Une idée de départ très bonne et aussi assez forte, le tout emporté par un monstre sacré de génie l'immense Michel Simon pour au final une déception... Si le film tient c'est uniquement grâce à son comédien principal car le scénario est loin d'être à la hauteur... Il regorge de longueurs et est très répétitif, et puis surtout quel est l'intérêt de prendre Geneviève Page, une très grande comédienne, si c'est pour résumer son personnage à quelques apparitions et quelques répliques ; de plus son rôle aurait pu très facilement être plus étoffé et en donner un aussi puissant que celui joué par Simon... Et puis, la famille du protagoniste est juste formée de caricatures plus lourdes que drôles si on excepte les quelques parcelles du futur génie comique d'un certain Louis de Funès... Le film dans son ensemble a aussi peu d'intérêt que l'idée de départ avait de potentiel, dommage...
Excellent film d'un réalisateur assez méconnu du grand public qui mérite une belle place dans l'histoire du cinéma français. Michel Simon encore une fois magistral cotoie un De Funes au jeu habituel dans une histoire originale et prenante.
La lourdeur du film se ressent dès le début malgré un Michel Simon qui s'implique à fond dans son rôle et une idée de départ dont on aurait pu faire quelque chose. Plus le film avance, plus ça devient gavant, simpliste, caricatural et inintéressant.
Un film tout simplement superbe, traitant de la solitude profonde d'un homme malade, quasi condamné. Michel Simon nous emmène donc à la rencontre du quotidien du protagoniste qu'il interprète, Mr Bard et cela, à travers un jeux d'acteur très impactant! Le seul bemol que je pourrais signaler, c'est que certaines scènes traînent en longueur mais mis à part ce détail, ce film est une réussite!
film très bien rigolo et dramatique à la fois un michel simon excellent , louis de funès débutant et toute une quantité de bons acteurs pas déçue de se film.
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3,0
Publiée le 28 février 2023
Aucun doute la-dessus : « Nous sommes tous mortellement malades. » Gèza von Radványi ici est mal ou mèconnu! il serait temps de rèparer cette lacune! Mais sur qui compter car ce cinèaste hongrois n'a pas fait que le remake colorisè de "Jeunes filles en uniforme" et " Mademoiselle Ange" avec la toute jeune Romy Schneider! Tournè essentiellement à Nice, "L'ètrange dèsir de M. Bard" (1953) se prèsente comme un mèlodrame dans lequel l'immense Michel Simon incarne un chauffeur de car atteint d'une maladie de coeur incurable et dont l'unique souhait est d'avoir un fils malgrè un physique difficile! Le toujours excellent Yves Deniaud l'accompagne dans cette quête èmouvante du grand amour sous les traits de la jeune et fragile Geneviève Page! von Radványi aura donnè à Simon une nouvelle occasion de briller à l'ècran! Au plus vrai de son être! Vieil homme usè par la vie, solitaire, malheureux en amour et pas vraiment beau, mais avec un coeur gros comme ça! Quelques petites baisses de rythme mais une scène finale bouleversante...
Le chauffeur d'autobus Auguste Bard est en mauvaise santé et il est mis à la retraite. Dans la foulée, il devient riche au casino. De quoi satisfaire son "étrange désir" ? Pas si étrange que ça en définitive, et même légitime. Le réalisateur Géza von Radványi met bien du temps avant d'entrer dans le coeur du sujet et le désir tardif spoiler: d'avoir un enfant qui hante désormais monsieur Bard. Le cinéaste philosophe d'abord un peu platement sur les pauvres mortels que nous sommes, introduit un soupçon d'humour noir sans subtilité avant de suivre enfin les pérégrinations et la quête de Michel Simon, accompagné de son pote Yves Deniaud, lequel compose une figure de populo très appuyée. Le problème de la comédie, c'est son scénario élémentaire et mal écrit. L'humour est balourd, comme on le voit notamment avec l'entourage de boutiquiers avides de Bard et qui aurait mérité des traits moins grossiers. Et lorsque le réalisateur joue de la corde sensible à propos du personnage de Michel Simon, c'est maladroit. Le cheminement et les incidents de parcours de Bard sont de plus en plus épais. Surtout, il incarne un état d'esprit de l'ancien temps où les considérations sur les femmes, dont on fait peu de cas, sur les enfants et sur l'éducation des enfants, relèvent de clichés culturels et d'une vision patriarcale. C'est un film des années 50 après tout. Un des derniers instants du film résume cette mentalité : le comble du bonheur de Bard est l'annonce spoiler: d'un fils (et pas d'une fille, on l'aura compris).
