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Artriste
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2,5
Publiée le 7 janvier 2025
Quatrième film de la série des James Bond, réalisé par Terence Young qui reprend les commandes derrière la caméra, Opération Tonnerre est un long-métrage plutôt moyen. L'histoire nous fait suivre l'agent 007 qui se retrouve confronté à l'organisation criminelle SPECTRE qui a détourné un avion de l'OTAN transportant deux bombes atomiques et réclame une rançon au gouvernement britannique. Ce scénario nous plonge pendant un peu plus de deux heures dans une intrigue assez faible. Celle-ci débute par une première scène pourtant prometteuse avant de lancer son générique d'introduction plaisant. Mais par la suite, cette mission d'espionnage n'est pas très palpitante. La faute à son concept aquatique donnant lieu à de nombreuses scènes sous-marines. Si ces dernières sont bien exécutées, elles n'en demeurent pas moins assez molles. Sous l'eau, l'action est hélas au ralenti et très limitée. On peut tout de même reconnaître que cette singularité lui permet de se démarquer. Le ton se veut lui toujours aussi sérieux même s'il comporte également quelques moments plus légers. L'ensemble est porté par des personnages assez clichés, interprétés par une distribution jouant bien leurs rôles, à commencer par Sean Connery qui endosse à nouveau le costume de l'agent britannique. Il est entouré par Claudine Auger, Adolfo Celi, Luciana Paluzzi, Rik Van Nutter, Bernard Lee, Martine Beswick, Guy Doleman, Molly Peters ou encore Desmond Llewelyn. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur la trahison ou la coopération. Des échanges procurants peu d'émotions hormis quelques sourires, soutenus par des dialogues comportant quelques répliques bien senties, bien que peu nombreuses. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique s'avère bonne. Sa mise en scène est ambitieuse et évolue dans des environnements variés. Ce visuel entre terre et eau est accompagné par une très bonne b.o. signée par John Barry. Ses compositions collent parfaitement aux situations et reprennent le thème principal iconique de la franchise pour notre plus grand bonheur auditif. La chanson d'ouverture interprétée par Tom Jones est pour sa part tout aussi qualitative. Reste une fin attendue au goût de déjà-vu venant mettre un terme à Opération Tonnerre, qui, en conclusion, est un film peu emballant.
OPERATION TONNERRE (1965):Deux bombes atomiques auront été dérobées par SPECTRE, Cette organisation criminelle demandera qu'on lui verse une rançon, sinon elle passera à l'action par la destruction d'une ville au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Le spectacle commencera dès l'ouverture avec une veuve éplorée traitée à grands coups de savates dans le postérieur par un Bond en pleine forme, pour échapper à ses agresseurs s'en suivra plusieurs instants spectaculaires avec cette démonstration de gadgets insolites. Un quatrième opus surprenant pour l'époque, des scènes d'action sous-marines bien agitées mais aussi cette piscine peu ordinaire appartenant à l'agent n°2 du Spectre, Emilio Largo. Le regard baladeur, une démarche assurée, notre espion 007 enquêtera comme toujours avec un royal plaisir au contacte d'une jolie population féminine, dont la tueuse Fiona (la ravissante italienne Luciana Paluzzi, que je ne connais pas) et la frétillante nageuse Domino (la jeune française Claudine Auger, première Dauphine de Misse monde 1957, que je ne connais pas). Entre Europe et Bahamas, le soleil brillera sur l'humour macho d'un Sean Connery constamment élégant, agissant toujours dans une discrétion absolue (hum! hum! Quel gros dragueur ce Sean!). Qu'est-ce qui fera un bon James Bond? Le méchant bien sûr. Emilio Largo (l'italien Adolfo Celi), richissime, le bandeau sur l'œil tel un pirate habité par une incroyable froideur , cet expert dans la cruauté n'acceptera pas l'échec et saura le faire comprendre à notre gentleman préféré du septième art. Un James Bond à l'ancienne peut-être, mais grâce à toute cette énergie déployée, grâce à cette classe d'acteurs, ne souffrira d'aucune ride. Un épisode qui nous dévoilera les coulisses du SPECTRE et du MI6 avec d'étonnants décors. Pour le MI6 la découverte d'une vaste salle de conférences où les 00 se verront assigner leurs missions devant une carte mondiale géante (j'adore ce côté grandiose), et pour l'organisation SPECTRE on apprendra qu'elle siègera à Paris dans un grand établissement loin de tous soupçons dont l'une des cloisons coulissera sur une salle de réunions aux ambitions très obscures. Un James Bond chaleureux par son exotisme, captivant par ses échanges, mais surtout agréable à suivre par l'équilibre apporté à sa réalisation, charme, action, découvertes, humour léger, aventure.
