comme ça, a la volée me vienne Get Out, The Purge, Joker et évidemment le film totem par excellence, Spring Breakers signé de la main d'un Harmony Karine au coeur du Game !
Sortie des comparaisons, Assassination Nation trouve le moyen de démarquer à sa guise de tout ces appuits pour filer a son rythme. Son inscription dans l'espace temps et le regard porté sur la condition de son époque et notamment de son engeance aux forceps gagne à être vécu dans des conditions plus que saines. La vrai force de ce film est qu'il ne se prive de rien et carbure, on rentre dans le tas tout en posant de bonnes questions. Son réalisateur tiens la une sacrée recette et refilé de bons tuyaux a ses comparses. Le choc générationnel a belle et bien lieu !
Le constat va dans ce sens pour ses interprètes. Odessa Young entre dans une cour de prestige. Son personnage à tout d'une icône dans son registre de guerrière 2.0. Quand aux vernis superflus, il est évidemment dans la lignée de faire grandir la batterie de détails démesurés. On tiens la une déclaration d'indépendance qui se doit d'être assimilés au risque de se faire dénoncé ou dégommé ... Il y'a dans toute cette histoire une drôle d'idée de la justice et de l'hypocrisie qui s'en découle dans une image de porcelaine qui n'en a au fond rien que le nom. J'en reviens au. acteurs et actrices de cette démesure, leurs implications est extrêmes, totales, fantasques et jouissifs !
Un film qui a du coffre, une expérience pas vraiment agréable mais que j'aime parfois vivre tant dans ses bousculades ressort un intérêt de bien commun à analyser et à comprendre qui donne de sacrée lettre de noblesse à un Art qui s'en gave pour mon plus grands plaisir.
Un pamphlet sur les dérives et les excès des réseaux sociaux, la place réservée aux femmes dans notre société, la bien-pensance, l'hypersexualisation. Portrait au vitriol d'une société sclérosée, choc, hyper violent dans son propos comme dans ses scènes d'action. Tout le film nous fait habilement sentir qu'on finira par atteindre un point de non retour, climax de violence, où tout le monde pète les plombs en étant persuadé d'agir dans son bon droit et d'œuvrer pour le bien. Effrayant.