Un film doux amer d'un metteur en scène obscur d'origine austro-hongroise qui officia essentiellement en France dans les années 50/60. Michel Simon prête son immense talent à ce joli conte philosophique sur le dictact de l'apparence et le poids de la famille . M Bard , conducteur d'autobus, qui vit en famille (mode de subsistance usité à l'époque) perd son travail après s'être découvert une maladie de cœur. Vient le temps des bilans et M Bard s'aperçoit que sa vie aura été vaine s'il n'a été aimé par personne. Se jugeant trop laid il conçoit difficilement de trouver l'âme sœur et envisage seulement d'avoir un enfant. Le hasard du casino vient à son secours et il peut passer un pacte avec une jeune danseuse à la dérive pour devenir bien avant l'heure une mère porteuse. Avec un collègue de travail le couple part en voyage pour mettre à bien leur projet. Mais la famille de M Bard ne l'entend pas de cette oreille et décide comme la fille Bettencourt (curieuse coïncidence) de faire passer M Bard pour fou afin de toucher le magot. Le film un peu niais par moment traite de thèmes universels d'une manière bucolique mais qui fait mouche. Il faut dire que Michel Simon est à son meilleur bien secondé par la gracile Geneviève Page, le bourru Yves Deniaud, l'obséquieux Louis de Funès et le pleutre Henri Crémieux. Un cinéma d'autrefois qui fut balayé par la Nouvelle Vague.
Ecrit par Barjavel et réalisé par un hongrois méconnut (Géza von Radvanyi) ce film se présente comme un conte. Vieux et affaibli, un homme se retrouve de manière inoppinée à la tête d'une fortune. Sans descendence directe et entouré d'une famille très "ces gens-là" comme dans la chanson, il tente de s'en défaire. Puis, en quête d'un amour qui lui a toujours échappé parce que, croit-il, il est laid, il va vouloir transmettre cette fortune. Pour ce faire, il va entreprendre de se "fabriquer" une descendance. Un peu comme le Gepetto de Pinocchio ou la grand-mère du bonhomme en pain d'épice. Michel Simon est saisisant dans son rôle d'homme au seuil de la mort et toute la première partie du film est d'une fraîche candeur, brodée autour du thème de l'argent et ses appâts. Puis viennent les interrogations plus introspectives d'un "héros" mal entouré et mal dans sa peau. Elles sont traités sur un ton grave dans un film qui reste avant tout une comédie. L'un des principaux ressort comique est la présence de De Funés, caricature bien léché de l'affairiste. Et si De Funés est drôle, c'est de faire, sans masque, ce qui ne l'est pas mais qui reste,malgré tout, un des moteur de notre humanité : l'argent. Puis le film s'enlise un peu dans une sorte d'eugénisme que je veux bien croire innocent mais qui gâche un peu le plaisir d'une histoire simple et belle. Au final, une plutôt bonne surprise qui donne envie de découvrir d'autres films de Radvanyi qui, selon wikipedia, "symbolise ce que fut un cinéma populaire des années 50 à 60 tentant de rivaliser avec les studios hollywoodiens grâce à ses coproductions européennes". Bon, je ne me serai pas aventuré si loin !
Un scénario sympathique et plein de trouvailles, des dialogues travaillé bien que par moment pas assez compréhensible. Michel Simon y est très touchant et de Funès se rode gentiment, sobre comme rarement. Un film agréable malgré de légère longueur et une fin plutôt attendu. Il faut se laisser porter dans le nouveau désir de Mr bard.