Je sais que c'est un James Bond populaire, mais moi, j'ai vraiment du mal avec ce film. Mon principal problème, c'est la gestion du rythme. Au bout de 30min de film, l'histoire n'a toujours quasiment pas démarré et même lorsque c'est le cas, on a aucune évolution scénaristique : c'est juste un jeu du chat et de la souris assez redondant et pas très palpitant. Mais le pire, c'est la BO que je trouve horriblement répétitive et pas très agréable, surtout son remix du thème de Bond. J'ai vraiment du mal avec Bond dans ce film qui insensible, naïf, forceur (cette scène du début où il négocie un rapport avec une femme non consentante est vraiment dérangeante), lourd, sans subtilité et même un peu idiot par moment. Le fait qu'il est directement identifié par les méchants comme un agent est très parlant. J'ai aussi un peu de mal avec cette représentation du SPECTRE ! Déjà, pourquoi Blofeld cache son visage aux yeux de ses seconds alors qu'il ne le faisait pas dans Bons baisers de Russie et qu'il ne le fera pas dans les films suivants ? Et puis, cette réunion du SPECTRE ressemble vraiment à tout ce qui a de plus cliché dans une réunion de méchants. Pour ce qui est du méchant du film, je trouve Emilo Largo franchement ennuyeux et peu intéressant. Il n'y a aucune scène que je retiens de lui, si ce n'est le combat final. Pire, je le trouve globalement oubliable alors que les méchants des 3 précédents films m'avaient tous relativement marqué (y compris le Docteur No alors qu'on le voyait beaucoup moins que Largo). Je retiens bien plus sa femme de main Fiona Volpe, que je trouve vraiment très marquante en quelques scènes en se montrant être une fine manipulatrice et qui montre être le vrai danger du film. J'aime aussi sa petite blague sur le fait que Bond ne peut pas retourner toutes les femmes de son côté (même si je la trouve un peu trop méta et un peu hypocrite au vu de la gestion de la première femme avec qui Bond échange dans le film). Le seul truc qui me dérange vraiment avec le personnage, c'est sa mort, qui est vraiment ridicule. En ce qui concerne la Bond girl du film qu'est Domino, rien à dire de particulier. Elle est globalement ennuyeuse, malgré une Claudia Auger impeccable. C'est loin d'être la pire Bond Girl, mais on a vu mieux. Mais ce qui m'a encore énervé, c'est la gestion des personnages de soutien. Paula était un personnage prometteur mais spoiler: elle meurt au cours du film sans avoir accompli quoi que ce soit et Bond semble n'en avoir rien à faire vu qu'il annonce sa mort comme une simple formalité. Mais le pire, spoiler: c'est l'homme de main de Largo qui aide Domino à la fin : on a aucune idée de pourquoi il se retourne contre son patron, il sort un peu de nulle part et disparaît de façon totalement aléatoire à la fin sans que Bond ou Domino aient l'air de s'en préoccuper.
Et le film contient quand même de nombreuses facilités scénaristiques ! Par exemple, Largo et Fiona disent qu'ils ne veulent pas tuer Bond car cela attirerait l'attention des services secrets ? Ok, mais Bond pourrait aussi attirer les services secrets de son vivant !!! Et puis, refuser de tuer Bond pour ça, d'accord ! Mais alors pourquoi capturer Paula ??? Cela risquerait pas d'inquiéter les services secrets ? On parlera pas de la façon dont Bond arrive à s'infiltrer et s'échapper de la maison de Largo aussi facilement, mais il y a des scènes qui sont vraiment ultra ridicules comme lorsque Bond risque de se faire tuer par une machine à massage ou spoiler: la mort accidentelle de Fiona, qui n'a pas grand sens, vu que les hommes de Largo essayaient de prendre Bond vivant sans le tuer.
