Je l'ai trouvé quelque peu moins bon que le précédent, niveau action et personnages, malgré "Numéro 2". Mais ce volet aura eu le mérite de me faire me rendre compte à quel point Austin Powers était inspiré de James Bond !
Après deux opus en deçà de ce que l'on peut attendre d'un James Bond, Opération Tonnerre arrive comme un coup de fouet dans la franchise. Parfaitement mené, Opération Tonnerre est un James Bond dynamique qui nous livre des scènes aquatiques fort intéressantes pour l'époque. En effet, la scène finale est particulièrement réussie. Malgré quelques effets un peu cheap (les scènes en accélérées notamment), le film nous offre une intrigue plaisante à suivre et des paysages paradisiaques. Le tout, mené par le grand Sean Connery, toujours aussi parfait dans le rôle de l'agent 007. Un bon James Bond.
Opération Tonnerre ( Thunderball en V.O ) n'a de cesse de repousser touts les curseurs déjà entrevue dans les trois précédents longs métrages de la Franchise James Bond. Il est de loin le film le plus concis et élaboré autant sur son scénario remis au centre cet fois-ci qu'à ses choix de mise en scène plus que relevé. Le vol des missiles de L'OTAN est d'ailleurs à mes yeux la scène référence pour concrètement contextualisé ce propos.
D'autres passages démontre un nouveau braqué sur les ambitions de ce quatrième film, les scènes sous-marines forcément mais aussi cette traque lors du Carnaval ne font que s'appuyer sur la caméra pour être plus subjectif, de fait, prendre de la hauteur. L'exercice à du même intérêt de réhaussé l'histoire pour autant bien simple mais qui gagne en profondeur et suscite sans doutes possibles une nouvelle attention à prêté au film James Bond. En somme, pour résumé trivialement, Opération Tonnerre est jusqu'à maintenant le film le plus " sérieux " de la série.
On ressent ce tournent y compris dans le rythme. Contrairement à cette mauvaise habitude de l'essoufflement passé sa première moitié, ce film-ci prend de la consistance à mesure et passe un cap. Ceci est valable pour son acteur titre qui débute en marchant ( tranquille pépère !! ) et finit par cavaler de toutes parts. Prestation pleine d'entrain du boute-en-train 007 qui multiplie les cavalcades. Un mot pour Fiona Volpe que j'aime beaucoup, j'ai presque envie de dire le premier personnage féminin réellement intéressant jusqu'alors. Certes cette dernière finit dans le lit de l'Agent Britannique mais pour une fois le rapport de force à défaut de s'inverser rivalise quelque peu. Sa tirade vraiment inspiré rentre dans le lard de ce bon vieux 007 qui sans sort dans une pirouette qui lui sied aussi nettement mieux. Un peu de progrès.
J'ai beaucoup aimé les changements dans ce film, toutefois la durée est un peu trop longue pour moi. Un rabotage à droite et à gauche aurait stimulé son ensemble. Le pré-générique par exemple est un peu foireux et ne sert pas à grand chose. D'autres scènes se complaisent aussi dans le surplus et entrave la bonne dynamique. Je salue une dernière fois ces avancées et je pense enchainé assez vite avec le prochain, On ne vit que deux fois.
Je n'ai jamais vraiment aimé cet épisode, pourtant un des meilleurs (selon pas mal de monde). Sans doute l'ai-je trop vu, sand doute ne suis-je pas normal. Mais "Operation Tonnerre" me laisse un peu de marbre. Le remake "Jamais plus jamais", lui aussi, est moyen. Même encore moins bon.
