Plaire, aimer et courir vite
Note moyenne
3,6
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217 critiques spectateurs

5
30 critiques
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61 critiques
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50 critiques
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37 critiques
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25 critiques
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14 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 mai 2018
L’homosexualité, le SIDA et la mort. Mais sans une once d'indécente geignerie. Avec bien au contraire la valorisation d’une forme de pudeur orgueilleuse, de dignité très aristocratique, peut-être nietzschéenne, dans le rapport à la souffrance et à la déchéance. Une manière de célébrer la vie jusqu’en son crépuscule, de suivre sur leur fil les danseurs funambules qui lui disent "oui" jusqu’à la fin, y compris en se suicidant dès qu’il n’est plus possible de vivre. Car "vivre", pour un esthète hédoniste comme Jacques ou comme Arthur, c’est tout sauf subsister dans l’être-là semi-végétatif d’une vie sans flamme, sans passion, c’est tout sauf s’accrocher à l’existence vaille que vaille. "Vivre", c’est jouir, vibrer, saisir l’intensité fugace de l’éphémère, céder au jaillissement électrisant de la pulsion, se risquer dans l’ivresse des escapades et des passades, se désaxer et s’exalter dans la fiévreuse dissidence du désir d’illimité, laisser venir le frisson romanesque de l’égarement, sentir l’élan du cœur dans les frémissements du corps, cueillir les fleurs d’amour et de soyeuse volupté même si elles naissent dans l’antichambre de la mort … Et il s’agit de l’assumer, sans jamais feindre de s’en dissocier, contrairement aux jouisseurs clivés qui cherchent à se laver de ce qu’ils font, à s’excuser de ce qu’ils sont. Belle vigueur d’âme que celle d’un Jacques ou d’un Arthur. Mélange d’intégrité altière et de distanciation. Avec un net dédain pour l’indécence des geignards, pour leur posture victimaire. La vraie « fierté gay » ? Peut-être. Le film de Christophe Honoré n’en est pas moins très agaçant. D’abord parce qu’il épouse le point de vue d’un petit entre-soi de libertins intello-snobs que même le plus violent des homophobes verrait d’abord comme des « pédants », à moins qu’un jeu de mots involontaire ne les lui fasse traiter de « pédéants » ?! Parmi les scènes crispantes, l’échange téléphonique au cours duquel Arthur, qui a laissé sa dernière proie (un jeune autostoppeur) en standby dans sa chambre, reçoit de Jacques un éclairage de connaisseur sur les « 4 types de blonds », soit une version snobinarde (Whitman, Ginsberg, Auden sont convoqués) de la typologie du vieux baiseur impénitent. Certes, on en perçoit l’humour et le raffinement. Mais également la cuistrerie. "Cul-istrerie" ?! De plus, même saupoudrée d’intelligence et de clins d’œil aux beaux esprits, la sexualité consumériste d’un Jacques ou d’un Arthur n’a pas la profondeur tragique du vrai donjuanisme. Par ailleurs, et de manière plus générale, Christophe Honoré se complaît trop dans l’étalage des références. Certaines scènes du film en sont rendues artificielles et gauches. Par exemple, il y a celle où l’un des trois meilleurs amis rennais d’Arthur rebondit sur l’idée de « cruauté » en récitant par cœur tout un passage de "Dans la solitude des champs de coton", de B.-M. Koltès. Quant au personnage d’Arthur, ses airs narquois, son assurance de joli freluquet et sa petite morgue de lettré peuvent finir par fatiguer. Sans doute aussi est-ce l’acteur (Vincent Lacoste) qui en fait trop dans ce registre. Enfin, le film est exagérément soucieux de nous montrer en quoi des gays fantasques et libertins peuvent en même temps se montrer fiables et responsables. C’est le sens de la scène où Arthur, en directeur de colonie de vacances, sermonne son équipe de moniteurs fêtards. C’est aussi le sens des allusions aux qualités de Jacques en tant que père. Heureusement, les faiblesses et les travers de "Plaire, aimer et courir vite" sont pour partie compensés par la finesse du jeu d’acteur de Pierre Deladonchamps (Jacques) et de Denis Podalydes (Mathieu, voisin-ami de Jacques). Pour finir, la plus belle scène du film est celle, sublimement hallucinatoire, où Jacques, pourtant seul dans son bain, prend dans ses bras la dépouille dénudée de son ex-compagnon, Marco. Étreinte macabre, sépulcrale, mais d’une tendresse infinie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 mai 2018
Les années SIDA.on ne peut pas rester insensible. Mais que de longueurs. Lacoste et Delalonchamp sont remarquables. Selon moi, ce film omet de relater la souffrance due à la maladie et par pudeur, peut être, la non utilisation des capotes. Ce qui est beau, c'est que les scènes sont filmées sont suggérées...
Maelle D.
Maelle D.