Après oui, je reconnais que le film a révolutionné les séquences filmiques sous-marines, et même si certaines ont assez mal vieilli, certaines font encore leur effet comme celle avec les requins qui n'ont quasi pas vieilli. La seule chose que je trouve vraiment très réussi dans le film, c'est son climax qui est un affrontement sous-marin particulièrement prenant (si on excepte la musique insupportable) en montrant les capacités de Bond, sans le rendre surhumains puisqu'il se fait aider par une patrouille américaine. Une énorme réussite parfaitement construite et encore bien filmé qui, je le reconnais, justifie le visionnage du film.
spoiler: C'est l'histoire de notre globe trotteur favoris qui après la Jamaïque, la Russie et la Suisse, va prendre du bon temps dans un SPA aux Bahamas.
- Cette critique contient des spoilers -
La saga a compris ce qui plaisait et use et abuse de ses attributs. Les gadgets sont légions (James Bond vole !), on convoque 3 sublimes James Bond girl pour le prix d'une et les scènes d'actions spectaculaires pullulent. Sauf que 60 ans plus tard la performance technique de l'interminable scène de bagarre sous marine (suivant celle de la dissimulation du jet) m'a juste paru interminable, d'autant qu'elle est vide de dialogue. D'autres scènes de bagarre sont tournées en accéléré ce qui donne un effet très étrange, lorgnant vers la série B. La cohérence ne semble à nouveau pas une priorité transformant une mise à mort en piscine par requin, en une évasion rendue possible par l'invisibilité que procure à Bond, la magie des hors plan.
Les traits d'humour m'ont paru moins piquants malgré quelques fulgurances: "_ Since you're here, would you mind giving me something to put on? Bond tend à Fiona ses chaussons
It's on the bracelet on your ankle. So... what sharp little eyes you've got. Wait 'til you get to my teeth.
Une fois encore les méchant (N°2 et Fiona) sont travaillés et bien campés. Le film vaut d'ailleurs essentiellement pour leurs interactions avec Sean Connery
Une scène : le conseil SPECTRE avec l'ensemble des numéros de l'organisation secrête dont le final électrisant : à la fois kitsch et culte
Un bon vieux Bond avec tous les poncifs sexistes de l’époque. Un Sean Connery assez vert mais parfaitement dans le rôle. À voir, comme un documentaire de sociologie sur l’époque
Opération Tonnerre est l'opposé de Goldfinger, tout dans la démesure que ce soit dans l'action que dans le récit. De la scène d'intro qui envoie du lourd à la scène de bataille sous l'eau ce film ne fais pas semblant et envie de proposer un divertissement hors du commun. Découvrir les débuts de Spectre dans ce film m'a vraiment intéressé. Après le film par moment à d'un côté des longueurs et de l'autre oublie son scénario pour des scènes grandioses. Moins fan de celui-ci même si il est cool
Quatrième film de la série des James Bond, "Opération Tonnerre" reprend les codes et ingrédients habituels. Le scénario est solide mais n'est pas exempt de quelques raccourcis ou bizarreries. Quelques effets techniques ont malheureusement mal vieilli. Néanmoins, le rythme est efficace et prenant, et puis le charme et le divertissement habituel des James Bond opère parfaitement.
James Bond est envoyé au Bahamas à la recherche d'un bombardier disparu...porteur de bombe nucléaire , il y fait la connaissance de Domino Derval ainsi que de Emilio Largo le numéro 2 du SPECTRE .
VOTRE SPECTRE CONTRE LE MIEN - JAMES BOND
spoiler: 1965 Quatrième James Bond pour Sean Connery après le méga succès de Goldfinger l'année d'avant , avec Terence Young à la réalisation . Q débarque sur le terrain . Un Bond fait en association avec Kevin Mc Clory à la suite d'une affaire de droit .
spoiler: Sean Connery-James Bond est au sommet de son rôle , toujours plus à l'aise détendu séducteur et fatal . Il affronte un Adolfo Céli suave et psychopathe caché sous des bonnes manières en Emilio Largo numéro 2 du SPECTRE...la confrontation verbale entre les deux est savoureuse .