Intrigue hyper tendue et resserrée, James Bond dispose de trois jours pour retrouver des bombes nucléaires volées par le Spectre et éviter des millions de morts. On prend les mêmes et on recommence quelques mois seulement après le gros succès de « Goldfinger » : Terence Young aux manettes et Sean Connery dans le rôle phare. Malgré un délai court entre les deux films, ils affichent de réelles différences. « Opération Tonnerre » avec son budget conséquent (égal à celui des 3 premiers opus cumulés) opère un virage important de la franchise et donne le la pour les suivants. C’est un vrai blockbuster avec un rythme trépidant de bout en bout porté par des séquences stupéfiantes : le détournement de l’avion, le combat sous-marin final et toutes les scènes sous-marines en général, la fuite de Bond avec le réacteur dans le dos,… Dès le pré générique le ton est donné ; un enterrement avec un cercueil portant les initiales JB. Bond serait mort, impossible, lui si invulnérable ; et c’est dans cet opus que le caractère immortel du héros est définitivement posé ; preuve qu’il peut même en rire sur ce pré générique. Et donc tout au long du film, il parviendra à se sortir de situations inextricables. Très vite aussi, le scénario met en confrontation direct Bond avec le méchant autour d’une table de jeu dans un Casino ; types de scènes qui deviendront des classiques. Lors de cette scène, Bond prend déjà le dessus sur son futur adversaire à l’image de ce qu’il adviendra plus tard. Ce film est parmi les tops de la franchise, il aura même droit à son remake avec Roger Moore : « Jamais plus jamais ». Divertissement, action, plages ensoleillées, tous les ingrédients sont présents ; avec en prime un trio de James Bond girl. La belle frenchy Claudine Auger (Miss France 1958), un peu légère en dehors de ses beaux défilés en maillot de bain, se fait voler la vedette par une des méchantes les plus magnifiques (scénaristiquement et plastiquement) de la série ; la voluptueuse italienne Luciana Paluzzi. Les gadgets sont aussi légion dans cet opus ; et loin d’être des ajouts artificiels, ils se fondent dans l’intrigue à chaque fois à merveille. Ca ne sera pas toujours le cas. La seule faiblesse de ce 4ème Bond se situe dans un déficit d’écriture de la James Bond girl mais surtout du méchant. Largo est un personnage très effacé et sans guère d’aspérités. L’utilisation judicieuse d’un budget hors norme a prévalu sur les personnages eux-mêmes ; mais le pari est réussi et visuellement toujours très percutant même quelques décennies plus tard. Un beau moment en famille. tout-un-cinema.blogspot.com
Comment se sortir d'une bonne bastonnade ? En jetpack bien sûr! Franchement, en 1965, se devait être la classe. Aujourd'hui, çà tourne légèrement au kitsch. Kitsch qui va faire partie intégrante de la franchise. Mais parce qu'il est assumé, ce n'est jamais pittoresque. Les scènes d'actions en accéléré aussi : celle du bateau notamment qui va s'encastrer dans le rocher. Bon, Pinewood a du talent dirons-nous. Un épisode air & mer. Retour de l'Amérique Centrale après la Jamaïque dans Dr.No, voici les Bahamas. Alléchant. Retour du Spectre également, après une pose observée dans Goldfinger. On en sait un peu plus : une sorte de mafia à l'échelle mondiale, qui veut s'attaquer à la bombe atomique, rien que çà. Bon, la planquer dans un vol d'essai n'est pas une idée si futée que çà. C'est l'oeuvre du N°2 aka Adolfo Celi, qui se retrousse bien les manches pour mener sa mission de front. Un épisode qui prend beaucoup plus son temps que les précédents. Pas mal de scènes sans James, avec cette volonté de densifier l'antagoniste. Un champ de combat sous-marin comme point culminant du récit, techniquement pas simple à réaliser on peut l'imaginer, mais audacieux. Point James Bond Girl : on finit la soirée ensemble mais l'objectif est de te tuer. Ah, les femmes. Luciana Paluzzi vénéneuse, Claudine Auger petit agneau. Point gadget : le petit respirateur de poche, pour des escapades plus discrètes sous l'eau. Bien pratique !
