En 1965, James Bond est au sommet de sa puissance. "Goldfinger" a été un carton, la recette mêlant action, humour, séduction, et gadgets fonctionne à merveille au cinéma. L'objectif de "Thunderball" est donc rester au top du box office, en reprenant les mêmes ingrédients sans s'endormir sur ses lauriers. La séquence d'introduction frénétique donne le ton. En quelques minutes, on a le droit à une pointe d'exotisme (tournage au château d'Aneth), un gadget très impressionnant pour l'époque (le jetpack), le bref retour de l'Aston Martin, et une bonne bagarre chorégraphiée à l'ancienne. S'en suit un thème musical chanté par Tom Jones, puis une intrigue autour du vol de têtes nucléaires par SPECTRE, qui se déroulera essentiellement en milieu aquatique. Comme son prédécesseur, ce quatrième opus fait donc preuve d'une ambition certaine. Des décors dingues signés Ken Adam. Des audaces techniques avec de nombreuses séquences filmées sous l'eau, dont une bataille finale impressionnante. Un cadre paradisiaque (Bahamas). Un scénario plutôt original en 1965 : des terroristes font chanter le gouvernement ! Largement parodiée depuis, l'organisation SPECTRE et son peu de considération pour la vie de ses employés faisait aussi son petit effet à l'époque... Sans compter une BO furieuse et inspirée de John Barry, qui accompagne aussi bien les séquences aquatiques sans dialogues, que l'action à terre. Une mise en scène efficace de Terence Young, et un Sean Connery très à l'aise en 007 hyper confiant. Face à lui, la charmante Claudine Auger, 1ère dauphine de Miss Monde qui aura une carrière honorable au cinéma. Et le sinistre Adolfo Celli, acteur moyen mais que l'on retrouve toujours avec plaisir dans des rôles de crapule. Alors certes, outre les micro séquences "macho" qui seraient ouvertement qualifiées de harcèlement sexuel aujourd'hui (ah, le charme désuet des 60's...), "Thunderball" a un peu vieilli. Quelques post-synchronisations laissent à désirer, et le film a tendance à trop accélérer ses images, surtout sur la fin. Mais il constitue un divertissement plaisant et très efficace, largement dans le haut du panier de l'époque. Tandis que les séquences sous-marines, clous du film, lui confèrent une forme de tranquillité grave que l'on peine à trouver dans les blockbusters modernes...
« Opération Tonnerre » est le quatrième épisode des aventures cinématographiques de James Bond. Depuis « Goldfinger » sorti en 1964, Sean Connery a tout juste eu le temps de tourner « Le colline des hommes perdus » sous la direction de Sydney Lumet selon son souhait de ne pas se laisser enfermer dans le personnage qui a fait sa gloire. « Opération Tonnerre » devait en réalité être le deuxième épisode mis en chantier par le duo de producteurs, Harry Saltzman et Albert R. Broccoli. Mais un imbroglio juridique sur les droits du livre a retardé le projet. Terence Young qui avait mis en scène « Docteur No » et « Bons baisers de Russie » repasse derrière la caméra. L’équipe est désormais rodée tout comme le spectateur qui est en territoire connu. Tout est en place mais quelque chose cloche, « Opération Tonnerre » arrivant juste derrière le sublime « Goldfinger » classé par beaucoup de fans comme le meilleur des 25 épisodes avec « Bons baisers de Russie ». Les apparences étant très importantes dans la conception et le succès de la saga, on remarque d’emblée quelque chose de changé dans l’allure altière de l’agent 007. Le postiche qu’est désormais obligé de porter Sean Connery enlève quelque chose de sauvage à l’agent de sa Majesté. Ensuite Adolfo Celli, le méchant de service par ailleurs excellent acteur italien, n’a pas la truculence d’un Gert Fröbe ou la froide détermination d’un Robert Shaw. Claudine Auger si elle est ravissante, paraît un peu trop juvénile et fait pâle figure face au charme incandescent d’Honor Blackman qui irradiait « Goldfinger ». Enfin le film est trop long pour une intrigue un peu simple qui oblige Terence Young a multiplier les scènes aquatiques confuses qui plombent littéralement le dernier quart du film et sabote carrément la conclusion, le spectateur n’ayant qu’une hâte : " sortir de l’eau". On notera par contre la très belle prestation de Luciana Paluzzi qui incarne la méchante James Bond girl avec une sensualité plus que torride. Le film ne fonctionne donc réellement que grâce aux gimmicks qui se sont mis en place (Miss Moneypenny, « Q ») durant les trois épisodes précédents. Dommage.