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2018
Bon film. Mais... comme un air de déjà-vu...un mélange de 120 bpm et Call me by tour name, en moins bien. je suis restée assez passive, j’ai eu du mal à ressentir de l’émotion. Pourtant tout y est. L’alchimie n’a juste pas prise.
Alexis R.
Alexis R.

11 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2018
Un film grave avec malgré tout une belle histoire d’amour
Le film est un peu trop long à mon goût mais il se suit avec plaisir du fait de l’excellence des acteurs
Mention spéciale à Vincent Lacoste qui au fil des années se bonifie de manière impressionnante et qui fait preuve de beaucoup d’audace dans ses choix de films
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 mai 2018
Le film n' est pas une comédie comme pourrait le laisser suggérer l'affiche du film. Malgré la lenteur et longueur du film , les personnages sont touchants et les acteurs très bons . Dommage que le film ne soit pas coupé au montage pour en faire 1h45 au lieu de 2h15 . La bande sonore est bonne et ça fait du bien de se replonger dans l univers des années 90 avec sa décoration , mœurs, tenues vestimentaire et l absence du Mobile .
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mai 2018
S’il faut trouver un défaut au film regrettons quelques séquences un peu trop longues. Mais c’est histoire de chipoter car c’est un très bon cru de Christophe Honoré. Les résonnances avec 120 battements sont évidentes et brièvement énoncées à la fin. Là pas de lutte collective mais la même hécatombe d’une génération . Des personnages de 3 générations avec leur histoire leur sensibilité, le principal étant incarné par Pierre Deladonchamps un charme,une présence ! Dire que le cinéma français a failli passer à côté de cet acteur ! Si Denis Podalydes n’a qu’un petit rôle on peut néanmoins voir sa finesse sa sobriété et sa parfaite justesse. La réalisation et le montage sont très réussis sans pathos ni esbrouffe.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2018
Christophe Honoré est dans un naturalisme réaliste mais qui reste assez léger, ne tombant jamais dans le pathos. C'est bien là sa force, ce mélange savamment dosé entre le drame joué d'avance et cet amour libre et aérien. Les sentiments offrent de jolis scènes intimes sur l'incertitude de demain mais il y manque une symbiose avec des scènes de sexe mécanique sans âme. Heureusement, l'osmose est bel et bien là avec les acteurs, le couple Lacoste-Deladonchamps fonctionne à merveille et en prime un Denis Podalydès qui offre la scène les plus justes et touchantes.
Site : Selenie
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2018
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, magnifiquement interprété, dans la veine de Tout contre Léo, une évocation juste des années sida, où les homos tombaient comme des mouches simplement parce qu'ils voulaient vivre libérés des carcans moraux qui les étouffaient. Aujourd'hui de nombreux gays retombent dans une conception moralisatrice et étriquée de la sexualité - c'est le revers de la médaille du mariage pour tous, qui a comme effet pervers de replonger les gays dans le conformisme le plus étriqué - qui ne devrait être conduite que par les principes du libre consentement entre adultes. Le sexe, c'est la vie ! Le sida, cette saloperie, est le meilleur allié des réacs et ayatollahs en tout genre, y compris chez les gays eux-mêmes. La scène de pieta dans la baignoire est magnifique et illustre parfaitement le drame terrible du sida. Je suis gay et séropo et je me suis complètement retrouvé dans ce film.
Gko
Gko

36 abonnés 64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2018
On ressort tout ému de ce récit choral, où l’histoire se conjugue au courant de pensée intérieur. Le montage est ciselé au cordeau, la mise en scène est juste, pudique malgré les propos souvent lestes et les vues sur la peau. On apprécie chacun des personnages, tous tri-dimensionnels même furtivement, même l’amant auto-stoppeur. Moi qui restais indifférent à la fraîcheur de Vincent Lacoste, je l’ai trouvé remarquable de justesse et de maîtrise de son personnage, quand il déconne surtout, mais encore plus dans un monologue vers la fin, un monologue dont est ravi d’être témoin, un peu jaloux peut-être que ce jeune homme faussement désinvolte ne nous fasse pas à nous cette troublante déclaration. Et sachez aussi qu’on rit souvent. Voilà.
dtu007
dtu007