Je le dis d’emblée, je ne suis pas très James Bond. Je n’ai vu que 4 James Bond au cinéma et suis ressorti à chaque fois peu emballé. A la téloche, l’espion 007 n’est donc pas ma priorité. Je peux même m’en passer. Puisque j’ai la possibilité de tous les voir, je vais me contraindre à parfaire ma culture 007. D’où une naïveté parfois volontaire et sincère.
« Opération Tonnerre». Quatrième épisode et second James Bond que je n’avais jamais vu avec « Bons baisers de Russie ». Terence Young est de retour.
Le générique nous gratifie de formes féminines aux poitrines dénudées que l’on devine avec étonnement et gourmandise ! Une suggestivité bienvenue ! La franchise James Bond s’émanciperait-elle ? Comme je l'ai écrit précédemment : "La franchise évolue pas à pas"
Je ne vous cache pas que j’ai dû revoir « Opération Tonnerre » deux fois en trois jours ! La première fois, j’ai dormi. Je sais, je blasphème. Les scènes aquatiques ont eu raison de ma journée de travail. Je n’avais qu’une hâte : la fin du film ! « Opération Tonnerre » : une déception ?!
Mais qu’est-ce qui m’a réellement déçu ? Le film ou de m’être endormi ? Les deux, mon capitaine ! Je me suis endormi à cause du film. En vérité : dois-je en vouloir au film ou à ma dure journée de travail ? Voilà pourquoi, j’ai décidé, vexé, de revoir « Opération Tonnerre ».
Rassurez-vous, des films qui m’endorment après une bonne journée de boulot, il y en a une pelleté ; je ne leur donne pas pour autant une seconde chance. Puisque l’occasion m’est offert de visualiser tous les James Bond, pourquoi ne pas revoir « Opération Tonnerre » dans de bonnes conditions ? Et puis, comment peut-on dire qu’un film est décevant si on ne l’a pas regardé jusqu’au bout ?
La deuxième lecture m’a réconcilié avec ce James Bond qui prend son temps, mais force est de constater que les scènes sous-marines cassent quelque peu le rythme. Et pourtant, à bien y réfléchir, cette bagarre générale qui semble s’éterniser entre les hommes de Largo et les gardes-côtes U.S, s’inscrit bien dans l’esprit bondien. spoiler: Les harpons sont remplacés par des pistolets, les murs sont remplacés par la végétation marine, les cadavres flottent au lieu de gésir sur un sol.
Ce que j’appelle extravagance est dans la démarche du SPECTRE : spoiler: voler deux bombes atomiques à l’OTAN et lui réclamer une rançon en diamants.
A propos du SPECTRE, Blofeld est toujours aussi discret à caresser son chat.
La James Bond Girl ? Nous en avons deux. Celle au service de l’organisation, j’ai nommé Fiona Volpe sous les traits de Luciana Paluzzi ; un tempérament volcanique, elle conduit vite, très vite spoiler: et elle est déterminée à tuer James Bond … Avant, elle doit le séduire et sait s’y prendre. Pour James Bond, c’est du pain béni et comme on peut s’en douter, il n’est pas dupe pour autant !
Et enfin, nous avons la première James Bond Girl française, Claudine Auger dans le rôle de Domino. Moneypenny demande à Bond : « Vous la reconnaitrez ? » Et James Bond de répondre : «Elle a deux grains de beauté à la cuisse gauche.» Il a l’oeil ce James Bond !
A défaut de nous montrer ses grains de beauté, Claudine Auger interprète une Domino assez conventionnelle. Je ne vois pas en quoi il faudrait lui reprocher son rôle, elle n’a fait que suivre les indications de son metteur en scène. Une ravissante James Bond Girl qui forcera tout de même sa nature délicate spoiler: en tuant son amant Largo (Adolfo Celi) d’un coup de harpon. Et par là-même occasion elle sauvera James Bond, ce qui n’est pas rien.