Un quatrième épisode divertissant et spectaculaire, au scénario prenant, porté par un casting charismatique, avec notamment la première bond girl française, Claudine Auger. 3,75
Je n'ai pas accroché ni au scénario ni aux images, je pense que cet opus est loin d'être un des meilleurs. Mollasson, fade, sans surprise, long et pas très intéressant. Sean Connery ne semble pas très investi dans son rôle, heureusement que la belle Claudine Auger est là, elle incarne une James Bond Girl ultra canon mais ne parvient pas à sauver le film.
Un bon volet mêlant action, espionnage et fusillades !! Une belle scène finale sous marine pour agrémenté le tout même si je regrette quelques petites longueurs !! Mais l'ensemble reste attrayant, les dialogues sont très bon et la casting à la hauteur avec un Sean Connery toujours à l'aise dans son rôle !!
Dans ce 4ème opus, on retrouve tous les ingrédients des James Bond : Action, Gadgets, suspense et belles filles sans oublier le méchant du spectre. Les scènes sous l'eau se multiplient et donnent une particularité au film. Un des meilleurs James Bond qui sera "remaké" encore par Sean Connery dans les années 1980 avec Jamais plus Jamais.
spoiler: C'est l'histoire de notre globe trotteur favoris qui après la Jamaïque, la Russie et la Suisse, va prendre du bon temps dans un SPA aux Bahamas.
- Cette critique contient des spoilers -
La saga a compris ce qui plaisait et use et abuse de ses attributs. Les gadgets sont légions (James Bond vole !), on convoque 3 sublimes James Bond girl pour le prix d'une et les scènes d'actions spectaculaires pullulent. Sauf que 60 ans plus tard la performance technique de l'interminable scène de bagarre sous marine (suivant celle de la dissimulation du jet) m'a juste paru interminable, d'autant qu'elle est vide de dialogue. D'autres scènes de bagarre sont tournées en accéléré ce qui donne un effet très étrange, lorgnant vers la série B. La cohérence ne semble à nouveau pas une priorité transformant une mise à mort en piscine par requin, en une évasion rendue possible par l'invisibilité que procure à Bond, la magie des hors plan.
Les traits d'humour m'ont paru moins piquants malgré quelques fulgurances: "_ Since you're here, would you mind giving me something to put on? Bond tend à Fiona ses chaussons
It's on the bracelet on your ankle. So... what sharp little eyes you've got. Wait 'til you get to my teeth.
Une fois encore les méchant (N°2 et Fiona) sont travaillés et bien campés. Le film vaut d'ailleurs essentiellement pour leurs interactions avec Sean Connery
Une scène : le conseil SPECTRE avec l'ensemble des numéros de l'organisation secrête dont le final électrisant : à la fois kitsch et culte
Quatrième film de la série des James Bond, réalisé par Terence Young qui reprend les commandes derrière la caméra, Opération Tonnerre est un long-métrage plutôt moyen. L'histoire nous fait suivre l'agent 007 qui se retrouve confronté à l'organisation criminelle SPECTRE qui a détourné un avion de l'OTAN transportant deux bombes atomiques et réclame une rançon au gouvernement britannique. Ce scénario nous plonge pendant un peu plus de deux heures dans une intrigue assez faible. Celle-ci débute par une première scène pourtant prometteuse avant de lancer son générique d'introduction plaisant. Mais par la suite, cette mission d'espionnage n'est pas très palpitante. La faute à son concept aquatique donnant lieu à de nombreuses scènes sous-marines. Si ces dernières sont bien exécutées, elles n'en demeurent pas moins assez molles. Sous l'eau, l'action est hélas au ralenti et très limitée. On peut tout de même reconnaître que cette singularité lui permet de se démarquer. Le ton se veut lui toujours aussi sérieux même s'il comporte également quelques moments plus légers. L'ensemble est porté par des personnages assez clichés, interprétés par une distribution jouant bien leurs rôles, à commencer par Sean Connery qui endosse à nouveau le costume de l'agent britannique. Il est entouré par Claudine Auger, Adolfo Celi, Luciana Paluzzi, Rik Van Nutter, Bernard Lee, Martine Beswick, Guy Doleman, Molly Peters ou encore Desmond Llewelyn. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur la trahison ou la coopération. Des échanges procurants peu d'émotions hormis quelques sourires, soutenus par des dialogues comportant quelques répliques bien senties, bien que peu nombreuses. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique s'avère bonne. Sa mise en scène est ambitieuse et évolue dans des environnements variés. Ce visuel entre terre et eau est accompagné par une très bonne b.o. signée par John Barry. Ses compositions collent parfaitement aux situations et reprennent le thème principal iconique de la franchise pour notre plus grand bonheur auditif. La chanson d'ouverture interprétée par Tom Jones est pour sa part tout aussi qualitative. Reste une fin attendue au goût de déjà-vu venant mettre un terme à Opération Tonnerre, qui, en conclusion, est un film peu emballant.