Le numéro 2 est entouré d'une bande de tueur psychopathe tous plus étrange les uns que les autres...Vargas acteur Philip Locke notamment .
spoiler: Coté femmes présence de Claudine Auger (Miss Cinémonde 1957 1 ère dauphine de Miss Monde 1958 ) sublime et sexy , et vengeresse...en certaines occasions...un grand rôle de femme pour ce James Bond , Fiona Volpe tueuse du SPECTRE revient à Lucianna Paluzzi une beauté vénéneuse , il faudra attendre Xenia Onatopp pour revoir une méchante de cet acabit (malgré Irma Bunt en 1969 et Lotte Lenya - Rosa Klebb en 1963 préfigurant les méchantes à venir dans la saga) enfin Martine Beswick interprète Paula Caplan correspondante du MI6 . Bataillon de charme et de choc pour cet opus .
Coté MI6 et allié retour de Bernard Lee - M , Moneypenny Lois Maxwell et Q Desmond is back , Felix Leiter est rajeuni avec l'acteur Rick Van Nutter plutôt bon dans le rôle .
"PARCE QU'IL EST BOND ET EN TANT QU'ENNEMI DU SPECTRE ON DOIT L'ABATTRE" - EMILIO LARGO
Ce film se décompose en trois parties , une pré-générique - générique puis Angleterre une deuxième recherche de l'avion perdu...troisième confrontation finale .
spoiler: Le pré générique est excellent , Jet Pack à l'appui puis Aston Martin cocorico c'est en France à Anet le pré-générique générique excellent des formes féminines sous l'eau avec des plongeurs , l'épisode à la clinique ralentie un peu le rythme James Bond en mode drague et mini combat .
spoiler: Deuxième partie la recherche de l'avion perdu au Bahamas , Nassau , émerveille des beaux plans sous-marins , la mer Bond évite des tentatives de meurtre de Fional Volpe . Casino , maison de Largo , les requins , le Disco Volante bateau de Largo , JunKano carnaval local .
spoiler: Troisième partie la bataille sous-marine finale est impressionnante , sur le Disco Volante par contre cela un peu vieilli notamment les phases d'avances rapide sur l'eau . Les effets spéciaux sont fait sans aucun trucage numérique .
John Barry assure la bande originale et Tom Jones le thème très pétaradant "Thunderball" que de la qualité .
"QUE NE FERAIS JE POUR L'ANGLETERRE" - JAMES BOND
Un excellent Bond aventure , poursuite , charme , aventure sous-marine un Bond très 60's 1965 durant le film on peut revenir dans ces années-là tellement le film est ancré dans son époque . Le Rythme se perd un peu par contre entre le début très rythmé enjoué rapide...la recherche de l'avion moment un peu de baisse et bataille finale ultra-rythmé . Largo est un bon méchant mais légèrement en dessous de Goldfinger . Film bon je recommande à 300 % .
Si j'avais regardé le film dans les années 60 j'aurais mis une bien meilleure note car les plans sous l'eau sont intéressants et assez compliqué j'imagine pour l'époque. Niveau gadget je trouve ça moins intéressant que le précédent film, dans celui-ci nous avons des gadgets pas très utiles, le jetpack, hum OK La scène est un peu ridicule mais pourquoi pas, la montre Geiger, nul, et l'appareil photo n'est pas un gadget à proprement parlé. Une certaines longueur et lenteur se fait vachement ressentir surtout avec les plans sous l'eau. Niveau Baston j'ai trouvé qu'ils étaient peu intéressant et assez répétitif. Côte méchant c'est assez convaincant, faire tomber des personnes dans une piscine remplie de requin c'est cool Bref un film moyen et qui a mal vieilli mais qui a le mérite d'exister.
Alors oui les scènes sous-marines sont parfois un peu longues, oui ca plombe un peu la dynamique du film mais par contre, le jeu d'acteurs est pour moi au sommet: à commencer par Sean Connery qui endosse son rôle de James Bond à la perfection, avec la dose d'humour, de cynisme et d'athlétisme qui en ont fait la base du rôle pour la suite. Et ensuite, de Claudine Auger à Luciana Paluzzi en passant par Adolfo Celi, tous sont parfaits. Sans compter les décors. Bref, je le trouve supérieur ou a minima égal à Goldfinger.