Petite remarque après 4 épisodes : quand 007 lance son chapeau dans le bureau de Moneypenny, il a le regard et le sourire d’un gamin farceur. Quand M le reprend ou le morigène, il ne la ramène pas, on dirait un élève prit en faute. Quand il arrive en retard à Whitehall, M le lui fait remarquer devant toute l'assistance. Là encore, il ne la ramène pas, il s’assoit presque gêné, se replie légèrement dans son fauteuil et attend d’ouvrir le dossier pour lequel il partira en mission. Il n’anticipe pas, aucune désinvolture dans son comportement. Il ne joue pas le caïd. James Bond paraît respecter sa hiérarchie.
Pour conclure : même après avoir vu deux fois « Opération Tonnerre », « Bons baisers de Russie » reste mon favori devant « Goldfinger ».
A voir en V.O si possible même pour la voix doublée de Claudine Auger !!!
James Bond s'oppose à nouveau au Spectre, une organisation terroriste qui a subtilisé rien moins que deux bombes atomiques à l'OTAN. Les conditions du vol des missiles sont tortueuses, pas très réalistes et constituent un préambule aussi clinquant que naïf. Plus tard, la facilité déconcertante avec laquelle James Bond découvre les terroristes nous convainc qu'il est donné à tout le monde d'être un espion. C'est le quatrième épisode de la série, que l'on sent bien rôdée déjà au regard de l'usage abusif des Jamesbond's girls et des gadgets. Reste que le secours des unes et des autres est le plus souvent grotesque. Les intermèdes sentimentaux -le repos du guerrier- de 007 sont même ridicules et ses oeillades séductrices témoignent d'un humour un peu lourd et d'un autre temps. Comme habituellement, l'action est parfaitement irréaliste et l'intrigue confuse ou évasive. Tant d'invraisemblances, même au prétexte d'un spectacle débridé, finit par nuire au récit, duquel on suit moins les rebondissements qu'on ne relève les approximations.
James Bond (Sean Connery) est à nouveau confronté au SPECTRE, une organisation criminelle qui, cette fois, s’est emparée de deux bombes atomiques et demande une rançon. Cette mission amène James Bond aux Bahamas. L’histoire est bien ficelée (incident à la clinique, détournement d’avion, recherche des bombes, prise de connaissance avec la soeur du pilote…), l’ambiance générale est réussie avec cette image d’île paradisiaque à la fois belle et angoissante (les eaux sont infestées de requins). Cela crée un bon suspens avec une tension particulière dans les scènes sous-marines. En revanche, la fin est vraiment beaucoup trop longue, l’affrontement entre les plongeurs, sous l’eau, est interminable. L’ensemble manque un peu de rythme.
Opération Tonnerre est l'opposé de Goldfinger, tout dans la démesure que ce soit dans l'action que dans le récit. De la scène d'intro qui envoie du lourd à la scène de bataille sous l'eau ce film ne fais pas semblant et envie de proposer un divertissement hors du commun. Découvrir les débuts de Spectre dans ce film m'a vraiment intéressé. Après le film par moment à d'un côté des longueurs et de l'autre oublie son scénario pour des scènes grandioses. Moins fan de celui-ci même si il est cool
Dans la droite lignée scénaristique que le précédent Goldfinger mais en réutilisant le SPECTRE comme ennemi public, la quatrième aventure cinématographique du plus célèbres des agents de sa majesté a pour principal atout l’exotisme de ses décors, l’intrigue se déroulant en grande partie sur une île au fin fond du pacifique. Cette unité de lieu contribue cependant au manque de rythme qui participe pour beaucoup à rendre ce film d’action trop long. Les scènes de combats sous-marins y sont en effet réussies mais trop similaires les unes aux autres, tandis les dialogues sont souvent poussifs et que l’enquête aurait pu être racontée bien plus rapidement. C’est donc plus que jamais sur les épaules de Sean Connery qu’a reposé l’indéniable efficacité de cette nouvelle aventure et le box-office particulièrement rentable qu’elle sut attirer. Non, la franchise James Bond fut loin d’y voir un essoufflement mais au contraire une mainmise absolue sur le genre.