Le film commence bien, le scénario est bon avec ce vol de missiles, il y a de l'action... Mais le film ne fait pas mieux que l'excellent Goldfinger. Il est même en dessous ! C'est surtout que le scénario devient moins captivant au fil du film et la fin est un peu n'importe quoi avec, notamment, cette longue scène de combats sous marin ! D'ailleurs les scènes sous l'eau manquent de rythme !
4e James Bond toujours à la cadence infernale de 1 par an. Plus d'ambition avec des avions de chasse, des sous-marins, etc. Le format d'image passe de 1:66 sur les 3 premiers (un peu de barres noires gauche/droite à , format plus rectangulaire habituel). Niveau générique, chanson, histoire et personnages rien n'est vraiment mémorable et trop de séquences sous-marines ralentissent le rythme et finissent par être un peu brouillonnes (malgré des costumes de couleurs différentes pour les gentils et les méchants).
L'apothéose des films James Bond pour l'époque. Une grande durée est offerte à Sean Connery dans cet Opération Tonnerre pour déjouer les plans de Spectre et sauver le monde d'une apocalypse nucléaire. De nouveaux gadgets novateurs et précurseurs aident notre héros à faire face à l'ennemi dans un film qui regorgent de nombreuses scènes d'actions de qualités. Les femmes sont encore plus belles qu'avant, la tension fait son retour après le décevant Goldfinger et des scènes de combat sous marin hors norme donne un aspect kitsch à nos yeux contemporains, mais révèlent une prouesse technique pour l'époque. Opération Tonnerre est un très bon James Bond et montre que cette saga a toujours eu un tant d'avance sur son époque.
Dans ce 4ème épisode de James Bond, on sent déjà que Sean Connery commence à se désinvestir de son célèbre rôle d'espion. Le film lui-même est en roue libre. Une 1ère partie convaincante, de bonnes scènes d'actions par-ci par-là, quelques réparties à l'humour british, une jolie JB girl (Claudine Auger, décédée en décembre 2019) et une B.O expressive et orchestrale typique de John Barry parviennent à tenir le navire à flot. La saga avait besoin d'évoluer. Et pourtant, elle s'enfoncera un peu plus dans le volet suivant.
Encore un très bon cru que ce James Bond. Le scénario est bon, le méchant plutôt intéressant et Sean Connery maitrise le rôle à la perfection. Il y a une bonne dose d'action, du charme, des paysages exotiques, ... bref la recette James Bond pour passer un très bon moment.
L’agent 007 doit récupérer deux engins nucléaires volés par l’organisation Spectre dans ce 4ème épisode faisant la part belle aux péripéties grâce à un rythme enlevé. Ayant pour cadre Nassau, cet opus offre de nombreuses et impressionnantes séquences sous-marines. Derrière la caméra, on retrouve le réalisateur Terrence Young qui offre des séquences d’actions inventives malgré certains ratés tels que les scènes en accélérées. Trépidant, multipliant les morts et pas avare en suspense avec un Sean Connery toujours aussi charismatique à l’écran ayant mal à partie face à des ennemis retors tout en marquant également une longue tradition de « James Bond Girl » avec la française Claudine Auger. Un excellent opus.
Quatrième film de la série des James Bond, "Opération Tonnerre" reprend les codes et ingrédients habituels. Le scénario est solide mais n'est pas exempt de quelques raccourcis ou bizarreries. Quelques effets techniques ont malheureusement mal vieilli. Néanmoins, le rythme est efficace et prenant, et puis le charme et le divertissement habituel des James Bond opère parfaitement.