Un héros presqu'anonyme, un univers glacial et hostile, des paysages infinis, une tension palpable... Enfin un film survival loin des blockbusters qu'on nous sert de nos jours. Un film prenant, émouvant sur la fin. Eh oui, Mads Mikkelsen m'a fait verser une larme à la fin du film.
Le film commence soudainement dans l'Arctique. On ne sait pas qui il est et qu'est-ce qu'il a fait et pourquoi il est là . iI y a seulement une carcasse d'avion et il essaie de survivre. Evidemment il est tout seul donc pas de dialogue mais il y aurait pu avoir une voix off qui raconte son histoire. On a seulement le souffle du vent ou alors de la musique synthétique angoissante. Le film réside intégralement sur la survie de cette personne. Du coup il y a pas vraiment d'histoire et c'est un peu l'ennui.
Je ne savais pas qu’il existait un « seul au monde » version glaciale. Le personnage nous interpelle par son désir de vivre mais c’est le film qui nous ennuie souvent. On a du mal à rentrer dans le personnage qui ne nous touche pas beaucoup. R. Personnaz dans « les forêts de Sibérie » était plus expressif et le film plus prenant par sa portée philosophique peut-être.
Un survival brut de décoffrage, âpre, relativement efficace, mais limité par l'essence même de son scénario, fatalement minimaliste, à en finir aussi gelé que le personnage.
Très beau jeu d'acteur de Mads Mikkelsen. Un décor magnifique et une mise en scène agréable qui tient le spectateur en haleine jusqu'à la dernière seconde.
Jusqu'où faut-il puiser pour survivre ? Ce film propose une version de ce que l'humain peut accomplir pour la survie avec une sobriété toute louable. Et Mads Mikkelsen est magistral dans ce film.
Un thriller islandais minimaliste, dans lequel la survie est à la fois impressionnante et insupportable. Mads Mikkelsen porte clairement le film, accompagné de paysages grandioses. Une course contre la mort avec très peu de dialogues, très peu d'action mais un réalisme assez saisissant.
Où comment la volonté de survivre peut opérer des miracles, quand ténacité et ingéniosité s'en mêlent... Le film, quasi silencieux et aux images impeccables, vaudra surtout le détour grâce à la performance impressionnante de Mads Mikkelsen, mutique et obstiné mais qui parvient aussi à nous atteindre dans les moments où le personnage est à deux doigts de renoncer. Dans l'ensemble, c'est une histoire très convenue et prévisible, mais la mise en scène et le montage assurent une cadence qui relancent régulièrement l'intérêt.
Dans le domaine du film de survie en milieu hostile « Arctic » de Joe Penna donne dans l’épure et le réalisme le plus radical. Pas d’introduction explicative ou de mise en bouche spectaculaire propre à générer une tension visant à se rallier immédiatement le spectateur. Juste Madsen Mikkelsen seul au milieu de l’immensité arctique. On comprend vite que pilote d’avion, il s’est crashé sur la banquise et semble s’organiser pour attendre les secours. Sans parole, on suit l’acteur minéral dans la routine quotidienne qu’il a installée pour ne pas désespérer face à la mort qui rode. Le choix inéluctablement entre attendre sur place et partir à la recherche d’un refuge ou d’un endroit moins hostile se pose très vite spoiler: après qu’un hélicoptère sans doute venu en secours se crashe à son tour à proximité, laissant son pilote mort et sa passagère gravement blessée. Dès lors, l’enjeu du film bascule, le rescapé devenant secouriste et trouvant un regain d’énergie face à plus mal en point que lui. Le tournage n’aura duré que 19 jours et comme on peut s’en douter, l’acteur danois l’a qualifié du plus pénible qu’il n'ait jamais connu. On peut certes apprécier la volonté de coller le plus possible à la réalité (quoiqu’il y aurait à dire sur le sujet) mais aussi penser que l’opération est un peu vaine. A chacun de se faire son idée
Avis personnel. Film glaçant, effectivement... Le dépassement de soi en est le fil conducteur inlassable, montrant un naufragé des glaces puiser un courage indicible, plus encore pour sauver l'autre que soi-même. Très peu de mots, trois personnages: le naufragé, une femme lourdement blessée et la nature impassible dans son implacabilté. Impressionnant Mads Mikkelsen dont j'ai par moments partagé la souffrance tant j'aurais voulu l'aider dans son calvaire. Peut-être quelques passages un peu longuets sur la fin mais une fin abrupte dont il ne faut surtout pas manquer la dernière seconde!
Vu le 21/07/2020. un film avec un budget minimal, avec 3 acteurs au générique (bon 2 en fait dont une qui ne dit pas un mot et qui reste tout le film sur un lit de fortune) mais qui tient essentiellement sur la personne de l'excellent Mads Mikkelsen. Si vous êtes amateur d’action, de scènes qui bougent, de dialogues poignants ou crus, passez votre chemin ce film est minimaliste en tout point. Quasi pas de dialogue, de nombreuses scènes qui se répètent, surtout en début de film où le son du vent polaire est interrompu régulièrement par la sonnerie de la montre de notre aventurier, une façon pour Overgard de rythmer sa vie difficile. ensuite, l'accident de l'hélico qui va bouleverser sa routine et l'obliger à faire un choix et à affronter la nature: montagne infranchissable à 2, ours polaire, crevasse, froid, gel, avec pour seul guide une carte, la 2ème partie montre en intensité et nous montre un homme qui va au bout de tout ce qu'il a pour aider sa compagne d'infortune à survivre. Le gros point fort de ce film c’est qu'il semble vraiment vrai, de nombreux explorateurs qui ont affronté l'Artique (Matthieu Tordeur, Jean-Louis Etienne et Laurence de la Ferrière) ont témoigné de la réalité de ce film qui s'est déroulé dans des conditions très difficile pour que ce soit le plus vrai possible. Alors ce n’est pas un chef d’œuvre car c'est vrai qu'il y a de grandes longueurs mais c’est un film différent, un Survival Movie qui nous montre aussi d'autres facettes de l’Être humain et notre petitesse par rapport à la nature.