En 4 films, la saga saméliore de films en films. L'histoire est manichéen mais pour un vieux film, il ne faut pas chipoter. Elle est intrigante et ne manque pas d'idée. Mais ce qui fait le point fort du film, ce sont les nombreuses scènes aquatiques : elles sont bien filmées et chorégraphiées et ça change d'environnement. La musique accompagne toujours bien les scènes et sont loin d'être horribles. Malgré sa durée de plus de 2 heures, le temps passe vite et je ne me suis ainsi pas ennuyé. En revanche, je trouve l'antagoniste peu développée : la seule chose que je retiendrai sur lui est qu'il est membre du SPECTRE et c'est tout. Et puis on notera que de nombreuses scènes sont accélérées pour faire croire que ça va vite, devenant du coup tape-à-l'œil.
"Opération Tonnerre" est un film bien meilleur que les premiers et marque la saga de par ses améliorations techniques, devenant une incroyable surprise.
C'est un James Bond honnête et bien réalisé. On passe un bon moment. Replongé dans les années 60 et les gadgets de l'époque, avec le pimpant S. Connery, on suit donc avec plaisir cette enquête sur l'enlèvement de deux bombes atomiques, histoire qui pourrait être toujours d'actualité. Ici pas de cocktail Vodka Martini mais il y a l'Aston Martin, quelques poursuites, quelques gadgets et pas mal de scènes sous-marines.
« spoiler: N'importe quand, n'importe où. – Une autre fois, ailleurs. »
Dans le quatrième opus de Bond, 007 se voit confier la mission de récupérer deux ogives nucléaires d'un avion de l'OTAN détourné par SPECTRE.
L’histoire commence à spoiler: Paris, avant que l’essentiel de l’action ne se déroule aux Bahamas, jusqu’à ce qu’une bataille sous-marine épique et époustouflante – qui est à l’année 1965 ce qu’est le combat final visuellement impressionnant d’"Aquaman" à 2018 – ne close le film.
Après deux films d'espionnage intimistes et un classique, "Thunderball" spoiler: n'est pas tout à fait à du même acabit de ses prédécesseurs , mais Sean Connery domine son rôle et le film de la tête et des épaules avec des répliques mémorables qui fusent à chaque instant.
D'emblée on est pris dans l'action ! Il vaut mieux être vigilant dès le départ. Un manque d'attention dans les premiers instants et on croit que James Bond (alias Sean Connery) parle de Jack Bauer alors qu'il évoque Jacques Bouvard. Ça commence donc fort ! À peine quelques minutes après le générique, James Bond s'échappe d'un château à l'aide d'un Jetpack ! On s'étonne près de 60 ans plus tard de ne pas tous en disposer pour nos trajets du quotidien. Un peu plus tard, on notera une délicate attention des constructeurs de bombes atomiques qui ont pris soin d'inscrire sur le fuselage : "Hand like eggs". Tu m'étonnes ! James a beau mener une dure mission aux Bahamas, il n'en oublie pas moins les plaisirs de la vie en dégustant un Dom Perignon 1955 (ça doit valoir le détour). Véritable aimant à gonzesses, elles succombent toutes sur son passage ! Quand le redoutable Emilio de Spectre lui demande : "Vous vous connaissez en armes monsieur Bond ?", le héros répond sans sourciller (un peu quand même) : "Non je m'y connais en femmes." Grand classique de la série, la présentation des gadgets de Q, est ici un grand moment ! L'élève Bond semble totalement distrait, pourtant il comprend tous les détails de ces gadgets, qu'il utilisera sans hésitations quelques heures plus tard. Ce qui est plaisant dans cet opus sorti en 1965, c'est le côté réaliste des cascades. James Bond nous fait aussi voyager dans des endroits magnifiques. Il flotte comme un sentiment de vacances perpétuelles (plongée, carnaval, jetpack). On pourra reprocher quelques longueurs en particulier lors de la bataille sous l'eau. Quant à la sortie du bateau pneumatique jaune sur le final, c'est trop ! Mais on est indulgent avec James, surtout quand c'est Sean Connery qui l'incarne.
"Thunderball" est de mon propre avis un des meilleurs James Bond de toute la franchise et mon préféré des années 60. Réalisation grandiose de Terence Young, le charisme de Sean Connery, l'exotisme des Bahamas, les scènes d'actions grandioses (formidable bataille aquatique !), violence moins édulcoré, humour noir et punchlines, BO mémorable de John Barry, Bond girls à tomber (Claudine Auger et la superbe et diabolique Luciana Paluzzi !). Du grand James Bond de bout en bout !