Quatrième mission pour l'agent britannique 007, sorti en 1965, qui marque le retour de Terrence Young à la réalisation, n'est vraiment pas terrible. Eh oui, décidément, je ne porte pas cet opus dans mon cœur puisque je n'ai jamais vraiment réussi à l'apprécier, ce qui ne s'arrange pas au fil des visionnages d'ailleurs. Nous retrouvons cette fois James Bond qui doit retrouver des bombes disséminées par le SPECTRE. Rien de bien passionnant donc, comme le scénario de fond des trois premiers en même temps, mais ici, c'est sacrément long ! Effectivement, si j'avais passé un bon moment devant les trois premiers, tout en ayant conscience de leurs défauts surtout liés à leur époque, ici, j'ai trouvé le temps très long ! Tout d'abord, il ne se passe pas grand-chose de passionnant. La mission se poursuit sans trop de difficulté mais surtout le schéma répétitif de la saga commence à devenir évident surtout que le film ne donne ici jamais l'impression de faire d’efforts pour se démarquer des autres. Et puis, lorsqu'il y a de l'action, tout est très monotone. Et je pense notamment à l'interminable scène finale dans l'eau qui a sacrément mal vieilli et qui ne diverti plus personne aujourd'hui, mis-à-part les aficionados de la saga. Du côté des acteurs, nous y retrouvons Sean Connery, toujours aussi bon dans ce personnage, et puis, entres autres, Claudine Auger en James Bond girl, qui fait le taff (d'ailleurs, cet épisode est particulièrement sexiste et je pense notamment à la scène du sauna même si le film est évidemment à remettre dans son contexte). "Opération Tonnerre" est donc, à mon sens, loin d'être le James Bond le plus marquant de la série et ferait même partie des plus faibles.
Après l’adaptation des 6ème, 5ème et 7ème volets des aventures de James Bond, c’est au tour du 8ème tome de Ian Fleming à être porté à l’écran. Quatre films sortis en même pas trois ans, quelle frénésie ! On dirait qu’on veut profiter pleinement de la poule aux œufs d’or concoctée par la prose de l’auteur britannique, avec des budgets de plus en plus conséquents, puisqu’ils doublent à chaque fois. Cependant les producteurs restent prudents, octroyant un budget de seulement 9 millions de dollars à cet "Opération Tonnerre" malgré l’énorme succès commercial rencontré par le célèbre "Goldfinger" avec ses 130 millions d’entrées. Pas de quoi donc être dépaysé par ce nouvel épisode, qui respecte en tout point les caractéristiques nées dès le premier film de la franchise : le jingle qui montre l’agent secret marchant dans le rond avant de faire feu vers le spectateur, les James Bond girls, et des personnages incontournables. Je pense à évidemment James Bond, Miss Moneypenny, « M », et l’inimitable « Q ». C’est d’ailleurs avec un certain plaisir que nous retrouvons respectivement Sean Connery, Lois Maxwell, Bernard Lee et Desmond Llewelyn. Finalement, seuls les adversaires de tout ce joli petit monde changent. D’ailleurs ceux qui ne lisent pas les romans mettant en scène Bond pouvaient penser le S.P.E.C.T.R.E. fini au terme des deux premiers films, d’autant que "Goldfinger" offrait un adversaire de taille qui n’avait aucun lien avec l’organisation criminelle. Mais après de tels dévers subis, c’est un peu comme si Blofeld, le célèbre Numéro 1, devait prendre le temps de se refaire. Parce qu'il court toujours, le bougre ! Evidemment, les fervents lecteurs de Ian Fleming savent que Blofeld ne va pas en rester là. Je n’en dis pas plus, afin de ne rien révéler à ceux qui découvrent. Dans le cas de ces derniers, on va découvrir ici peu à peu l’exécution d’un plan machiavélique minutieusement