11 abonnés 11 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2018
Je pensais voir un film rafraîchissant comme le laissait présager la bande annonce, je suis ressorti de la projection déprimé.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2018
Il y a quelques mois sortait l’excellent « Call my by your name », sorte de pendant masculin du sublime Carol. Dans le même registre d’histoire d’amour homosexuel au masculin, « Plaire, aimer et courir vite » est une version plus urbaine, avec un ton débonnaire typiquement Franchouillard, tout en étant aussi bon au final !
Si l’errance amoureuse et les hésitations sont proches de son précédent film « Les deux amis », ici le spleen, les dialogues et les errances sont nettement mieux maitrisées.
Pas une minute de pathos, de nombreux rires, un florilège de références littéraires sans ton prétentieux, des dialogues léchés (si je puis dire…) et un trio d’acteurs toujours impeccable.
Loin des caricatures, Vincent Lacoste, Pierre Deladonchamps, Denis Podalydès nous livrent des personnages tous différents et passionnants, ayant chacun leurs problèmes amoureux avec, en trame de fond, les ravages du sida, dure réalité très présente dans ce milieu dans les années 1990. Les aventures du trios sont fort bien rythmées par une BO digne d’un excellent film US (mention spéciale pour la chorégraphie de haute voltige) !
Sans rien dévoiler de plus, le film montre comme rarement, les effets contraires de l’amour ainsi que l’opposition entre le premier et le dernier amour.
A la sortie du film, nous avons envie de revenir en arrière et écrire de nouveau de belles lettres enflammées, chiadées et puissantes, comme lorsque nous n’avions que ce moyen et le téléphone (payant) pour communiquer. Quand chaque mot était choisi et pesé, quand nous prenions le temps de déclarer notre flamme et de l’entretenir avec ferveur… Film nostalgique d’une époque révolue.
Bref, voici une pépite intelligente à savourer en prenant le temps : ne vous inquiétez pas, les 2h passent sans trouver le temps long, même si le rythme est lent.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2018
J'ai aimé ce film qui parle de l'homosexualité et fait état du sida mais sans arrière pensée politique mais plutôt avec une plus grande sensibilité et de l'amour
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 mai 2018
Trompeusement présenté comme une comédie, ce film est une caricature entendue et sans concession du milieu gay des années 90.
Les personnages se répartissent entre paumés, pervers, dépravés ou salauds.
Nul moment où ils inspirent la moindre compassion.
Le scénario poussif est bien peu crédible.
Qui croit à ce "coup de foudre" entre les deux protagonistes?
Les acteurs, sans doute de qualité, se débattent dans un monde qu'ils ignorent et ne transmettent aucune émotion.
Les scènes de sexe, particulièrement ratées et grotesques ajoutent à l'invraisemblance.
Voila un "hommage" bien peu respectueux et à la limite de l'écoeurement à tous ceux qui sont tombés pendant ces années sinistres.
Le film satisfera peut être ceux qui ne connaissent pas le milieu gay ou n'ont pas vécu cette période...Pour tous ceux qui ont perdu leurs amis, c'est un film à fuir.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 mai 2018
Je n'ai pas du tout aimé ce film, c'est du déjà vu, ça lasse vraiment.. Dommage pour les acteurs.. Christophe Honoré. Ras le bol..
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2018
Le romanesque est toujours présent dans les meilleurs films de Christophe Honoré, cinéaste parfois enthousiasmant et souvent horripilant. Romanesque et cérébral, aussi, ce qui lui altère régulièrement une certaine partie du public, quand ce n'est pas la quasi totalité pour ses essais les plus expérimentaux. Plaire, aimer et courir vite annonce la couleur dès son titre, oui, c'est une histoire d'amour, enfin une tentative de, avec ses hésitations et ses atermoiements en une époque pas si lointaine, ces années 90 où désir et mort dansaient une drôle de sarabande. Pour autant, même s'il y a des points communs, prière de ne pas comparer avec 120 battements par minute. Ici, point de militantisme, mais une histoire au demeurant simple entre deux garçons avec la maladie en ombre chinoise. Malgré des moments sombres, Christophe Honoré a plutôt fait le choix de la gaieté ou tout du moins de la lumière même en grande partie voilée. Le film possède quelques moments de grâce et de juvénile euphorie bien qu'ils soient de plus en plus rares à mesure que le récit progresse. La mise en scène est assez souvent remarquable, en particulier dans sa première partie (la scène du cinéma). Pour être honnête, il faut avouer qu'il arrive que le film tire en longueur et quelques scènes semblent superfétatoires. Il y a d'ailleurs un peu de frustration à ce qu'il y ait aussi peu de scènes communes entre Deladonchamps et Lacoste, ce dernier de plus en plus étonnant et mature dans son jeu. Sans oublier Podalydès, comme toujours impeccable. C'est sans aucun doute l'un des longs-métrages les plus personnels et les plus sincères de Christophe Honoré et cela se voit sur l'écran. Avec la pudeur des sentiments et une frénésie charnelle moins brutale que dans certains de ses films précédents, ce qui fait une belle différence.
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