préparé mais les motivations, quant à elles… il faudra un peu de patience, ce qui ne sera pas très dur car le film est bien construit. Et s’il est bien construit, c’est parce que le réalisateur connait le sujet. En effet, qui voit-on revenir à la tête de cet "Opération Tonnerre" ? Tonnerre ! Terence Young ! Bon d’accord, il n’est pas revenu seul : il a amené avec lui quelques erreurs scénaristiques et incohérences, mais le succès est tout de même au rendez-vous, à tel point que ce film devient alors le plus grand succès de la franchise en matière d’entrées, et qu’il faudra attendre le génial "Skyfall" pour être battu. Bon, il faut dire que ce quatrième volet était attendu au tournant, d’autant qu’on voit toujours plus de gadgets et plus d’action ; malheureusement les effets spéciaux trouvent vite leurs limites. Pire, certains effets sont horribles, comme cette image accélérée qui ne rend pas crédible la scène du bateau. Bon après, avec un budget aussi maigre alors que le septième art devient de plus en plus gourmand et que la mise en scène d’un James Bond réclame des besoins, il ne faut pas non plus trop s’étonner du résultat. N’oublions pas que ce film a été tourné en 1965. Parmi les choses qui changent, c’est que James Bond bénéficie cette fois d’un soutien logistique, non pas avant de partir en mission, mais sur place ; et comme je l’ai dit plus haut, plus de gadgets et plus d’action (avec un nombre incroyable de morts dans un ballet subaquatique) sauf que cette fois, on retrouve la désormais mythique Aston Martin DB5, bien que le spectateur aura moins l’occasion de contempler ses courbes. Par contre, et ça fait partie des choses qui ne changent pas, il pourra contempler celles des James Bond Girls. Elles continuent à se succéder dans les bras du joli cœur, et cette fois c’est une française qui a eu la primeur, à savoir Claudine Auger qui nous quittés il y a peu. Etonnant d’avoir la première James Bond girl française de l’histoire quand son personnage est italien dans l’œuvre littéraire, alors cocorico !!
Thunderball, 1965, 4ème mouture de la plus célèbre saga d'espionnage de tous les temps. Fertile en tous points. Sean Connery et ses femmes fatales sont en première ligne aux Bahamas. Avec humour et frivolité, les coups de harpons s'échangent comme des cartes collectors entre requins et ennemis à deux pattes, sous les profondeurs des récifs. Une bataille livrée contre n°2, l'agent le plus redoutable du SPECTRE. L'objectif de cette Opération Tonnerre: retrouver les missiles nucléaires qui ont été volé. Pas de difficulté majeur à priori, la routine quoi.L'ère Connery est une révolution pour l'époque en matière de gadgets. Q s'en donne à cœur joie, au grand plaisir de son agent préféré qui prend toujours grand soin du matériel (ironie, quand tu nous tiens!). C'est un fait, Bond est un personnage toujours légèrement en avance sur son temps. Un film de qualité honorable, dans la ligne directe de que l'on attend d'une adaptation d'un roman de Ian Fleming. Et même s'ils sont bien écrits, les dialogues sont moins consistants que dans la majorité des opus, au grand malheur du remplissage inutile. Rien de réellement préjudiciable, car la magie opère à son niveau. N'oublions pas que nous étions en 65! Preuve que le bon cinéma est immortel. 3,5/5
De l'action et de l'aventure, des requins, un méchant terrible, de belles femmes, des gadgets à gogo, un scénario simple mais efficace, une bataille sous l'eau dantesque : tous les ingrédients d'un bon James Bond sont réunis pour passer un bon moment de pur divertissement en compagnie d'un Sean Connery en forme.